On the hot spring
Les corps se délassent
Etalage de sarongs


2000m et une source d’eau chaude
37°C, juste ce qu’il faut
Pour rentrer sans problèmes
Pour que les corps se délassent
Que les esprits vagabondent
Etalage de vêtements sur le rocher
Etalage des corps allongés au soleil
Briefing des chefs sur un tronc d’arbre
Au bord de la rivière
Avec en arrière fond
Des nuages de vapeur au dessus de l’eau
Une halte appréciée
Un lieu idyllique

Après ce bain rafraichissant, un bon repas et hop ! Lever du camp pour remonter en face sur la crête de la caldeira jusqu’au Plawangan II, camp de base à 2700m avant l’ascension finale.
Trois heures de montée rude mais oh combien agréable et belle ! Le sentier zigzague dans les rochers, la vue se perd sur des pentes vertigineuses où les arbres s’accrochent comme ils peuvent.
Quelques porteurs de d’autres groupes redescendent. L’occasion pour notre guide d’échanger des renseignements : nombre de personnes là haut (eh oui ! là aussi nous ne sommes pas seuls !), temps climatique, l’état du chemin… On apprend que des touristes se sont fait piller leurs tentes pendant qu’ils gravissaient le volcan. Ils conseillent à notre guide qu’une personne de notre équipe assure un « gardiennage » lors de l’ascension.




Arrivés sur le replat à Plawangan II, face à nous, sans avertissement, la pente finale. Vision saisissante et impressionnante !  Un à pic de cendres et de roches volcaniques entaillé de profondes ravines. Nous restons bouche bée. L’ombre du Semeru plane soudain sur le Rinjani. Serons-nous capables d’y grimper ? Cela sera-t-il aussi dur ?


Nous sommes dans les premiers arrivés et installons nos tentes contre une barrière de rochers qui nous protégera du vent au cas où celui-ci se mettrait à souffler. Peu à peu le replat se remplit de petites tentes orange. Les groupes de trekkeurs arrivent des deux cotés de la caldeira pour l’ascension finale.


Malheureusement, comme tout camp de base, on peut regretter les détritus qui jonchent le sol (papier toilette, papiers divers, épluchures…), l’absence de « tentes-toilettes » qui oblige chacun à se débrouiller comme il peut alors qu’on a une vue à 360°C !
Il y a quelques années, des hollandais ont installé des toilettes en dur. Il n’en reste que des planches de bois en vrac à terre.
La fin de l’après midi se passe à flâner et à observer  les quelques trekkeurs redescendant du sommet (quelle folie de monter en pleine journée !). L’occasion de jauger de ce qui nous attend dans la nuit. Une première montée paraissant très raide et difficile, puis un replat incliné et enfin la pente terminale qu’on ne distingue pas vraiment.
Des conciliabules ont lieu. Certains d’entre nous hésitent. Montra ? Montra pas ?
Repas du soir sur des rochers, les pieds dans le vide, face au splendide paysage. Jeu des nuages qui vont et viennent, s’engouffrant dans les vallées pour reculer aussitôt comme piqués à vif, s’infiltrant sur le lac en coups de langue sensuels. Le soleil se couche, l’horizon devient rouge vif découpant à l’Ouest au dessus des nuages le sommet de l’Agung de l’ile de Bali. Il est temps d’aller dormir.