Kaléïdo'blog

Blog journalistique à plusieurs mains

05 novembre 2011

A la découverte du MAS

Portée par l'Escaut et dynamisée par son port, la ville d'Anvers en Belgique est depuis des siècles un lieu de rencontres et d'échanges.

Inauguré en mai 2O11, son nouveau musée, le MAS recueille les traces de ces échanges pour en tirer des histoires nouvelles sur la ville, le fleuve et le port, mais aussi sur le monde et sa diversité, sur les liens essentiels entre Anvers et le monde.

Le bâtiment du Musée est un projet du bureau néerlandais Neutelings Riedijk. Ce projet fut plébiscité parmi 55 autres venus du monde entier.  A première vue, cet empillage de briques rouges, séparée par des vagues de verre, choque, étonne.Mas

 Surtout qu'il se situe à l'emplacement de l'ancienne Maison de la Hanse, un entrepôt construit au XVIe siècle.Il redonne ainsi vie au quartier d'Anvers, appelé l'Ilot, quelque peu abandonné depuis des années.

MAS ou MUSEUM AAN DE STROOM  signifie Musée près de l'eau. Et mérite bien son nom, situé entre les différents bassins créés artificiellement pour empêcher l'Escaut d'inonder la ville et ainsi générer une multitude de petites rades où les gros paquebots  disputent la place aux les bateaux de plaisance.

Comme à Beaubourg, à Paris, une grande place a été imaginée devant le bâtment, une grande mosaïque de 16OOm " Dead skull" . Luc Tuymans, son concepteur se réfère ainsi à la plaque commémorative du peintre primitif flamand Quentin Metsys sur la façade de l'Eglise Notre-Dame d'Anvers. Cet espace se veut un pont entre présent, passé et avbenir, un pôle de rencontres. Elle fut l'objet de plusieurs spectacles, notamment de danse largement diffusés sur le Net.

Le Mas est accessible gratuitement, seules les salles de musée proprement dites sont payantes.

En plus de celles-ci, il ne faut pas rate le dépôt accessible où se trouvent toutes les pièces non exposées, visibles soit en vitrine ou alors par un astucieux jeu de tiroirs que l'on ouvre et referme à son gré. Pêle-mêle, instruments de navigation, armes, sacaphandres, statues, marionnettes, vaisselles.... Une vraie caverne d'Ali-Baba.

Le Musée comporte 9 étages et au 1Oe, une terrasse panoramique Mas panorama 2avec une vue absolument phénoménale sur Anvers et les environs.

 Mas panorama

De gigantesques escaliers roulants vous emmènent entre les différents étages et un ascenseur est prévu pour les personnes souffrant d'un handicap. Un restaurant étoilé et une salle de fêtes,au 9e étage, un café -brasserie au rez de chaussée, en font le rendez-vous incontournable des Anversois, pour un petit déj', un verre ou un dîner plus sophistiqué !

Sur la façade du Musée, on remarque une multitude de petites mains argentées, une pour chacun des généreux donateurs anonymes qui ont contribué au financement du Musée.

Parmi les expos proprement dites, la plus remarquable est certainement celle consacrée à Anvers, port mondial : commerce et navigation. Ici, en plus du defilement permanent de films, et de la mutltitude des maquettes de bateaux et autres instruments de navigation, le visiteur subit d'abord un choc. Dès l'entrée, il se trouve dans l'eau de l'Escaut. Les rives défilent, le vent et le courant emporte le spectateur ( en réalité, le film fut élaboré par 3 cameramen sur des petites barques naviguant sur le fleuve) pour une sacrée ballade dans le port. Cela tangue vachement, surtout quand on se cogne presque au cargo où sont entassées les voitures destinées à l'Afrique... Brr !

Mais cette visite se termine d'une jolie façon interactive : on peut glisser un message dans une bouteille posée sur un tas de sable. Ces bouteilles iront vivre leur vie dans l'eau un peu plus tard.

Interactifs aussi les post-its tout au long des étages : des petits mots qui se succèdent et forment une histoire écrite au fur et à mesure par des enfants ou des adultes. J'ai adoré :

" J'ai demandé à la baleine, mais elle devait partir en voyage..." " Alors je suis allé chez l'otarie qui a rit..." " Et donc j'ai trouvé le dauphin qui ne savait rien de rien..." etc....

J'ai  découvert ce Mas avec étonnement, avec éblouissement, avec l'espoir d'y retourner très vite...

Car sur le Boulevard du Mas ( sa suite de couloirs...) il y a tant et tant de choses à voir....

 

Posté par Amandannie à 08:30 - Culture - Vos réactions [1] - Articles rédigés par :


04 novembre 2011

Ceci n'est pas une péniche (2ème partie).

Dans la précédente partie je vous exposais ce qu'est réellement une péniche. Pour résumer, elle fait partie - avec quelques autres tel que les gabares, chalands, barges etc. - de la catégorie des bateaux à fond plat adaptés au transport de marchandises. A l'origine en bois, certaines sont maintenant en acier et embarquent parfois un ou plusieurs moteurs. Je finissais avec une présentation de convois fluviaux conduit par des automoteurs ou des pousseurs.

 Je vais donc, aujourd'hui, vous raconter ce qu'est justement cet automoteur, ou plutôt, ces automoteurs.

convoi fluvial et son pousseur, l'Aigle

Les automoteurs que nous connaissons tous pour avoir regardé la série télévisuel Highlander (sur TF1 et M6 dans les années 90, bateaux Nobile ou Amadeus) ou le film "Le dernier voyage" avec Annie Girardot (bateau Ravir II), sont pour ainsi dire les plus emblématiques de la navigation commerciale de la deuxième moité du XXème siècle. Ils sont en acier et surtout motorisés. Ce qui fait qu'il leur arrive régulièrement de remplacer les pousseurs pour convoyer les barges et chalands, formant ainsi des convois faisant jusqu’à 27000 tonnes (L'équivalent de 710 camions de 38 tonnes), 34 m de large et 285 m de long en Allemagne, sur le Rhin, la Belgique, les Pays-Bas. Ce qui peut parfois poser quelques problèmes quand ces géants viennent en France où les gabarits usuels sont nettement plus petits.

Un petit reportage (1minute40) de VNF Nord-est illustre ce genre de difficulté : http://www.sn-nord-est.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?article3379 .

 Pour être plus précis, il faudrait évoquer les différents types d'automoteurs. En France, nous en connaissons un en particulier qui est le Freycinet, ou automoteur de canal, faisant environ 39 mètres de longueur pour 5,05 à 5.10 mètres en largeur. Son nom vient du gabarit donné au ouvrages d'arts fluviaux, tel que les écluses, canaux et certains ponts à la fin du 19ème siècle, instauré par Charles Louis de Saulces de Freycinet, ministre des Travaux Publics, de 1877 à 1879. Il a contribué à normaliser bon nombre de règles du transport. Sa loi Freycinet de 1879 prévoyait entre autre la forme parallélépipédique de 40 mètres sur 5,20 m des écluses, ce qui définira par la suite le gabarit universel des "bateaux de canal" appelés depuis Freycinet. C'est ainsi devenu le format le plus répandu, à tel point qu'il en éclipse d'autres comme le Berrichon, la Flûte de l'Ourcq, le sablier de basse Loire ou l'automoteur du midi et j'en passe faisant entre 28 et 30 mètres de long pour 2,60 à 6 mètres de large.

 Un exemple de Berrichon à côté d'un bateau hollandais qui permet d'apprécier les différences de gabarits : 
Deux Berrichons à côté d'un bateau hollandais

Pour finir je vais aborder avec un bateau très courant qui est un hybride entre la péniche et l'automoteur, la barge, dont il est aussi question dans le reportage de VNF. C'est un hybride dans le sens où elle garde la fonctionnalité d'une péniche - absence de partie habitable ou timonerie - et est motorisée comme un automoteur. Enfin, pas tout à fait motorisée, puisque ses moteurs ne servent pas pour sa propulsion, mais pour faciliter ses manoeuvres lorsque qu'elle est très chargée ou couplée à d'autres barges. On la croise souvent en convois de quatres à six, plus exceptionnellement neuf barges - comme le montre la première illustration de cet articles - très rarement seule, en attente ou chargement ou transformée en ponton, mais là nous abordons la triste histoire des fins indistrielles tel celles des industries minières ou textiles en France.

A tout ceci, il faut ajouter les bateaux venant de Hollande - l'autre pays du fromage qui est aussi l'autre pays des bateliers, pour ne pas dire le spécialiste des bateaux fluviaux - et dans une moindre mesure de Belgique ou d'Italie. On y trouve une vie batelière, tant commerciale que de loisirs ou d'habitation, plus développée qu'en France. De Hollande on croise principalement deux modèle d'automoteurs, le Luxemotor, très proche d'une Freycinet, et le Tjalk ; sans compter les innombrables vedettes, house-boat et autre coches de plaisance que je n'ai pas évoqué pas tant ils s'éloignent du monde des bateliers pour n'occuper presque exclusivement que celui de la navigation de loisirs.

Un exemple de coche de plaisance. Il se rapproche du format d'une vedette tout en gardant la forme et l'habitabilité d'un bateau de rivière ou canal :
Un coche de plaisance à Wambrechies

 

Sources : Wikipedia, Wikimedia, Projet Babel

Posté par feuille-de-the à 08:00 - Culture - Vos réactions [2] - Articles rédigés par :

28 octobre 2011

Ceci n'est pas une péniche (1re partie).

Ou pour vous embrouiller un peu, ça l'est dans le même temps que ça ne l'est pas.

automoteur de canal, source wikimedia En effet, ce qu'on nomme familièrement une péniche, comme celle-ci à gauche, est en fait un automoteur et plus précisément, un automoteur de canal.

Je vous sent un peu dubitatifs. Un automoteur, donc, mais alors, qu'est-ce qu'une péniche et qu'est-ce qu'un automoteur ?

Je vais vous expliquer la différence entre ces deux bateaux en commençant par aborder ce qu'est une péniche pour finir avec les automoteurs. Par contre je n'aborderais pas les mondes des vedettes, petites embarcations et autres barques, yoles ou Pédalos.

Avant de commencer, je vais préciser un détail, je parle ici de bateaux et de non de navires, les deux ne sont pas tout à fait équivalents. Un navire est un bateau destiné à la navigation maritime, on peut donc dire que tous les navires sont des bateaux, mais pas l'inverse, les bateaux ne sont pas tous des navires.

Pour commencer, une péniche est un bateau à fond plat adapté à la navigation sur les fleuves et canaux pour le transport de marchandises, dixit Wikipedia. À l'origine construite en bois, d'environ 39 mètres de long pour 5 mètres de large et halée ou tractée, elle a évolué en adoptant la construction métallique et la motorisation embarquée. Ce format très courant étant devenu un standard de fait, servant de base ou de référence pour la construction d'une nombreuse variété de bateaux de commerce (pour le transport de marchandise), il est devenu un terme génériques regroupant autant les barges modernes en acier que les chalands (bien que certains chaland soient aujourd'hui équipés de moteurs) ou gabares. De même qu'il n'est pas évident pour un œil non averti de faire la différence entre une vrai péniche, une barge ou un authentique automoteur, l'appellation péniche a fini par désigner tout les bateaux fluviaux larges et allongés servant autant au transport de marchandise que de logement flottant. Ci dessous, deux exemples de péniches, venant du projet Babel, où l'on distingue le chemin de halage. Bien que très ressemblantes aux automoteurs de canal, celles-ci ne sont pas motorisées.

Une péniche chargée monte à Roanne et passe sous le pont-rivière de l'Oudan, halée par deux mulets. (carte postale ancienne). Deux péniches vides amarrées et une pleine en navigation au halage, au début du XXe siècle (carte postale ancienne).

 

 

 

 

Ceci ne doit pas faire oublier qu'à côté des péniches, il existe une grande variété de bateaux chacun adapté à son bassin d'origine. Cette variété trouve sa raison dans le fait que la navigation sur les fleuves comme la Seine ou le Rhône n'est pas la même que celle d'un canal, et que ces canaux pour des raisons pratiques ou politiques n'avaient pas à l'origine les mêmes dimensions. C'est ainsi que l'on parle de gabare de Charente, de Courreau ou gabare de Dordogne, de Chaland de Loire et son évolution le gabarot de Mayenne, de gabare de Port d'Envaux, de Saint-Simon, de Sèvre, de Chaland de Vire, de toue du canal du Centre et j'en passe.

Pour les faire avancer autrement que par le courant, il existe trois méthodes, du halage à la voile, en passant par la perche et les rames. A ces trois méthodes, je vais un ajouter une quatrième bien que quasiment disparue, le touage. Les bateaux les plus récents, notamment les barges, sont par contre prévues pour être poussés, soit par un automoteur, soit par un pousseur.

Le halage, qui se fait principalement sur les canaux et pour le passage d'écluse, désigne toutes les techniques de traction d'un bateau depuis la berge et un chemin de halage. Il fait appel soit à la force humaine quand le marinier tire lui-même son bateau, à moins qu'il ne délègue cette tâche à un âne ou un cheval, soit par un moyen mécanique, tracteur ou petite locomotive.

Vue du toueur de Mauvages, avec son convoi de bateaux. La cheminée est abaissée pour la traversée du tunnel. (carte postale ancienne, coll. E.Berthault)

Le touage est à peu près la même chose à ceci près que le bateau n'est pas tiré depuis la berge, mais par un autre bateau spécialement aménagé (sans être un remorqueur). "À l'origine, le touage désigne un treuillage quand celui-ci s'effectue depuis le bateau lui-même. Par extension, le mot a pris un sens plus répandu, désignant une technique de remorquage de convoi faisant appel aux services d'un bateau très particulier, le toueur" (dixit Projet Babel). Il permet, à l'aide d'un grosse chaîne posée sur le lit de la rivière ou du canal, de tracter des bateaux dans certains passage difficile, comme les tunnels ou certains passage de rivière où il est impossible de le faire depuis une berge. De nos jours, deux toueurs travaillent encore aux voûtes de Mauvages, non loin de Nancy, et de Riqueval, près de Saint-Quentin, mais leurs jours sont comptés.

Le poussage permet de réunir plusieurs barges en un convois unique de grande dimension, sur les grands fleuves comme la Seine, le Rhin ou le Rhône. Plusieurs barges sont assemblées les unes derrières les autres sur une ou deux colonnes de deux ou trois barges derrière lesquelles est placé un pousseur ou un automoteur, bien que la réglementation semble autoriser un pousseur en milieu de convois (jamais en tête, réservé au remorquage). On peut ainsi voir passer des convois de plusieurs milliers de tonnes et plus de 140 mètres de long, mélangeant portes-conteneurs, céréaliers, transports d'hydrocarbures et bien d'autres sortes de marchandises.

Avec ces convois, nous avons commencé à aborder le thème des automoteurs. Je vous donne donc rendez-vous dans le prochain épisode pour la suite des ces aventures.

Sources : Wikipedia, Wikimedia, Projet Babel

Posté par feuille-de-the à 08:25 - Culture - Vos réactions [3] - Articles rédigés par :

05 octobre 2011

Quelques lettres et un alphabet

Comme nous le savons tous, l'alphabet français, d'origine latine (et germanique par certains aspects), compte vingt-six lettres (dix chiffres et un certains nombre de signe de ponctuation) ; il n'en a pas toujours été ainsi. Un de ses ancêtre, l'alphabet antique, ne comportait que vingt lettres, par exemple. Par contre, on peut considérer que cette forme d'écriture a, aujourd'hui, presque envahi le monde (Europe, Amériques, une partie de l'Afrique et de l'Océanie), malgré l'existence de formes d'écritures très différentes, cyrillique, grecque, cunéiforme et j'en passe. Il a put aussi profiter ou provoquer (voire un peu des deux) de la disparition de certaines tel que les hiéroglyphes, l'écriture Maya ou Aztèque.

alphabet antique

Pour être plus précis, il faudrait plutôt parler d'alphabets pour décrire l'origine de nos lettres et caractères, alphabet romain (via la langue latine) pour nos lettres capitales et germanique pour les minuscules. Pour l'anecdote, ces deux alphabets, de type monocaméral, ce sont combinés, pendant le règne de Charlemagne, pour former celui que l'on connaît actuellement à quelques détails près, qui lui est bicaméral car il distingue les majuscules des minuscules.

Les plus pointilleux pourraient me demander, mais quid des accents, cédilles et autre cœlacanthe, pardon "o" et "a" dans l’e (pour gagner le cœur de Lætitia ?) ? mais n'allons pas trop vite. D'un part ce ne sont pas de lettres à part entière, mais des ligatures et lettres diacritiques et d'autre part je n'ai pas la prétention de décrire tout l'alphabet, mais plutôt de présenter quelques exemples de lettres emblématiques.

D'abord, il en est une qui nous vient de loin :

http://monsu.desiderio.free.fr/curiosites/u-histoire.html
Une des dernière lettres ajoutée est peut-être le "w", son nom déjà, "double-v" (de même en anglais double-u), comme le "i grec" fait figure d'incongruité parmi les autres lettres. Il existe au moins deux origines possibles, d'une part une origine médiéval et anglo-saxonne et d'autre part, une autre d'origine moyenâgeuse et grecque. Le w aurait été créé par les scribes anglais par la ligature de deux u au VII ème siècle (les u et v ne seront séparés qu'à partir du XVI ème siècle), d'après cette page : https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Ligature_%28typographie%29#W , mais ces autres pages, https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/W_%28lettre%29 et https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/Chilp%C3%A9ric_Ier_%28roi_des_Francs%29#Culture , nous apprennent que Chilpéric l'ajouta à l'alphabet (avec quatre autres caractères) en reprenant à son compte la lettre ω d'origine grecque afin de retranscrire les noms propres d'origine germanique dans les textes écrits en latin.

Il en est une autre qui ne savait plus où se mettre :

http://fr.wikipedia.org/wiki/X_(lettre)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abréviation#X_.28-us.29Un cheval, des chevaus, non il n'y a pas de faute d'orthographe, du moins en ancien français (entre 842 et 1400, d'après wikimedia). Une forme d'abréviation transforma le "us" en "x", ce qui donna chevaux en français plus moderne, bien que chevax aurait été plus cohérent.

Enfin, il semble que l'une se soit transformée :

http://fr.wikipedia.org/wiki/S_long
Vous ne le saviez peut-être pas, mais la lettre "s" est la survivante d'une petite famille bien singulière dont certains membres se confondent facilement avec le "f". Il existait trois formes d'écriture pour cette lettre dont il nous reste surtout la version ronde. Les autres formes n'existent aujourd'hui qu'en ligature dans la langue allemande avec son fameux ß et sous la forme d'un s long en mathématique pour symboliser une intégrale (ou somme intégrale à ne pas confondre avec le sigma Ʃ)
symbole mathématique de l'intégrale

les variantes de la lettre s les variantes de la lettre s extrait de l’épître dédicatoire du Calendrier de Paphos de Voltaire
Le texte ci-dessus représente un extrait de l’épître dédicatoire du Calendrier de Paphos de Voltaire tel qu’imprimé en 1778, avec quelques exemples de s longs et de s rongs.


Pour finir avec ces quelques exemples, quelqu'un inventa un jour l'espace entre les mots, certains textes, parmi les plus anciens, étaient écrit sans cette espace ni ponctuation.
texte antique gravé

Posté par feuille-de-the à 08:00 - Culture - Vos réactions [2] - Articles rédigés par :

01 octobre 2011

Louis Plamandon et le Rifveh

Louis Plamandon est québécois, juriste-sociologue, épicurien et artiste.
Professeur et homme d'action, il allie la rigueur anglo-saxonne et l'inventivité latine, la conception du droit des plus vulnérables et l'analyse scientifique vécue.

Il a lancé dans la décennie 1980 un mouvement de défense des retraités québecois dont le gouvernement voulait réduire la pension ( eh oui, déjà !), puis a entrepris une étude sur la réalité des " aînés" pour constater que leur vie n'était pas rose : peu de visites et cela peut aller jusqu'à la maltraitance !

Louis Plamandon a développé des moyens très pragmatiques pour déceler les situations et accompagner les proches, y compris vis-à-vis des personnes en situation de handicap.

Je suis allée l'écouter parler de LA VIGILANCE. Comment être vigilants ? Quelles en sont les limites ?

Louis Plamandon n'est pas un maître à penser, mais une bel esprit qui aide à penser. C'est aussi un excellent cuisinier et un aquarelliste sensible à la beauté féminine. Cet homme parle vrai.

Je me suis laissée séduire par son humanité, par ses idées positives et son humour.

Il commence par stimuler son auditoire avec sa phrase-clé teintée d'accent québecois ( j'adore ! ) : " Mais on a mille ans pour l'faire ! alors, commençons !"

Et de rappeler qu'il y a , mettons 5O ans il était impensable  pour une femme battue par son mari d'aller porter plainte à la police ! Le policier lui aurait répondu " Mais moi, je fais d'même !"

Tout comme il était hors de question pour un petit garçon de se plaindre d'attouchements douteux de la part d'un prêtre ou d'un évêque...

Aujourd'hui, il nous demande d'être vigilant par rapport aux "aînés" ( les personnes de plus de 75 ans, plus ou moins ) ainsi qu'aux personnes en situation de handicap.

Si nous ne réagissons pas devant une situation où une telle personne se trouve en danger, nous sommes tous coupables !

Et de rappeler que dans la pyramide de Maslow ( établie pour évaluer en importance les besoins de l'humain), le besoin de sécurité arrive en second lieu, juste après les besoins vitaux ( manger, boire etc..)

Or, les personnes citées plus haut , voire nous-même, sommes en permanence en situation précaire. Sauf qu'eux sont les plus vulnérables et ce , après une étude menée par plus de 8OO chercheurs en Suisse, en France, en Belgique et au Canada.

Au Québec, par ex. quand une personne décèdait dans une maison de retraite, il n'y avait aucune enquête. Jusqu'à ce que Louis Plamandon et son équipe commence à porter systématiquement plainte auprès du coroner, après avoir déceler des cas suspects ( une personne ébouillantée dans sa baignoire, des chutes mortelles mais non accidentelles etc...)
Aujourd'hui, la loi a changé, grâce à ces interventions.

Les dangers sont multiples : problèmes de vue, d'audition, d'escroquerie à l'héritage, de vulnérabilité dans le domaine du logement ( quartiers à risques ), de compréhension et autres...

Au fur et à mesure, je me dis que tout le monde, finalement est en danger. Il me répond " Oui, tsé, mais si tu vois un p'tit gosse qui monte ou descend un escalier, tu vas t' précipiter pour l'aider, l'mettre en garde, non ? Le fais-tu donc pour tous les autres-là, ("lo" !) les p'tits vieux dans la rue ou la personne handicapée qu'on bouscule dans l' métro et qui s'ra la première à être volée, agressée, parce que plus faible ?"

Et de constater que nous sommes "frileux" par rapport à ce devoir de vigilance. Peur d'intervenir, peur de se faire taper sur les doigts par la famille ou les "responsables" qui s'occupent de ces cas, peur aussi de la personne elle-même qui a le droit de dire " Laisse-moi tranquille" car elle ne mesure pas la dangerosité de la situation.

C'est ainsi ( et c'est courant) que bon nombre de personnes souffrant d'un handicap mental léger, ne se considèrent pas comme telles et sont ainsi amenées à se mettre en danger. Comme les personnes âgées qui vous disent " Mais ça, je peux le faire seul(e)", puis engendrent des catastrophes.

Louis Plamandon va loin et n'a pas peur lui. Une jeune femme handicapée se voit juste donner la pilule par son médecin, après plusieurs avortements. Elle ne peut pas gérer la prise de médicaments et le médecin le sait. Plamandon va trouver le médecin et lui demande d'intervenir. Le médecin refuse et Louis amènera la jeune femme voir un autre médecin qui prendra, lui, ses responsabilités. Cet exemple montre que nous tous, pouvons agir, vaincre le carcan des " cela ne se fait pas !"

Il faut simplement " 5 minutes de courage...."

Si le sujet vous intéresse, surfer sur Google  et vous en saurez plus : www. rifveh.org ( réseau internet francophone Vulnérabilité et Handicap )

 

 

 

 

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17 septembre 2011

Exposition César MOLINA

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Né en 1976 à Granada (Espagne), César Molina commence son parcours artistique en 1998. Autodidacte, il choisit le métal comme élément de prédilection pour ses œuvres avec pour objectif d’interpréter la réalité selon un regard ludique et créatif, tout en mêlant sa sensibilité.

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Engagé pour la défense de l’environnement, César Molina recycle des matériaux de récupération pour la réalisation de ses sculptures.

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Il a gagné de nombreux prix et réalisé des expositions en Espagne, en Italie et au Portugal.

Posté par kaleido-blog à 09:13 - Culture - Vos réactions [3] - Articles rédigés par :

06 septembre 2011

Semaine du 6 au 12 septembre 2011

Kal’manach de l’été:
Semaine du 6 au 12 septembre 2011

Le dicton du jour : A la chandelle, la chèvre paraît demoiselle.
Le saint de la semaine : INES, version espagnole et portugaise du prénom Agnès. Honorée le 10 septembre, Inès Takeya est une noble veuve japonaise, ainsi baptisée par les jésuites qui l'avaient convertie. En 1622, elle fut arrêtée et décapitée pour avoir hébergé clandestinement des missionnaires catholiques.
Ce jour-là : Le 6 septembre 1900, naissance, à Paris de l’américain Julien Green. Considéré comme l’un des auteurs majeurs du 20ème siècle, l’auteur de Moïra ou des Pays Lointains sera le premier écrivain, non français, a être élu en 1971 à l’Académie Française.
Trucs et astuces : Pour coller une étiquette sur une bouteille ou un pot de confiture sans colle, trempez-la dans un peu de lait froid, appliquez-la et essuyez avec un linge fin ou une feuille de papier absorbant.
J’ai testé pour vous (recette de cuisine) : pour jouer au boulanger et retrouver la bonne odeur de pain chaud, je vous propose la FOUGASSE au THYMIl vous faut 350g de farine, 20cl d’eau, 25g de levure de boulanger, ½ tasse d’huile d’olive, 5 cuillerées à café de feuilles de thym, ½ cuillerée à café de sel.
>Mélangez l’eau et la levure. Ajoutez la farine, le sel, l’huile et les feuilles de thym. Mélangez bien puis pétrissez vigoureusement pour obtenir une pâte homogène et souple.
>Laissez reposer la pâte pendant 3 heures à température ambiante.
Préchauffez votre four à 240° (th. 8 )
>Quand la pâte est levée, divisez-là en deux parts égales que vous étalerez sur une épaisseur d’environ ½ cm sur la plaque du four préalablement huilée.
> Entaillez l’intérieur de la pâte de quelques coups de couteau. Mettez au four pendant 10 mn.

Le saviez-vous ? Sauterelles et grillons entendent avec leurs : ils ont un tympan sur le tibia.
Origine de l’expression : FAIRE DES GORGES CHAUDES
Issu de l’univers de la fauconnerie, l’expression, qui signifie se répandre en plaisanteries malveillantes, se railler de quelqu’un en le déchirant à belle dents (au sens figuré), fait référence à la voracité dont faisait preuve le faucon quand il se jetait sur la gorge encore chaude et palpitante du gibier qu’il venait de prendre.
Jeu : Quelle est la fleur présente dans le titre de ce livre et quel en est l’auteur ?
« L’affaire débuta un après-midi du mois de juillet, par une chaleur torride, sous un ciel implacablement bleu et de brûlantes rafales de vent et de poussière… » Telle est la première phrase de ce roman « noir » où tout va de mal en pis du début à la fin pour l’héroïne, riche et capricieuse héritière victime d’un rapt.
L’auteur, né à Londres en 1906, a écrit la plupart de ses livres en utilisant un dictionnaire d'argot américain, des cartes géographiques détaillées, des encyclopédies et des livres de référence sur les bas-fonds américains. L'action de la majorité d’entre eux se déroule aux États-Unis, alors qu’il n'y a jamais résidé. A sa mort, en 1985, il avait écrit 89 romans qui furent traduits en 32 langues. Beaucoup ont fait l’objet d’adaptations cinématographiques, à la grande déception de l’auteur qui les trouva toutes mauvaises, estimant que les gens de cinéma n’aient jamais vraiment réussi à rendre l’atmosphère de ses romans. Celui dont il est question aujourd’hui, a été adapté pour le cinéma par Robert Aldrich en 1971.
Animaux et êtres fantastiques du folklore : L’ANKOU
Conduisant, debout, son char, l’Ankou qui sévit en Bretagne jusqu’au début du siècle, est la mort en personne. Squelette enveloppé dans un linceul livide, il tient à la main une grande faux qui lui sert à moissonner les vivants. On l’aperçoit la nuit, car sa faux brille même dans l’obscurité la plus noire. Le grincement des essieux de sa charrette tirée par deux chevaux blancs, s’entend à des lieues à la ronde, à l’instant même où un pauvre humain expire.

Au presque-automne des bruyères
la lande est roussie mauve et rose
les ombelles d'angélique sauvage
qui poussent sur le bord du sentier
sont d'un rose beaucoup plus pâle… (Claude Roy)
Solution du jeu de la semaine dernière: Quel animal se cache dans le titre de ce livre et quel en est l’auteur ?
L’animal à trouver était un chien, car le livre relate l’aventure la plus célèbre de Sherlock Holmes, « Le Chien des Baskerville » d’Arthur Conan Doyle

Posté par cassymary à 08:00 - Culture - Vos réactions [3] - Articles rédigés par :

04 septembre 2011

Le fort du Portalet (3)

Nous voici redescendu sur la terrasse principale, prenons l’escalier qui se trouve dans 100_1163ce bâtiment.

J’en profite pour vous faire un peu d’historique. En 1941, sur ordre de Pétain, des personnalités de la IIIème république y sont emprisonnés.

Ces prisonniers politiques célèbre ne sont autres que

- Léon Blum(chef du gouvernement en 37/37, 38 et 46)

- le Général Maurice Gamelin (commandant de l’armée française en 40)

- Edouard Daladier (ministre de la défense en 40)

- Paul Reynaud (président du conseil et ministre des affaires étrangères en 40)

- Georges Mandel (ministre de l’intérieur en 40)

Condamnés pour avoir déclaré la guerre à l’Allemagne, ils vont séjourner au fort entre 1941 et 1943. Certains y resteront quelques mois, d’autres 2 ans. Ils seront ensuite envoyés en Allemagne.

Petite anecdote: Lorsque la presse annonce l’emprisonnement au Portalet, la presse qui n’a jamais entendu parlé  de cette prison, se précipite dans la vallée d’Ossau pour faire déccouvrir à ses lecteurs l’endroit. On peut alors lire dans les journaux que le fort en surnommé l’enfer (pourtant les conditions des prisonniers politiques sont privilégiées, nous le constaterons dans la suite de la visite). Il est écrit aussi qu’on entre dans chaque village de la vallée d’Asp comme dans une prison, tant cette vallée est sombre et triste. Il faut venir en vallée d’Asp pour constater à quel point le parisianisme est ridicule, et les propos de l’époque foutaises.

Mais revenons à la véritable histoire:

Le maréchal Philippe Pétain sera à son tour emprisonné dans le fort du Portalet durant 3 mois, au lendemain de son procès (août 1945)100_1153

Allons  sur la terrasse inférieure, celle-là même qui servit de promenade quotidienne aux prisonniers politiques. il y a d’ailleurs une photo célèbre de Pétain sur cette même terrasse, accompagné d’un geôlier.

 

Visitons les pièces qui donnent sur cette terrasse

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Dans la pièce principale se trouve la pompe à eau100_1207pompe à eau niveau -1100_1134L’eau était pompé depuis le Gave par un système de tuyaux qui montaient jusqu’au fort .

On aperçoit sur la photo suivante,  sous les arbres, contre le rocher, une maisonnette dans laquelle on avait construit le système hydraulique; Il amenait l’eau au fort et permettait aussi de chauffer les bâtiments.

 

Se trouve aussi dans cette pièce un évier 100_1209 Une partie du bâtiment est composé de grands dortoirs contigus

       100_1210100_1208 

L’autre partie possède un long couloir qui dessert plusieurs pièces, IMG_3050 Dont l’une nommée atelier Niveau -2  A l’autre bout du bâtiment se trouve un four à pain, immense four à pain niveau -1Approchons-nous du foyer IMG_3054L’intérieur du foyer interieur four  De chaque côté du four, un passage four1 niveau -1 Poussons la grille et pénétrons à l’intérieur, il y a juste le passage pour une personne. Ce passage fait le tour du four, d’un côté la roche, de l’autre le mur du four lui-même. Au dessus de nous la roche. Le toit du four est fait de tuiles. Vous distinguez sur la photo suivante, au dessus des tuiles qui forment le toit du four, le mur qui l’entoure et nous entoure. C’est très impressionnant. Nous pouvons ainsi faire le tour du four. Un peu compliqué a expliquer mais génial à voir. four2 niveau -1Sortons à nouveau sur la terrasse, vous voyez sur la photo suivante, une sorte de tuyau de poêle, sur le bâtiment du fond

Niveau -1 terrasse         100_1224

C’est la cuisine 100_1219

    Entrons 100_1220cuisin1 niveau -1    IMG_3044

ici, on devait pouvoir confectionner des repas pour 4000 hommes, n’oublions pas!Cuisin niveau -1

Quittons cette pièce pour descendre un étage en dessous. Au demi étage, les toilettes 100_1225Voici la partie inférieure du fort

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elle se trouve sous la terrasse inférieure. Les couloirs sont éclairés par les puits de lumière

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Et de grandes fenêtres donnant sur le Gave 100_1234 Sur ce niveau là se trouve, les chambrées

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Le niveau juste en dessous est celui des cellules. Il y en a 5, identiques

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Intérieur de la cellule numéro 8100_1232Les prisonniers y étaient, contrairement à ce qui a été dit, très bien traités. Ils avaient fait installer des poêles ou des cheminées dans leurs chambres, en témoigne ce foyer 100_1230Ils avaient chacun un lit, un bureau, une grande fenêtre donnant sur le Gave. ils aveint des livres à profusion, certains ayant fait transporter leur bibliothèque de Paris. dans le couloir, en face des chambres, de grands placards leur permettaient de ranger leurs affaires.   Les familles étaient logées à Bielle, dans un auberge et elles pouvaient leur rendre visite quand elles le souhaitaient. Les prisonniers avaient droit à une promenade quotidienne sur la terrasse inférieure. ils avaient alors tout le loisir de méditer en admirant les vautours cendrés qui nichaient sur le rocher leur faisant face.

De retour en cellule, ils lisaient ou écrivaient, ou tout simplement s’inspiraient du carré de ciel qu’ils voyaient de leur fenêtre.100_1229Sous leurs pieds, à même le rocher, les cachots où on enfermait les prisonniers bien moins célèbres. Cette partie là ne sera visitable qu’en 2013. Mais vous pouvez en avoir un aperçu, ainsi que du fort entier dans la visite virtuelle qui se trouve ICI .

Si le sujet vous a intéressé, j’ai mis d’autres photos sur mon blog, visible ici.

J’espère vous avoir donner envie de découvrir ce fort, lors d’un de vos passages dans ces Pyrénées que j’aime tant.

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03 septembre 2011

Le fort du Portalet (2)

Vue de l’ensemble des bâtiments, qui s’étend sur plusieurs niveauxDernier niveau vue de la terrasse principale En voici un croquis, pas terrible je sais, mais il a l’avantage de montrer les différentes parties que nous allons visiter:  

1 : Entrée du fortIMG_0001

2: bâtiments construits sur la terrasse principale

3: cuisine

4: terrasse promenade des prisonniers

5: chambrées

5b: cellules officiers

6: cachots

7: four

8: ateliers et intendance

9: chemin de ronde et poudrière

10 emplacements canons

Ouvrons maintenant la porte et rentrons dans le fort 100_1147Juste après l’entrée sur notre droite nous avons un bâtiment qui  nous permet de descendre vers la partie inférieure du fort, que nous visiterons demain100_1163 Nous allons contourner ce bâtiment pour accéder à la terrasse principale  

      100_1152            100_1150

Ces vues sont prises depuis le fond de la terrasse principale. Il y a donc sur cette terrasse des bâtiments, probablement un poste de garde, et peut être l’appartement des officiers?

100_1151 100_1159

Si nous nous penchons au dessus de la terrasse, nous pouvons voir la terrasse inférieure 100_1153Les terrasses sont garnis de puits de lumière, en voici un 100_1161 Vue de la partie supérieure, que nous allons visiter aujourd’hui.100_1166 Retournons près de l’entrée pour prendre l’escalier que vous voyez sur cette photo 100_1149   Il nous mène à la terrasse herbeuse qui se trouve au dessus 100_1165De cette terrasse prenons quelques photos

La terrasse principale

100_1164La vue vers la vallée  100_1169 La partie supérieure du fort chemin de ronde vue exterieure Ouvrons une porte et prenons l’escalier100_1181IMG_3012Nous arrivons sur le chemin de ronde    IMG_3022 Il est époustouflant de beauté 100_1187 Vue sur la route qui va vers Bedous, on distingue l’ancien fortin dans le fondIMG_3013Allons visiter la poudrière  100_1176L’endroit étant très sombre, sans fenêtre, je n’ai pu prendre de photo, c’est une pièce ronde dans laquelle on stockait des tonnes de poudre à canon. Pour la petite anecdote, toutes les marches des escaliers (qui étaient en pierre) étaient recouvertes d’une seconde marche en bois, pour éviter que les bottes des soldats, qui étaient ferrées, ne provoquent des étincelles qui aurait fait sauter le fort et ses habitants.

Prenons un nouvel escalier pour monter à l’étage supérieur 100_1179Un autre chemin de ronde IMG_3018100_1188Puis un autre escalier, le dernier 100_1203Sortons sur la terrasse supérieure    100_1195  Vue sur la porte que nous venons de passer 100_1193Les fenêtres du bâtiment 100_1197  Le rocher qui se trouve derrière le bâtiment100_1198La terrasse inférieure herbeuse100_1196Les bâtiments inférieurs Vue terrasse principale du niveau dernier niveau100_1202100_1201Rentrons à nouveau visiter la partie défensive du fort .

Une fois les volets et les portes fermés On pouvait voir l’ennemi venir par la montagne  sans être vu   

 

 

 

Voici où étaient positionnés les canons100_1199Les photos suivantes sont floues, mais elles permettent de voir le gros volet de bois, fermé lorsque les canons n’étaient pas en position100_1190 Et au dessus de longs crochets qui servaient à accrocher ces volets lorsqu’on positionnait le canon100_1189

 Vue d’une des meurtrières100_1205 A suivre ICI

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02 septembre 2011

Le fort du Portalet (1)

C’est dans un endroit exceptionnel que je vous emmène aujourd’hui. Exceptionnel parce que ce fort n’est ouvert aux visites guidées que depuis quelques semaines, et ce jusqu’à fin septembre. Il est en restauration depuis plusieurs années et les travaux ne seront pas achevés avant deux ans.  100_1250100_1248

Il y a tant à dire et tant à voir que je vais vous le présenter en trois articles, si vous le permettez. Aujourd’hui, ce sera la présentation du fort dans son ensemble. Demain,  nous visiterons la partie supérieure (partie défensive). Le jour suivant, nous visiterons la partie inférieure (prison et intendance). La première photo est la partie visible de la route, c’est la partie inférieure du fort. Les parties supérieures sont en retrait.

Le fort du Portalet se trouve dans la vallée d’Asp, sur la route qui mène au tunnel du Somport. Il est creusé à même le rocher, sur la rive droite du Gave.

Historique:ancien portalet

Le Portalet est à l’origine un poste de péage commercial “Le fortin du Poutou”. Il a été construit au Moyen-âge sur la route qui longe le Gave en réponse aux espagnols qui ont eux-même construit un péage de l’autre côté de la frontière. Le fortin n’est à cette époque qu’un petit fort qui se prolonge au dessus de la route. il perdurera jusqu’à la révolution de 1789. Il est aujourd’hui en ruine. Le peu qui reste du fort a été restauré il y a peu. On le voit sur cette photo, au loin (marquée d’une flèche):

Le 22 juillet 1842, le roi Louis-Philippe 1er ordonne la construction d’un fort censé 100_1249protéger la frontière des Pyrénées en cas d’invasion espagnole (qui n’aura jamais lieu). Le nouveau fort, construit en plusieurs parties, à 800 m d’altitude pour la partie la plus haute est mis en service en 1870. Il prend tout naturellement le  nom de l’ancien poste de péage.

Armé d’une dizaine de canons, le fort devait pourvoir abriter plus de 4000 hommes et tenir au moins une semaine de siège en totale autonomie.

Les solutions techniques mises en œuvre pour sa construction, l’aménagement de ses espaces intérieures et l’ampleur des falaises environnantes donnent à l’ensemble du site une ambiance spectaculaire et envoûtante.

Les garnisons s’y succèdent jusqu’en 1925. Après cette date et jusqu’en 1939, il sert de colonies de vacances. Pendant la guerre, le fort devient prison (nous le verrons lors de la visite de la partie inférieure). En 1944, il est pris par le maquis, puis après la guerre, l’armée le réintègre jusqu’en 1952. Le fort est déclassé officiellement en 1962. Mis aux enchères il est racheté par une enfant du pays, propriétaire d’un ensemble hôtelier. Elle refuse de voir partir le fort dans des mains étrangères et l’achète en 1966 pour un peu plus de 150 000 francs. Elle pense en faire un hôtel ou pourquoi pas une maison de retraite. Cela ne se fera jamais, le lieu ne s’y prêtant guère (des centaines de marches à monter ou descendre et un coût de travaux colossal) Elle gardera les clefs du fort plus de 30 ans, sans jamais y remettre les pieds. En 1999, il est racheté par la communauté des communes de la vallée d’Asp pour 500 000 francs.

Il est classé monument historique en 2005, ce qui accélère les travaux, couteux.

Visite:

Avant de traverser le Gave, quelques vues de la route:

100_1135100_1137 100_1138

Pour accéder au fort, il faut d’abord traverser le Gave sur ce pont: 100_1141

C’est la première restauration qui a été faite, le pont permet d’accéder à l’unique chemin qui monte au fort. Après le pont, il a fallut restaurer ce chemin, et notamment le muret de pierre qui le longe. Il fait face au chemin de la mâture, très connu par les touristes et les gens de la région (qui fera l’objet sans doute d’un prochain article) .

100_1142 

Après deux ou trois virages, on aperçoit le fort.100_1144Encore un petite côte pour accéder à la seule entrée:100_1143  Nous voici aux portes du fort du Portalet. porte d'entree du fortJe vous promet une visite inoubliable.

A suivre ICI

N’hésitez pas à cliquer sur les photos pour les voir de plus près!

Posté par cassymary à 08:00 - Culture - Vos réactions [3] - Articles rédigés par :


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