A chaque détour de ruelle
A chaque coin de maison
Une femme tisse
Assise à même le sol
Buste bien droit
Sangle autour de la taille pour servir d’attache au métier à tisser
Jambes étendues
Pieds bloqués contre une planche en bois
Elle est un élément à part entière de son métier à tisser

 

 

 


Ici elles tissent de longues ceintures au bleu intense
Là, la vieille femme tisse un tapis
De ses doigts noueux mais agiles
Elle enroule la laine sur sa tige de bois creusée en gouttière
Puis la passe entre deux fils du canevas
Le rang fini, elle coupe la laine tout le long de la gouttière de sa tige
Peu à peu un tapis bouclé
Prend forme sous ses mains

Plus loin sous un auvent
Des femmes s’activent sur leur métier à tisser
Protégées du soleil et de la pluie
Elles tissent inlassablement
Des laies de tissu aux couleurs variées :
Blanc, lie de vin, rouge, bleu, vert, bordeaux, noir…
Cousues entre elles, elles formeront une pièce de leur vêtement traditionnel




Un savoir faire, comme tant d’autres, que nous avons totalement perdu dans les pays « riches », préférant acheter à bon marché des vêtements « made in China ».
Donnez-moi de la laine de mouton brute, je suis bien incapable de la carder et de la filer !
Donnez-moi un métier à tisser et des pelotes de laine, je suis bien incapable d’en faire quelque chose !
Imaginez une fin du monde, un retour à l’âge de pierre. Plus d’Internet, de monde virtuel et d’informatique. Saurions-nous seulement survivre ? Saurions-nous faire du feu ? Fabriquer des outils ? Tisser la laine pour s’habiller ?