Il y a des millions d’années
Un volcan a explosé sur lui-même
Créant une immense caldeira
De 8 km sur 6
La terre a continué de trembler
Le magma de s’agiter
D’autres volcans ont surgi
Ici et là dans la caldeira
Le Bromo, toujours actif
Aux pentes dénudées
Couvertes de cendres volcaniques
Dont le vent se joue
Les reprenant en mini-tornades
Le Batok, parfaitement cylindrique
Véritable cannelé de Bordeaux
Avec ses ravines régulières
Couvertes de végétation
Le Kursi
Le plus grand et le plus haut des trois
En forme de berceau allongé
Nous sommes dans ce qu’on appelle un système de volcans emboités.

Le regard plonge vers la caldeira. Vertigineux ! Une immensité plate. Une végétation brulée, jaune paille. Un entrelacs de lignes qui la parcoure : pistes ? ruisseaux ? Des points minuscules qui bougent : hommes ? voitures ?


Descente en 4x4. Pied sur le frein et quelques croisements délicats sur l’étroite « route ». En bas c’est du sable. Du sable et rien que du sable ! Comme seule végétation des graminées (oyats ?) et des fougères roussies par le soleil.
Nous fonçons droit devant, soulevant un nuage de sable, et entourés de tous cotés par des mobylettes, gaz à fond.  




La caldeira s’élargit encore. Plus aucune végétation mais un désert de sable parcouru en tous sens par des dizaines et des dizaines de mobylettes et de 4x4 ! Toute cette agitation nous surprend. Il se passe quelque chose mais quoi ?


Nous aurons l’explication en arrivant au village de Cemorolawang, noir de monde et les rues transformées en un marché géant. C’est la fête traditionnelle du Kasada. Les tenggers (habitants d’ici) célèbrent le Bromo en lui jetant des offrandes : feuilles de bananier remplies de nourriture (riz, omelette, légumes …), piécettes d’argent, fleurs, galettes, poulets vivants…
2 jours de fête en perspective !