Changement de programme. Un pont permettant de traverser la Suli Gad est semble t’il détruit. Nous ne pouvons pas prendre le chemin prévu mais passer par le haut.
Une aubaine ce changement d’itinéraire ! Une superbe marche en balcon dans un paysage verdoyant surplombant la rivière de plusieurs centaines de mètres. Une alternance de petites montées et de descentes.
Au départ, traversée d’un bosquet de pins et comme la veille un véritable concert de cigales ! Nous arrivons même à en voir dans les arbres. Les photographier est une autre paire de manches, mon appareil n’étant pas équipé d’un zoom suffisant.
Le bruit des cigales s’amenuise au fur et à mesure que nous nous éloignons de ce bosquet de pins. Nous entrons dans une zone d’alpage où les arbres sont clairsemés. La vue est dégagée et magnifique même si le sommet des montagnes est sous les nuages.



Un homme assis sur un rocher, téléphone portable en main. Face au paysage immense il écoute de la musique !
Un peu plus loin quelques terrasses de culture.Tout indique qu’un village n’est pas loin. C’est au détour d’un virage que nous découvrons RAHA à 3000 mètres d’altitude.


Village Kshetri (deuxième caste hindoue).
108 maisons, 400 à 500 habitants.
Village construit à flanc de montagne. Maisons en pierres au toit plat recouvert de terre qui s’imbriquent les unes dans les autres comme un puzzle. Le toit de l’une servant de plain pied à l’autre.

Une population qui vit sur les toits !

On y dort, on y prie.
On lave et on étend le linge
On y fait sécher de la fougère, on y suspend les tiges de rhubarbe récoltées
On papote, on observe les étrangers
On attend tout simplement que le temps passe…






D’échelles en échelles (troncs d’arbres évidés pour former des marches sommaires) les gens naviguent d’un toit à l’autre, s’interpellent, passent d’une maison à l’autre. Les ruelles du village sont peu utilisées. Trop étroites et gadouilleuses de l’eau usée qui y est jetée depuis les toits !


Dieu seul sait pourquoi cette chanson de Maxime le Forestier « Né quelque part » me vient à l’esprit en regardant ces photos…
On choisit pas ses parents,
on choisit pas sa famille
On choisit pas non plus
les trottoirs de Manille
De Paris ou d'Alger
Pour apprendre à marcher
Etre né quelque part
Etre né quelque part
Pour celui qui est né
C'est toujours un hasard
Nom'inqwando yes qxag iqwahasa
Y a des oiseaux de basse cour et des oiseaux de passage
Ils savent où sont leur nids, qu’ils rentrent de voyage
Ou qu'ils restent chez eux
Ils savent où sont leurs œufs



Etre né quelque part
Etre né quelque part
C'est partir quand 

on veut,
Revenir quand on part 

Est-ce que les gens naissent 

Egaux en droits 

A l'endroit
Où ils naissent
Nom'inqwando yes qxag iqwahasa
Est-ce que les gens naissent
Egaux en droits
A l'endroit
Où ils naissent
Que les gens naissent
Pareils ou pas
On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille
On choisit pas non plus les trottoirs de Manille
De Paris ou d'Alger
Pour apprendre à marcher
Je suis né quelque part
Je suis né quelque part
Laissez moi ce repère
Ou je perds la mémoire
Nom'inqwando yes qxag iqwahasa