Août 2012, mes pas m’amènent en Indonésie, archipel de plus de 17000 iles. Nous en parcourrons 3 des plus importantes : Java, Bali et Lombock. Randonnées dans les rizières, ascensions de volcans, balades au milieu des cultures, levers de soleil inoubliables, l’odeur des clous de girofle, le retour de pêche…
Un voyage dense, varié. De nombreuses découvertes, beaucoup d’émotions, des souvenirs pleins la tête. Un archipel où l’on passe dans la même journée du sommet d’un volcan à 3000m à une baignade dans la mer. Une population et des coutumes très diverses. Bali l’hindouiste, Lombock la musulmane, Java l’affairée.  
Notre périple débute à Yogyakarta au centre de l’ile de Java puis nous nous dirigerons toujours vers l’est.
Yogyakarta – La rue
Oyez, oyez, Messieurs les touristes, trekkeurs ou simples visiteurs. Laissez tomber la visite au pas de course de Yogyakarta.
Fuyez les ateliers de batik et de marionnettes !
Esquivez la visite du palais du Sultan. Qu’importe le N°9, ses portraits et ses objets cultes ! De toute façon que retiendrez-vous de toutes ces explications ?
Oyez, oyez, Messieurs les touristes, trekkeurs ou simples visiteurs ! Le spectacle est dans la rue. Allez-y ! Flânez ! Observez ! C’est gratuit !
Faites comme ces touristes asiatiques. Installez-vous à un carrefour et mettez en route votre vidéo…

Naitre à « Djodja »
C’est naitre un casque sur la tête
Et un téléphone à l’oreille

Yogyakarta, « Djodja » pour les intimes. De larges avenues filant tout droit. Une circulation dense, très dense ! Mais le croirez-vous ? Une circulation fluide et « policée ». Pas de klaxons hurlants, pas d’invectives ni de noms d’oiseaux, pas de dépassements olé-olé ni de queues de poissons, pas d’embouteillage. Les avenues vomissent sans difficulté leur flot de voitures et de scooters, «  bebeks » en langage local.
Des scooters encore plus nombreux que les voitures ! Principal moyen de locomotion où s’agglutinent des familles entières : mari, femme, 1 ou 2 enfants,  voir même avec en prime un bébé dans les bras de sa mère.




Seuls à-coups dans cette circulation dense : les feux tricolores. Toujours respectés !
47, 46, 45… alors que le feu est rouge et que les secondes s’égrènent au dessus, les scooters zigzaguent entre les voitures et s’amassent par devant.

32, 31, 30…. On se croirait au départ d’un grand prix de moto. Une foule compacte de casques sur 20-30 mètres de long et sur toute la largeur de la voie.




3, 2, 1… Le feu passe au vert expulsant son trop plein de scooters et de voitures dans une anarchie organisée et fluide.


25, 26, 27… le feu repasse au rouge et le spectacle recommence. Incessant et fascinant !


Ami piéton, gare à toi !  Sache que tu n’es pas le bienvenu. Ici à « Djogja » tu traverses la rue à tes risques et périls ! Priorité aux scooters et aux voitures, alors surveille bien tes arrières !