Du 14 au 20 juillet 2014

Le dicton du jour : De juillet, la chaleur fait de septembre la valeur.

Le prénom de la semaine : FREDERIC

Le prénom Fréderic vient du germain fried, « protecteur », et ric, « puissant », ou rik, « roi ». Prénom médiéval germanique, ce fut, pendant des siècles, un prénom royal, voire impérial, sous l'influence, sans doute, du grand empereur romain germanique, Frédéric Ier Barberousse (1122-1190), qui domina l'Europe pendant plus de trente ans. Frédéric est parmi les prénoms les plus employés en Europe, et sa vogue s’est maintenue sans défaillance jusqu’à nos jours, où elle se porte plutôt bien. La forme féminine, Frédérique, est en revanche plus rare en France actuellement.

Fêté le 18 juillet, Saint Frédéric fut, en 825, nommé évêque d'Utrecht par Louis le Débonnaire, fils et successeur de l'empereur Charlemagne. Il fut, en 838, assassiné par des mercenaires, payés par l'impératrice Judith, épouse de l'empereur, à laquelle il avait publiquement reproché son inconduite.

Ce jour-là : Paris inaugure son métro

Dans le cadre de l’Exposition Universelle de 1900, le 18 juillet, la ligne numéro 1 du métro parisien reliant la porte Maillot à la porte de Vincennes est mise en service. Construite sous la direction de l'ingénieur des Ponts et Chaussées Fulgence Bienvenüe, Les travaux au cœur de la capitale ont duré 19 mois, la voûte du tunnel s'élevant à 7 mètres.

Le prix du trajet est de 25 centimes en première classe et 15 centimes en seconde. Le train, qui comporte trois rames de 10 mètres de long sur 3 de haut, circule entre des stations dont la décoration a été imaginée par l'architecte Hector Guimard (1867-1942), représentant majeur de l’Art nouveau en France. Ce nouveau moyen de transport remporte un succès immédiat.

Le 27 octobre 1904, la ville de New-York inaugurera son premier métro. Elle suivait ainsi l'exemple de Londres qui s'était dotée du tout premier métro au monde en 1863, suivie ensuite de Paris en 1900 et de Berlin en 1902.

Trucs et astuces : Pour enlever facilement la peau d’un saucisson, il vous suffit, avant de le couper en tranches, de l’envelopper pendant un quart d’heure dans un linge humide.

J’ai testé pour vous (recette de cuisine) : Oeufs mimosa à l'avocat

Pour 4 personnes, il vous faut 4 œufs durs ; quelques cuillères de mayonnaise ; 1 avocat ; sel, paprika ;

* Faites cuire les œufs pour qu’ils soient durs. Refroidissez-les en les plongeant dans de l’eau froide (ils seront plus faciles à écaler) .

*Ecalez-les, puis  coupez-les en deux.

* Ôtez le jaune d’œuf délicatement.

* Au mixer, mélangez l’avocat, la mayonnaise, et les jaunes d’œufs durs pour obtenir une préparation bien lisse. Salez.

*Remplissez les cavités des blancs d’œufs à l’aide du mélange avocat/mayonnaise/jaune d’œuf (à l’aide d’une douille c’est plus joli).

* Décorez avec du paprika.

*Servez bien frais.

Le saviez-vous ? Depuis quelques années nous sommes sensibilisés à la présence de l’indésirable frelon asiatique, mais connaissez-vous la coccinelle asiatique ?

Originaire de Chine, Harmonia axyridis, a été utilisée dans les années 80 pour lutter contre les invasions de pucerons dans les cultures et introduite volontairement par les horticulteurs. Mais contrairement aux annonces des scientifiques de l’époque, elle s’est bien acclimatée à nos régions et parvient même à hiverner. Elle est, actuellement présente sur l’ensemble du territoire où elle se régale bien de pucerons, mais rivalise avec nos coccinelles à sept points dont les populations ont tendance à décliner. De plus en cas de disette, la coccinelle asiatique devient prédatrice de la coccinelle autochtone.

Elle a à peu près la même taille que notre bête à Bon Dieu, mais peut avoir jusqu’à 120 parures différentes : avec ou sans points, une couleur rouge, orange ou noire. On l’identifie plus facilement au stade larvaire dont tous les individus ont un corps noir portant deux bandes dorsales orange.

(Sources : L’Ami des Jardins, n°1045)

La coccinelle asiatique est considérée comme une espèce invasive et, outre son impact sur les populations de nos coccinelles, elle affecte de manière encore plus directe l’homme. Et peut devenir un véritable fléau domestique : elle peut, par sa capacité à s’agréger par centaines voire par milliers d’individus dans les maisons pour passer l’hiver, rendre la cohabitation très désagréable car elles émettent une substance jaunâtre mal odorante et plus ou moins toxique quoique sans danger pour l’homme.

Si le sujet vous intéresse, rendez-vous sur le site de l’OPIE (Office pour les insectes et leur environnement) où vous trouverez un article très complet.

http://www7.inra.fr/opie-insectes/pdf/i136san_martin-et-al.pdf

Coccinelles asiatiques

Origine de l’expression : Se faire passer un savon

Cette expression, qui signifie se faire réprimander vertement, vient du fait qu’autrefois, les femmes se retrouvaient autour du lavoir communal, pour échanger des informations et des potins mais surtout pour y faire la lessive à l'aide de savon,  et en s’aidant aussi souvent d'un battoir, large palette de bois destinée à battre le linge pour en extraire les impuretés.
C'est de cette image qu'au17ème siècle est venue l'expression "laver la tête (à quelqu'un)" avec d'abord le sens de battre, donner des coups puis simplement de réprimander, action qui précède d'éventuels coups.
Au début du 18ème siècle, dans le prolongement de l'idée, le mot savon a désigné une réprimande, souvent sévère, et a été accompagné non seulement du verbe passer, mais aussi de donner ou prendre, selon la situation.

Jeu : Enigme grammaticale

Doit-on dire "un grand nombre de corbeaux sont blancs" ou "un grand nombre de corbeaux est blanc" ?

Solution du jeu de la semaine dernière :

ERGOT + T = GROTTE

PENTE + I = INEPTE

LOISIR + O = ISOLOIR

CRUAUTE + H = AUTRUCHE

Du côté de chez… RONSARD

Au cœur du Loir-et-Cher, près de Couture-sur-Loir, se trouve le manoir de la Possonnière où naquit, en 1524, Pierre de Ronsard, surnommé par ses contemporains « le prince des poètes et le poète des princes ». Il y passa les douze premières années de sa vie et le Pays Vendômois fut l’une de sources d’inspiration majeures de son œuvre poétique. On retrouve dans son œuvre l’église de Couture, la fontaine Bellerie, la forêt de Gastine et l’Isle Verte.

Promis à un brillant avenir dans la carrière des armes, il devint page auprès des fils de François 1er et passa ensuite au service de l'épouse du roi d'Ecosse. Atteint de surdité subite à l’âge de 18 ans, il renonce à la carrière de soldat ou de diplomate qui lui semblait ouverte, entre dans les ordres pour assurer sa subsistance et se tourne vers la poésie et les auteurs anciens. Il nous a laissé l’une des plus importante œuvre poétique du 16ème siècle.

C’est son père, Louis de Ronsard, alors au service de François 1er qui, à son retour d'Italie au début du 16ème siècle, entreprit de faire reconstruire sa gentilhommière à la mode italienne. C'est ainsi qu’apparaît le Manoir de la Possonière qui tient son appellation du mot “Posson” (Poinçon, mesure de capacité). Au sommet de la tourelle, le fronton de la grande lucarne sculptée porte le blason des Ronsard : ronces et flammes.

Loin de la foule des visiteurs des grands châteaux de la Loire, le manoir de la Possonnière est un lieu plein de charme et de quiétude. Des jardins, de création contemporaine (2003) rendent hommage au poète qui aimait cultiver ses fleurs. Outre le potager on y découvre une importante collection de roses anciennes et modernes dont la célèbre « Pierre de Ronsard ».

La Possonniere

 La phrase de la semaine : Si l'on bâtissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente. (Jules Renard)