06 mars 2011
C'est pas tout chat !
Dernièrement, une de mes amies désirant adopter un chaton a eu recours à l’Ecole du Chat de son département, ce qui m’a amenée à m’intéresser à ces associations « d’allumés des chats » qui, sous forme d’associations loi de 1901 (association de bénévoles, à but non lucratif), œuvrent pour améliorer les conditions de vie des chats errants. 
Un peu d’Histoire pour commencer. En 1977, les chats du cimetière de Montmartre étaient capturés à la demande de la Ville de Paris, mis en fourrière et euthanasiés après le délai de garde réglementaire. Des riverains du quartier, émus de cette situation, créèrent un Comité de défense des bêtes libres du XVIIIe arrondissement, c’était la première association au monde ayant pour objet la protection des chats en liberté. La mission de cette association consistait en « la protection, l’alimentation, le contrôle sanitaire, le marquage, l’hébergement et le contrôle des naissances des chats libres du cimetière de Montmartre », mais aussi en « la défense de la vie des bêtes vivant en liberté dans nos cités et l’amélioration de leur existence ».
Le 19 juin 1978, Nicolas, stérilisé et tatoué (AA0831) fut relâché sur son territoire de naissance, le cimetière de Montmartre, devenant ainsi le premier « chat libre » de France.
Depuis cette date, des dizaines d’associations ont vu le jour, qui ont toutes pour but d’assurer la protection, l'alimentation, le contrôle sanitaire, la domiciliation, le contrôle des naissances et l'immatriculation des « chats libres » de France. Elles ont été aidées par la promulgation de la loi du 6 janvier 1999 qui donnait aux Maires le pouvoir de « faire procéder à la capture de chats non identifiés, sans propriétaire ou sans gardien, vivant en groupe dans des lieux publics de la commune, afin de faire procéder à leur stérilisation et à leur identification conformément à l'article 276-2, préalablement à leur relâcher dans ces mêmes lieux…. »
D’autres associations ont rapidement suivi la piste tracée par les Ecoles du Chat, ainsi l’association SOS Chats Libres dont le calendrier 2011 m’a fourni les illustrations de cet article, dessins réalisés par José Correa.

Animés exclusivement par des bénévoles, les moyens financiers et humains de chaque association sont très variables (cotisations des membres adhérents, dons des particuliers, subventions des communes, actions menées en vue de récolter des fonds, vente d’objets confectionnés par les bénévoles…)
l’Ecole du Chat a inauguré une méthode courageuse : capturer les chats errants, non pour les mettre en fourrière, mais pour les stériliser, les tatouer, puis les relâcher sur le lieu même de leur capture, en leur offrant des abris, où ils trouvent confort et sécurité dans le respect de leur liberté. Ne possédant pas de refuge, si des chats adultes ou des chatons s'avèrent être sociables et adoptables, les associations s’efforcent de leur trouver une place dans des familles d'accueil en attendant de leur trouver un nouveau foyer. Les chats non sociables sont remis sur leur lieu de vie. Cette méthode permet de stabiliser les populations de chats qui sans elle, augmentent de façon exponentielle.

Si vous voulez suivre l’itinéraire d’un de ces bénévoles qui « aimait les chiens et ne s’intéressait pas aux chats. » plongez-vous dans le livre de Martine Sombrun-Tesnière « Ces chats qui ont du chien », illustré par Sylvie Marty. Depuis son premier contact avec un félin, il y a de cela quinze ans, l’auteur « ne compte plus tous ceux qu'elle a successivement recueillis, soignés, hébergés, nourris, caressés, rassurés, aimés et accompagnés sur le chemin de vie, jusqu'au bout si nécessaire… ». Ce livre écrit avec humour et tendresse vous fera vivre des moments inoubliables avec Tiny Tim l'éclopé, Bilbo le petit gris, Willow le chat-hérisson, Squatt la bien-nommée, et tous les autres…
L’auteur a tenu à ce que tous les fonds récoltés grâce à la vente de son livre soient redistribués à deux associations de défense animale : Le Phoenix, à Vergt en Dordogne et SOS Chats Libres à Périgueux. Deux associations aidées par la Fondation 30 Millions d'Amis.
En guise de conclusion, un des poèmes de l’auteur qui ponctuent les différents chapitres :
Ma chatte blonde, ma vagabonde
Tu vas, tu viens, une heure par-ci
Et puis par-là
Pendant trois jours tu n’es plus là…
Triste et inquiète
Je t’attends, je te guette
Et soudain te voilà, tu te colles à moi
Lovée dans mes bras
Les yeux mi-clos
Tu me rassures
De la douceur de ta fourrure…
Ni frein, ni prix, ta liberté
Est sans pitié pour mon émoi…
Tu cours le monde au gré du temps
Du soleil, de la pluie ou du vent
Ma mystérieuse, que je t’envie !

20 février 2011
Le Ricochet
...ou
" Quand le Silex fait des ricochets..."
Il y a des gens bénis des dieux qui naissent avec une cuillère en argent dans la bouche et un Quotient intellectuel au-dessus de la moyenne.
Soit on les qualifie de "riches", soit de "surdoués" et parfois ils sont les deux.
Et puis, il y a des gens, qui sans que l'on puisse déterminer exactement pourquoi, viennent au monde avec un petit quelque chose qui manque dans leur cerveau, un petit chromosome de rien du tout, mais qui va, qui peut, qui pourrait leur pourrir l'existence et celle de leurs proches.
Eux, ils ont un quotient intellectuel "en-dessous" de la moyenne. On les appelle des " trisomiques" parfois, mais ils ne le sont pas tous !
Ce qui est sûr, c'est qu'on les appelle vulgairement des " handicapés mentaux" ou plus poliment des personnes " différentes"
Tous ces termes me font hurler, car ne sommes-nous pas tous et toutes " différents" les uns des autres ? Qu'est-ce qui est normal et qu'est-ce qui ne l'est point ?
Trève de bla-bla, il fallait poser des actes.
Il y a 4O ans, une poignée de courageux amis,alors encore étudiants ou tout fraîchement sortis de l'école, décidèrent de louer une maison et d'en ouvrir grand les portes à tout le monde.
Tout le monde au sens large du terme comprenait personnes souffrant d'un handicap mental léger et personnes dites " non-handicapées".
La maison devint un centre de rencontres et de loisirs où on partageait pêle-mêle un spaghetti, une partie de ping-pong, une soirée dansante ou un goûter crêpes après une marche dans la forêt.
Très vite, les amis furent débordés car jusque-là, personne dans ce coin de Bruxelles, n'avait pensé qu'un ou une " handic" pouvait avoir envie de se distraire, de rire, de chanter sans que l'on ne la regarde comme un phénomène de foire.
Les proches, la famille ou même les institutions applaudirent à cette initiative, pas seulement parce que le centre de loisirs prenait le relais d'une charge souvent lourde mais aussi parce qu'ils notaient un changement, une joie de vivre, une meilleure prise en charge.
Ainsi naquit au fil du temps et avec l'appui des autorités compétentes l'association " Le Silex", solide comme un roc.
En décembre dernier, plus de 4.000 sapins furent vendus au profit de cette association avec l'aide de pas moins de 2OO bénévoles. Le Silex compte à ce jour plus de 3OO membres, des ateliers créatifs journaliers, des sorties en week-ends encadrées par des assistants sociaux et des voyages organisés.
Lien : www.lesilex.be ( ne manquez pas pas les témoignages sur le diaporama !)
Mais la pierre a roulé, le Silex a généré d'autres associations dont " Le Huitième Jour" du nom du film de Jaco Van Dormael, association gérée par la maman de Pascal Duquenne lequel joua formidablement bien dans le film avec Daniel Auteuil.Il fut césarisé...
Et enfin, il y a 15 ans, après quelques voyages au Québec, le Ricochet vit le jour.
Les Canadiens ont le bénévolat dans le sang et à l'école secondaire l'obligation de l'inclure dans leur horaire à raison de 2h semaines. Pour eux, cela fait partie intégrante de leur vie que de consacrer d'une manière ou d'une autre quelques heures de leur temps aux autres.
Au Québec existe depuis longtemps le Parrainage Civique.
Le Ricochet en a repris l'idée. Le Silex, c'était bien. Mais quand certains membres vieillissaient ou n'étaient pas partant pour des activités de groupe, il manquait un contact plus personnel, plus rapproché, plus intime.
Ainsi peu à peu est venue l'idée du parrainage. Un Homme ( appelé le Parrain - le terme n'est sans doute pas toujours approprié ) ou une Femme ( La Marraine) noue une relation d'amitié au fil des rencontres ( Un par mois ) avec une personne du Silex qui le demande.
La liste d'attente est longue car chez nous en Belgique, le bénévolat n'est pas entré dans les moeurs surtout chez les hommes.
Et puis, il y a encore et toujours cette peur du handicap, malgré toutes les formations qui sont organisées pour les bénévoles.
Je dis et redis : "N'ayez pas peur ! Il/elle ne va pas vous mordre, elle ne va pas se rouler par terre ou vous faire honte dans la rue. Sauf si vous ne supportez pas qu'un imbécile se retourne parce qu'il/elle a ri un peu trop fort ou n'est pas tout à fait habillée selon la dernière mode !"
Parce que ces" gens-là" sont des êtres fragiles, attachants comme des petits enfants dont ils ont parfois les réactions....
En plus de ces relations d'amitié, un autre pas a été franchi par la création d'appartements dans deux maisons proches l'une de l'autre où vivent des personnes ayant un handicap mental dit" léger", autonomes mais soutenues dans les mille et une difficultés du quotidien et les paperasseries par une équipe solide à qui ils peuvent faire appel en cas de besoin.
C'est un grand pas vers l'intégration dans la société, un soulagement pour des parents parfois vieillissants qui désirent éviter le placement en institution.
Lien : www.lericochet.be ( choisir dans Google sous la rubrique parrainage civique et là aussi les films sont parlants !)
J'ai voulu vous donner ce témoignage pour vous prouver que la solidarité, l'entraide et "l'acte gratuit" existent encore dans ce monde de brutes....
Et peut-être suciter chez certains l'envie d'en faire autant dans votre coin...
" N'ayez pas peur !"...
Mais cela quelqu'un l'a dit avant moi !
21 décembre 2010
Souvenir de Burle
Le mauvais temps de ces derniers jours me ramène à cette folle épopée d’un certain jeudi 11 février 2010.
La ligne droite n’est pas toujours le chemin le plus court. J’aurais du méditer cet adage avant qu’une belle inconscience ne me fasse traverser, en voiture, le plateau du Vivarais pour rejoindre le Puy en Velay et Brioude à partir de Valence. Routes en lacets, sapins à gogo, villages disséminés aux noms évocateurs (Lamastre, Saint-Agrève, Tence…), un plateau culminant à seulement 1000-1200m d’altitude mais oublié de tous, et surtout de la DDE. Voilà ce qui m’attendait !
Je montais rapidement. De la neige éparse parsemait les bas cotés. Mais le plateau cache bien son jeu ! Il tisse lentement sa toile pour nous enfermer dans sa nasse avant même d’avoir dit « ouf ». Mais cela, je ne le savais pas encore…
Peu à peu le paysage devenait plus sauvage, la neige de plus en plus présente et épaisse, les routes plus étroites, les virages se transformant en lacets.
Le plateau resserrait délicatement sa toile autour de moi, mais il était trop tard pour reculer !
C’est ainsi que je me suis retrouvée en bas de la longue montée vers Saint-Agrève. La route était entièrement recouverte de 2-3 cm de neige. Les grands jalons plantés sur les bas cotés et une seule trace de passage de voiture étaient mes seuls guides dans ce paysage uniformément blanc.
Arc-boutée sur mon volant, je montais lentement en seconde, priant le ciel de ne pas rencontrer en face de moi des voitures, ce qui m’obligerait à me serrer sur le coté et qui sait, à ralentir et ne plus pouvoir repartir !
Peu à peu mon angoisse s’apaisait. J’étais seule sur la route (qui était assez fou pour rouler par un temps pareil hormis une inconsciente comme moi !), mes quatre pneus de contact adhéraient parfaitement à la neige. Je me sentais en confiance et commençait à apprécier cette montée hors du temps.
Une longue montée sinueuse et interminable, sous des sapins chargés de neige. Une atmosphère ouatée. Un ciel bas, gris blanc, quelques flocons voletant dans les airs, le jour allant en diminuant laissant peu à peu place à la nuit.
C’était beau ! Oui ! J’ose le dire ! Imprudent mais beau ! Une beauté sauvage renforcée par une immense impression de solitude. Jamais je n’oublierai la magie de cette montée.
Arrivée à Saint-Agrève, j’ai cru que le plus difficile était passé. Je laissais les lumières du village derrière moi, m’enfonçant gaillardement dans la nuit et dans le plateau direction Tence.
C’est à ce moment là que le plateau resserra d’un coup sa nasse me piégeant bel et bien.
J’entendais son rire sardonique dans les violents coups de burle chargés de neige qui assaillaient ma voiture, me forçant plusieurs fois à m’arrêter totalement, n’y voyant plus rien, craignant qu’une autre voiture ne me percute par derrière.
Je voyais son visage goguenard dans les sapins aux branches courbées sous le poids de la neige et dans les congères que j’étais obligée de négocier et de traverser.
Je voyais sa main froide et glacée qui s’était amusée à supprimer tout panneau indicateur ou à les rendre illisibles.
Le plaisir et la beauté de la montée étaient loin derrière moi. C’est une vraie peur qui s’insinuait dans tout mon corps. Je ne savais plus où j’étais ni où j’allais. Je savais seulement que je ne devais en aucun cas m’arrêter sous peine de ne plus pouvoir repartir.
C’est ainsi que je roulais au pas, négociant comme je le pouvais burle, congères et lacets. La peur au ventre, la respiration courte et haletante, les mains crispées sur le volant.
Combien de temps cela dura t’il ? Aucune idée.
A une intersection de routes (brillant par son absence de panneaux indicateurs), mes phares éclairèrent un petit panneau jaune mis en place par je ne sais qui : « Itinéraire conseillé, route salée »
Ni une ni deux, je suivis ce panneau libérateur ! Je ne savais pas plus où j’allais mais « route salée » sonnait en moi comme une délivrance.
Peu à peu je retrouvais la civilisation. Les routes étaient toujours aussi enneigées mais SALEES. Les coups de burle qui sévissaient sur le plateau me laissaient ici en paix. Je croisais des voitures, me retrouva à en suivre. Je traversais quelques minuscules villages aux volets fermés et aux rues vides.
Je jetais fréquemment un coup d’œil au thermomètre de la voiture qui restait obstinément bloqué sur -10°C, -12°C. Pas un temps à stationner ni à dormir dans la voiture ! Je n’avais pas le choix, je devais encore et toujours continuer à rouler, n’aspirant plus qu’à une chose : trouver un hôtel en bord de route et m’y planter !
Je me retrouvais soudain sur une route plus importante et dégagée, avec un panneau indiquant la direction d’Yssingeaux. Jamais je n’aurais cru trouver la couleur noire du bitume aussi belle.
C’est à Saint-Hostien, sur la route nationale qui relie Saint-Etienne au Puy en Velay et que j’avais fini par rejoindre, que j’avisai un hôtel juste en bordure de route. Avec en plus une place de stationnement libre devant. Que demander de plus, sinon une chambre de libre !
L’air dégagé mais le cœur battant je lançais ma requête à l’hôtelier :
« Bonjour, vous auriez une chambre de libre ?
- Bien sûr. A quel nom ? »
Toute ma tension disparut d’un coup. Je filais rapidement dans ma chambre et m’enfonçais avec volupté sous les draps et la couette. Les mains croisées sous la tête j’écoutais le sifflement lugubre de la burle qui sévissait par à coups derrière les volets de la chambre, et faisant claquer une barrière mal fermée. Que c’est bon et beau d’entendre la violence des éléments bien au chaud à l’abri !!
Le plateau ne m’a pas eue mais croyez moi, je ne suis pas prête de le braver de nouveau l’hiver !
29 novembre 2010
Le pompier volontaire.

Être sapeur-pompier volontaire, c'est tout d'abord être passionné par
les différentes possibilités d'extinction de feu et de sauvetage. C'est un
travail qui peut être difficile physiquement et moralement. Il
demande de plus en plus d'exigences.
Pourquoi volontaire et pas professionnel? Il n'y a pas assez de
moyens pour financer le professionnalisme, notamment dans des
régions périphériques comme des zones rurales ou des petites villes. Le
pompier volontaire est alors appelé à travailler en étroite
collaboration avec les professionnels ou même seuls, selon la structure
d'organisation et d'éloignement. Ceci implique donc beaucoup de
connaissances et d'expérience, afin de maîtriser les différentes
techniques qui deviennent de plus en plus complexes.
C'est que
contrairement à ce qu'on pourrait croire aujourd'hui, éteindre un
incendie n'est qu'une partie des missions, en général à peine la moitié
des alarmes. En effet, leur travail comprend également la
lutte contre les inondations, les désincarcérations lors d'accidents routiers, les ambulances ou le sauvetage d'animaux. De plus
en plus fréquemment avec l'évolution industrielle, les pollutions dues
notamment aux incidents d'hydrocarbures, de produits chimiques ou même la pollution radioactive font aussi partie de cette liste des tâches qui n'est pas exhaustive.

En règle générale, en Europe et selon les régions, les pompiers perçoivent une solde lors d'exercices, de formations ou d'interventions. Cependant ce n'est pas un salaire régulier et ce n'est point pour cet apport financier que l'on s'engage comme pompier volontaire, mais par pure passion. À noter qu'au Chili, le pompier volontaire ne reçoit rien financièrement, au contraire il paie une cotisation pour être membre et il contribue lui-même aux frais de formation. Fait curieux, très souvent, il rejoint une compagnie selon son ascendance coloniale d'origine. Il existe ainsi à Santiago des compagnies de pompiers italiens, allemands, espagnols ou français. Revenons en Europe, pour signaler que 79% des pompiers français sont des volontaires.
Ainsi, pendant ou après une journée d'occupations professionnelles, privées, familiales ou de loisir, les femmes ou hommes pompiers volontaires peuvent être appelés à toute heure de la journée ou de la nuit. L'appel se fait par radio, téléphone portable ou autres moyens en vigueur dans la corporation. Ils se rendent le plus rapidement possible au hangar ou à leur caserne, voire directement sur place. Il existe aussi des "piquets" où les pompiers restent à la caserne pendant 12, 24 heures ou plus selon une planification établie. Toutefois, pour que ce soit possible, ça implique une réelle flexibilité de chacun, avec une continuelle remise à niveau de leurs connaissances et des entrainements réguliers tout au long de l'année.

J'ai été pompier volontaire pendant 21 ans dans un centre de renfort suisse. Le centre professionnel le plus proche étant situé à 40 kilomètres, nous avons travaillé d'une manière indépendante. Ce fut une magnifique expérience que je ne regrette pas. Des moments dramatiques certes, mais surtout des instants d'intense satisfaction quand on se rend compte que notre intervention a limité les dégâts. Et tout ça dans une excellente ambiance de camaraderie et de partage d'une PASSION commune.
C'est ça, être un vrai pompier volontaire.
Un exemple de pompiers volontaires dans une ville suisse ici
et le cas typique d'un centre de renfort tenu par des volontaires dans une petite région ici
18 novembre 2010
Ne pouvait-il pas faire ça ailleurs ?
« Ne pouvait-il pas faire ça ailleurs ? » C’est la stupide réflexion entendue maintes fois après un suicide en se lançant contre un train à pleine vitesse. Même les cheminots se fâchent. Toutefois peut-on le leur reprocher ?
Il faut comprendre que c'est terrifiant pour un mécanicien de conduite de vivre de tels évènements. Il se sent impuissant en voyant cette personne désespérée, car impossible d’empêcher le choc, la distance de freinage étant très longue pour un train. Certains de ces professionnels en sont traumatisés à vie en revivant la scène, malgré un intense soutien psychologique. Plusieurs d'entre eux m'ont dit que c'est leur hantise de vivre un tel suicide. On en parle très rarement et pas souvent mentionné par la presse.
Cet été, lors d'une manœuvre (Je suis membre actif bénévole d’un train touristique), j'ai sifflé une marche arrière et pendant la marche, je ne pouvais pas voir un chien âgé qui est mort en se faufilant entre les wagons. Croyez-moi, je n'étais pas bien, le mécanicien non plus. Pourtant nous avions respecté toutes les procédures d'usage et aucune faute ne nous a été reprochée. Grâce à plusieurs débriefings; je m'en suis bien remis. Je n'ose imaginer ma réaction, si c'était un être humain, bien que j'aie autant de respect pour une vie animale, qu'humaine.
Ce n'est point une excuse de dénigrer la personne dans le désespoir ayant choisi de passer à l'acte fatal; cependant, ayons aussi une pensée pour les cheminots lors de tels drames.

27 septembre 2010
Coup de gueule : ces forfaits qui tuent la relation !
Elle a évalué, comparé, soupesé le pour et le contre et elle a décidé
: « Je résilie ma ligne de téléphone fixe et je n’utilise plus qu’un
portable ! »
C’est sécurisant un téléphone portable ! C’est vrai,
c’est sécurisant. Elle peut prévenir d’un retard, appeler si elle a un
problème en voiture ou en randonnée.
C’est génial un téléphone
portable ! Elle peut joindre n’importe qui n’importe quand ! Y compris
en plein alpage par une belle après midi d’été. Eh oui ! Il était vital
qu’elle joigne cette personne là pour discuter de choses et d’autres. Et
non ! Ce n’était pas urgent mais ce n’était pas reportable !
C’est
économique un téléphone portable ! Elle apprend à gérer ses
communications. Pas trop longues, juste le temps nécessaire. Ben oui !
Elle ne dépasse pas le forfait, cela coûte trop cher.
Ça rend
astucieux un téléphone portable ! Elle apprend des tas de petits trucs !
Allez tiens ! Là, un sms remplacera bien une conversation téléphonique.
En limite d’unités ? (comme environ tous les 20 de chaque mois).
Pas grave ! Elle appelle l’autre et lui demande de la rappeler. Tant
qu’à faire ! Autant que ce soit l’autre qui paye ! Et l’autre, le pigeon
(moi en l’occurrence) et bien le pire c’est qu’il la rappelle.
Et de son fixe ! Fixe sur portable : doublement pigeon. Bon j’avoue,
j’avoue, maintenant elle m’a mise en numéro illimité.
Et quand une
amie commune est malade, comment faire pour prendre de ses nouvelles ?
Cette amie, elle a le téléphone gratuit par internet mais… que vers des
fixes ! Et Elle, elle n’a presque plus d’unités sur son portable (comme environ tous les 20 de chaque mois)
! Et pas question de dépasser son forfait pour prendre des nouvelles de
la malade ! Mais ne croyez pas ! Elle est pleine de ressources ! Elle
lui passera un petit e mail du travail. Cela ne lui coûtera rien et
l’autre verra qu’elle s’inquiète pour elle. Peut-être même qu’elle
l’appellera du téléphone du travail…
Bref, je HAIS ces forfaits castrateurs de relations
28 juillet 2010
Rencontre inattendue
Rencontre inattendue
Le Tour de France suscite bien des passions
tant de la part de ses fans que de ses détracteurs. Au-delà de toute
polémique, ce qui me plait dans cet événement sportif ce sont ses
à-côtés
.
Il y a plusieurs années en arrière, j’ai aimé observer
la vie qui peu à peu animait la montée à l’Alpe d’Huez. Chaque jour un
peu plus de camping-cars amassés aux bords des épingles à cheveux.
Chaque jour de nouvelles banderoles ou de nouveaux dessins à la craie à
même le bitume, à la gloire de tel ou tel champion.
Cette année, je me suis trouvée à emprunter un col des Alpes le lendemain du passage du Tour de France.
J’ai
croisé nombre de ces coureurs amateurs qui font leur propre boucle dans
l’ombre des grands. J’ai dépassé quelques camping-cars esseulés au bord
de la route.
C’est alors que je me suis retrouvée nez à nez avec le maillot jaune, le maillot vert, le maillot à pois et le maillot blanc !
J’ai continué à monter au col épiant à chaque virage les bas côtés. Espérant une nouvelle rencontre de ces champions de bois.
Il n’y en a pas eu d’autre. Dommage…
28 juin 2010
Les renards sont entrés dans Londres
Si
les loups d'un certain Reggiani sont entrés dans Paris, Goupil a fait
sont entrée dans Londres depuis belle lurette. Avec d'autres animaux qui
s'acclimatent à la vie moderne, leurs habitudes changent en même temps
que celles des hommes. Les mouettes font maintenant leurs emplettes sur
les décharges publiques plus souvent que dans le sillage des chalutiers
pigeons et étourneaux trouvent de plus en plus leur bonheur en ville;
j'ai même vu un écureuil finir une boite de Mc Do dans un parc.
Depuis quand les renards font-ils parti de la vie londonienne? Je n'y aurait sans doute jamais réfléchi si Cassy ne m'en avait pas parlé. Or, la semaine dernière c'est un fait divers qui a rappelé les Londoniens à l'ordre que ces bêtes de plus en plus apprivoisées demeurent sauvages. Deux fillettes jumelles de sept mois ont été attaquées dans leurs berceaux au premier étage de leur maison pendant que leurs parents regardaient tranquillement la télévision et que leur frère ainé dormait dans une autre chambre. Il faisait chaud, la porte du jardin arrière avait été laissé ouverte et les femelles sont paraît-il attirées par les sons émis des bébés.
Londres aurait été colonisé par les renards depuis les années trente,
voire avant et partout en général, il y a plus de renards urbains que
campagnards. Bien sur, il y a la théorie que le renard étant l'enjeu des
chasses à courre encore pratiquées par la noblesse anglaise, il aurait
trouvé refuge hors de portée des territoires de chasse. Une belle
théorie que mon esprit poétique favorise.
En fait, le renard est par
nature opportuniste et paresseux; omnivore et carnassier, il peut se
nourrir de tout, pourquoi donc chasser des proies insaisissable quand il
peut récupérer nos ordures. Son ancien régime de vers, insectes,
rongeurs, oiseaux, lapins fait donc place à nos épluchures, repas à
moitié consommés ou avariés et,… retenez vos sensibilités, aux couches
de nouveaux nés. Ce serait donc la théorie la plus plausible pour les
fillettes blessées: le renard ne les aurait pas attaquées (leurs
blessures auraient été autrement plus graves) mais aurait cherché à les
retourner pour avoir accès au contenu de leurs couches, consistance
idéale paraît-il pour de jeunes renardeaux.
Ce qu'on avait donc
considéré comme une sorte d'apprivoisement, les renards osant de plus en
plus être vu prêt des maisons d'habitations n'est du qu'à nos
changements dans le traitement des ordures ménagères.
Je me souviens
de la première fois où j'en ai vu un dans le faisceau de mes phares très
tard une nuit de gel il y a tellement d'années. Il a marqué une pause,
une patte avant relevé, m'a regardé droit dans les yeux avant de se
fondre dans la nuit en direction du parc le plus proche.
Souvent, si
on se trouve dehors tard le soir, on croit apercevoir un chien à la
démarche un peu plus féline, puis le regard se focalise un brin sur une
queue plus touffue et un museau plus pointu, mais déjà il a traversé la
rue et disparu dans une ruelle dont on ignorait jusqu'alors l'existence.
Les
glapissements sont semblables à un aboiement grave. Il y a quelques
mois, certains m'ont réveillée. Même ici, près d'un carrefour très
empruntés et plutôt bruyant, ils s'enhardissent. Mme Goupil, remarquez,
c'était peut-être Mr, s'était retrouvé prisonnière du petit enclos qui
fait office de jardin pour mes voisins du rez-de-chaussée. Son
partenaire l'attendait dans l'allée du petit parc en sandwich entre
l'immeuble et le carrefour. Finalement elle (ou il) a trouvé une issue
et ils se sont rejoints sous les arbres pour repartir aussitôt en quête
d'autres poubelles.
Un des poème moderne les plus célèbre de Ted
Hughes (ex-mari de Sylvia Plath qui a figuré dans certains écrits du
printemps des poètes pour vous le situer), s'appelle The thought-fox qui
se traduit par le Renard-pensée ou le Renard-esprit selon les
traducteurs, un des poèmes les plus étudié par les élèves anglais.
Il
y compare la relation de l'écrivain avec le processus d'écriture avec
la présence de plus en plus perceptible d'un renard. Je n'ai pas trouvé
de traduction en ligne satisfaisante, je vous laisse donc la mienne.
(Ci-joint, recommandé à l'écoute, une vidéo du texte lu en anglais par l'auteur)
http://www.youtube.com/watch?v=WHclDG71OlA)
La Pensée-Renard
J'imagine cette forêt du moment de minuit
Quelque chose d'autre est en vie
A part de la solitude de l'horloge
Et de cette feuille vierge où se meuvent mes doigts.
A travers la fenêtre je ne vois aucune étoile:
Quelque chose de plus près
Et pourtant plus profond au sein des ténèbres
Pénètre la solitude.
Froid, délicat comme la neige sombre,
Le nez d'un renard effleure brindille, feuille;
Deux yeux servent un mouvement, ce maintenant
Et encore maintenant, et ici, et encore là
Imprime des traces nettes dans la neige
Entre les arbres, et avec précaution une ombre estropiée
S'attarde près d'une souche et dans le creux
D'un corps qui vient en effronté
A travers les clairières, un œil,
Une verdeur qui s'élargit, s'approfondit
Brillamment, en se concentrant,
Apparu comme par sa volonté
Jusqu'à ce que, soudain
avec une chaude puanteur vivace de renard
Cela pénètre le trou noir de la tête.
La fenêtre demeure sans étoiles; l'horloge fait tic-tac
La page est imprimée.
Non seulement le Renard appartient profondément à la littérature
française depuis Le Roman de Renard, il fait également parti des cartes
médecines de Jamie Sams et David Carson. Elles sont supposées nous
transmettre une méthode de divination unique et puissante, issue de la
Roue de Médecine des Amérindiens. Elle nous enseignerait à reconnaître
plus clairement notre chemin sur la Terre-Mère, à partir du symbolisme
animal. La médecine dont il est question ici favoriserait la guérison du
corps, des émotions, du mental et de l'esprit, en améliorant le lien
qui unit chaque être humain au Grand Mystère et à tout ce qui vit.
Les
Cartes Médecine constituent à la fois un instrument de connaissance et
un jeu passionnant où puiser de précieuses leçons de vie engendrant
pouvoir personnel, force et compréhension.
Donc si le Renard apparaît dans votre vie d'une manière ou d'une autre, c'est
qu'il est temps pour vous de devenir comme le vent qu'on ne voit pas
mais qui est capable de se faufiler et de se sortir de toutes sortes de
lieux et de situations. Il serait sage d'observer les actes des autres
plutôt que d'écouter leurs paroles. Utilisez votre nature rusée d'une
manière positive; demeurez silencieux sur le 'qui' et 'quoi' et
'pourquoi' de vos observations. En apprenant l'art du camouflage, vous
testez vos habilités d'invisibilité. Imaginez que vous vous déplacez
avec grâce et agilité, sans être remarqué ou empêché par autrui. Vous
développerez ainsi l'habileté de savoir instantanément ce qui vient
après chaque événement, le moindre soit-il. La médecine du Renard vous
apprend l'art de la perception de l'Unité de toutes choses.
Il y
a donc beaucoup à prendre ou à laisser en méditant sur le renard, qu'il
soit de ville ou bien des champs. Je vous laisse avec
chaleur de solstice -
une rousseur se faufile
au cœur de la nuit
sprite June 2010
13 juin 2010
LA DEBROUILLE SOLIDAIRE
Ce dimanche 6 juin 2010, a eu lieu le premier festival de la débrouille solidaire à le Teil en Ardèche.
Organisé par le Conseil Général de l’Ardèche avec la participation de
la ville du Teil et de nombreuses structures (Mission Locale, Mobilité
O7/26, la médiathèque du Teil, École départementale de musique et danse,
compagnie Emilie Valantin, Du fil dans les Idées, la Batucada,
l’Hippocampe-Théâtre et bien d’autres encore….
L’idée est fort
intéressante de mon humble point de vue de citoyenne participante. Les
principaux acteurs, ont échangé sur les différents bons plans offerts
sur le territoire, dans 4 grands domaines :
• Le Logement
• L’Alimentation
• La Mobilité
• La Culture, les Sports et les Loisirs
4
domaines dans lesquels bien des associations œuvrent au quotidien sur
le territoire et mettent en place des solutions au coup par coup. 4
domaines dans lesquels chacun se débat au quotidien pour trouver des
moyens à la fois plaisants et économiques et sur lesquels on s’interroge
tous à un moment ou un autre. Alors autant partager les solutions
bidouillées individuellement pour créer un terreau d’inventivité et de
créativité !
Réunis dans une salle des fêtes ouverte sur l’extérieur
et le collège (où un délicieux et copieux repas était servi à prix
coutant soit 4€/personne !!!) c’est une manifestation chaleureuse et
pleine d’énergie qui s’est déroulée dans la commune.
Outre le stand
d’accueil où chacun pouvait se renseigner sur le programme de la journée
et s’enregistrer pour le repas froid, ce sont 4 stands qui se tenaient à
l’intérieur et l’extérieur.
Ainsi, une amie et ses filles ont pu
relooker des tee-shirts avec un brin de peinture pour tissus et quelques
pochoirs. Nous avons testé le plaisir de créer des tableaux à partir
d’un peu de colle, de serviettes en papier, de confettis et
d’imagination. Chacun de ces tableaux, illustrait un mot choisi parmi
une liste de départ (Solidarité, Voyages, Co-voiturage, Créatif,
Engagement….). Ils seront tous valorisé dans un autre projet
d’exposition encore en balbutiement.
Une autre copine s’est
renseignée sur les différents enduits d’intérieur, qui protègent la
planète et vous aident à économiser de l’énergie. Des panneaux
d’information clairs et précis vous encourageaient à relooker de petits
meubles basiques à moindre frais.
J’ai appris à changer une roue de
voiture tandis que ma fille s’initiait aux joies de la mobylette et
bénéficiait des conseils éclairés d’une spécialiste de la conduite des
deux roues. Nous avons testé ensemble les joies du vélo électrique, une
bonne alternative à la voiture sur de courts déplacements pour un engin
qui va jusqu’à 25 km/heure….
Une association pleine d’idées et d’envies, baptisée Projet-Ensemble
vous montrait comment réaliser des meubles en carton recyclés. Un
superbe fauteuil club qui peut supporter jusqu’à 250 kilos servait de
support de démonstration : très convaincant !
Des ateliers d’initiation à la Batacuda*, au palet vendéen, à la sarbacane…., des concerts et des spectacles de théâtre, le lancement de l’opération Circul’Livres*
la présentation des festivals d’été, la projection de documentaires sur
les jardins collectifs au cinéma de la ville et des échanges sur le
principe des artothèques complétaient le programme.
Une
manifestation pas comme les autres, bourrée d’idées et d’énergie. Un
vrai remède contre la morosité ambiante, dans la bonne humeur et la joie
de partager trucs et astuces, plaisir de créer et de donner. Une
première édition à renouveler !
*passez votre souris sur ces 2 mots pour en apprendre plus.
01 juin 2010
De fil en aiguille
Heure de pointe. Les ralentissements me laissent
tout loisir de scruter les passants et les immeubles de cette rue de …
que j’emprunte presque quotidiennement. En voiture. Jamais à pied.
Une
rue étroite, toujours encombrée, coincée entre rivière et colline. Une
rue aux immeubles austères côtoyant les vestiges d’anciennes usines de
textiles aux vitres cassées.
Tout en haut de l’un de ces immeubles
gris et froids, une fenêtre s’ouvre. Une tête apparaît, disparait, pour
réapparaitre aussitôt. Penchée en avant, la femme tapote à l’aide d’un
bâton la fenêtre voisine. A peine quelques secondes d’attente et une
autre femme apparait. Une conversation s’engage entre les deux voisines.
Scène anodine qui me ramène en un flash quelques années en arrière.
Belfort,
la nuit. Flânerie dans la ville. L’air est doux. Des échanges de cris
viennent soudain troubler la tranquillité de cette nuit d’été.
« Cela vient de la prison, nous dit C…, c’est comme cela tous les soirs ».
Nous
tournons à un coin de rue. La prison est là, en plein centre ville. Une
personne est sur la place. Elle crie en direction de la prison. Une
voix lui répond d’une fenêtre que nous n’arriverons pas à localiser.
Autre
flash. Une conversation avec une personne de la famille, un magistrat.
Sa remarque : « Une prison doit absolument être dans la ville. Elle doit
faire partie de la vie des gens ».
Une phrase que je n’oublierai
jamais. Sans doute parce que je sentais chez cette personne une profonde
conviction dans ce qu’elle disait, sans vraiment en comprendre tout le
sens.
Coincée dans les ralentissements, mes pensées vont alors aux prisons que je «connais».
Celle
de la Santé en plein Paris. Le long mur aveugle que je longeais de
temps à autre. Seule ouverture, la petite porte bleue où parfois je
croisais une file d’attente.
La prison de Perrache, le long des
quais du Rhône. Mon habitude, lors des embouteillages à l’approche du
tunnel de Fourvière, de scruter ces bâtiments plutôt en piteux état à la
recherche d’un signe de vie, d’une lumière, d’un mouvement.
Une
recherche sur Internet m’informera que cette prison est désaffectée
depuis 2-3 ans et les détenus transférés à la prison moderne de Corbas.
J’apprendrai aussi que les lyonnais considèrent cette prison comme
faisant partie du patrimoine de la ville, et qu’ils se battent pour en
garder et restaurer certains de ses bâtiments.
Les barbelés et les
miradors de la prison de Saint Quentin Fallavier. Située complètement à
l’extérieur de la ville, en pleine zone industrielle. Le sentiment d’un
certain malaise qui me saisit à chaque fois que je passe devant.
La
file de voitures redémarre devant moi. Je reprends ma route. Le cours de
mes pensées définitivement très loin de l’insouciance de ce début de
journée.
« Une prison doit être dans la ville » : un bon sujet de philo !

















