Leçon de choses autour de Munduk


Une balade de 3H autour de Munduk.

Un jeune guide prêt à répondre à toutes nos questions.

Nous cheminons lentement sur les petites routes et dans les cultures.


Là aussi c’est la pleine saison de ramassage des clous de girofle.

Nous traversons des plantations et si nous rencontrons quelques ramasseurs, nous ne voyons quasiment aucune récolte sécher au soleil.

Rien à voir avec ce que nous avons vu, humé et admiré dans les collines de Menoreh à Java !
Fréquents arrêts.

Notre guide prend le temps de tout nous expliquer. Le cacaoyer n’a plus de secrets pour nous.


Petit arbre persistant aux feuilles entières, les plus jeunes de couleur cuivrée. Fleurs cauliflores apparaissant directement sur le tronc et les branches maitresses donnant des cabosses pendantes d’abord vertes puis jaunes à maturité.
Chaque cabosse contient 20 à 50 fèves noyées dans une masse gélatineuse. Récoltées, séchées et torréfiées, elles donneront le beurre de cacao. 1 arbre produit environ 1 à 2 kg de fèves de cacao par an.
Nous saurons tout aussi du caféier. Robusta, arabica, les deux sont présents mais je ne me souviens plus de la différence. Néanmoins le robusta est le plus courant en Indonésie, car il aime un climat chaud et humide.





Petit arbre au feuillage vert et persistant, il nous enchante par la blancheur de ses bouquets floraux à l’aisselle des feuilles !

 

Les fruits (appelés cerises) devraient normalement être cueillis bien rouges à maturité, baie par baie.  Ce n’est pas le cas.

 

Pour plus de rapidité la cueillette du Robusta  ne se fait souvent qu’en deux passages. Vertes, jaunes, rouges, grenats, toutes les cerises sont ramassées, donnant alors après séchage et torréfaction un café de qualité moyenne.  

 



Notre guide nous fait découvrir des choses que nous n’aurions pas remarquées sans lui. Ici, la liane du poivrier enroulée autour d’un tronc de caféier. Là, celle retombante d’une vanille, dont nous ne verrons pas la fleur.
Il nous incite à regarder les bambous. De toutes les tailles, de toutes les grosseurs. « Arbre » essentiel en Indonésie. A la fois léger et solide les indonésiens s’en servent comme matériau de construction, comme échafaudages, pour réaliser des petits ponts, des paniers, des claies, des échelles…
 


Il nous laisse tranquillement admirer la rizière que nous traversons. Il n’y a pas à dire mais une rizière en terrasse, récemment repiquée ou en cours de repiquage est un paysage de toute beauté. Courbes sinueuses, vert profond des talus, soleil qui se reflète dans l’eau, on ne se lasse pas du spectacle.




Chaque propriétaire de « sawah » (rizière inondée) doit faire partie d’une société d’irrigation, ou « subak ». Son rôle consiste à réguler et contrôler la construction et l’entretien du système hydraulique (canaux, tunnels, aqueducs, digues et barrages) et la distribution de l’eau qu’il fournit, à coordonner le calendrier des plantations et du repiquage mais aussi à organiser les offrandes et les cérémonies honorant la déesse du riz.