08 avril 2011
Tranche de vie
Il est des moments comme ça où le hasard fait se télescoper les évènements sans apparente relation entre eux, mais confortant ou modifiant la conception que vous avez de la vie, qu’il s’agisse de la votre ou de la vie de la société.
L’arrivée du printemps 2011, des élections que d’aucuns auraient bien voulu placer sous l’éteignoir ou encore la réussite d’une soirée associative, sans oublier le privilège de pouvoir égrener certaines tranches de vie au cours d’un mémorable marathon, voici ce qui peut passer pour des broutilles, mais qui ont émaillé ma vie du 21 au 28 mars et dont je souhaite vous entretenir, si toutefois vous avez la patience d’aller jusqu’au bout de ma narration…
Les bords de Dordogne le jour du Printemps
Le Printemps était au rendez-vous : ciel déserté de tout nuage, soleil rayonnant de plaisir devant l’éveil tout en douceur de la nature, conditions idéales, si vous en aviez le loisir, de vous risquer à une mini randonnée sur le proche rivage de la Dordogne. Vous en voyez ici une image, sans le son particulier des colverts qui s’en donnaient à cœur joie dans le cancan .
Cacophonie électorale ?
Etait-ce la douceur du printemps qui tenait éloignée des isoloirs une majorité d’électeurs appelés à réélire leurs conseillers généraux? Possible … Bien qu’à mes yeux, cela ne saurait constituer une excuse suffisante, surtout quand le lendemain, ceux qui ont boudé les urnes paraissent s’inquiéter de la montée du score de représentants d’idées qui, même si elles sont rendues plus présentables par la fille de l’homme au bandeau, n’en sont pas moins aussi nauséabondes qu’hier ou avant-hier, du temps de l’holocauste…
Mais là n’est pas l’essentiel de mon propos : les 26 et 27 janvier dernier, j’évoquais ici même l’évolution du cinéma dans la 2ème ville de la Haute-Vienne. Très exactement deux mois plus tard, Marc , directeur du ciné-bourse pilotant le passage de “son” cinéma au 3D, est brillamment élu conseiller général… Pas grâce à mon suffrage , puisque j’ai quitté cette commune depuis dix ans!
Péripétie sans grand intérêt au delà de ce canton, me direz-vous ? Certes ! Cependant, parce qu’il est l’antithèse du notable, et aussi parce qu’il est mon ami, le fait valait d’être signalé. Ouvrier du bâtiment, responsable syndical avant d’œuvrer dans le cinéma – enfin exploitation d’une salle ! – son parcours ne déroge pas d’un iota de la ligne qu’il s’est fixé : défendre, au cours de trente années de militantisme, les intérêts des humbles, soutenir de grandes causes, tout en restant fidèle aux idées qu’il croit justes, gardant ce qu’il faut de réalisme pour porter un regard sans concession dans le rétroviseur.
S’il s’est élevé intellectuellement, ce qui est palpable quand on observe ses capacités d’organisation et de ténacité pour faire aboutir des projets (le cinéma par exemple), il est indéniable que cette pratique n’a généré ni fortune ni confort, la preuve en étant qu’il ne dispose pas du temps suffisant pour restaurer la maison héritée de ses grands parents : un comble pour un ouvrier du bâtiment !
Amis lecteurs, réfléchissez un instant… Gardons-nous de de jeter le bébé avec l’eau du bain : il existe dans ce pays la possibilité de “faire de la politique” en tout bien tout honneur…
La vie associative est- elle une concurrente ou un autre volet de la vie démocratique ? En l’occurrence, le prosélytisme n’est pas mon propos, et au risque de passer pour immodeste, je tiens à vous faire part de la relative satisfaction d’une Association de village. Nous sommes en bonne voie pour parvenir à notre objectif initial concernant l’exploitation d’une carrière d’extraction de pierres: le nouvel exploitant dit vouloir à brève échéance remettre le site en état, sécuriser celui-ci (clôture) et le transformer en aire de stockage de matériaux à destination des travaux publics.
Eloignez-donc bruit et fureur …
Peut-être dans cette perspective d’évolution satisfaisante tant pour les proches riverains, les deux communes limitrophes que pour notre Association, les esprits chagrin catalogueront notre action comme celle de la mouche du coche de Jean de La Fontaine… Cependant, je vois dans cet aboutissement la possibilité de défendre sans outrance une cause juste.
Lien de cause à effet ? Les convives de notre repas festif du 26 mars étaient en nombre, l’équivalent de la moitié de la commune. Bénévoles, organisateurs, dineurs – danseurs ou encore musicien, tout un chacun clamait haut et fort sa satisfaction … Oui, les moyens existent encore dans ce pays pour fédérer les bonnes volontés, manger, rire et danser , sans exclure la réflexion.
La soupe est versée, le pain est cuit…

V’là le musicien !!!
En parallèle, l’auteur de ces lignes se devait de figurer sur la ligne de départ du marathon d’écriture 2011 sous l’œil vigilant de alainx. Qu’il soit ici remercié de nous offrir l’occasion d’affuter notre inspiration ou puiser en sa mémoire des souvenirs, et se donner la possibilité de porter un autre regard sur des péripéties de notre vie qu’on croyait enfouis à jamais. Pour ma part, je crois que la Muette ou la Maria ne seraient pas outrées de revenir sur le devant de la scène sous la plume d’un gamin insignifiant de leur temps…
Marathoniens en recherche d’inspiration …
Voilà! Voilà quelques éléments glanés par un chroniqueur de kaléïdo Blog qui ne sont certainement que poussières inconsistantes au regard du plus grand nombre, mais qui font partie de la vie d’un retraité provincial .
31 octobre 2010
Couleurs gaillardes d'automne
C'est jour de manifestation qu'il convient de ne pas zapper . Juste ce qu'il faut de
froidure pour rappeler que la Toussaint est dans quatre jours. L'approche de la place Thiers s'avère hasardeuse ; qu'à cela ne tienne, en manifestants avisés, nous avons chaussé les brodequins de randos.
Plus ou moins de monde que la précédente ? Avis partagé selon les présents, mais une certitude : les marchands ambulants fréquentant les foires aimeraient que leurs chalands attirent autant de badauds …
Ce jour, je ne prêterai qu'une oreille distraite aux discours traditionnels. Muni de ma petite boite à images, je vais traquer l'insolite.
Des jeunes marchent à mes côtés, frappant sur un tambourin, en fait un couvercle de bidon, rythmant ainsi le cortège. Un slogan étrange décore leur instrument : «BRJ » . Bonne Retraite pour les Jeunes ? Non point ! Seulement Baudet René Jean du nom de leur entreprise d'emballage.
Tiens, dans mon jeune temps, j'ai travaillé dans une boite du papier-carton...
Revoilà le drapeau noir !!! L'anarchie est de retour, et le porteur du symbole a le look … 
Les belles fleurs que voilà , s'inscrivant merveilleusement sur le fond bleu du ciel de ce 28 octobre. Pas un manifestant n'accorde un regard au travail des employés municipaux.
La joue de bœuf à 7,50 euros, daube et carottes en prime , c'est pas cher et par les temps qui courent, enregistrons cette image pour se sustenter éventuellement : dame ! Les manifs, ça creuse !
Il est un quartier de cette bonne ville de Brive-la-Gaillarde où le ménage n'a pas du être fait ce matin. 60 balais, enchantés de cette promenade inopinée, sont émerveillés de sortir de leur poussière quotidienne . Question : chacun saura-t-il retrouver son placard ?
La rue Carnot contient difficilement le cortège qui s'étale sur une longueur respectable : 8 000 , selon les syndicats. Il est à noter qu'ils ajustent à la baisse un chiffre d'une précédente manifestation où selon les mêmes estimations, il y avait 12 000 participants. Pas mal pour une ville de 50 000 habitants.
Pas de manifestation sans l'inévitable flamme portée à bout de bras par les cheminots.
Enfin, il en est un qui était assuré du succès et qui prend volontiers la pose. Il valait bien qu'on lui bricole un petit encadrement festif !
24 septembre 2010
« Problème des droits politiques de la femme suisse »
Malgré que c'est une des démocraties les plus avancées au monde et de
longues dates, il est à noter que la Suisse fut un des derniers
bastions à accorder le droit de vote sur le plan national qui n'eut lieu
qu'en 1971. Pourquoi un tel retard si déshonorant ?
La Constitution
mentionnait « Tous les Suisses sont égaux devant la loi », mais il
n'était pas précisé que les femmes peuvent donner leur avis par les
urnes, elles étaient « justes bonnes pour la cuisine ».
Depuis le
19ème siècle, des mouvements pro-féministes, soutenu par des politiciens
mâles tentèrent de défendre leur cause pour changer cette mentalité que
« la politique c'est une affaire d'hommes »! Hélas, toutes ces
manifestations furent vaines et ce n'est qu'en 1958 que le gouvernement
suisse et le parlement acceptèrent que le droit de vote soit étendu aux
femmes (Déjà d'être obligé de l'écrire sous cette forme est choquant).
Mais voilà, tout changement de Constitution en Suisse doit être approuvé
par le peuple, et comme en l’occurrence seul les hommes pouvaient se
rendre aux urnes, seuls eux pouvaient dire oui ou non pour ce droit
légitime des dames. Et c'est ainsi que le 1er février 1959, deux hommes
sur trois vont scandaleusement refusé ce droit !
Je me souviens, à
cette époque, la honte que j'avais en entendant des réflexions lancées
par mes camarades étrangers, notamment en vacances: il y avait chez ces
jeunes une incompréhension tout à fait justifiée. Seule avancée dans le
projet, quelques cantons et communes vont timidement accepter les années
suivantes ce droit fondamental pour les votations régionales.
Toutefois,
il faudra attendre plus de dix ans pour qu'une nouvelle votation ait
lieu et que ces messieurs daignent bien vouloir donner enfin cette
égalité de droit aux dames: ça c'est passé le 7 février 1971.
Attention,
pas tout était encore acquis. En effet, même si sur le plan national,
l'égalité était inscrite, ce ne fut pas encore le cas dans tous les
cantons pour des votations locales. Cependant, les hommes donneront dans
chacun des cantons un avis positif afin que l'on puisse vraiment dire
que les Suissesses et Suisses sont égaux devant la loi... sauf en Appenzell Rhodes-Intérieures . Malgré de nombreuses tentatives dans ce canton, chaque votation a été « anti-femme »!
Cependant,
en 1990, le Tribunal Fédéral (la haute Cour de justice suisse), jugeant
cet état de fait anticonstitutionnel, réussit à imposer le droit de
vote aux Appenzelloises.
Donc ça ne fait que vingt ans, que TOUTES
les femmes suisses peuvent voter. Il y a depuis, de plus en plus de
femmes qui siègent dans les différents législatifs et exécutifs suisses.
La bonne nouvelle en conclusion
La Suisse d'origine
macho, a été un des derniers pays à accordé le droit de vote aux femmes.
Mais elle a maintenant une Présidente suisse, et ce 22 septembre 2010
restera une journée historique: elle est un des rares pays au monde,
dont l'Espagne, à avoir une majorité de femmes ministres au
gouvernement. En effet le parlement a élu la quatrième conseillère
fédérale (Ministre) sur sept, et là nous pouvons en être fiers. Et je
peux vous assurer que ce choix ne s'est pas porté sur le « phénomène
femme », mais bien sur la qualité des candidates proposées : c'est
principalement ça l'égalité des droits, même si on ne partage pas les
mêmes avis politiques.
13 mai 2010
Le Trésor est vide...
La dette de la France qui, il y a quelques mois encore était – aux dires de nos gouvernants – parfaitement gérable, apparaîtrait aujourd’hui comme un vrai problème.
Dans l’industrie automobile où j’ai fait une grande partie de ma carrière, les problèmes de qualité remontaient lorsque les processus industriels étaient - intentionnellement ou non - mis sous pression. La comparaison était celle de la marée. A marée haute, on ne voit pas les récifs et lorsque celle-ci baisse, les écueils sont plus visibles.
La crise économique peut être assimilée à une baisse de la marée et le premier écueil, celui des finances de la Grèce. La presse, économique ou non, nous abreuve de la théorie des dominos en parlant des difficultés à venir pour le Portugal, l’Italie, l’Espagne et… la France.
Jusqu’ici discussions d’éditorialistes et d’experts en tous genre ; le petit monde de la paperasse suppute. Restent deux décisions qui nous amènent un peu plus dans le réel et laissent deviner combien les banquiers tiennent nos gouvernements à la gorge pour ne pas dire plus…
La première tient au communiqué du 3 mai de la BCE décidant de “suspendre l'application, dans le cas des titres de créance négociables émis ou garantis par l'État grec, du seuil minimum de notation du crédit requis pour l'éligibilité des actifs admis en garantie des opérations de crédit de l'Eurosystème.”
En termes simples cela veut dire que sans ce communiqué aucune des banques allemandes ou françaises – les principales concernées - n’auraient été en mesure de “fourguer” à la BCE les créances de l’état grec qu’elles ont en portefeuille. Aujourd’hui, c’est ce mauvais papier qui garantira leurs emprunts auprès de la BCE. Une superbe opération de blanchiment !
Le deuxième cadeau fait aux banquiers tient au fait que le “marché” s’attendait à une hausse du taux directeur de la BCE – aujourd’hui 1% – de façon à réduire le niveau des liquidités dans le système. Que nenni ! Cette augmentation irait à l’encontre de l’intérêt de nos prêteurs en réduisant la marge superbement confortable qui est la leur aujourd’hui. Voyez la publicité de la Banque Postale qui aujourd’hui nous propose des prêts personnels à 4,90 % ! Emprunter à 1% pour prêter à 4,90 % vous donne une marge de 3,90 %. Un découvert bancaire à 12 %, une marge de 11, etc...
Last but not least, le plan européen prévoit la création d'un fond de 500 milliards d'Euros sous forme de garanties d'emprunt des états membres. Je serai à la place des grecs, je continuerai comme par le passé, puisque la garantie de l'Europe est là ! Les contribuables allemands ne voulaient pas payer pour les grecs. Dommage ! Nous sommes tous solidaires. Les marchés vont sûrement être contents. D'ailleurs la Bourse ne s'y trompe pas qui fait monter les valeurs bancaires d'environ 20 %.
Quant à la BCE, elle joue contre son camp puisqu'elle accepte le principe - de manière indirecte - de faire tourner la planche à Euro. L'inflation est maintenant un des moyens, avec la rigueur vis à vis des peuples, pour minimiser la dette collective.
Peut-être fallait-il en passer par là pour se donner un peu de temps pour la résorption des déficits. L'avenir dira si cette nouvelle perfusion aura soigné le malade ou si au contraire elle aura contaminé le corps entier.
Par ces trois mesures, la France et l’Allemagne pourront continuer à emprunter à des taux plus bas, la dette de nos pays augmentera donc moins vite. Une solution “gagnant-gagnant” ? Pour les banques et les états, sans aucun doute. Pour les consommateurs finaux que nous sommes cela dépendra en fait de nombreux facteurs dont la tenue ou non de l’Euro.
Peut-être avez-vous remarqué que le prix de l’essence flirte à nouveau avec les 1,5 €. Tient, tient… Quant à l’Ipad, Apple, qui nous le promet pour le 28 mai, a décidé que le prix en euro serait le même que celui facturé aux USA en $; pour Apple 499 $ valent au 28 mai 2010, 499 € ; circulez, il n’y a rien à voir !
Il y en aurait qui anticiperaient une chute drastique de l’Euro ? Qu’est-ce qu’on va vendre comme Airbus !
Dans l’ancien temps lorsque les rois étaient tenus à la gorge par les banquiers vénitiens ou italiens, ils s’arrangeaient pour les empoisonner.
Nous sommes aujourd’hui plus civilisés, Dieu merci ! Il est tellement plus simple de faire payer les petits. Ah, au fait, il nous reste encore des bulletins de vote, ce serait peut-être le moment de commencer à réfléchir sur la bonne façon de les utiliser.
Au delà du marketing.
Situation pénible, je vous l’accorde, c’est tellement plus simple de faire l’autruche !
22 avril 2010
Au pays des " trop vieux"
Info rapportée par la journaliste Anne Fulda dans « Le Figaro » du 11 avril 2O1O :
Le président de la compagnie italienne Generali Antoine Bernheim, âgé de 85 ans doit quitter son poste à la fin du mois.
Logique ? Oui et non, car l’homme en pleine possession de ses moyens est chassé par une armée de jeunes freluquets qui ne possèdent ni son expérience ni son charisme.
De même Christina Alonso, la quarantaine séduisante, créatrice de « Elle » à Paris a été remerciée sans ménagement parce que jugée trop vieille.
Incrédulité, humiliation puis dépression.
Avant d’écrire un livre « Alice au pays des trop vieilles » où elle raconte sa longue descente aux enfers sur un ton drôle, doux-amer.
« Il ne faut pas que tu le prennes mal, tu n’y es pour rien…Nous avons décidé d’embaucher une fille plus jeune… »
J’ai aimé lire cet article sur ces résistants au jeunisme ambiant.
Et je me dis que si on suit cette ligne de conduite, la logique voudrait qu’on « déboulonne » pas mal de personnes : Le Pape, les Cardinaux, les Sénateurs, les Académiciens, les vieux acteurs ( Du balai ! Arditi, De Niro, et autres Michel Bouquet !) – pour les vieilles actrices c’est déjà fait, on les vire à temps, sauf la sublime Danielle Darrieux et l’excellentissime Emma Thomson- et exit la Reine d’Angleterre ( et son fils aussi !), le Roi des Belges ( et son fils itou !), qu’on leur coupe la tête, un point c’est tout !
Et je voudrais que l’on m’explique pourquoi on n’a pas auparavant « viré » Churchill, Eisenhower, De Gaulle ( on est même allé le rechercher, lui !), Mitterrand et Nelson Mandela.
A la place de Gandhi, le vainqueur de « La Ferme célébrités »…Olé !
Paris Hilton jouerait « Andromaque » et le fils Sarko jouerait « Néron ».
Oui, mais … Qui va payer tous ces retraités ????
Amanda
18 avril 2010
L'impasse...
Politique fiscale 2002-2009 :
La contre-réforme
Par Daniel Vasseur, économiste, et Thomas Chalumeau, coordinateur du pôle économie et finances de Terra Nova.
Cette note de “Terra Nova” est fort intéressante. Elle peut-être consultée à : http://www.tnova.fr/images/stories/publications/notes/fisca1.pdf
J’en retiens quelques idées force :
“Il n’y pas eu de baisse d’impôts en France depuis 2002”.
“La politique fiscale est marquée par une forte baisse des impôts au profit des ménages les plus aisés.”
“Cette redistribution au profit des plus aisés a été financée par des prélèvements équivalents sur les classes moyennes. Ces prélèvements ont notamment transité via la fiscalité locale et les prélèvements sociaux.”
“La politique fiscale a été orientée vers la rente (c.a.d les revenus du patrimoine), en contradiction avec l’objectif affiché de revaloriser le travail.” Les revenus du patrimoine sont de moins en moins taxés.
Je ne vois pas comment on pourra revenir en arrière sur la non fiscalisation des heures supplémentaires, sur le bouclier fiscal, sur la déduction des intérêts d’emprunts, sur la TVA réduite dans le bâtiment ou la restauration, sur la suppression des droits de mutation. Il faudrait se déjuger et ce n’est pas le genre du monde politique.
En matière de hausse de la TVA, les marges de manœuvre son faibles à cause de nos concurrents immédiats et de la dimension inflationniste de la mesure.
Il est probable que le trou se bouchera par toute une série de petites mesures qui finiront par rogner un peu les avantages octroyés depuis 2002 et par une imposition plus forte des classes moyennes. Un saupoudrage comme il se pratique aujourd’hui autour de la Sécurité Sociale dont le financement devient de plus en plus illisible. Nous n’en avons pas fini avec les déficits !
J’avais voté pour Sarkozy en 2007. Je ne renouvellerai pas cette erreur en dépit de la gestion de la crise et de l'adoption du traité de Lisbonne, deux actions politiques que je porte à son crédit.
Les riches sont scandaleusement plus riches, il y a treize millions de pauvres, les quartiers défavorisés sont ghettoïsés, le chômage s’étend.
Damned ! On n’est pas sorti de l'auberge !!!
08 avril 2010
J'accepte ?
J’ai reçu ce diaporama il y a quelques jours. C’est assez rare que je les ouvre ; ils sont souvent un peu gnangnan… Celui-là m’a plu, par sa démarche, et son engagement.
Peut-être parce qu’il résume (trop ?) bien ce que je pense… allez savoir.
Je vous laisse déguster :
04 avril 2010
La politique ... toujours....
Le malaise que notre mutation accélérée suscite (...)
je retiens trois éléments essentiels, au demeurant liés les uns aux autres de la façon la plus étroite : la fragilité de notre économie, le fonctionnement souvent défectueux de l'État, enfin l'archaïsme et le conservatisme de nos structures sociales.
Pourquoi cette fragilité ? Avant tout, à cause de l'insuffisance de notre industrie.
[…]
le fonctionnement défectueux de l'État et l'archaïsme de nos structures sociales sont autant d'obstacles au développement économique qui nous est nécessaire.
(...)
Et si encore toutes nos interventions, qu'il s'agisse de prélèvements fiscaux ou des subventions publiques, atteignaient leur but ;
Mais il s'en faut de beaucoup.
Notre système fiscal est ressenti comme étant à bien des égards affecté par l'inégalité et faussé par la fraude.
[…]
Des écarts excessifs de revenus, une mobilité sociale insuffisante maintiennent des cloisons anachroniques entre les groupes sociaux.
[…]
J'ajoute que ce conservatisme des structures sociales entretient l'extrémisme des idéologies.
[…]
Depuis vingt ans, la France, après avoir longtemps retardé les échéances et les mutations, s'est trouvée obligée de les affronter toutes à la fois : bouleversement technologique, urbanisation, et maintenant compétition internationale pleine et entière.
[…]
je suis certain que nous devons aujourd'hui nous engager à fond dans la voie du changement.
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Sarkozy années 2010 ?
PERDU !
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Discours à l’Assemblée nationale : 16 septembre 1969 (extraits)
Jacques Chaban-Delmas et sa "nouvelle société"
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40 ANS DEJA !
On dirait hier soir !!
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Quand c'est fini
N i ni ni
Ça recommence
Un jour j' te plais
Puis j' te déplais
Et tu m' balances
Rire ou chagrin
C'est tout ou rien
Quelle cadence !
Mais à l'instant
Où j' fiche le camp
Tu m' rattrapes au tournant !
Léo Ferré "quand c'est fini..."
en 1961.
29 mars 2010
Anniversaire de l'OTAN à Strasbourg, un an après.
Il y a un an une trentaine de chefs d’état se réunissaient à Strasbourg pour fêter les soixante ans de l’existence de l’OTAN. Une exposition retrace les “évènements” comme on disait en 68, non pas cette photo officielle – tout ça pour ça ! - mais un regard et des réflexions de journalistes.
Au delà des photos de l’émeute proprement dite, visibles sur Google, m’ont frappé les commentaires qui les explicitaient.
Une belle exposition à la Chambre, mise en œuvre par Hervé Lévy, auteur et journaliste (adresse du dossier de presse ci-dessous).
Depuis un an que s’est-il passé ? La pharmacie incendiée a été rouverte dans des Algeco, l’immeuble de l’hôtel Ibis, lui aussi détruit par le feu, est en voie de réfection, l’hôtel étant – semble-t-il – déplacé ailleurs, les restes des bâtiments des douanes ont été rasés.
La Communauté urbaine de Strasbourg a depuis cassé sa tirelire pour réhabiliter le quartier : 134 millions d'euros dont une indemnisation de l'Etat de 14 millions. Avec cette enveloppe, elle a établi une feuille de route 2010-2015 avec 33 actions autour de deux actions phares : le prolongement de la ligne de Tram vers Kehl et la création de logements sur le site de l’hôtel Mercure.
Encore un mauvais souvenir, mais les choses semblent aller dans le bon sens ! Reste la difficulté la plus épineuse: faire venir de nouveaux habitants pour atteindre une masse de population suffisante pour que des commerces puissent à nouveau s'implanter. Un travail de longue haleine.
Reste une colère d'autant plus intacte que le gouvernement n'arrête pas de parler de sécurité et qu'au cas particulier, il n'a pas su sauvegarder l'ordre public.
Fermez le ban !
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http://www.chambreapart.org/news/dossier%20presse%20otan%20net.pdf
20 mars 2010
Pourquoi il faut aller voter demain
- Pour montrer à nos politiques que nous sommes là, citoyens attentifs, que nous veillons à ce qu'ils ne fassent pas n'importe quoi, n'importe quand.
- Pour que plus jamais la situation de 2002 ne se reproduise: devoir choisir entre la droite et l'extrême-droite
- Parce que nous avons la chance d'être en démocratie, encore, et que par respect pour tous ces peuples qui la réclament en risquant leur vie, nous nous devons d'utiliser nos droits.
- Parce que même si nous semblons perdus au milieu de tout ce qui concerne la politique, nous avons le devoir de nous y intéresser un minimum, pour nos enfants, pour leurs enfants, qui ont besoin d'écoles pour apprendre, de stades pour faire du sport, de médiathèques pour se cultiver, de routes entretenues pour se déplacer.
- Parce que ne pas voter ne compte pas dans les sondages politiques, (nous l'avons vu dimanche, on parle de victoire ou de défaite, mais le fait que plus de la moitié de la population ne vote pas n'influence pas ou peu les politiques)
- Parce que voter blanc c'est un peu donner sa voix au gagnant, parce que ce vote n'est pas comptabilisé, et que tant qu'il ne le sera pas (dommage) il ne sert à rien
- Parce que c'est une chose de râler tout le temps, contre tout ce qui nous entoure, en restant bien sagement assis dans son fauteuil devant la télé. C'en est une autre, admirable, que de bouger ses fesses pour aller mettre le bulletin dans l'urne, et prendre la responsabilité de "choisir la liste qui se rapproche le plus de nos convictions".
- Parce qu'aujourd'hui nous ne pouvons plus dire que nous connaissons pas les hommes et femmes qui se présentent, ni leur programme. Un simple clic suffit pour apprendre. Qu'est-ce une petite heure dans une vie, passée sur internet à lire quelques articles sur un homme politique.
- Parce que malgré tout, nous avons des convictions profondes, ancrées à droite ou à gauche, et que nous devons les exprimer en votant.
- Parce qu'il faut donner l'exemple.
Je voterai dimanche pour une liste, parce que l'hommme qui est à la tête de cette liste me paraît le plus honnête, parce qu'il s'est battu pour sa région d'origine, qu'il a montré son attachement aux gens de sa région. Parce qu'il ne laisse pas indifférent.
Maladroit, certes, pas de mes convictions politiques, certes, mais je veux pour ma région un homme "impliqué"
Allez voter. Je veux pouvoir dire à mes enfants dimache que nous sommes tous responsables de la France.



































































