Du 07 au 13 juillet 2014

Le dicton du jour : « Juillet ensoleillé, remplit caves et greniers. »

Le prénom de la semaine : OLIVIER

Le prénom Olivier est un prénom d'origine latine. Il fait sans doute référence à l’arbre méditerranéen.  Cependant, cette origine latine est contestée par certains qui lui prêteraient des origines germaniques, mais il s'agit d'une hypothèse non vérifiable. Le symbole de l'arbre peut donc nous en apprendre un peu plus sur ce prénom : c'est l'arbre de la sagesse par excellence. Il était sacré pour Athéna comme pour l'Église catholique, car la passion du Christ a débuté sur le mont des Oliviers. La Chanson de Roland, au 12ème siècle a largement contribué au succès de ce prénom.

Aujourd'hui il est est porté par environ 267 000 personnes en France, mais se trouve de moins en moins choisi par les parents.

Olivier Plunket fut archevêque d'Armagh (Irlande) au 17ème siècle. Il est fêté le 12 juillet.

Ce jour-là : Naissance d’un grand poète

Jean Lafontaine est né le 8 juillet 1621 à Château-Thierry, d’un père Maître des Eaux et Forêts et Capitaine des Chasses du duché de Château-Thierry et d’une mère originaire de Coulommiers dans le Poitou.

Il débute ses études au collège de Château-Thierry jusqu’en troisième. Ne sachant alors qu’un peu de latin, sa paresse et son insouciance naturelle le laissaient indécis sur le choix d’une carrière, lorsqu’un de ses parents le fit entrer, en 1641, chez les oratoriens. Il les quittera dix-huit mois plus tard. Il se remet alors à ses études et en 1649 obtient un diplôme d’avocat au parlement de Paris.

Entre temps, son père le marie à Marie Héricart en 1647 et en 1653, il devient père de Charles. Il ne s’investira que très peu dans sa vie de famille.

En 1652, La Fontaine reprend la charge paternelle de Maître des Eaux et Forêts qu’il revendra vingt ans plus tard.

Il ignorait à vingt-deux ans qu’il était poète : L’ode de Malherbe, Que direz-vous, races futures... lui révélera son génie et éveillera sa vocation poétique. Lorsqu’il en a le temps il monte à Paris et fréquente les sociétés précieuses et libertines. Sans cesse tracassé par les ennuis financiers, il obtient la protection de Madame de Sévigné puis entre au service de Fouquet, il va lui dédier « Le songe de Vaux » ainsi qu’une trentaine de poèmes prévus par contrat. Peu après, il va faire la connaissance de Molière, Boileau et Racine et va écrire en 1669 « Les amours de Psyché et Cupidon ». A la chute de Fouquet, sa fidélité va lui attirer la haine de Colbert puis celle de Louis XIV lui-même. Il trouva un asile chez Madame de la Sablière. Cette amie dévouée le protègera pendant vingt ans de tous les tracas de la vie. La Fontaine, après bien des difficultés, fut enfin reçu à l’Académie le 2 mai 1684, en remplacement de Colbert, son persécuteur, dont le fauteuil était resté vacant, par suite du refus de Louis XIV de donner son agrément à la nouvelle nomination. Il connut le succès avec ses Fables écrites dans un but éducatif et adressées au Dauphin., entre 1668 et 1694. Se caractérisant par l'élégance, la clarté du style et par la fantaisie des expressions, elles constituent un chef-d’œuvre la langue française.

Il meurt en 1695 ayant composé lui-même son épitaphe :

Jean s’en alla comme il était venu,

Mangea le fonds avec le revenu,

Tint les trésors chose peu nécessaire.

Quant à son temps, bien le sut dépenser :

Deux parts en fit, dont il voulait passer

L’une à dormir, et l’autre à ne rien faire.

(Jean de La Fontaine)

La Fontaine

 

Trucs et astuces : Encore un truc pour éviter de pleurer en épluchant des oignons : il suffit, paraît-il de mâcher du chewing-gum pendant l’opération.

Le saviez-vous ? L’été est la saison idéale pour découvrir ou redécouvrir des épices qui transcendent les plats les plus simples. Très employé dans les cuisines arabe, marocaine, européenne, indienne, iranienne et d'Asie centrale, le safran à la saveur unique a la propriété d'harmoniser les plats et d'exalter le goût des aliments. Son arôme, séduisant et suave, rappelle le miel avec des notes métalliques.

Mais savez-vous que le Crocus sativus et l'épice que l'on en récolte, sont connus de l'homme depuis la plus haute Antiquité. On retrouve sa trace dans le papyrus d'Ebers (un des plus anciens traités médicaux jamais retrouvé, datant du 16ème siècle avant J.-C.). Il en est aussi fait de nombreuses mentions dans la Bible, et en Grèce Antique il était apprécié pour ses qualités tinctoriales.

Originaire de Crète, le safran accompagne l'histoire des hommes depuis plus de 3000 ans. Du Moyen-Orient, où il est cultivé de longue date, il se propage à l'Eurasie, puis à l'Afrique du Nord, l'Amérique du Nord et l'Océanie. Aujourd'hui il est principalement cultivé en Iran et en Espagne, et depuis peu, en France.

Aujourd'hui, des études tendent à montrer que les caroténoïdes du safran auraient des propriétés anticancéreuses et anti oxydantes. Il a longtemps été utilisé pour colorer les textiles, notamment en Inde et en Chine où le port de ces étoffes revêt une signification rituelle et hiérarchique.

Seul le Crocus sativus donne le safran. La fleur de safran comporte 6 pétales violets, trois étamines jaune d'or et un pistil rouge. C'est ce fameux pistil composé de trois stigmates (filaments) qui, une fois séché, donne l'épice safran, (l’or rouge). Deux fois plus cher que l'or, trois fois plus que le caviar, le stigmate se négocie entre 25 et 40 000 € le kilo, d'où son surnom d'or rouge. Un prix justifié par une récolte manuelle : Il faut 200 000 fleurs de Crocus sativus pour obtenir 1 kg de filaments, les pistils, si concentrés en goût qu'un seul gramme traité dans les règles de l'art peut régaler 60 convives. Pour cela, il faut les couper manuellement, un à un, et compter en moyenne une heure pour cueillir 2 000 fleurs et 5 heures pour en récupérer les filaments.

J’ai testé pour vous (recette de cuisine) : Crème chocolat/café (recette de L’Ile aux Epices)

Pour 4 personnes, il vous faut : 300 ml de n’importe quelle boisson chocolatée ; 3 jaunes d’œufs ; 1 cuillère à café rase d’agar-agar en poudre ; 1 café serré ; 10 pistils de safran.

*Réunissez tous les ingrédients dans une casserole et fouettez le tout pour dissoudre l’agar-agar avant de commencer la cuisson.

*Versez le mélange dans une casserole, mettez sur feu doux et mélangez sans cesse avec une cuillère en bois sans atteindre le point d’ébullition. Le mélange va épaissir tout doucement, jusqu’à la consistance d’une crème.

*Versez dans des ramequins, laissez refroidir et placez au réfrigérateur. C’est prêt !

Cette recette de crème chocolat/café se prépare très rapidement et très facilement ! Le mélange café et chocolat se marie parfaitement avec la fine saveur du safran.

Origine de l’expression : Mener une vie de patachon

Pour comprendre l’expression, il nous faut revenir au 18ème siècle, à l’époque des pataches et des diligences.

Sous l’Ancien Régime, la patache était un bateau fluvial destiné à partir collecter la gabelle, l’impôt sur le sel. Son équipage était composé de gabelous, chargés de surveiller les bateaux pour lutter contre la contrebande. À la fin du 19ème siècle, le mot patache s’étendit à tout mauvais moyen de transport, de type hippomobile, lourd, sans ressorts, comme l’étaient les vieilles diligences. La patache était alors le transport des pauvres. Par extension, le patachon a désigné celui qui parcourait les routes en conduisant sa patache. Il était réputé pour être toujours par monts et par vaux, menant une vie dissolue et s’arrêtant dans toutes les tavernes pour s’enivrer.

Aujourd’hui, l’expression a gardé son sens dépréciatif et signifie mener une vie désordonnée, instable ou mouvementée.

Jeu : Le jeu de la semaine dernière n’ayant pas eu de réponse, je le soumets à nouveau à votre sagacité.

Mot à mot

En regroupant et en mélangeant les lettres de chaque mot donné avec la lettre qui le suit, vous devez retrouver un nouveau mot.

Aucun mot au pluriel n’est admis, ni aucun verbe conjugué.

ERGOT + T =

PENTE + I =

LOISIR + O =

CRUAUTE + H =

 

Du côté de chez… Jacques PREVERT

C’est dans la péninsule de la Hague, bordée par les rivages de la Manche que se trouve la dernière maison du poète. Plus précisément à Omonville-la-Petite, dans la Manche.

En 1971, Jacques Prévert y achète une maison qu’il fera aménager par son ami Alexandre Trauner, décorateur de cinéma. Celui-ci a conçu le décor intérieur de la maison d’Omonville, à l’image de celui de sa propre maison, située quelques centaines de mètres plus bas. C’est d’un même élan que les deux familles quittent Saint-Paul-de-Vence pour Omonville, ayant été séduites par la tranquillité ("ce drôle de patelin où il n’y a pas de bistrot", dit Prévert lors de sa première visite) et la beauté de cette extrémité de la presqu’île du Cotentin.

Il y vivra et travaillera jusqu’à la fin de sa vie, en 1977.

La visite de sa demeure et de son jardin permettent d'entrer dans l’univers artistique du poète. Cette maison d’artiste est aujourd’hui un lieu de mémoire où l’on découvre la vie et l’œuvre de Prévert au travers d'expositions permanentes et, chaque année, une exposition temporaire présente une facette de l'œuvre de l'artiste, en particulier ses collaborations avec les grands artistes de son temps.

Dans les différentes pièces de la maison, on peut voir quelques exemples de l'œuvre multiple que le poète nous a laissé : collages, éditions originales de recueils de poèmes, livres d’artiste en collaboration avec Picasso, Ernst, Miró… On visite toutes les pièces et notamment le magnifique atelier sous les toits où il aimait travailler. C'est sur la table de cet atelier qu'il continua, jusqu’à la fin de sa vie, à écrire et rassembler des matériaux pour ses collages. C’est là qu’il publie ses derniers textes. Et plus que jamais, à Omonville, il se passionnera pour les collages, qu'il offrait et dédicaçait à ses proches et moins proches.

Photos Cherbourg tourisme.com

Maison de Jacques Prévert Jacques Prévert 1

La phrase de la semaine : « La nature nous a fait frivoles pour nous consoler de nos misères. » (Voltaire)