Le dicton du jour : « En Octobre, qui n’a pas de manteau doit en trouver un bientôt. »

Le prénom de la semaine : LUC

Prénom d’origine latine, du mot lux qui signifie lumière. A Rome, les enfants nés avec l’aurore étaient souvent prénommés Lucia ou Lucius. Quant à Lucifer, il est aussi de la famille, puisque également relié à lux, la « lumière » (étymologiquement parlant, il est l’ange « qui porte la lumière »).

Luc, fêté le 18 octobre, est un médecin d’Antioche dont la vie fut bouleversée par sa rencontre avec saint Paul.. Il est l’auteur du troisième Evangile et des Actes des Apôtres.  

Luc est le seul évangéliste qui apporte des précisions sur l'enfance de Jésus, ce qui donne à penser qu'il côtoya Marie, la mère du Christ, dans sa vieillesse.

Ce jour-là : Naissance du calendrier grégorien

Le 15 octobre 1582, le calendrier grégorien entre en application dans les États pontificaux, en Espagne et au Portugal... Jusque là le calendrier en vigueur était le calendrier julien en référence à son promoteur, Jules César.

A Rome, l'année débutait en mars et comportait 355 jours et dix mois. Le jour où, au début de chaque mois, les Romains payaient leurs dettes, était appelé calendae. D'où le mot «calendrier» qui désignait le registre où étaient inscrits les comptes puis la mesure du temps elle-même.

En 46 avant JC, Jules César décide de donner à l'année 365 jours et 12 mois. Il la fait débuter le 1er janvier et prévoit des années bissextiles.

L'Église, au Moyen Âge, reste fidèle à ce calendrier tout en faisant remonter le décompte des années à la naissance du Christ (décompte qui s'est aujourd'hui imposé à toute la planète).

Mais sous la Renaissance, les astronomes s'aperçoivent que l'année calendaire dépasse l'année solaire de... 11 minutes 14 secondes. Le cumul de cette avance, quinze siècles après la réforme julienne, se monte à une dizaine de jours.

Le Pape Grégoire XIII décide donc d'attribuer désormais 365 jours, et non 366, à trois sur quatre des années qui inaugurent les siècles. Les années de début de siècle en 00 ne sont pas bissextiles sauf les divisibles par 400 comme 1600, 2000, 2400...

Après la réforme, l'écart avec l'année solaire n’est plus que de25,9 secondes.

Par ailleurs, le pape décide de rattraper les dix jours de retard du calendrier julien entre le 4 et le 15 octobre 1582. C’est ainsi que le lendemain du jeudi 4 octobre 1582, les Romains se réveillèrent le vendredi... 15 octobre 1582.

L’utilisation de ce nouveau calendrier s’étendra peu à peu à l'ensemble des pays. Il est aujourd'hui d'application quasi universelle.

Trucs et astuces : Si vous avez gardé une laitue trop longtemps et qu’elle s’est fanée, ne la jetez pas. Faites-lui prendre un bain dans de l'eau chaude. Ses feuilles retrouveront leur fraîcheur. Rincez à l'eau froide avant d'assaisonner. C’est également valable pour le cresson, la mâche…

Courge muscadeJ’ai testé pour vous (recette de cuisine) : Marmelade de citrouille

Le temps des citrouilles et autres cucurbitacées est enfin revenu. Je les adore sous toutes leurs formes et voici une recette communiquée par une amie Québécoise pour changer de la confiture de fraises ou d’abricots, les préférées des Français.

Il vous faut : 2 citrons lavés, non pelés ; 1 orange lavée, non pelée ;3 1/2 tasses (875 ml) de purée de citrouille ; 1/2 tasse (125 ml) de sucre ; 3 tasses (750 ml) d'eau.

*Hacher finement les citrons et l'orange.

*Dans une grande casserole épaisse, mélangez la citrouille, les fruits hachés avec leur jus, le sucre et l'eau.

*Amener à ébullition tout en remuant de temps en temps.

*Réduire la chaleur et laisser mijoter, toujours en remuant de temps en temps, environ 40 minutes, jusqu'à ce que les saveurs soient liées.

*Verser la marmelade encore bouillante dans des pots stérilisés, vissez les couvercles et posez-les à l’envers jusqu’à complet refroidissement.

 Le saviez-vous ? Connaissez-vous Jean-Jacques Renouard de Villayer (1605-1691) ? On doit à cet académicien nantais, maître des requêtes de Louis XIV, la création de la petite poste, premier service urbain de distribution du courrier et de la boîte aux lettres, qu’il fit installer dans les principales rues de Paris. D’un esprit très inventif (je vous parlerai un jour de son horloge qui donnait l’heure la nuit sans allumer la chandelle), il faillit être le père du timbre poste. Au 17ème siècle, contre toute logique, c’était au destinataire de payer les frais de poste. Raynouard de Villayer imagina apposer sur les enveloppes, une bande collante payante découpée dans … de la vessie d’esturgeon ! Mais, soit que la manipulation de cette matière collante fut malaisée, soit que l’odeur en choquât les narines pourtant peu délicates de l’époque, l’idée ne prit pas et il fallut attendre les Britanniques et leur fameux « Black Penny » à l’effigie de la reine Victoria, premier timbre poste émis le 6 mai 1840.

Origine de l’expression : A tire-larigot

Cette expression courante mais assez obscure nous vient du Moyen Age. A l’origine elle était strictement associée au terme « boire » et c’est à l’époque moderne que l’expression a pris le sens plus général d’abondanceet de grande quantité ... Cette expression, est très fréquente chez Rabelais où elle signifie boire en abondance, à long trait, en vidant bouteille après bouteille.

Au 16ème siècle, un larigot était le nom d’une petite flûte (un genre de flageolet). Il y a, semble t-il, un lien entre le fait de jouer de la flûte et celui de boire avec ardeur.
Ce lien existe aussi dans le fait que pendant des siècles, flûter a signifié boire en abondance et qu’existe l’expression siffler une bouteille, par ailleurs le verre à
champagne se nomme une flûte...
Jeu : Deux en un

Avec chaque mot long, faites-en deux courts. Utilisez toutes les lettres une seule fois.

Par ex. Antilope = lion + pâte

LOSANGE

LIMANDE

FABRIQUE

ORANGERIE

Solution du jeu de la semaine dernière : le proverbe à trouver (peu connu je l’admets) était le suivant : QUI VEUT BON NAVET LE SEME EN JUILLET.

Animaux et êtres fantastiques du folklore : Dame Abonde

Une des principales fées bienfaisantes du folklore et personnage du Roman de la Rose au Moyen Age. Comme son modèle, Adundantia, déesse Romaine de l'Abondance et puissante divinité nourricière, Dame Abonde apporte l'abondance dans les maisons qu'elle fréquente et dispense le bonheur à ceux qu’elle choisit.  Elle visite la nuit la chaumière des plus démunis et au matin ils trouvent du pain dans la huche. Elle confère une bonne santé, procure de beaux enfants aux parents, donne aux jardins des fleurs odorantes et aux vergers de superbes fruits. Elle est aussi la grande tisseuse et fileuse de tout ce qui germe au sein de la terre.

2006 Clématites blanches

 « Elle est merveilleuse la vie ; elle fabrique à tire-larigot

des clématites et des paquebots. » (Odile Berthier)