Kaléïdo'blog

Blog journalistique à plusieurs mains

04 avril 2011

le Barbershop Quartet

J’ai récemment assisté à un spectacle très original que je voudrais vous faire découvrir si vous ne le connaissez pas. Il s’agit du Barbershop Quartet, quatuor vocal assez extraordinaire qui reprend un style très prisé dans les pays anglo-saxons.

En effet, au début du XXème siècle aux USA, les clients des échoppes de barbiers, pour tromper leur attente, entonnaient des chansons à la mode ou improvisaient à plusieurs voix qui se superposaient selon les subtiles harmonies de ce qui allait devenir le style « barbershop ».
Quand en 1994, Bruno, comédien/musicien, auteur et animateur du groupe, crée le Barbershop Quartet, ce style, qui n’a jamais rencontré un grand succès dans les pays latins, est tout à fait inconnu en France.
Après des succès de « proximité » auprès des amis et collègues, le succès est au rendez-vous et les propositions affluent. Le tournant se produit en 2008 avec une tournée nationale qui remporte un grand succès et en 2010 les choses sérieuses commencent avec, plus d’une centaine de spectacles à travers la France et une escapade à Chicago et au Canada. De temps à autre le groupe revient, le temps d’un spectacle, sur les terres de ses origines, la Gironde.


Le Barbershop Quartet, « Groupe vocal jubilatoire », est formé de deux hommes, Bruno Buijtenhuijs, ténor en casquette et Bertrand Antigny, baryton, bruiteur, auxquels viennent se joindre deux chanteuses : Marie Cécile Héraud, soprano lyrique qui semble tout juste sortie d’une émission de radio des années 40 et Isabelle Drault, alto, qui conjugue les talents de comédienne avec ceux de chanteuse.
La variété des timbres et des tessitures, alliée au talent de chacun leur donne une très large palette de sonorités. Il faut y ajouter les bruitages vocaux et la capacité de Bertrand à imiter divers personnages (l’animateur de jeux télés abruti et survolté, le rappeur de base, le présentateur de radio new-yorkais...). Le répertoire navigue entre l’univers des mélodies américaines d’antan et les créations personnelles humoristiques où, satyre, dérision et parodie font bon ménage, le tout soutenu par de véritables performances vocales.
La complicité avec le public s’établit dès le premier morceau et quand arrive la fin de la soirée, les spectateurs ont du mal à laisser partir les artistes, d'où de nombreux rappels exécutés avec le même humour qui a présidé à tout le spectacle.
Pour vous donner une idée plus précise, rendez-vous sur:
http://www.barber-shop-quartet.com/

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27 mars 2011

L'écriture comme thérapie - Rencontre avec Ingrid Bétancourt

Max_6_ans_Bettencourt_009suite...

" Personne n'est blanc, ni noir. Les Farcq aussi avaient leur part de dualité et ce fut une grande découverte pour moi.

Chacun a sa part d'ombre, la lumière ne peut pas être toujours là.

Alors, comment garder le contrôle, ne pas réagir tout de suite ? Je pense qu'il faut agir dans la solidarité en lutte constante avec notre égoïsme, chercher la porte qui permet d'en sortir.

Avec Clara, mon amie de toujours, rien n'est encore perdu, rien n'est arrangé. Pour moi, c'est terrible après 6 ans de vie commune avec elle. J'espère la retrouver un jour, lui parler...

De ma détention, je veux garder une mémoire positive, cela fait partie de moi. Je n'ai pas de haine envers mes ravisseurs. Pour moi, ce fut un processus d'avancée spirituelle, c'est ainsi que je le vois.

Bien sûr, il faut que justice soit faite afin que cela ne se reproduise plus.

A ma libération, l'adaptation la plus dure fut de retrouver l'usage de mes mains entravées..

Ah ! Juste le bonheur d'employer ses mains !!"

On a reproché à Ingrid le fait qu'elle ait réclamé à l'Etat Colombien des dommages et intérêts comme l'ont fait les autres victimes. Ce fut un tollé général.

C'est cependant la loi pour toutes les victimes du terrorisme.

On a reproché à Ingrid d'avoir mis fin à son premier mariage. D'abord cela relève de sa vie privée " Les gens et les choses changent en 6 ans" ). Ses propos furent dénaturés dans ce cas précis aussi.

Pour conclure Ingrid remercie encore ( On a dit qu'elle ne l'avait jamais fait !!!) les Comités de Soutien, nombreux en Belgique, un bel exemple de solidarité.

Pour finir, ces quelques mots : " La Colombie se complaît dans le mensonge et ses citoyens sont co-responsables. Il faut que les gens changent avant la politique...."

" Je n'ai plus d'autre ambition personnelle que la solidarité..."

Personnellement j'ai écouté parler cette femme pendant plus d'une heure et je suis remuée, émue et admirative aussi. J'avais au départ plein d'idées préconçues, elle a réussi à me scotcher sur ma chaise...

Curieuse de voir vos réactions....

 

 

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26 mars 2011

L'écriture comme thérapie - Rencontre avec Ingrid Bétancourt

Max_6_ans_Bettencourt_011Il y a des rencontres qui marquent...

Lors de la Foire du Livre de Bruxelles en février dernier, j'ai eu la chance de pouvoir écouter les mots d'ingrid Bétancourt.

J'en suis restée profondément marquée et je suis encore à ce jour en réflexion.

" Nous avons tous en nous une part d'ombre et une part de lumière"

" Tout le monde fait dans sa vie des choses dont il a honte comme moi...Je n'ai pas peur de le reconnaître"

Ingrid parle d'une voix douce, sa silhouette est celle d'une petite fille, elle a l'air si fragileMax_6_ans_Bettencourt_007 mais dégage par ses paroles une force intérieure, une foi chrétienne profonde et une détermination à continuer sa vie selon ses convictions mais autrement, sans plus faire de politique active.

Se changer soi-même d'abord et puis tenter la démarche de solidarité pour que les autres se changent à leur tour et changent le monde ( elle parle en particulier de la situation en Colombie )

Ingrid Betancourt, pour rappel, militante politique colombo-française fut enlevée par les Farcs en février 2OO2 et libérée en juillet 2OO8.

Depuis sa libération, largement médiatisée, Ingrid  s'est reconstruite dans le silence.

Silence gardé malgré la campagne de délation menée contre elle et la parution de deux livres -chocs, écrits par son premier mari ( qu'elle quitta peu après sa libération !) et surtout de sa co-détenue et amie Clara.

Ingrid dit avoir choisi l'écriture comme thérapie et vient donc en parler à l'occasion de la parution de son livre " Même le silence a une fin" où elle raconte enfin son calvaire concentrationnaire, ses tentatives d'évasion, son quotidien, ses faiblesses, ses manques.

" J'avais besoin de me raconter, pour me libérer, pour guérir. Au début mes enfants me questionnaient. Mais parler  était devenu trop difficile, je voyais les larmes affluer dans leurs yeux, le mal que mes mots leur faisaient. Je ne pouvais pas supporter cette souffrance, c'était trop ! Alors, je me suis tue, longtemps. J'ai fait la politique de l'autruche...

Par le raccourci de l'écriture, je suis arrivée à raconter. Le fait qu'il n'y a pas d'interlocuteur présent aide..

Ce fut dur de me replonger dans l'horreur, mais chaque jour, je nettoyais ainsi les abcès.

Il y a la honte des choses qu'on n'a pas envie de raconter ( Que ne ferait-on pas pour un bout de pain ou de fromage quand on est affamée ?), les passages des différents états psychiques de l'espoir au désespoir, de la joie à la libération et ensuite de la libération à la critique amère.

Je n'ai pas réagi et puis le temps passant, j'ai réalisé que l'une des plus grandes difficultés c'est de ne pas rester une victime.

Alors, je me suis mise à écrire...

On pense toujours qu'on est presque arrivé et puis vient le sentiment, la certitude absolue qu'on a encore tant de choses à faire !

On doit faire des exercices d'humanité car la société nous pousse sans cesse à la critique. Nous n'avons pas le droit de juger l'essence des êtres. ( La Justice l'a, pour les actes !)

Commençons par faire l'exercice d'être honnête avec nous-mêmes. Je suis importante parce que je suis, pas parce que je suis mieux que les autres.

Dans la jungle aussi ce besoin d'être était primordial. Ce que nous vivions là était extrême.
Mais la cohabitation nous pouvons aussi la vivre mal dans le mariage qui tourne mal ou dans l'espace professionnel.

à suivre demain

 

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23 mars 2011

Le marathonien des rimes : Grand Corps Malade

Brisé par un accident, Grand Corps Malade s'est reconstruit par les mots. Par la force du slam, il diffuse sa poésie de proximité sur les ondes et sur les scènes.CCI21032011_00000

De passage à Bruxelles, il se raconte....

"Comment va Grand Corps Malade ?"

" Il va très bien, il entre dans son troisième temps avec le sourire. Cela fait 13 ans maintenant. Les médecins m'avaient pronostiqué la paralysie mais à force de volonté, j'ai pu remarcher, tout en ayant dû faire une croix sur le sport.
Mais je nage, je marche...


Il y a à présent bien d'autes Grands Corps Malades : l'éducation nationale, la société française ou le gouvernement...belge !

Je vis toujours en banlieue à St Denis, je fréquente les mêmes lieux, je n'ai pas de garde du corps  ni de nounou.

Mon carburant c'est la vie que l'on voit derrière la fenêtre, ce que l'on ressent. Notre histoire, notre futur, nos envies...

Tout est source d'inspiration dès qu'on s'arrête un peu pour observer.

Avant d'être slameur, j'étais entraîneur de basket pour les jeunes et animateur de colonies de vacances, je pense avoir le contact facile.J'anime des ateliers d'écriture dans les maisons de retraite, dans les prisons, dans les maisons de quartiers.

Quand j'arrive, je fais un slam pour briser la glace et montrer pourquoi on est tous là. Faire un slam avec des inconnus, c'est un peu une mise à nu. Une fois que je me suis mis en danger, ils ont tendance à se livrer aussi. Le contact s'établit très vite même avec 3O détenus inconnus avec qui je passe 2 heures !

L'écriture c'est un moment de plaisir et c'est un jeu avec les rimes et les sonorités. Il faut mettre les conditions d'une mise en confiance. A côté de ça, il y a le côté introspectif dans la recherche de choses personnelles qui sont parfois plus faciles à livrer dans un texte de slam que dans la vraie vie.

Et ça vaut pour moi aussi, comme pour ceux qui sont en prison. Cela permet de se lâcher, de sortir du quotidien routinier.

Le slam, c'est la poésie de proximité. On parle de thèmes qui nous sont proches avec des mots qui nous sont proches. Rien à voir avec la littérature enseignée dans les écoles et déconnectée de la réalité !

Je slame avec des mots que j'utilise tous les jours pour parler. Il y a des mots de la langue française mêlés avec des mots en verlan, en argot, et c'est cette combinaison qui m'appartient, qui fait ma poésie.

J'ai besoin de maîtriser les mots. Je ne passe pas mon temps dans les dicos. J'ai besoin de mots à moi, j'espère en connaître quelques-uns même si je suis loin d'en connaître assez !

Ce sont mes mots et après, c'est l'ordre dans lequel je vais les mettre qui va faire un joli texte.

Les gens me disent souvent " Allez, vas-y, slame-moi un truc !" Mais il y a une fausse croyance que slam = impro = joute verbale.

Même si certains slameurs le font, ça reste l'automatisme d'une rime qui en amène une autre.

J'ai une haute exigence du texte et pour vraiment raconter une histoire et y mettre la forme, je n'imagine pas de me passer de l'écrit !

Le fond et la forme doivent être bien imbriqués et c'est tout un travail "

Bio express :

31 juillet 1977 : Fabien Marsaud naît au Blanc-Mesnil, Seine St Denis

16 juillet 1997 : se déplace les vertèbres à la suite d'une chute dans une piscine

2006 : Premier album " Midi 20"

2008 : " Enfant de la ville"

2010 " 3e Temps"

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07 mars 2011

Le printemps des poètes 2011

LOGO%20PDP_fondrougepetit Le 13ème printemps des poètes aura lieu du 7 au 21 mars 2011.

Cette année le thème est le suivant:

  • Sur d’infinis paysages

 

"Exprimer les liens profonds qui unissent l'homme à la nature, les célébrer ou les interroger est un des traits les plus constants de la poésie universelle.
Mers et montagnes, îles et rivages forêts et rivières, ciels, vents, soleils, déserts et collines, la plupart des poèmes porte comme un arrière-pays la mémoire des paysages vécus et traversés.
Se reconnaître ainsi tributaire des infinis visages du monde, c'est sans doute, comme le voulait Hölderlin, habiter en poète sur la terre."
Jean-Pierre Siméon, Directeur artistique de la manifestation.

Juliette Binoche est la marraine de l'édition 2011. Voici le texte qu’elle a écrit pour l’édition 2011:

"Je ne porte la poésie que lorsqu’elle branche les antennes des  profondeurs,  c’est   à  dire  qu’elle  ose  une  sincérité déconcertante.Bincohe-c-Philippe-Quaisse

La  poésie  est  un  langage  de  l’invisible,  un  ressenti  qui s’exprime avec  le concentré,  le peu,  le dense. Le moins pour le plus, elle se retire pour attirer. C’est une opération à cœur ouvert où le verbe prend corps.
La  poésie  peut me  transporter, me  transformer mais  je dirais même plus, elle me fait me reconnaître et là c’est le bonheur. J’ai ce sentiment de proximité avec Antjie Krog, Rumi, Tchouang Tseu, Hafez, Michaux, Char…
J’ai  découvert  la  poésie  tard,  j’ai  mis  du  temps  à  me défaire  des  notes  de  récitations,  des  poésies  choisies pour  la  langue  française,  l’obligatoire.  Je  voyais la  beauté,  mais  je  n’arrivais  pas  à  rentrer  dedans.  

La poésie cache bien son jeu ! La quintessence des mots a  un  pouvoir  vibratoire.  Sans manipulation,  elle  est  un appel sans merci, comme une sortie de soi. C’est pas joli, c’est pas parfait, mais c’est vrai.
C’est en rencontrant Antjie Krog, sur les routes d’Afrique du  Sud,  que  tout  à  coup, mes  yeux  se  sont  ouverts.  Je suis  entrée  dans  ses  mots,  dans  sa  vie,  dans  un  autre espace-temps,  ses  visions  sont  devenues  miennes.   Comme  lorsque  je  ne  comprenais  pas  ce  qu’il  y  avait dans l’art abstrait avant de lire le livre de Charles Juliet
« Rencontres avec Bram van Velde »,  le passage dans une autre sphère demande parfois un guide, un maître.
La  poésie  reste  pour  moi  l’art  le  plus  sacré,  comme une  incantation  à  l’homme,  à  sa  nature,  une  musique intérieure  libre  de  toute  religion,  où  on  ose  sa  nullité, où  le mot  est  dans  sa  verticale.  Il  y  a  des  poésies  qui déchirent, qui crient,  il y a celles qui  réconcilient, celles qui  nous  touchent,  qui  nous  enchantent,  qui  nous provoquent,  qui  nous  font  sourire.  Le  fil  intérieur  des mots nous appartient, comme une goutte d’eau qui nous fait survivre." (J. Binoche, pour le printemps des poètes)

Le programme complet du printemps des poètes 2011 est consultable ICI

L'atelier d'écriture Kaléïdoplumes fête à sa façon cette manifestation, en consacrant ses consignes d’écriture du 7 et du 14 mars à cet évènement, ainsi que sa consigne photo du 7 mars 2011.

Nous vous souhaitons une belle quinzaine de poésie.

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29 janvier 2011

Le Cirque du Soleil

Le Cirque du Soleil est venu célébrer la nouvelle année à Bruxelles avec Corteo, présenté pour la première fois en Europe, 'un spectacle haut en couleurs, riches en costumes, revisitant l'idée du cirque traditionnel.

L'enterrement d'un clown est prétexte à une
procession théâtrale regroupant personnages poétiques et acrobates gracieux sous un Grand Chapiteau.

Monsieur Loyal, le Grand Clown Blanc, l'orchestre, les contorsionnistes, trapézistes et autres nains sont revisités, relookés dans un mirage de voiles, une pluie d'étoiles, de musique.

Des anges aux grandes ailes en plumes blanches descendent du ciel et y remontent selon le cours de l'histoire par un remarquable système de filins invisibles.

Un clown pédale sur un vélo  au-dessus de nos têtes, une petite naine s'envole enveloppée dans un lancer de ballons, un personnage tout en dorures marche tout là-haut sur un fil, mais la tête en bas, en tenant un chandelier et des cierges allumés dans une main...

C'est une image à l'envers, à tourner la tête...

Soudain une marionnette habillée en Pierrot, une jolie jeune femme, en fait, tombe du ciel, mains et pieds attachés à des fils et rebondit encore et encore, remonte, redescend en piqué et finit par jouer au foot avec le clown.

Hallucinant !

A sa création en 1984, la troupe comptait 73 personnes...

Le fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté,(  un Québequois qui a fait fortune depuis - il est même allé dans l'espace - !)  trouvait le cirque traditionnel un peu suranné.

C'est lui qui ré-inventa une autre forme de cirque plus tonique, plus universelle s'adressant à tous les publics.

Et au fur et à mesure de ses pérégrinations, la troupe s'est étoffée d'artistes du monde entier.

Plus de 4O nationalités parlent 25 langues différentes et ont joué en 2O1O, 21 spectacles différents de par le monde.

A ce jour, le Cirque compte 4.OOO employés.

Chaque année un nouveau spectacle parcourt le monde. Ils étaient hier à Moscou, partiront ensuite de Bruxelles à Vienne pour revenir dans le Nouveau Monde ensuite....

S'il passe près de chez vous, ne le ratez pas !

Personnellement, c'est un des meilleurs spectacles que j'ai vu jusqu'ici, avec " Cavalia" tout aussi beau mais où de vrais chevaux dansent sur scène.

Au Cirque du Soleil il n'y a pas d'animaux, seulement deux énormes faux chevaux animés par quatre acrobates, des chevaux amoureux qui se bécotent et se font des câlins jusque dans la salle.

Car le spectacle est aussi dans la salle, le spectateur est amené à participer à quelques numéros.
Et surtout, surtout, en plus de la poésie, il y a l'humour omniprésent !

               

APERÇU DU SPECTACLE

Corteo maintenant à l'affiche sous le Grand Chapiteau au Kart Expo de Bruxelles !

Corteo, qui signifie « cortège » en italien, est une joyeuse procession, une parade festive imaginée par un clown. Au début du spectacle il est allongé sur son lit de mort et voit se dérouler son enterrement qui n'a rien de triste : un défilé de personnages divers.

Et l'histoire se termine par sa montée au cieux accompagné de son ange gardien

Lien :www.cirquedusoleil.com

Cirque du Soleil

8400, 2e avenue

Montréal ( Québec) HIZ 4M6

Canada

.........ONE DROP.....

L'eau pour tous, tous pour l'eau, lutte contre la pauvreté en donnant accès à l'eau aux pays en voie de développement.

Le Cirque du Soleil soutient cette organisation à chaque spectacle à travers le monde. Contact : onedrop.org.

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17 décembre 2010

Obelix te salue

Plusieurs sites prétendent au titre d'Uxellodunum !!! On ne cherche réellement l'emplacement de ce siège que depuis 200 ans. Il y a très peu de temps, la liste des prétendants présentait une trentaine de candidats au titre d'Uxellodunum. Aujourd'hui seuls deux sites continuent à prétendre avoir résisté à César en 51 avant J.C. :

Le Puy d'Issolud et Capdenac. 

En 2001, l'État a rendu un verdict officiel qui place le lieu du siège d'Uxellodunum au Puy d'Issolud près de Vayrac. Pourtant de nombreuses contradictions demeurent.

Un seul texte peut nous permettre de trouver le lieu de l'ancienne Uxellodunum, c'est le livre VIII de la Guerre des Gaules écrit par Hirtius un compagnon de guerre de César. Il faut donc rechercher le site d'après le récit et appliquer le raisonnement suivant "Il faut que le site s'adapte au texte et ne pas adapter le texte par rapport au site". C'est avec ce raisonnement que les frères Champollion partirent à la recherche d'Uxellodunum. Après avoir parcouru les sites les plus sérieux avec le texte sous les yeux, ils en conclurent qu'Uxellodunum devait se trouver à Capdenac. Seul problème, il n'y avait pas la grande fontaine asséchée dont nous parle le texte. Alors ils se mirent à la chercher, et grâce aux indications du texte d'Hirtius, n'eurent aucun mal à la trouver.

Hirtius compagnon de guerre de César nous rapporte dans le huitième livre de la Guerre des Gaules (dont les 7 premiers sont écrits par César) le siège d'Uxellodunum, dernier bastion de la résistance celtique à l'envahisseur romain. Bien que ne citant pas le nom de la rivière sur laquelle se trouvait la ville d'Uxellodunum, il nous donne cependant des détails très précis sur la topographie des lieux :

- Uxellodunum était une ville (cela est répété plusieurs fois dans le texte latin)

- L'oppidum supportant la ville est presque entouré par une seule vallée.

- Une seule rivière (flumen) coule dans cette vallée à la racine même du mont supportant l'oppidum escarpé de toute part.

- Cette rivière est assez importante et indétournable car on ne peut nulle part pratiquer des fossés assez profonds pour la détourner.

- Une fontaine abondante jaillissait au pied même du mur de la ville du côté que laissait libre sur une longueur de 300 pieds (100m) le circuit de la rivière.

- César fit construire une terrasse (Agger) de 60 pieds sur laquelle on met une tour de 10 étages (20m) face à la fontaine. Avec des tonneaux de suif enflammés, les Gaulois tentèrent de mettre le feu aux ouvrages romains et engagèrent en même temps un vif combat.

- Les Gaulois descendaient la pente au pas de course et combattaient de loin sans risque.

Au Puy d'Issolud, le visiteur ne retrouvera quasiment aucun de ces repères pourtant indispensable pour l'identification d'Uxellodunum.

                                                              En conclusion,

Conditions indispensables Puy d'Issolud Capdenac
Une seule vallée

      non

     oui
Une seule rivière       non      oui
Une rivière indétournable       non      oui
Elle coulait à la racine même du mont       non      oui
Une source abondante
jaillissait au pied du mur de la ville
      non      oui
Intervalle de 300 pieds (100m)      non      oui
Fontaine tarie      non      oui
Trace de travaux romains pour tarir la fontaine
(tour, agger, et tranchées.)
     non      oui

Agger et fontaine distante d'environ 100m.

      non      oui

Sources: http://www.capdenac-lot.fr/histoire.asp

Je suis Aveyronnaise, et comme tout aveyronnais qui se respecte je suis tétue. J’ai vécu au pied d’Uxellodunum toute mon enfance, on va pas m’enlever mon rêve maintenant.

Champollion avait raison, Capdenac est et restera Uxellodunum.

Sans racune Cats héhéhé!!!!!

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09 décembre 2010

Une inversion des pôles, cela vous dirait ?

Longtemps l’homme a cru être le centre du monde. Longtemps il a cru que la Terre était plate et que le soleil tournait autour de la Terre. Longtemps il a refusé l’idée de descendre du singe. Des savants ont été brulés ou excommuniés pour avoir osé dire autre chose.
Maintenant tout le monde admet que l’espèce humaine n’est qu’un simple épiphénomène au niveau de l’Univers. Chaque découverte scientifique nous remet un peu plus à notre place. Si l’homme a besoin de la Terre, la Terre n’a pas besoin de l’homme. Notre espèce modifie la Terre, nous lui portons des stigmates, certes ! Mais si nous nous battons aujourd’hui pour la protéger, ce n’est pas tant pour la protéger elle, que pour protéger notre environnement afin que les enfants de nos enfants puissent encore y vivre. La Terre et l’Univers se fichent des stigmates que nous leur faisons. Ce ne sont que des éraflures pour eux. Leur échelle de temps et leurs préoccupations sont tellement au dessus de nous !
Voilà à quoi je pensais après avoir suivi il y a quelques mois la passionnante émission « Orages magnétiques » sur Arte.
Tout le monde connait le champ magnétique terrestre et son importance. Sans lui, point de vie sur Terre. Crée par la circulation (dans le sens des aiguilles d’une montre) du noyau liquide externe de la Terre, constitué de fer et de nickel, il nous protège des vents solaires meurtriers.
Alors imaginez une inversion dans le flux magnétique ! Imaginez que le pôle Nord devient le pôle Sud et inversement. Dîtes-vous que pour cela, la vitesse du noyau métallique liquide devra ralentir de plus en plus pour repartir dans l’autre sens ! Avec toutes les implications que cela suppose.
Et bien nous ne sommes pas dans de la science fiction ! Des chercheurs ont prouvé, grâce à l’étude de roches magmatiques (capables d’enregistrer au moment de leur formation le sens et l’intensité du champ magnétique terrestre), que la Terre avait connu plusieurs inversions de champ magnétique au cours de son histoire.              Des inversions estimées à environ tous les 250 000 ans sauf que la dernière remonte à 800 000 ans.
L’espèce humaine, dans sa version actuelle, n’a donc jamais connu un tel bouleversement ! Or toujours d’après ces chercheurs, nous pourrions être à l’aube d’une inversion de flux. Ils ont prouvé que le champ magnétique terrestre décroit régulièrement au fil des siècles et ils sont certains qu’une inversion se prépare.
Cela prendra des milliers d’années pendant lesquelles l’homme (s’il est encore de ce monde !) devra apprendre à vivre avec une intensité de champ magnétique de plus en plus faible. Et donc avec une protection de plus en plus réduite aux vents solaires. Ce qui aura pour conséquence plus de cancers, plus de mutations génétiques, mais aussi le magnifique spectacle d’aurores boréales à Paris. L’homme perdra aussi la boule, tous ses repères et une grande partie de ses technologies actuelles en perdant son Nord magnétique qui connaitra de fortes oscillations imprévisibles.
Je me souviendrai toujours du regard brillant d’excitation d’un des chercheurs interviewé dans l’émission et de sa phrase finale : « J’aimerais tellement vivre un tel changement ».

Posté par kaleido-blog à 08:00 - Culture - Vos réactions [3] - Articles rédigés par :

16 novembre 2010

Musée Rodin

Il y a , même sous une pluie qui perdure et ronge parfois d’obscurité les quartiers  traversés, une manière de bonheur à marcher dans Paris. Des kilomètres à découvrir ou redécouvrir - car on n’en a jamais fini – des rues, des perspectives soudain dévoilées, des jardins, des bâtiments, des sculptures ou simplement le long défilé du fleuve, sorte de colonne vertébrale d’une ville, qui délimite les rives où l’on oscille.

 

Le séjour commence par le musée Rodin, rue de Varenne, déjà maintes fois arpenté, mais où j’ai plaisir à revenir et ce malgré la foule – gratuité du premier dimanche du mois oblige – . J’aime cette maison , l'hôtel Biron, les jardins, les imposantes sculptures ou les plus discrètes, la vue captée par les fenêtres, les boiseries, les miroirs où se reflétèrent Matisse, Cocteau, Rilke, Camille Claudel et Rodin bien sûr.

 

Ma thématique photo pour cette visite est les mains. Avec “L’homme qui marche” ( sans bras…) dans la première salle, je me dis que cela commence bien!

 

La suite de la découverte permet de respecter, avec quelques déviances, le choix du jour.

 

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Je déambule dans les salles, posant le regard, le détournant, revenant sur mes pas, avec une envie, refrénée comme il se doit, de caresser les bronzes, serrer une main tendue ou poser délicatement la mienne sur une chevelure…Le plan que j’ai pris à l’entrée avec les explications culturelles reste au fond de ma poche:  c’est mon oeil qui me guide.  Je reconnais les classiques “Le baiser”, “Le penseur”, “Balzac” , “Les trois ombres” que j’affectionne. Comme toujours dans un musée ou une exposition je me demande en fin de visite l’oeuvre que je préfère, celle qui ce jour a fait vibrer quelque émotion, a su m’entraîner dans un univers dont j’ai du mal à revenir.  Sans hésitation, c’est “La valse” de Camille Claudel devant laquelle je suis  restée un long moment à  regarder jusqu’ à me sentir emportée par la puissance du mouvement qui l’anime. Je n’oublie pas “Le cri” pour qui j’ai une passion depuis la première fois que je l’ai vu et que je retrouve toujours avec beaucoup d’émotion.

 

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Je ne fais qu’un court passage dans les jardins, la pluie prenant toutes ses aises, et ne saisis que quelques gouttes au bord du vide.

 

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05 novembre 2010

Un 05 novembre 1905

Aujourd'hui, ici, c'est la journée des feux d'artifices et des feux de joie. Parce qu'en 1605, le 5 Novembre, un dénommé Guy Fawkes avait été découvert dans les sous-sols du Parliament Building, en train de garder poudres et explosifs. Bien que n'étant pas seul dans le complot pour faire sauter l'édifice, c'est son nom qui pour l'instant est connu de la postérité.
Il y a quelques années encore, les semaines précédent le 5 Novembre, on voyait encore des gosses au coin des rues avec une effigie de Guy, faisant la collecte pour acheter feux d'artifices et nourritures à faire cuire sous la braise. On brûlait Guy sur un grand feu, on se réchauffait autour du feu et on faisait soi-même exploser les artifices.
Bien qu'il soit encore possible d'acheter ces pétards lumineux pour amateurs, leur utilisation est de plus en plus restreinte. A leur place on voit fleurir des spectacles faramineux, bruyants et colorés à souhait, procurés par les mairies.
De plus Diwali et Hannukah en général suivent de près ce 5 Novembre, et bien qu'étant tous deux des festivals de lumières, l'un Indou, l'autre Juif, ces soirs-là également on attend partout des détonations à coups répétés. Et il n'y a pas si longtemps, pendant plusieurs années, Eid aussi tombait dans en Novembre, alors vous pouvez imaginer ce mois-là, à mesure que l'obscurité se fait plus présente au quotidien, ces pétarades nocturnes remplissent l'air d'odeurs de souffres et autres trucs chimiques que je ne saurais identifier.
Ce sont bien ces démonstrations publiques qui démarquent les pays culturellement. Ici donc, nous ne fêtons pas la Toussaint nationalement, seuls les Catholique le marque à l'Eglise mais il n'y a pas de virées aux cimetières avec des chrysanthèmes à la clef.

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Quoique la coutume Mexicaine et Sud Américaine du Dia de Los Mortes se répand peu à peu. Ce qui donne l'occasion à certaines communautés de faire la fête autour d'autels provisoires chargés de crânes en pâtes d'amandes et autres sucreries au milieu de bougies et photos de défunts.
L'Angleterre est plus marqué par l'Halloween et le Trick or Treat et fête du déguisement et des courges sculptées. Mais il est une autre coutume, qui disparaissait peu à peu, et qui malheureusement a repris de l'essor depuis l'Irak et l'Afghanistan et qui a son origine en France.
Jusqu'au 11 Novembre à partir de début Octobre on vend partout des coquelicots en cartons au profit des anciens combattants.Ce coquelicot se porte à la boutonnière. Symbole des champs de Flandres de la première guerre mondiale, rendu célèbre par un poète canadien (décidément, le Canada est fort à la mode cette année), on en fait aussi des couronnes pour les monuments au morts.
Même si vous ne comprenez pas l'anglais, je vous invite à écouter ce poème, en cliquant sur le lien ci-dessous. In Flanders Fields sonne mieux en anglais que 'les champs de Flandres en français.
http://www.youtube.com/watch?v=P_x0M5y-EWo&NR=1
et vous aurez une idée de ces coquelicots en cliquant sur cet autre lien.
http://www.google.co.uk/images?q=poppies+for+remembrance+day&rls=com.microsoft:en-GB:IE-SearchBox&oe=UTF-8&rlz=1I7GPCK_en-GB&redir_esc=&um=1&ie=UTF-8&source=univ&ei=YZ_TTLn2EYel4AbJ3v2SBA&sa=X&oi=image_result_group&ct=title&resnum=3&ved=0CDwQsAQwAg

Posté par cassymary à 08:00 - Culture - Vos réactions [0] - Articles rédigés par :


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