17 février 2012
Carnet de bord d'un voyage aux Maldives (fin)
où je me pose la question : " A quoi bon faire la révolutions si on risque d'être submergé ?"
L'Archipel des Maldives situé en Asie du Sud-Ouest comrend 1199 îles dont 2O2 habitées.La majorité sont des îles-hôtels, les autres, des villages de pêcheurs. La pêche et le tourisme en sont les seules activités.
Il se situe en plein océan Indien, à hauteur de l'équateur à 451 km au sud de l'Inde, à une heure de vol du Sri-Lanka.
Le climat tropical est chaud ( entre 26° et 33°), humide ( la période de pluies correspond à notre été) et seules quelques brises marines viennent vous rafraîchir.
La température de l'eau est en moyenne de 25° à 28°, une eau dont la couleur varie sans cesse du bleu indien au vert émeraude, voire au mauve tendre.Un spectacle dont non ne se lasse jamais...
Toute l'année, le soleil se lève à 6h du matin et se couche à 18H...
La barrière de corail regorge de poissons de toutes espèces et la flore sous-marine est d'une beauté saisissante.
Les palmiers, cocotiers at eutres mangroves entourent les plages
de sable blanc
et dans les jardins quotidiennement arrosés poussent toutes sortes de fleurs plus magnifiques les unes que les autres.
Peu d'oiseaux, sinon quelques espèces inconnues chez nous, par contre beaucoup de variétés de petits rongeurs inoffensifs et les inévitables moustiques.
Dans l'eau, quelques bébé-requins s'aventurent près de la plage mais ont plus peur que nous et seule une tortue géante, égarée, nous a un instant donné une belle frousse !

L'altitude maximum atteint 3OO m. Ce qui signifie que les Maldives sont moins hautes que les Pays-Bas, par ex. dont certaines régions sont déjà en-dessous du niveau de la mer.
Ce paradis terrestre est donc déjà engagé dans un processus de disparition. Chaque jour, des îles ( inoccupées) sont inondées et ne réapparaissent plus. Certaines sont submergées pour quelques heures seulement, elles sont " graciées" pour encore une semaine ou deux.
Les prévisions de survie des Iles Maldives varient...Les plus optimistes pensent que tout aura disparu sous la montée des eaux ( et de l'eau, il y en a en abondance !) d'ici un siècle.







Il n'y a pas si longtemps, je vous aurais conseillé d'y courir, vers ce paradis sur terre...
Maintenant, vu la situation ( analogue à celle de bien des pays d'Afrique ), je vais me taire.
Et reste ma question en suspens...
15 février 2012
Carnet de bord d'un voyage aux Maldives ( suite )
Finalement après 14 heures de vol (ouf !), l'avion atterrit sur l'aéroport de Malé, capitale de la République Islamiste des Maldives.
Il se pose sur l'Île aéroport. La capitale, Malé, se trouvant sur l'île voisine...
Concept difficilement imaginable pour nous, sur cette île, il n'y a rien que l'aéroport. Des pistes, des chariots pour les bagages, des véhicules pour le fuel, quelques hydravions pour partir sur une autre île et des petits bateaux qui emmènent les touristes sur l'île de leur choix. C'est notre cas.
Mais avant, il faut passer la douane dans une sorte d'entrepôt surchauffé ( pas de clim) derrière une file interminable de Japonais. Quand c'est mon tour, le douanier maldivien, un tout jeune homme, me regarde d'un air ahuri " Mais, mais, vous n'êtes pas japonaise, vous ?"
Je lui réponds que non, ça ne se voit pas ? Si, si, mais il est curieux et commence à me poser des tas de questions " D"où je viens ? C'est où ça, la Belgique ? Et pourquoi je viens ici "
Je dois être la seule Belge qu'il ait jamais vu parce qu'ici à part des Hindous, des Chinois et des Japonais...
On voit bien qu'il n'a aucune idée du climat belge. Moi, ravie, je bavarde sans me rendre compte que les mines derière moi s'allongent, les Japonais ainsi que l'Homme s'énervent....
" Mais qu'est-ce que tu es encore allé lui raconter à ce type ?"
Des soldats ! C'est la révolution ou quoi ?
Au secours, il pleut !
Au secours, on doit mettre des gilets de sauvetage !
Au secours, le mec qui conduit ce bateau est fou, il prend les vagues de face, on est trempé !
Après une demi-heure de navigation "sportive", le bateau accoste enfin sur l'ïle- hôtel ( comme il en existe des centaines )
Le principe est simple : le complexe occupe totalement l'île qui fait 4km de long et 3km de large. Les chambres, les bungalows et les suites sur pilotis occupent le pourtour et on toutes accès direct à la plage, bordée de palétuviers et de cocotiers. 

Les complexes sportifs sont éparpillés un peu partout plus au centre, sauf le club nautique et enfin le centre de soins et de bien-être, bien isolé dans une espèce de temple en plein air.

Les restaurants et bars également. Il n'y a donc aucune voiture sur l'île, aucun bruit autre que celui de la mer et du vent léger. Les bagages et les divers produits sont transportés par voiturette électrique et le personnel maldivien ou sri-lankais se déplace à vélo. Ils disposent de leurs propres quartiers et même d'un terrain de foot.
Peu parlent l'Anglais, la langue est un mélange d'arabe et d'Indi. Beaucoup refusent le contact avec nous, ils semblent crai ndre des sanctions s'ils acceptent un cadeau et un seul a accepté de se laisser photographier.
Influence de l'islam ? La religion est très stricte, l'homosexualité par ex. est punie de mort...
Au moment où j'écris cet article, les journaux commencent à parler de révolution à Malé. Le président est destitué et la violence règne en maître à Malé, la capitale interdite aux touristes. Ceux-ci restent pour l'instant bloqués sur leurs îles.
Encore un paradis sur terre qui, déjà voué à disparaître par la montée des océans, va finir dans la guerre.
Je suis triste..
A suivre : plus de détails sur la faune, la flore, le climat et la menace de disparaition de cet archipel...
02 février 2012
Ces petits mots magiques ...
Ce qui me frappe à chacun de mes séjours dans le village provençal où je passe mes vacances, c'est la convivialité.
Partout où on arrive, un retentissant " Bonjour(e) !" nous accueille. Et cela fait chaud au coeur !
Parce que ces petits mots magiques comme " Bonjour", " Merci ", "Pardon", " Au revoir"..... se perdent.
Ils se perdent davantage dans les villes que dans les campagnes...
Quoique...
Dans leur livre " Dis Bonjour à la dame !" paru chez Albin Michel ( 13.50) Christine Brunet et Aurore Aimelet remettent gentiment les pendules à l'heure.
Elles expliquent comment transmettre les petits mots d'échange, qui font tant plaisir aux adultes.
Dès l'âge de 18 mois, l'enfant est en mesure de répéter ce qu'il a entendu dire.
Si tous les matins vous lui aurez lancé en souriant " Bonjour, ma chérie !" et en partant travailler " Au revoir loulou", le bébé, avant même de parler est bercé par des éléments de ce code de politesse et prêt à se les approprier.
Les auteures expliquent l'importance du savoir-vivre, des repères pour favoriser l'harmonie.
Car enfin, est-ce donc si compliqué, si pénible, si douloureux de dire tout simplement " Bonjour" ?
On ne demande pas d'embrassades démonstratives. Un simple signe de tête, une main qui se tend, une joue peut-être, accompagné d'un regard relève de la plus élémentaire des politesses, règle de base du savoir-vivre, largement bafoué en ce moment !
Qu'on me dise si je suis "vieux jeu" ! Que l'indifférence, le manque d'écucation, la grossièreté ou la distraction sont de mises aujourd'hui !
Si de l'enfant qui refuse de dire Bonjour, on dit " Cela lui passera !", que dire de l'adulte qui vous nie ?
Du "collègue", qui s'assoit à 3m de vous, ouvre son ordi sans dire mot et brille toute la journée par son mutisme. Et s'il sourit, c'est de temps en temps à ..son écran ?
De la caissière ou de la vendeuse ( coiffeuse....) qui poursuit une conversation avec sa collègue et pour laquelle vous êtes transparente ?
De la petite vieille qui se glisse subrepticement devant vous dans la file du supermarché, feignant de chercher un article près de la caisse, piquant ainsi deux, trois places...
De la ruée dans le dit-supermarché dès qu'une nouvelle caisse s'ouvre ( tous âges confondus !) ?
Du Papy qui traverse brusquement devant vous, hors du passage pour piétons en levant bien haut un bras pour bien montrer qu'il prend son droit ?
Prenez le métro et comptez sur le doigt d'une main, la femme enceinte à qui on cèdera la place, les personnes âgées debout et les ados assis,qui écoutent yeux fixés au sol, la musique qui déferle en hurlant des écouteurs vissés à leurs oreilles ....
Le savoir-vivre se perd, le bien-vivre avec lui et cela n'a rien de ringard !
C'est pourquoi ce livre incite les parents à une autorité porteuse de valeurs, autant pour les tout-petits que pour les ados.
Je terminerai par un exemple concret. Eugenio, le professeur de judo de mon petit-fils Benji, interdit l'entrée sur le tatami à quiconque n'a pas d'abord salué aussi bien le professeur que les autres élèves par un " Bonjour !" sonore, suivi du salut japonais. En début d'année, plus de la moitié des enfants se font ainsi exclure du premier cours.
Après, cela ne se reproduit pas.....
Et vous, vous en pensez quoi ?
Au Revoir ! Passez une bonne journée !
Merci au journal " La Libre" qui m'a inspiré cet article en publiant la critique du livre.
28 janvier 2012
Maldives Jour J ( texte et photos suite)
Suite à un problème technique, voici la suite de l'article du 27/1/2O12
Sur les photos suivantes, vous remarquerez le luxe, la canette de bière Heineken, la chambre de prière dans l'aéroport etc....
Mais, ,malgré l'aquarium géant, nous nous avons hâte de quitter cela
:
Car nous voulons aller là-bas, à Malé et au-delà...
Pour arriver ici :
27 janvier 2012
Carnet de bord d'un voyage aux Iles Maldives –2-

L'avion d'Etihad airlines est plein mais le personnel nombreux, veille au confort de tous. Les hôtesses sont de toutes nationalité, les repas délicieux et le vin ( eh oui, cher fils n°2 !) excellent !
Plus ou moins 1Oh de vol jusqu'à l'escale d'Abou Dhabi. Sommes partis à 21h 3o, heure de Bruxelles et nous retrouvons à prendre un petit déj' dans l'aéroport, pour nous il est déjà 1Oh du mat', là-bas..tant pis on verra.
Le prix du croissant est proportionnel au gigantisme de cet aéroport de luxe, où Chanel cotoie Dior et Vuitton. On se demande pourquoi, au vu que hommes comme femmes portent le costume traditionnel...
Sans doute ces dames se promènent-elles en tailleur Chanel dans leur cuisine !

25 janvier 2012
Carnet de bord d'un voyage aux Iles Maldives....-1-
Jour J -1
Fils n°1 :
" Mais 'zêtes complètement fous d'aller si loin, juste pour bronzer ! Et en novembre encore !"
sous-entendu : " Qui va garder les petits en novembre ?"
Fils n°2 :
" Comment vous partez avec Etihad, la compagnie des Emirats Arabes Unis ! Ah, vous allez le regretter, hein ! Pas d'alcool à bord, vous pouvez faire une croix sur votre petit verre de vin !"
sous-entendu : " Les veinards, c'est une des meilleures compagnies au monde ! 'z ont trop de chance!"
Amie très proche :
" T'as pas fait de vaccins ? Pas nécessaire ? T'es sûre ? Et avec ce climat tropical, toi qui attires déjà ici le premier moustique venu ! Ma pauvre !"
sous-entendu : " La vache ! Elle va être malade, c'est trop de bol , tout ça ! Qu'est-ce que j'aimerais être à sa place !"
Petit-fils Benji ,:
" Mamy ! Pars pas s'il te plaît, les requins vont te manger !!!!!J'ai trop peur !"
Pas de sous-entendu....
21 décembre 2011
Les Marchés de Noël en Alsace ( 2 )et plus....
En Alsace, on ne manque pas d'humour même sur les Marchés de Noël !
A Türckheim, petit village alsacien, nous intégrons très vite une chorale, on nous tend des papiers avec des chants de Noël, je chante faux comme une casserole mais j'ai le coeur en fête... Et sur le toit :
Un peu plus loin, une calendrier de l'avent géant, une fenêtre s'y éclaire chaque soir, c'est féerique !
A Riquewihr, la curiosité me pousse à entrer au fond d'une impasse, dans l'atelier d'un peintre Luc Grün.
Véritable caverne d'Ali-Baba, regorgeant de tableaux, pinceaux, clochettes, papiers divers, vieux outils, on a du mal à se frayer un passage jusqu'au Maître des lieux, personnage pittoresque s'il en est qui se met en devoir de me prédire l'avenir, de lire dans mes pensées et de ma raconter sa vie de prof de physique devenu philosophe à ses heures...
L'homme ne manque pas de perspicacité, décelant en moi " une maîtresse-femme" pareille à celle qu'il a peint, selon un texte de la Genèse, le femme enfantant le monde !!!
Dans la tête du char, deux corps entrelacés, celui d'un homme et d'une femme, entre leurs têtes non pas un bras, mais l'enfant qui vient de naître, à peine sorti du nez du chat, encore ensanglanté par lson passage.
Comme quoi tout est dans tout !
Je ne vais pas le contredire !
Il m'enroule une copie-papier de son oeuvre en la scellant d'une étiquette de Pinot Noir, vin fameux en Alsace et qu'il s'empressera d'aller déguster à ma santé, grâce aux 1O Euros que je vais lui payer... Je me prête au jeu, l'homme m'amuse et ne manque ni de bagoud,ni de culture. Il connaît son histoire de Belgique sur le bout des doigts, y passant très souvent, surtout dans les bistrots de Bruges et de Gand....
Une autre découverte, totalement différent, fut la route de Crêtes, de l'autre côté du lac de Gerardmer et une halte conviviale et inoubliable dans une ferme-auberge où gens et chiens se cotoient allégrement.
J'ai beaucoup apprécié mon séjour en Alsace, j'ai aimé la région et j'ai aimé les gens.
10 décembre 2011
Les Marchés de Noël en Alsace ( 1 )
Quoi que vous puissiez penser les Marchés de Noël en Alsace ne sont ni ringards, ni monotones, ni un hymne à la saucisse et à la choucroute, mais bien une source inépuisable de jolies ou surprenantes découvertes.Je m'en vais vous le démontrer.
Evidemment, partout, il y a cela :
Inévitables bonnets de Noël en forme de cigognes, cartes postales, bretzels et Glühwein ( vin chaud, rouge ou blanc, à la pomme, à la cannelle ou au citron)
Baekehof, choucroute, kouglof....
Mais aussi, mais surtout l'imagination inépuisable des habitants, qu'ils soient commerçants ou pas pour donner à chaque vitrine, à chaque maison sa touche de décoration personnelle.
Il n'est pas une rue, une place, un village où lumières, sapins et crèches rivalisent de'ingéniosité.
Que l'on trouve cela "kitsch" ou pas, on ne peut que se féliciter de retrouver à chaque fois cet enthousiasme pour fêter Noël, en laissant de côté le lucratif pour donner une petite place au rêve et allumer des étoiles dans les yeux des enfants comme dans ceux des adultes.
Pour ce premier article, je vous laisse regarder les photos et dans le suivant, je vous ferai part de rencontres surprenantes.
05 novembre 2011
A la découverte du MAS
Portée par l'Escaut et dynamisée par son port, la ville d'Anvers en Belgique est depuis des siècles un lieu de rencontres et d'échanges.
Inauguré en mai 2O11, son nouveau musée, le MAS recueille les traces de ces échanges pour en tirer des histoires nouvelles sur la ville, le fleuve et le port, mais aussi sur le monde et sa diversité, sur les liens essentiels entre Anvers et le monde.
Le bâtiment du Musée est un projet du bureau néerlandais Neutelings Riedijk. Ce projet fut plébiscité parmi 55 autres venus du monde entier. A première vue, cet empillage de briques rouges, séparée par des vagues de verre, choque, étonne.
Surtout qu'il se situe à l'emplacement de l'ancienne Maison de la Hanse, un entrepôt construit au XVIe siècle.Il redonne ainsi vie au quartier d'Anvers, appelé l'Ilot, quelque peu abandonné depuis des années.
MAS ou MUSEUM AAN DE STROOM signifie Musée près de l'eau. Et mérite bien son nom, situé entre les différents bassins créés artificiellement pour empêcher l'Escaut d'inonder la ville et ainsi générer une multitude de petites rades où les gros paquebots disputent la place aux les bateaux de plaisance.
Comme à Beaubourg, à Paris, une grande place a été imaginée devant le bâtment, une grande mosaïque de 16OOm " Dead skull" . Luc Tuymans, son concepteur se réfère ainsi à la plaque commémorative du peintre primitif flamand Quentin Metsys sur la façade de l'Eglise Notre-Dame d'Anvers. Cet espace se veut un pont entre présent, passé et avbenir, un pôle de rencontres. Elle fut l'objet de plusieurs spectacles, notamment de danse largement diffusés sur le Net.
Le Mas est accessible gratuitement, seules les salles de musée proprement dites sont payantes.
En plus de celles-ci, il ne faut pas rate le dépôt accessible où se trouvent toutes les pièces non exposées, visibles soit en vitrine ou alors par un astucieux jeu de tiroirs que l'on ouvre et referme à son gré. Pêle-mêle, instruments de navigation, armes, sacaphandres, statues, marionnettes, vaisselles.... Une vraie caverne d'Ali-Baba.
Le Musée comporte 9 étages et au 1Oe, une terrasse panoramique
avec une vue absolument phénoménale sur Anvers et les environs.
De gigantesques escaliers roulants vous emmènent entre les différents étages et un ascenseur est prévu pour les personnes souffrant d'un handicap. Un restaurant étoilé et une salle de fêtes,au 9e étage, un café -brasserie au rez de chaussée, en font le rendez-vous incontournable des Anversois, pour un petit déj', un verre ou un dîner plus sophistiqué !
Sur la façade du Musée, on remarque une multitude de petites mains argentées, une pour chacun des généreux donateurs anonymes qui ont contribué au financement du Musée.
Parmi les expos proprement dites, la plus remarquable est certainement celle consacrée à Anvers, port mondial : commerce et navigation. Ici, en plus du defilement permanent de films, et de la mutltitude des maquettes de bateaux et autres instruments de navigation, le visiteur subit d'abord un choc. Dès l'entrée, il se trouve dans l'eau de l'Escaut. Les rives défilent, le vent et le courant emporte le spectateur ( en réalité, le film fut élaboré par 3 cameramen sur des petites barques naviguant sur le fleuve) pour une sacrée ballade dans le port. Cela tangue vachement, surtout quand on se cogne presque au cargo où sont entassées les voitures destinées à l'Afrique... Brr !
Mais cette visite se termine d'une jolie façon interactive : on peut glisser un message dans une bouteille posée sur un tas de sable. Ces bouteilles iront vivre leur vie dans l'eau un peu plus tard.
Interactifs aussi les post-its tout au long des étages : des petits mots qui se succèdent et forment une histoire écrite au fur et à mesure par des enfants ou des adultes. J'ai adoré :
" J'ai demandé à la baleine, mais elle devait partir en voyage..." " Alors je suis allé chez l'otarie qui a rit..." " Et donc j'ai trouvé le dauphin qui ne savait rien de rien..." etc....
J'ai découvert ce Mas avec étonnement, avec éblouissement, avec l'espoir d'y retourner très vite...
Car sur le Boulevard du Mas ( sa suite de couloirs...) il y a tant et tant de choses à voir....
15 octobre 2011
Bel exercice de la langue française
Myope comme une taupe, "rusé comme un renard" "serrés commme des sardines"...les termes empruntés au monde animal ne se retrouvent pas seulement dans les fables de La Fontaine, ils sont partout. La preuve: que vous soyez fier comme un coq, fort comme un boeuf, têtu comme un âne, malin comme un singe ou simplement un ,lapin,vous êtes tous, un jour ou l'autre, devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche.
Vous arrivez à votre premier rendez-vous fier comme un paon et frais comme un gardon et là,...pas un chat! Vous faites le pied de grue vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin. Il y a anguille sous roche et portant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard, la tête de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon vous l'a certifié: cette poule a du chien, une vraie panthère! C'est sûr,vous serez un crapaud mort d'amour.
Mais tout de même, elle vous traite comme un chien. Vous êtes prêt à gueuler comme un putois quand finalement la fine mouche arrive.
Bon vous vous dites que dix minutes de retard, il n'y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Sauf que la fameuse souris, malgré son cou de cygne et sa crinière de lion est en fait aussi plate qu'une limande, myope comme une taupe, elle souffle comme un phoque et rit comme une baleine. Une vraie peau de vache, quoi ! Et vous vous êtes fait comme un rat.
Vous roulez des yeux de merlan frit, vous êtes rouge comme une écrevisse, mais vous restez muet comme une carpe. Elle essaie bien de vous tirez les vers du nez, mais vous sautez du coq à l'âne et finissez par noyer le poisson. Vous avez le cafard, l'envie vous prend de pleurer comme un veau.
Vous finissez par prendre le taureau par les cornes et vous inventez une fièvre de cheval qui vous permet de filer comme un lièvre. C'est pas que vous ëtes une poule mouillée, vous ne voulez pas être le dindon de la farce. Vous avez beau être doux comme un agneau sous vos airs d'ours mal lèché, faut pas vous prendre pour un pigeon car vous pourriez devenir le loup de la bergerie.
Et puis, ça aurait servi à quoi de se regarder comme des chiens de faïence.
Après tout, revenons à nos moutons: vous avez maintenant une faim de loup, l'envie de dormir comme un loir et surtout vous avez d'autres chats à fouetter...
PS Auteur inconnu
















































