5 jours passés à Londres chez Sprite ! Journées intenses pleines de découvertes. Un temps magnifique. Soleil radieux et généreux !
Départ de la gare de Lyon mercredi 30 juillet. Semaine de grand départ mais pas de panique, on veille sur notre sécurité !

Gare de Lyon, juillet -
Trois gamins en treillis et bérets noirs
arme au poing


A Paris, la gare du Nord est animée. De cette foule bigarrée, une image furtive :

Un poupon blanc
Dans les bras d’une petite fille
noire

Sprite m’a souvent parlé du multi culturalisme de Londres. Chaque document administratif est traduit dans pas moins de 7 langues. Et c’est vrai que c’est ce qui surprend le plus quand on y arrive. De nombreuses nationalités (Pakistan, Bangladesh, Inde, Turquie, Sri Lanka, Emirats Arabes, Afrique, et plus récemment pays de l’est). Tout type de couleur de peau et de religion. Tout ce monde se côtoie dans la rue et les commerces sans que cela ne semble poser de problèmes existentiels.
Un des plaisirs de Sprite est d’écouter les langues et les accents autour d’elle et d’en deviner la nationalité. Tout au long de mon séjour elle a essayé de m’y initier mais sans grand succès. Mon oreille reste hermétique aux subtilités du langage et des accents !
Sprite habite un quartier populaire typiquement  londonien avec des petits immeubles de 2-3 étages tout en briques tirant sur le noir dans l’est de Londres. Un quartier assez tranquille semble t’il. Quoique que ! La police londonienne fait tout pour nous faire croire le contraire :

Jour et nuit
Sirènes à la Starsky et Hutch
Pour quels méfaits ?

 


On peut dire qu’elle ne passe pas inaperçue !! Nous aurons aussi l’occasion de voir deux voitures munies de caméra de surveillance sur leur toit pour traquer les délits de circulation !
Nous croisons de nombreuses femmes voilées. Du simple hidjab au niqab en passant par le tchador. Notre premier chauffeur de bus est un sikh en habit traditionnel (un bel homme soit dit en passant !…)



Je suis frappée par les nombreux tags qui ornent les murs. Certains tiennent plus de l’œuvre d’art que de simples graffitis.
En voilà quelques uns pour le plaisir des yeux !











Les dimanches le quartier s’anime. Dans des halles, nous pouvons manger des mets de n’importe quel pays.

L’occasion aussi de rencontrer « les rois et les reines de nacre ». Tradition purement cockney qui perdure. Les fonds récoltés sont maintenant donnés à des associations caritatives.






Explications trouvées sur le Net :
Pearly King and Pearly Queen
Les Rois de nacre vêtus du traditionnel costume Cockney, sont les rois et les reines de Londres pour un jour. Leurs costumes fabuleux sont brodés de perles et boutons. Chaque costume peut peser jusqu’à 30 kg, et comporter plus de 30000 boutons.
Ils règnent sur les différents quartiers de Londres. Leur titre se transmet par filiation. Leurs enfants sont reconnus comme étant des princes et princesses. La mission des rois de nacre est de recueillir des fonds pour des organismes de bienfaisance. Ils participent dans Londres à de nombreuses fêtes et manifestations.
Ce sont des Cockney de pure souche, perpétuant ainsi la tradition et l’histoire, par leurs chants, leur parler, leurs traditions.
L’histoire des Pearly King et Pearly Queen, remonte à l’époque Victorienne, on raconte que c’est un jeune orphelin, marchand des 4 saisons, qui ramassant tous les boutons de nacre tombés dans la rue (ou deuxième légende, récupérant les boutons d’une cargaison d’un bateau japonais ayant coulé dans la Tamise en 1880) décora sa veste avec, son nom était Henry Croft, il fut le premier Roi de Nacre
Les marchands des quatre saisons (Costmongers) étaient à l’époque très pauvres, il fallait se faire remarquer pour pouvoir vendre, ces derniers portaient sur leurs vêtements le long des coutures des rangées de boutons pour se distinguer des autres corporations de vendeurs. Les Costmongers s’aidaient les uns les autres, en protégeant leurs droits, ils se serraient les coudes dans l’adversité et la misère. Si un Costmongers était dans le besoin, les autres lui portaient secours, chaque quartier avait son représentant.
*Pour être un vrai cockney il faut être né suffisamment près des cloches des Bow Bells (St-Mary-Le-Bow Church) pour en entendre le son des cloches. Petit peuple des Docks déplacés par la reconstruction de Londres en 66 pour faire les logements luxueux des Docks de la Tamise. Les Cockneys ont la réputation d’avoir le cœur chaud, le cœur bon, le cœur immense

SHERKANE