Le dicton du jour : « An nouveau, tout est beau. »

Le prénom de la semaine : GENEVIEVE

Le prénom Geneviève, dérivé du prénom Genovefa d'origine celte et germanique et signifiant « femme de bonne race », est un prénom typiquement français que sainte Geneviève, protectrice de Paris, a rendu célèbre. C’est donc un prénom chargé d’histoire et hautement symbolique, mais il n'est cependant pas devenu populaire tout de suite. Peu répandu jusqu'au 18ème siècle où il commença son ascension, ce prénom culmina au 20ème siècle. Notamment à partir des années 1940 avec un pic de plus 5000 naissances en 1947. Depuis, il est beaucoup moins choisi par les parents et Geneviève est même devenu un prénom rare. Les Geneviève sont fêtées le 3 janvier.

Ce jour-là : Jour de l'an

Voeux3En France, c'est en 1564, pour la première fois, l'année débuta un 1er janvier, en vertu d'un décret signé par Charles IX. Auparavant, l'année débutait à des dates fort variables qui pouvaient même différer selon les régions. Pour les Romains, l’année débutait le 1er mars (mois du dieu de la Guerre, l'un des plus importants dieux honorés par Rome). Pendant la Révolution, le 22 septembre 1792 devint le 1er jour de l'an I de la République, mais cette date sera abandonnée en 1806 et on verra le retour définitif au 1er janvier. Le 1er janvier, à minuit, la tradition exige de s'embrasser sous le gui ! Cette coutume a plusieurs origines. Chez les Druides, le gui était considéré comme une plante sacrée. Selon eux, cette plante avait des propriétés miraculeuses, dont celles de guérir certaines maladies, d'immuniser les humains contre les poisons, de leur assurer la fertilité et de les protéger des méfaits de la sorcellerie. De plus, lorsque des ennemis se rencontraient sous le gui dans la forêt, ils devaient déposer leurs armes et observer une trêve jusqu'au lendemain. C'est de là que proviendrait, paraît-il, cette ancienne coutume de suspendre une boule de gui au plafond et d'y échanger un baiser en signe d'amitié et de bienveillance. Une autre version raconte que cette coutume, fort répandue chez les anglo-saxons, était rattachée à la légende de Freya, déesse de l'amour, de la beauté et de la fécondité. Selon la légende, un homme devait embrasser toute jeune fille qui, sans s'en rendre compte, se trouvait par hasard sous une gerbe de gui suspendue au plafond.

Photo : MNATP

Trucs et astuces : Pour que vos bougies de réveillon ne fument ni ne coulent, mettez quelques grains de sel à la base de la mèche.

J’ai testé pour vous (recette de cuisine) : : Galette des Rois aux pommes

Pour changer de la frangipane, une variante plus légère de la galette traditionnelle

Pour 6/8 personnes, il vous faut : 2 rouleaux de pâte feuilletée ; 6 pommes ; 80g de sucre ; 1 sachet de sucre vanillé ; 1c. à soupe de miel ; 1 œuf ; une cuillerée à soupe de calvados (facultatif) ; 1 c. à soupe de cannelle ; 1 fève.

*Préchauffez le four, th7 (240°C).

*Epluchez les pommes, coupez-les en quartiers. Mettez-les dans une casserole avec 10 cl d’eau. Couvrez et laissez cuire doucement pendant 20 mn en remuant.

*En fin de cuisson, ajoutez le miel, le sucre, le sucre vanillé, la cannelle et le calvados. Mettez de nouveau à feu doux pendant 5 mn.

*Déroulez une pâte feuilletée. Répartissez la compote de pomme sur la pâte en évitant d’aller trop près des bords (2cm). Placez la fève.

*Posez le second rouleau de pâte et soudez les bords avec un peu d’eau.

Battez l’œuf et badigeonnez-en le dessus de la galette pour qu’elle soit bien dorée. A l’aide d’un couteau pointu, faites des croisillons sur le dessus de la galette en prenant garde de ne pas couper la pâte.

*Enfournez pendant environ 25 à 30 mn.

Si la fève est en plastique introduisez-la à l’intérieur par une discrète fente sous la galette, après la cuisson.

Le saviez-vous ? La tradition d’envoyer ses souhaits à l’occasion de la nouvelle année est née en Angleterre au 19ème siècle. En 1840, l’apparition du premier timbre poste facilita l’échange de courrier et la découverte du procédé de lithographie popularisa l’envoi de Christmas cards en couleur. Ces cartes, envoyées pendant la période de l’Avent, avaient pour fonction de souhaiter un Joyeux Noël mais permettaient aussi d’envoyer ses vœux pour la nouvelle année. La coutume anglaise, qui peu à peu transforma les cartes de Noël en cartes spécifiquement envoyées pour les vœux de bonne année, se répandit dans toute l'Europe et devint à la mode en France où il existait déjà une coutume ancestrale spécifique, celle des visites du nouvel an.

Aujourd’hui oubliée (il n’en subsiste que la tradition des étrennes), cette coutume consistait à rendre visite, dans les quinze jours qui suivaient le 1er janvier, à son entourage proche, famille et amis, mais aussi à ses collègues de travail, à son patron, et même à des familles pauvres ou des malades dont on tenait à embellir ces jours festifs par des dons et des marques d'amitié. Ces visites obligatoires étaient perçues comme très contraignantes par beaucoup de gens, et l'usage apparut de les remplacer par un passage éclair au domicile de la personne et la remise au concierge d'une carte de visite agrémentée de vœux. Lorsqu'elle était cornée en haut à droite, cela indiquait que l'on s'était déplacé soi-même pour la déposer, en signe de respect ou d’amitié. La carte de vœux telle que nous la connaissons aujourd'hui, c'est-à-dire illustrée et comportant une mention de souhaits, fit alors son apparition. Assez différente de la carte de Noël, elle mettait en scène le plus souvent des fleurs, de jeunes femmes ou des enfants portant des cornes d'abondance symbolisant la prospérité. Les chiffres de l'année y étaient aussi parfois représentés, accompagnés de symboles de chance : trèfle, fer à cheval...

Vers les années 30, la carte illustrée s'était massivement répandue et l'usage d'utiliser une carte de visite ou un papier à lettres pour écrire ses vœux se perdit.

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Origine de l’expression : Le branle-bas

Cette expression qui qualifie l’agitation désordonnée causée par un événement inattendu, ou la préparation en vue d’une opération importante, le remue-ménage, est empruntée au langage de la marine. Au 17ème siècle, les "branles" désignaient les hamacs qui faisaient office de lits aux marins. Le "branle-bas" correspondait à un signal émis par le chef de quart le matin, pour signifier aux marins qu’il faut se lever, détacher et ranger son hamac. Il existait également le « branle-bas de combat » qui était un signal émis lorsque le bateau allait être attaqué. Les marins devaient alors décrocher leur couchage pour pouvoir avoir plus de place lors de la bataille. Tout ceci se faisait le plus rapidement possible, donc dans l'agitation. C'est à partir du 19ème siècle que l'expression a commencé à être employée au sens figuré, symbolisant alors un remue-ménage, une agitation désorganisée.

Jeu : Charade

*Mon premier fait démarrer la fanfare.

*Mon deuxième est arrêté par un garde

*Mon troisième en fait baver

Mon tout est une vieille mamelle.

Solution du jeu de la semaine dernière :

6

8

1

=

15

9

3

7

=

19

2

5

4

=

11

=

=

=

   

17

16

12

   

Bons mots et phrases assassines : « Tout âge porte ses fruits, il faut savoir les cueillir. » (Raymond Radiguet)

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