Lever de soleil au volcan Batur (Business, business Acte 3)


Il y a 30 000 ans une explosion d’une violence inouïe secoua Bali, propulsant des tonnes de cendres et de lave et donnant naissance à un volcan de 3000 m d’altitude. La poche de magma sous jacente s’étant vidée, le sommet de volcan s’effondra sur lui-même, creusant à sa place une caldeira, large marmite de 13 km de diamètre aux parois vertigineuses. Près de 10 000 ans plus tard, une nouvelle éruption donna naissance à un volcan secondaire, le Batur, tandis qu’à ses pieds la caldeira se remplissait d’eau.


Depuis sa naissance le Batur (1717 m) est entré plusieurs fois en éruption. La dernière remonte à 2000. Coulées de lave et éjections de cendres, de scories et de pierres ont façonné ses pentes, modelant d’autres cônes… qui augurent de d’autres colères…
Mais la vie est prospère au pied de ce géant coléreux. Lac poissonneux, cultures maraichères, villages aux maisons simples et quelconques, quelques hôtels pour les touristes venus admirer la caldeira et/ou monter au sommet.




Nous ne serons effectivement pas les seuls à nous lever à 4H du matin pour assister au lever du soleil en haut du mont Batur. Le parking est déjà plein quand notre 4X4 nous dépose au départ de la montée. Ce sont des dizaines de personnes accompagnées de guides qui gravissent la pente, frontales allumées. L’ascension est facile. Aguerris par nos derniers jours de marche, nous trouvons le rythme de notre guide (une femme) un peu lent mais nous rongeons notre frein. A moitié parcours notre guide s’arrête quelques minutes devant un petit autel où elle dépose une offrande et se recueille.
Nous arrivons sans difficulté et à temps au sommet du plus haut cratère et le plus ancien. Sous une tente, des balinais nous propose des boissons chaudes. Business is business.
Le soleil se lève et dans le lointain, au dessus d’une mer de nuages, se découpe le mont Rinjani (3726 m), notre prochaine ascension dans l’ile de Lombock. Sur notre droite, les sommets de l’Abang (2153 m) et de l’Agung (3014 m) se superposent, semblant n’en faire qu’un.


Les nuages se disloquent nous laissant voir toutes les fumerolles qui s’échappent des failles du mont Batur. Nous n’avons pas amené d’œufs. Dommage ! Nous aurions pu les faire cuire sur une bouche brulante de sortie de fumerolles.


Laissant la plupart des touristes au sommet, nous entreprenons le tour des différents cratères. Une marche facile sans grande difficulté dans un très beau paysage volcanique. Nous admirons les dernières coulées de lave encore dénudées de couleur ocre. Sur les coulées plus anciennes, la végétation reprend peu à peu ses droits.






L’ascension du mont Batur marque notre dernière journée sur l’ile de Bali.