Bali l'hindouiste (2)
A Wongayagede, à notre arrivée, une fête se prépare dans un temple de famille. Des galettes de riz ont été préparées. Les autels sont richement décorés, des offrandes déposées à leurs pieds. Des ombrelles jaunes et blanches sont ouvertes, signe que les dieux sont là. La famille se réunit dans le temple. Litanies et chants se succèdent tard dans la soirée. Le lendemain, le temple déserté est jonché de détritus.






A quelques dizaines de km du volcan Batur, visite incontournable du temple mère de Besakih ! Construit sur les flancs du mont Agung (point culminant de Bali à 3014m) à près de 1000m d’altitude, c’est le plus grand, le plus ancien, le plus sacré et le plus vénéré de l’ile.  Complexe religieux de trente temples répartis sur sept terrasses, il fut miraculeusement épargné par la terrible éruption de l’Agung en 1963 qui fit 2000 morts.
Une entrée majestueuse avec sa grande volée de marches bordées de statues drapées des couleurs de l’hindouisme : blanc, jaune, rouge et noir. De nombreux sanctuaires réservés aux balinais et dans lesquels nous ne pouvons pas entrer. Des femmes finissant de célébrer les rituels suite à la crémation de l’un de leurs proches.  










La crémation, une cérémonie capitale pour les balinais !
Au pied du volcan Batur à Toyabungkah, la rue principale est coupée, obligeant à un léger détour. En son milieu, protégés par une bâche, des hommes construisent une tour de crémation (échafaudage de bambou et de bois richement décoré qui symbolise le cosmos) destinée à porter le cercueil. Plus tard, le sarcophage reposera à l’étage intermédiaire, entre terre et ciel, sous une tour à toits multiples dont le nombre dépend de la caste du défunt.
Au loin, de longues litanies. J’avance guidée par le bruit. Les chants sortent de maisons. De somptueuses offrandes tressées sont déposées ici et là. Je n’ose m’aventurer plus loin et retourne à notre hôtel. Une cérémonie de crémation se prépare à Toyabungkah…




Au bord de la route, alors que nous roulons en bus, nous dépassons une cérémonie de crémation. La place est pleine de monde, la tour richement peinte trône au milieu. Après un repas festif la procession s’ébranlera au son du gamelan. Les derniers rituels accomplis la tour s’embrasera. Recueillies dans une noix de coco, les cendres seront jetées à la mer.


On ne peut ignorer la ferveur hindouiste des balinais. Une ferveur qui fait tourner l’économie locale. Les pentes du mont Batur sont couvertes d’immenses champs de fleurs destinées à la confection d’offrandes. De même, nous croisons sur la route de nombreux magasins de statues de lave (ou de béton…), d’offrandes toutes préparées ou d’ombrelles.