Kaléïdo'blog

Blog journalistique à plusieurs mains

30 décembre 2011

Evian et le village des flottins

Il était une fois….
Il était une fois un pin à crochets arcbouté à une falaise dominant une gorge profonde et étroite, si sauvage, si perdue au milieu des montagnes qu’aucun homme ne l’avait encore découverte. L’arbre était vieux. Il ne comptait plus les hivers qu’il avait vu passer ni les aigles tournoyant au dessus de sa cime l’été. Il savait que ses jours étaient comptés. Sa sève avait perdu de sa vigueur et les rochers où s’ancraient ses racines se fendillaient imperceptiblement année après année.
Un soir d’été une violente tempête déferla sur le massif. Les coups de vent se succédèrent sur notre pin à crochets, sapant ses bases, le faisant vaciller de plus en plus. Bientôt il n’eut plus la force de lutter et dans un craquement sombre il tomba de la falaise emportant avec lui des blocs de rochers.
En milles morceaux il git maintenant au bord du torrent qu’il avait dominé depuis tant d’années. Pendant de longs mois il servit de refuge et de nourriture à de nombreux insectes avant qu’au printemps suivant, lors de la fonte des neiges, le torrent qui avait grossi n’emporta avec lui une partie de ses branches.
Très vite les branchages emportés furent séparés les uns des autres, chacun suivant son propre chemin. Intéressons nous à ce morceau de souche. Pourquoi ? Parce que c’est grâce à lui que le monde des flottins vit le jour mais chuuut… n’allons pas trop vite. Laissons l’histoire se dérouler.
Emporté par le flot tumultueux du torrent, notre morceau de souche rebondit de rochers en rochers, perdant dans ces chocs successifs son écorce et tout ce qu’il y avait de plus tendre en lui. Parfois il entrait dans un tourbillon d’eau à en prendre le tournis, parfois il stagnait dans une anse plus calme avant qu’un nouveau coup de boutoir de l’eau ne l’en délogea, le rejetant au centre du torrent et l’obligeant à reprendre sa descente éperdue.
De torrent impétueux en torrent fougueux, de torrent fougueux en rivière tumultueuse, notre morceau de souche finit par arriver dans le Rhône. Sa descente infernale n’en fut pas finie pour autant car le Rhône est à cet endroit là un fleuve en formation plein de fougue et de jeunesse.
Sa course folle ne s’arrêta qu’arrivé au Bouveret, localité suisse, là où le Rhône se jette dans le lac Léman. Il put enfin respirer et se laisser flotter au gré du léger courant. Le voyage l’avait épuisé. Il n’était plus que l’ombre de lui-même. Nu comme un vers il avait perdu toute aspérité mais en même temps, son corps n’avait plus rien de tendre. Au contraire il était devenu dur et sec comme de la pierre dont il avait la couleur grise.
Bercé par le léger clapotis de l’eau, réchauffé par le soleil, il put enfin lever la tête et regarder autour de lui. Il n’était pas seul ! Comme lui, de nombreux autres bois flottés se laissaient balloter au gré du courant qui peu à peu les fit se rejoindre et s’agglomérer. Ils provenaient de tous les coins du massif alpin, coté suisse ou coté italien. Morceau de hêtre ou de pin, débris de chêne ou de mélèze, chacun y allait de sa propre histoire, racontant son vallon secret, sa descente aux enfers.
Qu’allaient-ils devenir maintenant? Notre morceau de souche ne voulut pas y penser préférant savourer à sa juste valeur ces instants de calme.
Répit de bien courte durée ! Des mâchoires d’acier vinrent rapidement les extirper de l’eau et les balancer sur un tas de bois flotté qui grandissait de plus en plus. Bientôt de nouvelles mâchoires les bennèrent de nouveau sans ménagement à l’arrière d’un camion. Destination l’Italie ! Pour être transformés en granulés de bois, voués à alimenter une chaudière. Funeste destinée pour tous ces bois qui avaient vu tant de choses, qui connaissaient tant de secrets.
Ce triste cycle aurait pu durer la nuit des temps si notre morceau de souche ne s’était pas révolté. Pas question qu’ils finissent ainsi ! L’homme leur devait plus de respect, l’homme devait écouter ce qu’ils avaient à dire ! Emporté par le camion, son cri « Indignez-vous ! » se répercuta dans tout le massif alpin, rebondissant de falaises en falaises, se démultipliant sans fin en échos successifs qui s’entrechoquèrent, se télescopèrent, pénétrant au plus profond des bois et des cavernes, rejaillissant sur les plateaux. « Indignez-vous ! Indignez-vous ! Indignez-vous…. »
Et si notre morceau de souche finit sa triste vie dans une chaudière à granulés de bois, sa révolte ne fut pas vaine. Son cri fit réfléchir le monde des arbres et les bois flottés décidèrent de prendre leur destinée en main et de montrer à l’homme tout ce qu’ils pouvaient apporter au monde.
Tous les Evianais présents se souviendront longtemps de cette après midi de décembre. Ils ne se lasseront pas de la raconter encore et encore à leurs enfants, petits enfants et arrière petits enfants qui à leur tour la raconteront à leurs enfants, petits enfants, arrière petits enfants…
Goélands, mouettes, poules d’eau, tous les oiseaux avaient fui le lac à grands renforts de battements d’aile. L’air était étrangement calme. Il y régnait comme une attente, quelque chose d’indéfinissable qui avait amené les Evianais à se masser sur les bords du Léman. L’eau se rida d’abord doucement puis de plus en plus profondément. Un maelstrom se forma au centre du lac et tous les Evianais présents virent s’élever des eaux « GOULAMAS - le mangeur de terre », immense créature de bois flottée. Bouche bée ils durent lever la tête pour apercevoir son visage et s’écartèrent en silence pour le laisser aborder le rivage. L’eau ruisselait sur son corps, ses pieds pesants faisaient trembler le sol. Il marcha ainsi jusqu’au centre de la place, se retourna face au lac et s’écria d’une voix profonde et grave : « Voici la naissance du premier village des flottins ! ».

A ces mots, sous les yeux éberlués des Evianais, une multitude d’êtres de bois flottés jaillirent du lac dans un joyeux désordre. Lutins, farfadets, oiseaux, animaux préhistoriques, dahu, tout un monde merveilleux vint emplir le village.


« RAPDES – le pteropherocis » s’installa face à l’Est, ses pieds fermement campés sur le pavé, tandis que « NABIS – le lutin » préférait la cime des arbres.


Quant à « LEO LEONIS – le félin », il sauta d’un bond sur le toit d’une maison et dressé sur ses jambes musclées passera son temps à haranguer la foule, se frappant la poitrine à intervalles réguliers.

La nouvelle de la naissance du premier village se propagea dans tout le monde des bois flottés. De nombreux flottins voulurent être de la fête. Tous les moyens de locomotion leur furent bons ! A ski, en barque, en kayak ou en traineau ils arrivèrent de tous les pays.



Ici et là, les flottins construisirent des tables et des chaises, des cahutes, des manèges pour le plus grand plaisir des enfants des hommes. La nuit venue, le village s’éclairait et s’animait. Et alors que les enfants grimpaient sur leur dos ou pénétraient dans leur gueule grande ouverte, les flottins leur racontaient l’histoire secrète de leur combe, les nuits glacées, la première neige, le passage des oiseaux…




Un monde merveilleux et enchanteur où tout allait pour le mieux ? Oui mais un village ne serait pas un village s’il n’y avait pas son lot de désespoir et de tristesse.
Ceux qui déambulaient dans les ruelles de la ville n’ont pu manquer de croiser cette sirène échouée à l’écart de la place du village des flottins. Sur quoi pleurait-t-elle ? Regrettait-elle les profondeurs du lac où elle vivait heureuse ? Pleurait-elle son amour perdu ? Et son amour était ce lui, cet homme harassé, au visage creusé et aux cotes saillantes qui n’en pouvait plus et dont les jambes s’étaient dérobées sous lui ? Il avait jeté ses dernières forces dans la bataille et tentait de ramper mais même cela lui devenait impossible. Personne pour l’aider, personne pour entendre son cri silencieux.


Les seuls flottins qui auraient pu l’aider étaient tournés vers le lac. Immobiles depuis des heures, ne sentant même pas les goélands qui les avaient pris pour des perchoirs, ils gardaient les yeux fixés sur l’eau et sur les montagnes au loin. Faits de bois recomposés, faits d’origines différentes, ils étaient là en quête de leur histoire, à la recherche de leur identité, sous l’œil indifférent d’un rêveur solitaire.


Hé oui ! En marge de la joyeuse fête qui régnait au centre du village il y avait ces ruelles à explorer, ces rencontres furtives dans l’embrasure d’une porte, au détour d’un square ou d’un escalier.
La baleine de Moby Dick, le joueur de luth, un dromadaire, un oisillon lové dans son nid, un flottin si saoul qu’il s’était avachi le long d’un sapin de Noël illuminé, une autruche, et sur un petit muret, proche des toilettes, les incontournables commères du village : Maurice et Mauricette.

La nuit est bien avancée. Il est temps de laisser le village des flottins s’endormir.
Merci à la ville d’Evian, à ses partenaires, aux sculpteurs professionnels et amateurs qui m’ont fait rêver le temps d’une soirée…

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28 décembre 2011

Kal’manach d’hiver Semaine du 26 décembre 2011 au 1er janvier 2012

Le dicton du jour : « Calme et claire nuit de l’an, à bonne année donne de l’élan. »
Le mois de janvier : Janvier est dédié à Janus, dieu romain des commencements et des passages. Ce dieu a deux visages : l’un tourné vers le passé, l’autre vers le futur.
Ce jour-là : « Prince des poètes et poète des princes »
Le 28 décembre 1585, Pierre de Ronsard, un des poètes les plus importants du 16ème siècle, devenu sourd et “ perclus dedans un lit ” depuis dix mois, meurt à Saint-Cosme dont il est prieur, tout près du lieu de sa naissance, Couture-sur-Loir en Vendômois.
Trucs et astuces : Démêler une chaîne (bijou)
Il n’y a rien de plus irritant que d’essayer de démêler les les nœuds d’une chaîne, surtout si elle est très fine. Vous y parviendrez plus facilement si vous saupoudrez les maillons de talc. Il vous suffira ensuite de vous armer d’un peu de patience et d’une épingle pour dénouer les nœuds rebelles.
J’ai testé pour vous (recette de cuisine) : Petits gratins caramélisés
Pour 4 personnes, il vous faut : 200g de riz rond ; 80cl de lait de coco ; 20cl de lait ; 100g de sucre en poudre ; une gousse de vanille ; le zeste d’un citron ; 40g de beurre ; 6 jaunes d’œufs ; un peu de cassonade ; sel.
>Lavez soigneusement le riz afin de retirer tout l’amidon, égouttez-le. Dans une casserole, mélangez le lait et le lait de coco, ajoutez la gousse de vanille fendue et grattée. Versez le sucre, ajoutez le zeste du citron et une pincée de sel.
>Versez le riz dans la casserole, mélangez et faites cuire 30mn à feux doux. Le riz doit avoir absorbé presque tout le liquide. Ajoutez le beurre coupé en morceaux, puis, hors du feu, les jaunes d’œufs un à un en mélangeant bien.
>Répartissez la préparation dans des ramequins, couvrez-les et réservez-les au frais pendant au moins 2 heures. Au moment de servir, saupoudrez le riz de cassonade et faites gratiner sous le gril du four, préalablement chauffé.

Le saviez-vous ? En France, c’est en 1564 que Charles IX fixe au 1er janvier le Nouvel An. Auparavant l’année commençait à des dates différentes : le 1er mars sous les Mérovingiens, le 25 décembre sous Charlemagne, le 25 mars jusqu’au 13ème siècle, puis le jour de Pâques.
Origine de l’expression : « Le jeu n’en vaut pas la chandelle »
Vieille expression qui signifie dès l’origine que les gains du jeu ne suffisaient pas à payer la chandelle qui éclairait les joueurs. Il faut savoir que lesdits joueurs avaient pour habitude d’abandonner quelques piécettes pour rembourser cet éclairage alors fait de suif et non de cire très fine.
Jeu : Quel animal se cache dans le titre de cette œuvre et quel en est l’auteur ?
Dans ce récit de voyage (publié en 1879) entrepris pour oublier un chagrin d’amour, l’auteur est accompagné d’un animal avec lequel, malgré des débuts difficiles, il finit par tisser des liens affectifs forts. Douze jours et 220 kms de marche lui fourniront matière à écrire sur un ton enjoué, piquant et plein d’humour, le récit d’un périple dans le Midi de la France. Le chemin qu’il emprunta est retracé sous la forme actuelle du GR70.
"L'auberge du Bouchet-Saint-Nicolas était des moins prétentieuses que j'aie jamais visitées, mais j'en vis beaucoup plus de ce genre durant mon voyage. Elle était en effet typique de ces montagnes françaises. Qu'on imagine une maison campagnarde à deux étages avec un banc devant la porte, la cuisine et l'étable contiguës, de sorte que Modestine et moi pouvions nous entendre dîner réciproquement… "
L’auteur, né à Edimbourg en 1850 est l’un des maîtres incontestable du roman d’aventures et son influence a largement dépassé les frontières du Royaume-Uni.
Solution du jeu de la semaine dernière Bravo à Amanda qui avait trouvé La Mouette d’Anton Tchékhov.
Animaux et êtres fantastiques du folklore : KLUDDE
Génie malicieux de Belgique, le Kludde peut prendre quantité de formes animales différentes et familières : vieux cheval, chat, chien noir, crapaud etc.…Il trahit cependant son identité par les flammèches bleues qui courent devant lui. Il doit son nom à son cri « kludde ! »
une carte de voeux des années trente pour vous souhaiter à tous une très heureuse année !

Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir,
et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns.
Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer,
et d'oublier ce qu'il faut oublier.
Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil
et des rires d'enfants.
Je vous souhaite de résister à l'enlisement,
à l'indifférence,
aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite surtout d'être vous.
(Jacques Brel)

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21 décembre 2011

Les Marchés de Noël en Alsace ( 2 )et plus....

En Alsace, on ne manque pas d'humour même sur les Marchés de Noël !

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A Türckheim, petit village alsacien, nous intégrons très vite une chorale, on nous tend des papiers avec des chants de Noël, je chante faux comme une casserole mais j'ai le coeur en fête... Et sur le toit :Alsace nov2O11 027

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Un peu plus loin, une calendrier de l'avent géant, une fenêtre s'y éclaire chaque soir, c'est féerique !

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A Riquewihr, la curiosité me pousse à entrer au fond d'une impasse, dans l'atelier d'un peintre Luc Grün.

Véritable caverne d'Ali-Baba, regorgeant de tableaux, pinceaux, clochettes, papiers divers, vieux outils, on a du mal à se frayer un passage jusqu'au Maître des lieux, personnage pittoresque s'il en est qui se met en devoir de me prédire l'avenir, de lire dans mes pensées et de ma raconter sa vie de prof de  physique devenu philosophe à ses heures...

Alsace nov2O11 209L'homme ne manque pas de perspicacité, décelant en moi " une maîtresse-femme" pareille à celle qu'il a peint, selon un texte de la Genèse, le femme enfantant le monde !!!Alsace nov2O11 204

Dans la tête du char, deux corps entrelacés, celui d'un homme et d'une femme, entre leurs têtes non pas un bras, mais l'enfant qui vient de naître, à peine sorti du nez du chat, encore ensanglanté par lson passage.

Comme quoi tout est dans tout !

Je ne vais pas le contredire !

Il m'enroule une copie-papier de son oeuvre en la scellant d'une étiquette de Pinot Noir, vin fameux en Alsace et qu'il s'empressera d'aller déguster à ma santé, grâce aux 1O Euros que je vais lui payer... Je me prête au jeu, l'homme m'amuse et ne manque ni de bagoud,ni de culture. Il connaît son histoire de Belgique sur le bout des doigts, y passant très souvent, surtout dans les bistrots de Bruges et de Gand....

Une autre découverte, totalement différent, fut la route de Crêtes, de l'autre côté du lac de Gerardmer et une halte conviviale et inoubliable dans une ferme-auberge où gens et chiens se cotoient allégrement.

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J'ai beaucoup apprécié mon séjour en Alsace, j'ai aimé la région et j'ai aimé les gens.

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19 décembre 2011

Kal’manach d’automne Semaine du 19 au 25 décembre 2011

Le dicton du jour : « Qui courtise n’a jamais froid. »


Le Jour de Noël a toujours suscité croyances et superstitions. D'abord fête païenne pour fêter le milieu de l'hiver, Noël est pour les chrétiens, depuis 336, la fête consacrée à la naissance de Jésus, le 24 décembre à minuit. Une heure fatidique pour toute personne superstitieuse. Voici quelques exemples de croyances populaires :
Lorsque sonnent les douze coups de minuit, des événements étranges se produisent… Les animaux se mettent à parler le langage humain ; les abeilles s'agitent dans leur ruche ; les arbres fruitiers se couvrent de fleurs, disparaissant brusquement dès le dernier coup sonné ; les noisetiers se parent d'un rameau d'or, à couper entre les douze coups pour être assuré d'une richesse éternelle car, si l'on dépasse les douze coups de minuit, on rejoint le monde des morts ; si l'on creuse un trou dans un cimetière à minuit, on y trouvera un grand nombre de pièces d'or. il est aussi connu qu'à minuit, les menhirs de Carnac (Morbihan) se mettent à tourner trois fois sur eux-mêmes avant d'aller se baigner dans l'océan pour se rafraîchir. Pendant ce temps là, on peut descendre dans le trou laissé par les menhirs pour y découvrir de grandes richesses. Mais il est conseillé de ne pas trop s'attarder car, si vous vous trouvez encore dans le trou lorsque le menhir revient, vous voici prisonnier sans espoir de sortie.


Ce jour-là : Terre !
Le 25 décembre 1497, Vasco de Gama découvre une terre dans l’océan Indien. Il la baptise Terra Natalis, « Terre de Noël ». Elle deviendra Kwazulu-Natal (Afrique du Sud)
Trucs et astuces : Pour ficeler un paquet, penser à humidifier la ficelle que vous utilisez, En séchant elle se resserrera et le paquet sera parfaitement maintenu.


J’ai testé pour vous (recette de cuisine) :une recette très simple, mais délicieuse à la sortie du four : PETITS PAINS AUX AMANDES.
Pour 4 personnes, il vous faut : 250g de farine ; 250g de sucre ; 100g de beurre mou; 125g d’amandes pilées ; un œuf ; une pincée de sel.
>Mélangez le sucre et les amandes. Ajoutez, l’œuf, le beurre et la farine.
>Formez des petits pains avec cette pâte.
>Faites cuire à feu doux pendant 10mn, puis à four chaud pendant 20mn.


Le saviez-vous ? L’Alsace revendique l’origine mondiale du sapin de Noël. Les archives de Sélestat mentionnent, en 1521, les premiers résineux placés devant l’église pour Noël afin de représenter le jardin d’Eden. Le sapin, persistant, donc symbole d’éternité et du paradis était décorés de pommes rouges, fruits de la tentation. Il trôna rapidement sur toutes les places de villages. En 1850, à la suite d’une période de sécheresse, les pommes vinrent à manquer… Les verriers de Meisenthal eurent alors l’idée de remplacer les fruits par leurs reproductions en verre soufflé et irisé. C’est ainsi que naquit l’usage de décorer le sapin avec des boules et des objets rappelant Noël.

Origine de l’expression : Entre chien et loup
Cette expression, apparue en France au 13ème siècle, désigne le crépuscule, ce moment de la journée où il commence à faire trop sombre pour distinguer le chien du loup. Le chien, capable de guider les hommes, symbolise le jour, tandis que le loup, qui représente une menace et suscite la peur, incarne la nuit.

Jeu : Un oiseau qui donne son nom à une œuvre théâtrale.
C’est une comédie, il y a trois rôles de femmes, six de moujiks, un paysage (vue sur un lac), beaucoup de discours sur la littérature, peu d’action, cinq pouds d’amour ”. C’est ainsi que l’auteur présente cette œuvre, mais la pièce évolue finalement comme une tragédie avec un dénouement malheureux. Créé en 1896, ce drame de l'indécision et de l'inachèvement a rénové le théâtre russe et fut le premier succès théâtral de l’auteur qui met en scène les tourments de personnages qui se cherchent, qui cherchent l'amour, mais le laissent fuir ou passent à côté sans le voir, et qui souffrent de leur passion ou de leurs ambitions. « Lorsqu’on n’a pas de vie véritable, on la remplace par des mirages. » déclare Nina, l’héroïne.
Quelle est cette pièce et quel en est l’auteur ?
Solution du jeu de la semaine dernière : L’animal à trouver était le tigre dans le film de Fritz Lang « Le Tigre du Bengale ».


Animaux et êtres fantastiques du folklore : ARIE
Dernière fille du druide gaulois Aran, Arie est une femme dont les connaissances dans les arts magiques ont fait une immortelle. Elle vit dans une grotte près de Blâmont (dans les Vosges) depuis neuf cents ans. Autrefois fière et vive, responsable des orages et de toutes les colères du ciel, Arie ne sort plus guère de chez elle, chaque année, qu’au moment de l’Avent, afin d’aller dans les marchés distribuer aux enfants des chocolats enveloppés de papier brillant, les papillotes, juchée sur son âne, Marion. Ce personnage apparaît comme une sorte de Père Noël féminin, connue dans toute la Franche-Comté sous l’amical sobriquet de Tante Arie. On lui prête un pouvoir sur la neige, qu’elle ferait tomber du ciel soit en déchirant sa chemise, soit en faisant son lit, les plumes de son édredon céleste tombant sur la terre.


Le brouillard a tout mis
Dans son sac de coton ;
Le brouillard a tout pris
Autour de ma maison…
(Maurice Carême)

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12 décembre 2011

Kal’manach d’automne. Semaine du 12 au 18 décembre 2011

Le dicton du jour : « Bonne amitié est seconde parente
Le saint de la semaine : Lucie, fêtée le 13 décembre, est un prénom d’origine latine formé à partir du substantif latin lux, lucis, la lumière.
Lucie est originaire de Syracuse en Sicile, où elle fut martyrisée au IVe siècle. A l’époque, les chrétiens, pourchassés, se cachaient dans les grottes. On raconte que Lucie leur apportait de la nourriture pendant la nuit. Sur sa tête reposait une couronne de bougies allumées, ce qui lui laissait les mains libres pour transporter mets et boissons et éclairer son chemin. De là est née une fête traditionnelle dans les pays nordiques.
Sainte Lucie est fêtée le matin du 13 décembre dans toutes les familles suédoises, Garçons et filles se rassemblent autour du lit des parents. La plus jeune des filles, s'avance vêtue d'une longue robe blanche et coiffée d'une couronne garnie de bougies et portant un plateau sur lequel sont disposés des mets pour le petit déjeuner : un café fumant, des brioches au safran, des gâteaux au gingembre en forme d'étoile, de pantin ou de cœur. Les enfants chantent des chants traditionnels.
Et n’oubliez pas que « Pour la sainte Luce,
Les jours augmentent du saut d’une puce.
»
Ce jour-là : Une date connue de tous les Français depuis les bancs de l’école.
Le 13 décembre 1515, le jeune roi François Ier remporte la bataille de Marignan contre les Suisses, qui combattent pour le compte du Duc de Milan. Cette victoire chèrement acquise lui assure un prestige incomparable dans toute l’Europe et lui permet de réaliser le rêve des rois de France depuis Charles VIII en lui ouvrant enfin les portes du Milanais. C'est la dernière fois qu'une armée suisse se bat à l'extérieur de son pays.
Trucs et astuces : Pour obtenir un soufflé parfaitement levé, il suffit d’ajouter aux blancs d’œufs battus en neige, une cuillerée d’alcool (Cognac, rhum…)
J’ai testé pour vous (recette de cuisine) : CARPACCIO d’ANANAS à la VANILLE
Pour 4 personnes, il vous faut : 1 gros ananas frais ; 1 gousse de vanille ; 10 morceaux de sucre (ou 50 g de sucre en poudre) ; 4 cuillerées à soupe de rhum brun (facultatif)
>Retirez la peau de l’ananas à l’aide d’un couteau-scie, puis coupez-le en deux dans la hauteur. Eliminez la partie fibreuse du centre et découpez la chair en tranches, les plus fines possible. Rangez-les dans un grand plat pour qu’elles soient bien étalées sans trop se superposer.
>Fendez la gousse de vanille dans la longueur et grattez ses graines au-dessus du plat.
>Mettez le sucre dans une petite casserole avec 10 cl d’eau et portez à ébullition. Secouez sans cesse la casserole par le manche pour bien répartir la chaleur. Lorsque les bulles se forment, attendez quelques secondes pour que le sirop épaississe un peu. >Versez le sirop refroidi en filet sur le carpaccio d’ananas, et arrosez éventuellement d’un peu de rhum.
>Couvrez d’un film alimentaire et mettez une heure au réfrigérateur. Servir très frais.
Astuce : ne jetez pas la gousse de vanille vidée de ses graines. Mettez-la dans un bocal de sucre qu’elle parfumera agréablement.
Le saviez-vous ? « Miroir, mon beau miroir… »
Difficile de distinguer un pigeon d’une pigeonne. Le test du miroir est l’un des trucs utilisés par les éleveurs pour les différencier. Devant son image, le mâle gonfle la gorge et balance la tête en roucoulant ( ! )
Origine de l’expression : De but en blanc
A l’époque où l’on chassait à l’arquebuse, le but désignait l’endroit d’où l’on tirait et le blanc était la cible. Au 17ème siècle cette expression acquit un sens figuré pour dire sans détour, sans biaiser, de manière directe. Aujourd’hui son sens a quelque peu évolué puisqu’elle s’applique à tout ce qui est spontané ou à ce qui survient brusquement.
Jeu : Un animal se cache dans le titre de ce FILM de 1959 devenu un classique du film d’amour et d’aventures exotiques. Un jeune architecte est engagé en Inde par un maharadjah pour construire des immeubles modernes. Il va rapidement tomber amoureux de Seetha, la très belle danseuse du temple, mais celle-ci est promise au maharadjah. D’où la colère et le terrible désir de vengeance de celui-ci qui va entraîner les deux héros dans une fabuleuse histoire. Ce film aura d’ailleurs un deuxième volet.
Le réalisateur, allemand d’origine autrichienne est né en 1890. Dans la première partie de sa carrière il fut l'un des grands noms de ce que l'on a appelé le cinéma expressionniste allemand et l’auteur de nombreux films muets dont le célèbre Metropolis. Pour fuir le nazisme, il s’exile aux USA en 1934 où il réalisera de nombreux films. Il ne rentrera en Allemagne qu’à la fin des années cinquante. Le film à trouver cette semaine fait partie de cette période de sa longue carrière. 

Solution du jeu de la semaine dernière. Encore un chat dans le titre de cette nouvelle, extraites des Histoires Extraordinaires d’Edgar Poe : Le Chat Noir. Et BRAVO ! à Pati pour sa perspicacité !
Animaux et êtres fantastiques du folklore : CADET
Un lutin familier de la région lyonnaise, solitaire, qui autrefois lançait un petit cri clair et moqueur, depuis le grenier, l’écurie ou la cave. Il rendait volontiers service aux humains dans leurs tâches de tous les jours. Particulièrement malicieux à l’égard des jeunes filles, le cadet ne supportait pas la brusquerie non plus que la moquerie.


Racines enchevêtrées

Racines agrippées

Racines ensablées

Racines,
Intimes liens
De tout humain.
(Rolande Causse)

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10 décembre 2011

Les Marchés de Noël en Alsace ( 1 )

Quoi que vous puissiez penser les Marchés de Noël en Alsace ne sont ni ringards, ni monotones, ni un hymne à la saucisse et à la choucroute, mais bien une source inépuisable de jolies ou surprenantes découvertes.Je m'en vais vous le démontrer.

Evidemment, partout, il y a cela :

Alsace nov2O11 048Inévitables bonnets de Noël en forme de cigognes, cartes postales, bretzels et Glühwein ( vin chaud, rouge ou blanc, à la pomme, à la cannelle ou au citron)

Baekehof, choucroute, kouglof....

Mais aussi, mais surtout l'imagination inépuisable des habitants, qu'ils soient commerçants ou pas pour donner à chaque vitrine, à chaque maison sa touche de décoration personnelle.

Il n'est pas une rue, une place, un village où lumières, sapins et crèches rivalisent de'ingéniosité.

Que l'on trouve cela "kitsch" ou pas, on ne peut que se féliciter de retrouver à chaque fois cet enthousiasme pour fêter Noël, en laissant de côté le lucratif pour donner une petite place au rêve et allumer des étoiles dans les yeux des enfants comme dans ceux des adultes.

Pour ce premier article, je vous laisse regarder les photos et dans le suivant, je vous ferai part de rencontres surprenantes.

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05 décembre 2011

Kal’manach d’automne : Semaine du 5 au 11 décembre 2011

Le dicton du jour : « Quand on n’est pas le plus fort, il faut être le plus fin. » 

Le saint de la semaine : NICOLAS, fêté le 6 décembre, provient de Nicolas de Myre appelé aussi Nicolas de Bari. Né à Patara au sud ouest de l'actuelle Turquie (à l'époque Asie mineure) entre 250 et 270 après JC, il fut le successeur de son oncle l'évêque de Myre. De son vivant, Nicolas de Myre fut le protecteur des enfants, des veuves et des gens faibles. Il fut bienveillant et généreux. Il mourut en 343, victime de persécutions sous l'Empire Romain. Mais sa légende perdure encore de nos jours. En effet, St Nicolas est fêté par un grand nombre de pays d'Europe : en France, Allemagne, Suisse, Luxembourg, Belgique, Hollande, Russie, Pologne, Autriche et d'autres encore... Dans la nuit du 5 au 6 décembre, il passe dans les maisons pour apporter aux enfants sages différentes friandises (fruits secs, pommes, gâteaux, bonbons, chocolats et surtout, de grands pain d'épices le représentant). St Nicolas est souvent accompagné du Père Fouettard qui, vêtu d'un grand manteau noir avec un grand capuchon et de grosses bottes, n'a pas le beau rôle puisqu'il distribue des coups de triques aux enfants pas sages et donne aussi parfois du charbon, des pommes de terre et des oignons…

mermoz11Ce jour-là : Le dernier vol de l’Archange
Le 7 décembre 1936 au petit matin, Jean MERMOZ aux commandes du Latécoère 300 « Croix du Sud » décolle de DAKAR avec 3 hommes d’équipage à bord, à destination de NATAL au Brésil… Quelques heures plus tard, à 10 h 47 exactement, la radio capte un message interrompu:« coupons moteur arrière droit… »… Ce sera le dernier et rien ne sera retrouvé dans l’océan.
Ainsi disparaissait dans l’Atlantique Sud, à deux jours de fêter ses 35 ans, un héros de l’aviation civile et de l’Aéropostale qui comptabilisait 8 200 heures de vol à son actif sur des engins qui n’avaient rien à voir avec les avions d’aujourd’hui.

 

Trucs et astuces : Si vous n’avez pas d’œuf pour faire une mayonnaise, où pour les personnes qui ne peuvent pas en consommer vous pouvez le remplacer par une cuillerée à soupe de lait concentré non sucré. 

J’ai testé pour vous (recette de cuisine) : Galette aux poireaux
Pour 4 personnes, il vous faut : 4 blancs de poireaux ; 100 g de beurre ; 2 œufs ; 4 cuillerées à soupe de farine ; 1 verre de lait ; 1 cuillerée à soupe d’huile ; sel, poivre.
>Mettez les blancs de poireaux coupés en petits tronçons dans une poêle avec 60 g de beurre. Faites cuire doucement pendant 20 mn.
>Dans un saladier, délayez les œufs entiers, la farine, le sel, le poivre, l’huile avec le lait et 1/2 verre d’eau jusqu’à ce que la pâte soit lisse.
>Dans la poêle, rajoutez 40 g de beurre avec les poireaux et augmentez le feu. Lorsque tout est bien chaud, versez la pâte. Faites cuire d’un côté, puis retournez pour cuire l’autre côté.
Le saviez-vous ? C’est le Hongrois Leszho Biro qui inventa la stylo à bille en 1938, après avoir observé des enfants dont les billes qui avaient roulé dans le caniveau laissaient derrière elles une trainée régulière. Commercialisé en 1949 par le baron Bich, la fameuse pointe Bic fera son entrée dans les écoles en 1965, date à laquelle elle sera enfin autorisée.
Origine de l’expression : Une autre paire de manches.
Cette expression qui signifie toujours que l’on a affaire à quelque chose de radicalement différent, trouve ses racines dans les coutumes vestimentaires du Moyen Âge. A cette époque, les manches étaient amovibles et on pouvait les échanger d’un vêtement sur l’autre. En outre, l’usage voulait aussi que les gens les échangent entre eux. Voilà assurément qui devait modifier l’habit.
Jeu : Quel animal se cache dans le titre de cette nouvelle et quel en est l’auteur ?
« Au récit le plus fou et pourtant le plus banal que je m’apprête à écrire, je n’attends ni ne demande nulle créance. Je serais fou de m’y attendre, dans une affaire où mes sens eux-mêmes réfutent leur propre témoignage. Pourtant, je ne suis pas fou… » Ainsi commence cette nouvelle extraite d’un recueil de contes fantastiques rendu célèbre grâce à la traduction d’un de nos plus grands poètes français.
Ecrite en 1843 par un célèbre artiste, écrivain, poète et romancier américain qui évolua tout au long de sa vie entre génie créateur et folie destructrice. Longtemps considéré comme un poète maudit, ses écrits fantastiques et cauchemardesques sont aujourd'hui reconnus comme précurseurs du surréalisme.
Solution du jeu de la semaine dernière : Il s’agissait à nouveau de la rose dont le nom apparaît dans le film de Woody Allen : « La Rose Pourpre du Caire ».
Animaux et êtres fantastiques du folklore : LE FEU-FOLLET
Le feu-follet est un esprit malicieux. Il se tient en général près d’un pont et propose au passant de l’aider à traverser. Mais malheur à celui qui n’accepterait pas ou ne le récompenserait pas de ses services par une pièce, voire par un mouchoir. Il se retrouverait au fond de l’eau. On a longtemps pensé que cette petite flamme bleuâtre était l’âme d’un défunt revenue sur terre pour effrayer les hommes.

auromn10 
Lente et faible, la brise avait des plaintes douces
En passant sous les bois à demi dépouillés ;
L’une après l’une au vent tombaient les feuilles rousses,
Elles tombaient sans bruit sur les gazons mouillés…
Auguste Lacaussade, Les Automnales (1876)

Posté par patitouille à 13:01 - us et coutumes - Vos réactions [1] - Articles rédigés par :


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