Au Kawah Ijen
Le Bromo était calme. Pas de panache de fumée. Tout juste quelques bouillonnements au fond du cratère.
Le Kawah Ijen c’est une autre affaire. De loin il annonce déjà la couleur ! Un épais nuage de vapeurs sulfureuses s’échappe de sa bouche.


Le lendemain, nous pouvons monter sur la crête du volcan mais interdiction de descendre dans le cratère. Trop dangereux.


Paysage de désolation.

Coté cratère, les parois sont complètement dénudées et entaillées de nombreuses rigoles.

La couleur de la terre tire sur le jaune !

Aucune végétation ne peut s’y installer à cause des vapeurs de soufre. Hormis peut être cette petite plante grasse.






Au fond du cratère un grand lac d’un bleu vert. Le lac le plus acide du monde. Sur le coté, un solfatare. C’est lui qui émet ces vapeurs de soufre et qui est à l’origine de la soufrière à ciel ouvert. Le soufre se libère d’abord à l’état gazeux puis se liquéfie pour enfin se cristalliser.
A travers les trouées de fumée, on entrevoit par moments des silhouettes qui s’activent au fond. Ces hommes viennent récolter les pains de soufre à l’aide d’une barre à mine en dépit de l’épais nuage de vapeurs sulfureuses qui les engloutit. Avec comme simple protection, un foulard sur le nez et des bottes.

Dès le petit matin Sur les pentes du Kawah Ijen
Le va et vient 
Des porteurs de soufre
80 à 100 kg
Le fléau ploie sous la charge
Craquement du bambou
Quand les paniers brinqueballent
Sans même s’arrêter
Jeu de mains précis et rapide
Le fléau change d’épaule
Dans une fluidité impressionnante
Parfois une halte
Boire une gorgée d’eau fraiche
Fumer une kretek bien méritée
Le tout face au panorama
Repartir
Dévaler la pente
Jusqu’au point de pesée
Là où le soufre se change en rupiahs !

 




De point de pesée, les pains de soufre partiront plus bas dans la plaine à l’usine de traitement.








Quelque chose m’étonne. L’accès au volcan est facile. Les hommes ont su améliorer la formation de soufre en installant des tuyaux à la sortie du solfatare. Ce qui accélère le processus de refroidissement et de cristallisation.
Alors pourquoi n’ont-ils donc pas mis en place un système de palan pour remonter les paniers de soufre du fond du cratère et ensuite un autre système pour les faire descendre au point de pesée ?