Le dicton du jour : « Rien n’annonce le beau temps comme la pluie. »

Le prénom de la semaine : HONORÉ fêté le 16 mai est un prénom des plus appétissants, surtout  quand il trône dans une pâtisserie !

Honoré était évêque d'Amiens au 6ème siècle, à l'époque mérovingienne. Une chapelle lui fut consacrée à Paris en 1204. Elle donna son nom au quartier et accueillit la confrérie des boulangers, qui, pour cette raison, firent du saint leur patron.

Quelques hommes célèbres ont porté ce prénom au 19ème siècle comme Balzac et Daumier. Il n’a été attribué qu’à 22 nouveau-nés en 2008.

Ce jour-là: Do, ré, mi...

Le 17 mai 1050 s'éteint à Avellano (Campanie) un moine bénédictin du nom de Guido. Il s’était fait connaître à la cathédrale d'Arezzo, entre Sienne et Florence, comme professeur de musique.

Guido d'Arezzo est à l'origine du système de notation musicale encore en vigueur de nos jours. Ce système a révolutionné l'apprentissage de la musique car il a dispensé les artistes d'apprendre par cœur, à l'oreille, les morceaux de musique et de chant. Il a facilité la transcription des notes et leur lecture. Les notes étaient auparavant désignées par les premières lettres de l'alphabet. Pour désigner les notes qui prennent place sur les quatre lignes de sa portée, Guido d'Arezzo s'est servi des premières syllabes d'un hymne à Saint-Jean-Baptiste que connaissaient bien les écoliers italiens de son temps :

«UT queant laxis
«REsonare fibris,
«MIra gestorum,
«FAmili tuorum,
«SOLve polluti,
«LAbii reatum,
«Sancte Iohannes...

Le si fut ajouté à la fin du XVIe siècle et le ut, jugé trop dur à l'oreille, transformé en do en 1673.

La portée de Guido, étendue à cinq lignes, s'est généralisée très vite à l'ensemble du monde musical, seuls les Anglais et les Allemands sont restés fidèles aux lettres de l'alphabet pour désigner les notes. En anglais, do ré mi fa sol la si devient : C D E F G A B.

Trucs et astuces : Le miel se marie à merveille avec le porc et les volailles : avant de mettre au four vos pièces de viandes, enduisez-les pour obtenir une croûte délicatement parfumée.

Ortie1

Le saviez-vous ? Une plante pleine de ressources : l’ortie

Elle a mauvaise réputation et chacun d’entre nous garde de douloureux souvenirs de rencontres avec cette plante aux feuilles velues. Celles-ci en effet, sont hérissées de minuscules seringues. Chacun de ses poils creux et cassants comme du verre est rempli d’un liquide toxique sous pression. Au moindre contact, la pointe du poil se fiche dans la peau et injecte  un liquide à base d’histamine, provocant rougeurs et démangeaisons.

Ortie 1(images Wikipédia) 

 

 

 

 

 

 

 

Pourtant c’est une plante qui possède de multiples vertus et que la pharmacopée moderne redécouvre. Déjà Victor Hugo, dans « Les Misérables »  nous offre cet éloge de l’ortie qui récence quelques unes de ses propriétés reconnues:

« Un jour il voyait des gens du pays très occupés à arracher des orties. Il regarda ce tas de plantes déracinées, et déjà desséchées, et dit :

- C'est mort. Cela serait pourtant bon si l'on savait s'en servir. Quand l'ortie est jeune, la feuille est un légume excellent; quand elle vieillit, elle a des filaments et des fibres comme le chanvre et le lin. La toile d'ortie vaut la toile de chanvre. Hachée l'ortie est bonne pour la volaille; broyée, elle est bonne pour les bêtes à cornes. La graine de l'ortie mêlée au fourrage donne du luisant au poil des animaux; la racine mêlée au sel produit une belle couleur jaune. C'est du reste un excellent foin qu'on peut faucher deux fois l'an.

Et que faut-il à l'ortie? Peu de terre, nul soin, nulle culture. Seulement comme la graine tombe à mesure qu'elle mûrit, elle est difficile à récolter. Voilà tout.

Avec quelque peine qu'on prendrait, l'ortie serait utile; on la néglige, elle devient nuisible. Alors on la tue. Que d'hommes ressemblent à l'ortie !

Il ajouta, après un silence :

Mes amis, retenez ceci, il n'y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n'y a que de mauvais cultivateurs. »

Véritable écosystème à elle toute seule : l’ortie  peut accueillir une centaine d'espèces d'insectes différentes dont de nombreux papillons.

J’ai testé pour vous (recette de cuisine) : Aiguillettes de poulet aux câpres

Pour 4 personnes, il vous faut : 500g d’aiguillettes de poulet ; une briquette de crème épaisse (allégée ou non) ; un gros oignon ; 3 tomates ; une cuillerée à soupe de câpres ; sel, poivre.

>Salez et poivrez les aiguillettes de poulet et faites-les dorer à la poêle, réservez-les.

>Hachez l’oignon et faites-le suer pendant 1mn à la poêle.

>Pelez et coupez les tomates en dés et ajoutez-les aux oignons. Faites cuire le tout pendant 10mn à feu doux.
>Ajoutez les câpres puis la crème et enfin les aiguillettes de poulet. Laissez mijoter pendant 3mn.

>Servez bien chaud accompagné de riz.

Origine de l’expression : « Faut pas pousser grand-mère dans les orties »

Cette expression qui signifie qu’il ne faut pas exagérer, abuser, dépasser les limites, date du XXe siècle. Au départ, elle se réduisait à « faut pas pousser » puis a été rajouté « grand-mère dans les orties » pour l'accentuer. L'ajout de la grand-mère (mémé, mémère…) est là pour en renforcer le sens. Son côté cocasse en rend l'utilisation plus fréquente que « faut pas pousser le bouchon trop loin » qui a exactement la même signification.

Jeu : Pour lire ce proverbe, réunissez judicieusement les mots :

SOIF  PAS  D’  MILLIER  A  GOUTTE  VAUT  QUI  POUR  PERLES  DE  NE  EAU  UN  UNE

Solution du jeu  de la semaine dernière : Les trois noms d’oiseaux à trouver étaient : MERLE, MOUETTE, CHOUETTE.

Animaux et êtres fantastiques du folklore : Le Hannequet

Dans la forêt d’Argonne (Champagne-Ardenne) méfiez-vous des hannequets ! Ces lutins se promènent la nuit dans les bois avec des flammes rouges en guise de chapeau. Ils ne  sont pas vraiment méchants avec les hommes, juste facétieux et parfois de mauvaise humeur.

Iris bleu

 

Pareil à de l'eau
le jour à travers les nuages
iris en fleurs

(Seishi YAMAGUCHI)