Nous quittons Bali l’ile aux frangipaniers.

Arbre symbolique, on le trouve partout, près des temples, des habitations, le long des routes.

Un arbre à l’écorce lisse et grise ressemblant à la peau d’un éléphant.

Des fleurs délicatement parfumées aux pétales insérés de façon hélicoïdale.

Sa ramure est par contre curieuse.

Nous sommes habitués à des arbres dont la ramure s’affine au fur et à mesure : tronc, branche maitresse, branche secondaire, rameau, brindille…

Ici ce n’est pas le cas ! Du début à la fin les rameaux ont le même diamètre, ce qui donne un aspect trapu et « boudiné » à l’arbre.

Les bouquets floraux prennent naissance au bout des rameaux.

Hasard de la saison ? Les frangipaniers sont la plupart du temps dénudés de feuilles.




Un long transfert en ferry nous amène sur Lombok, l’ile aux kapokiers. Si nous en avons déjà vu ailleurs c’est vraiment sur Lombok qu’ils sont les plus nombreux et parfois ce sont des plantations entières que nous longeons. En effet le kapokier (appelé aussi fromager) est ou plus exactement était cultivé pour ses fruits donnant une fibre végétale blanche : le kapok. Celle-ci fournit une bourre imperméable, isolante et imputrescible  utilisée pour rembourrer coussins, matelas, gilets… Malheureusement les fibres synthétiques signent peu à peu la mort des plantations de kapokiers.
Arbres immenses, aux troncs s’élançant vers le ciel comme si leur unique raison de vivre était une tentative désespérée d’aller côtoyer les nuages, ils font presque pitié avec leur aspect décharné et squelettique, leur absence de feuilles et leurs fruits pendants. Pour la petite histoire, à savoir que la pollinisation du kapokier est assurée par les chauves-souris






A Lombok nous retrouvons l’islam et les prières reprises par les hauts parleurs. En deux-trois km nous comptons déjà des dizaines de mosquées !
Une halte sur la route pour tenter de trouver des épices dans un marché local. Nous ne serons pas bredouilles. Au milieu d’étals de poissons séchés et de légumes divers, nous finissons par dénicher des clous de girofle et du poivre noir et blanc.






La longue journée de transfert nous amène à Senaru, point de départ pour le mont Rinjani.