Pas d’overdose de visites de monastères comme au Mustang. Pas de gong qui résonne dans la vallée. Pas de puja et leur litanie de mantras. Aucune manifestation visible de ferveur bouddhiste.
Nous en visitons cependant quelques uns, notamment dans la vallée de Dho. On nous autorise même à prendre des photos de l’intérieur, chose interdite au Mustang !




Tous les monastères se ressemblent peu ou prou aux yeux néophytes des occidentaux. Un intérieur sombre, un mobilier le plus souvent sommaire se résumant à quelques bancs et une petite table basse. Des murs couverts de peintures représentant des divinités.
Présence systématique aussi d’un gong suspendu !
Généralement, il y a toujours un endroit où des livres tibétains sont stockés. Liasse de feuillets maintenus entre deux planches de bois enroulées de tissu chatoyant.
Certains monastères sont richement décorés de tentures aux couleurs vives et de masques de cérémonies suspendus.




Chaque monastère est dédié à un Dieu (Bouddha, Guru Rimpoche) dont la statue plus ou moins imposante trône au fond de la pièce.
Sur un petit autel installé à son pied, les sept offrandes sont déposées :
L’eau claire, l’eau parfumée, la flamme, les fleurs, l’encens, la nourriture (graines ou torma), la musique (coquillage)


Comme dans la religion catholique où les statues des triptyques et des calvaires retracent la vie de Jésus et rappellent aux fidèles les fondamentaux de la religion, les peintures et les statues qui ornent les murs des monastères retracent la vie de Bouddha et les enseignements du bouddhisme.
Ces peintures représentent des divinités et comme une divinité peut être représentée sous 10 ou 20 formes différentes, on est très vite dérouté et on en perd vite son latin ! Aussi, abandonnant de tout comprendre, je préfère simplement admirer la diversité et la finesse des peintures et des sculptures.