07 mars 2012
Chiesa dei Santi Pietro e Paolo
Je vous emmène en Suisse-Italienne, dans le canton du Tessin, à Ascona exactement, haut-lieu touristique, au bord du Lac Majeur.
Je voudrais vous faire partager la visite d’une petite église, mentionnée pour la première fois en 1264 : l’Église paroissiale St-Pierre et St-Paul (SS. Pietro e Paolo).
Elle fut agrandie au XVIème siècle et subit plusieurs transformations au cours des siècles, dont la dernière rénovation importante date de 1948.
On y accède par une petite ruelle depuis le bord du lac, où l’on découvre le campanile du XVIème siècle avec une horloge sur chaque flanc, de même qu’un cadran solaire côté lac. 
L’intérieur est composé de trois nefs.
Une fresque du 16ème siècle, représentant la Vierge Marie
Une œuvre de la période gothique.
Dans une nef latérale, un autel avec des reliques de Ste-Sabine, une des premières martyres de Rome.
La nef centrale est couverte d’un plafond à caissons en bois.
Surplombant le chœur, la voute avec avec une impressionnante fresque représentant l’Ascension réalisée par Marie de Pier Francesco Pancaldi Mola, un peintre local.
Couronnement de la Vierge avec Sainte Véronique et des saints, un tableau de Giovanni Serodine situé sur l’autel du Chœur
La partie supérieure représente le couronnement de Marie;
la partie inférieure, St-Pierre et St-Paul présentant le voile de Véronique.
Des sculptures en bois ornent cette magnifique chaire de 1548.
Visite terminée, retour au bord du lac. 
Sources: Dictionnaire historique de la Suisse et informations locales dont M. Zucconi-Poncini
27 février 2012
Maurice André n’est plus
Poème en hommage à Maurice André.
Il est né dans une famille de mineurs,
toutefois il a soufflé sur un ton mineur et majeur.
Il a fait rêver de nombreux auditeurs et musiciens,
Tout en sachant enseigner, dont certains élèves ont en fait leur destin.
Il a défendu son instrument avec conscience et brio,![]()
et a développé celui que nous appelons son picolo.
Il a joué des grands comme Bach, Hadyn, Mozart, Pachelbel,
mais il a aussi su interpréter des moins connus comme Hummel.
Il est parti, mais nous conservons des interprétations avec son beau timbre,
et c’est avec délice que nous continuons à l’entendre sans geindre.
Merci Maurice.
http://www.youtube.com/watch?v=KF6CMFVAMBM
09 juillet 2011
Les oriels de Saint-Gall
Pas beaucoup de texte pour cet article, mais une envie de partager en photos une ballade particulière dans une ville de 72'000 habitants, au Nord-Ouest de la Suisse, Saint-Gall.
J'ai aimé voir de magnifiques types de vieux balcons fermés : des oriels, comme on en voit aussi en Alsace. La fonction de l'oriel était militaire à la base pour mieux voir ce qui se passait dans la rue, mais aussi pour apporter chaleur et lumière du soleil.
Et pour terminer, comme vous êtes sages, je vous offre de la douceur…
Auriez-vous aussi des oriels à nous présenter ?
Je remercie Manon de m'avoir éclairer ce qu'est un oriel.
06 juillet 2011
Les bateaux à aubes et à vapeur en Suisse, une suite.
J'ai envie de revenir sur le sujet des bateaux à aubes et à vapeur sur les lacs suisses dont j'avais déjà traité ce sujet ICI
Je vous montre quelques photos sur le lac de Zurich et une bonne nouvelle pour le lac Léman.
Croisière sur le lac de Zurich
Le Lac de Zurich a une longueur de 42 kilomètres, largeur maximale de 4 kilomètres et la profondeur maximale est de 143 mètres. Il est séparé en deux parties par une presqu’île : le lac principal partant de Zurich jusqu'à Rapperswil et l'Obersee (Haut-Lac) de Rapperswil à Schmerikon.
Sur les 11 bateaux que la compagnie possède, deux sont des embarcations historiques à aubes et à vapeur.
Le DS «Stadt Zürich» se lequel je vais m'embarquer pour 3 heures de voyage. 
Beaucoup de constructions au bord de l'eau dans la première partie du lac. 
Accostage à un des nombreux débarcadères.
Le capitaine donne par haut-parleur ses instructions aux machinistes.
Toujours une merveille de voir cette machinerie en mouvement.
Lors de longs arrêts, il y a toujours quelque chose à faire dans l'entretien... comme d'ailleurs sur les locomotives à vapeur.
Nous allons quitter le lac principal pour s'engager sur le Haut-lac en passant sous ce pont.
Le mat a été couché et la cheminée rabaissée. 
Nous longeons les bords sauvages, c’est un autre paysage qu’au début.
Arrivée au bout du lac à Schmerikon. Dans une heure le bateau reprendra le chemin de Zurich.
Permettez-moi une note un peu privée : ce bateau s'appelle « Ville de Zurich », il a été construit en 1909. Or mon père est né à Zurich... en 1909 !
Les bateaux à aubes sur le Lac Léman (ou Lac de Genève selon...)
Je rappelle qu'il y a 8 bateaux-salons à aubes mis en service entre 1904 et 1928, dont 5 sont en état de naviguer. Comme souvent dans ces cas, il y a le risque de mis au rebut en raison d'imposants couts financiers.
Or la bonne nouvelle est tombée le 17 juin dernier : le gouvernement du Canton de Vaud a décidé de classer monuments historiques les 8 embarcations. Cela signifie qu’il est impossible de démolir ces bateaux. Et les restaurations devront se dérouler au plus prêt de leur origine.
Si ça vous intéresse d'avoir plus de détails, je vous invite à vous rendre sur cet excellent SITE.
03 juin 2011
Luigi Lucheni
Connaissez-vous Luigi Lucheni ? Si non, lisez cet article, vous en saurez plus, et peut-être que certains d'entre vous seront surpris.
Cet anarchiste naît à Paris le 22 avril 1873 et se suicide en prison le 19 octobre 1910 à Genève où il fut condamné à perpétuité pour meurtre. « Longue vie à l'anarchie et à mort l'aristocratie », C'est ainsi que Luigi Luccheni réagit au verdict de la sentence.
Sa mère, d'origine italienne, avait 18 ans lors de la naissance et avait honte de la grossesse. Raison pour laquelle il passe une enfance difficile, notamment dans un orphelinat. Valet de chambre, puis transportant des traverses pour les chemins de fer italiens, c'est ainsi que depuis l'age de 10 ans il doit péniblement gagner de quoi subsister jusqu’à qu’il rentre dans l'armée italienne. Trois années, pour lui, passées à l'abri de la misère, car il reçoit à manger et des habits. Puis il vient émigrer en Suisse. Il développe alors une culture anarchique, opposée à toutes les aristocraties et monarchies. Son but est d’assassiner un personnage célèbre et riche, afin de choquer la société. Il se prépare alors à commettre son méfait auprès du prince Henri Philippe Marie d'Orléans, Comte de Paris, qui doit venir à Genève. Toutefois, l'objectif échoue, car le prince renonce à son séjour.
C'est alors que Luigi Lucheni a vent d'une rumeur par la presse locale: une grande dame de la monarchie, logeant actuellement au-dessus de Territet près de Montreux pour se soigner, est en visite le 9 septembre chez la baronne de Rotschild, à Genève. Le lendemain, le samedi 10 septembre 1898, après avoir visité le matin quelques magasins, cette haute personnalité, qui se cache sous un faut nom, ressort vers 13 heures 30, de l'hôtel Beau-Rivage, en bordure du quai du Mont-Blanc, pour reprendre le bateau qui va la ramener à Territet. Elle est accompagnée de sa dame de compagnie. Sur le quai, Luigi Lucheni l'attend et c'est là qu'il va lui enfoncer une lime allongée et triangulaire au cœur.
source wikipedia
La victime trébuche, se relève, soutenue par sa dame de compagnie, réussit à gagner l'embarcadère, où l'attend le vapeur SS Genève.
Le vapeur SS GENÈVE à cette époque (document personnel)
A peine l'ancre levée qu'elle s’évanouit, son état semble alarmant. Aussitôt le SS Genève regagne la rade, la monarque est débarquée pour être reconduite à l'hôtel Beau-Rivage où elle rend son dernier soupir à 14 heures 50. Entre temps, Luigi Lucheni, après que des passants le poursuivent, est arrêté. Pendant l’interrogatoire il clamera « un Lucheni tue une impératrice, jamais une blanchisseuse».
L’hôtel Beau-Rivage aujourd’hui
C'est ainsi que meurt Élisabeth de Wittelsbach, épouse de François-Joseph I de Habsbourg, impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, surnommée Sissi, dont Romy Schneider a porté son célèbre rôle à l'écran.
Le quai du Mont-Blanc dans la rade de Genève avec une plaque souvenir

Le vapeur SS GENÈVE aujourd'hui hors service dans la rade géré par une association à but social.
Un lien pour plus de détails sur cet évènement historique, «L'acte d'accusation».
Une statue du souvenir érigée en 1998 pour marquer le centenaire de l’évènement
14 mai 2011
Berlin: contrastes
La porte de Brandebourg (1791) fut le symbole de la séparation Est-Ouest de la ville
Celui qui recherche une ville avec un vieux cœur historique et ses imposants monuments, comme Rome ou Paris, risque d'être déçu.
En effet, Berlin n'a pas un vrai centre ville comme on le connait dans la plupart des autres grandes cités. C’est du à la fusion de plusieurs autres communes, dont Charlottenburg qui joignit Berlin en 1920 formant ce qu'on appelait à l'époque Grossberlin. Puis après la guerre, le mur a partagé la ville pendant 29 ans (J'y reviendrais certainement cette année en août à l'occasion du cinquantenaire de cet évènement). Le mur tombé, le 9 novembre 1989, c'est le début de la nouvelle ère de cette ville pour en arriver à la ville d'aujourd'hui avec ses contrastes.
Le palais du Reichstag (1894) abrite le parlement allemand: il fut incendié volontairement en février 1933. Il n’est pas établi qui sont les auteurs, il y a plusieurs thèses. Il se pourrait que ce soit le résultat d’une manœuvre nazi. Il fut ensuite abandonné, et lorsque les armées russes pénétrèrent à Berlin en 1945, ils hissèrent leur drapeau. C’est après la chute du mur qu’il retrouva sa vocation première, en s’intitulant le Bundestag.
Le Palais du Reichstag aujourd’hui: au centre, le dôme transparent, érigé en 1999, contraste avec le reste du bâtiment.
Encore un contraste, en face du Reichstag, la chancellerie fédérale construite en 2001 
Il faut dire que les contrastes architecturales sont liés à l’histoire de la ville comme ici à la Potsdamer Platz :
Avant la guerre, un important carrefour avec au centre
la première signalisation lumineuse routière d'Europe
source Wikipedia
Pendant la période du mur, un no man’s land : il n'y a plus de bâtiment, à part les miradors.
source Wikipedia
Et comme je l'ai vu lors de mon séjour en décembre 2010
17 mars 2011
Berlin: Avant-propos
Plusieurs articles figureront sur cet espace, pour vous faire découvrir ou redécouvrir une ville qui m'a toujours attiré et qui me passionne encore plus aprés ma visite en décembre dernier, Berlin. Toutefois en guise d'introduction j'exprimerai quelques considérations personnelles sur cette ville.
Berlin est devenue une ville qui a retrouvé ces vingt dernières années une nouvelle ère ou souffle un vent de liberté après 29 ans de séparation imposée par la dictature soviétique. Que de drames se sont produits liés à ce mur de la honte, des hommes dont la seule erreur était de rechercher un brin de liberté. Ainsi 136 fuyards (Chiffre peut-être supérieur), ont été abattus par des sentinelles obéissant à la doctrine est-allemande.
Cependant je ne peux pas passer sous silence ce que les Allemands ont imposé auparavant chez eux et surtout à l'extérieur du Reich: les crimes contre l'humanité que nous connaissons tous, contre les juifs, les résistants l'horreur des camps de concentration. Ce n'est pas les 136 morts ou plus du mur, mais des millions. Ne pas oublier qu'Hitler a été élu démocratiquement par le peuple, au début des années trente. L’Allemagne a tout de même payé par la suite également un lourd tribut, sous les bombardements alliés et leur honneur.
Toutefois, je sens très fort que les Berlinois, jeunes et plus âgés, ne veulent pas se cacher de ces douloureux moments et certains semblent encore se culpabiliser. Leur leitmotiv est « NE PAS OUBLIER ». Pourtant ce n'est plus leur génération. Je ne citerai pas de noms, mais d'autres pays n'ont pas non plus à tirer fierté de leur passé, la différence est qu'ils ne le reconnaissent pas officiellement, les Allemands oui. Bien sur qu'il existe, qu'il existera toujours, hélas, de part le monde, des nostalgiques du nazisme.
Pour illustrer mes propos, voici une statue qui m'a beaucoup ému située devant l'entrée principale d'une grande gare berlinoise :
Züge in das Leben, Züge in demTod (Trains de la vie, trains de la mort) 
29 novembre 2010
Le pompier volontaire.

Être sapeur-pompier volontaire, c'est tout d'abord être passionné par
les différentes possibilités d'extinction de feu et de sauvetage. C'est un
travail qui peut être difficile physiquement et moralement. Il
demande de plus en plus d'exigences.
Pourquoi volontaire et pas professionnel? Il n'y a pas assez de
moyens pour financer le professionnalisme, notamment dans des
régions périphériques comme des zones rurales ou des petites villes. Le
pompier volontaire est alors appelé à travailler en étroite
collaboration avec les professionnels ou même seuls, selon la structure
d'organisation et d'éloignement. Ceci implique donc beaucoup de
connaissances et d'expérience, afin de maîtriser les différentes
techniques qui deviennent de plus en plus complexes.
C'est que
contrairement à ce qu'on pourrait croire aujourd'hui, éteindre un
incendie n'est qu'une partie des missions, en général à peine la moitié
des alarmes. En effet, leur travail comprend également la
lutte contre les inondations, les désincarcérations lors d'accidents routiers, les ambulances ou le sauvetage d'animaux. De plus
en plus fréquemment avec l'évolution industrielle, les pollutions dues
notamment aux incidents d'hydrocarbures, de produits chimiques ou même la pollution radioactive font aussi partie de cette liste des tâches qui n'est pas exhaustive.

En règle générale, en Europe et selon les régions, les pompiers perçoivent une solde lors d'exercices, de formations ou d'interventions. Cependant ce n'est pas un salaire régulier et ce n'est point pour cet apport financier que l'on s'engage comme pompier volontaire, mais par pure passion. À noter qu'au Chili, le pompier volontaire ne reçoit rien financièrement, au contraire il paie une cotisation pour être membre et il contribue lui-même aux frais de formation. Fait curieux, très souvent, il rejoint une compagnie selon son ascendance coloniale d'origine. Il existe ainsi à Santiago des compagnies de pompiers italiens, allemands, espagnols ou français. Revenons en Europe, pour signaler que 79% des pompiers français sont des volontaires.
Ainsi, pendant ou après une journée d'occupations professionnelles, privées, familiales ou de loisir, les femmes ou hommes pompiers volontaires peuvent être appelés à toute heure de la journée ou de la nuit. L'appel se fait par radio, téléphone portable ou autres moyens en vigueur dans la corporation. Ils se rendent le plus rapidement possible au hangar ou à leur caserne, voire directement sur place. Il existe aussi des "piquets" où les pompiers restent à la caserne pendant 12, 24 heures ou plus selon une planification établie. Toutefois, pour que ce soit possible, ça implique une réelle flexibilité de chacun, avec une continuelle remise à niveau de leurs connaissances et des entrainements réguliers tout au long de l'année.

J'ai été pompier volontaire pendant 21 ans dans un centre de renfort suisse. Le centre professionnel le plus proche étant situé à 40 kilomètres, nous avons travaillé d'une manière indépendante. Ce fut une magnifique expérience que je ne regrette pas. Des moments dramatiques certes, mais surtout des instants d'intense satisfaction quand on se rend compte que notre intervention a limité les dégâts. Et tout ça dans une excellente ambiance de camaraderie et de partage d'une PASSION commune.
C'est ça, être un vrai pompier volontaire.
Un exemple de pompiers volontaires dans une ville suisse ici
et le cas typique d'un centre de renfort tenu par des volontaires dans une petite région ici
18 novembre 2010
Ne pouvait-il pas faire ça ailleurs ?
« Ne pouvait-il pas faire ça ailleurs ? » C’est la stupide réflexion entendue maintes fois après un suicide en se lançant contre un train à pleine vitesse. Même les cheminots se fâchent. Toutefois peut-on le leur reprocher ?
Il faut comprendre que c'est terrifiant pour un mécanicien de conduite de vivre de tels évènements. Il se sent impuissant en voyant cette personne désespérée, car impossible d’empêcher le choc, la distance de freinage étant très longue pour un train. Certains de ces professionnels en sont traumatisés à vie en revivant la scène, malgré un intense soutien psychologique. Plusieurs d'entre eux m'ont dit que c'est leur hantise de vivre un tel suicide. On en parle très rarement et pas souvent mentionné par la presse.
Cet été, lors d'une manœuvre (Je suis membre actif bénévole d’un train touristique), j'ai sifflé une marche arrière et pendant la marche, je ne pouvais pas voir un chien âgé qui est mort en se faufilant entre les wagons. Croyez-moi, je n'étais pas bien, le mécanicien non plus. Pourtant nous avions respecté toutes les procédures d'usage et aucune faute ne nous a été reprochée. Grâce à plusieurs débriefings; je m'en suis bien remis. Je n'ose imaginer ma réaction, si c'était un être humain, bien que j'aie autant de respect pour une vie animale, qu'humaine.
Ce n'est point une excuse de dénigrer la personne dans le désespoir ayant choisi de passer à l'acte fatal; cependant, ayons aussi une pensée pour les cheminots lors de tels drames.

29 octobre 2010
Une petite ville suisse: Soleure et le chiffre onze.

J'aime me balader dans cette ville baroque. Les rues et places de la
vieille ville sont bordées de vieilles maisons très bien entretenues et
il y règne une agréable animation sans trafic motorisé.

Situé dans une agglomération de soixante dix mille habitants, la
ville elle-même en contient quinze mille. À noter que de 1530 à 1792,
l'Ambassade de France auprès de la Suisse était installé à Soleure.
La cathédrale Saint-Ours et Saint-Victor, datant de la seconde moitié du 18ème siècle est le siège du Diocèse de Bâle.
Voilà la coupole: 
Cet édifice de style néoclassique, a été construit par l'architecte
italien Gaetano Pisoni, celui qui a également construit la cathédrale de
Namur en Belgique. Pourquoi Diocèse de Bâle et non de Soleure? L’Évêque
de Bâle du quitter cette ville du bord du Rhin au 17ème siècle
lorsqu'elle devint protestante et s'installa au 19ème siècle à Soleure,
lieu étant resté catholique.
Dans la rue principale, il y a l'église
des Jésuites (1680-1689), l'art baroque par excellence. Admirez cet
orgue comme coincé sous une magnifique voûte. 
Voilà ma place préférée où j'aime m'attarder: 
Une des onze fontaines de la ville: 
Une particularité de Soleure est le chiffre onze: en plus des onze
fontaines, il y a onze églises et chapelles, de même qu'autrefois les
remparts étaient reliés par onze tours.
Revenons à la cathédrale où les grands escaliers pour y accéder sont regroupés par trois rangées de onze marches. 
Le monument possède onze cloches. 
L'origine de ce chiffre onze n'est pas très clair. Il se pourrait que
c'est du à deux légionnaires, Ours et Victor, qui tombèrent à cet
endroit en martyr, appartenant à la onzième légion thébaine (légion
romaine formée de soldats recrutés en Egypte).
Au bord de l'Aar,
grande rivière se jetant dans le Rhin, on y trouve un endroit convivial
lorsque le temps le permet: il y a les terrasses des bars et gargotes
surtout fréquentées par les jeunes. C'est ma onzième image de cet
article. 
On peut ainsi commander une bière locale au nom de Öufi signifiant
onze en dialecte soleurois. Cependant pas nécessaire d'en boire 11
bouteilles, sinon vous « êtes sur Soleure »: Être sur Soleure est une
expression populaire suisse-romande, qui signifie en état d'ivresse.
Cette tournure vient qu'autrefois les vins neuchâtelois et vaudois était
transporté par voie navigable le long de l'Aar et que les bateliers ne
se privèrent pas d'en déguster à bonne dose, ce qui les rendaient
pompettes quand l'embarcation arrivait à Soleure.
D'autres informations sur Soleure ici
































