28 septembre 2011
Kal’manach d’automne Semaine du 27 septembre au 3 octobre 2011
Le dicton du jour : « A bon appétit, point n’est besoin de moutarde. »
Le saint de la semaine : MICHEL prénom signifiant qui est semblable à Dieu, en hébreu. Saint Michel est honoré le 29 septembre. Dans la tradition il est le chef des anges qui forment la milice céleste : c'est lui qui précipita les anges rebelles dans les abîmes de l'enfer. Aussi est-il allégoriquement représenté la tête couverte d'un casque éclatant, la main armée d'une épée ou d'une lance d'or, et terrassant le démon sous ses pieds. Le culte de saint Michel était déjà célèbre en Orient et Occident dès le cinquième siècle.
Parmi les nombreux personnages célèbres qui ont porté ce prénom, retenons deux écrivains : Montaigne (1533-1592) et Cervantès (1547-1616).
Ce jour-là : Le 29 septembre 1969 première du jeu télévisé « Le Schmilblick » animé par Guy Lux. Les participants doivent deviner le nom d’un objet mystère, le Schmilblick, en posant des questions auxquelles le présentateur répond par « oui » ou par « non ». Ce mot, imprononçable fut inventé par Pierre Dac dans les années 50 pour décrire un objet qui « ne sert absolument à rien et peut donc servir à tout car il est rigoureusement intégral. »
Trucs et astuces : Vous venez de vous couper superficiellement et la coupure n’arrête pas de saigner ? Versez un peu de poivre sur la plaie et le saignement cessera sur-le-champ et vous ne ressentirez aucun picotement.
J’ai testé pour vous (recette de cuisine) : VELOUTE A L’OSEILLE
Pour 4 personnes, il vous faut : 200g d’oseille (fraîche ou surgelée) ; 10g de beurre ; 4 pommes de terre ; 100g de fromage blanc lisse ; 10cl de crème fraîche ; sel ; poivre.
>Si vous utilisez de l’oseille fraîche, lavez les feuilles, ôtez les queues et les grosses nervures.
>Utilisez une grande casserole et faîtes fondre l’oseille dans le beurre.
>Au bout de 10mn, ajoutez les pommes de terre coupées en fines rondelles, mouillez avec 1,5 litre d’eau. Portez à ébullition.
>Couvrez et laissez cuire 40 mn à feu moyen.
>Mixez le velouté, versez la crème et le fromage blanc puis mélangez bien. Salez, poivrez à votre convenance et servez aussitôt.
Le saviez-vous ? Que deviennent les cigales après nous avoir régalés tout l’été de concerts assourdissants ?
Seuls les mâles « chantent », pour attirer les femelles. Après l’accouplement, les femelles pondent dans la fente d’une plante où les œufs incuberont. Au bout d’un à trois mois, les larves tombent au sol où elles creusent des galeries. Elles s’y nourriront de la sève des plantes. Encore au moins deux ans de vie larvaire souterraine, et au début de l’été, elles sortiront pour terminer leur développement et devenir adultes. Elles mourront environ trois semaines après la reproduction, seules, les larves passent l’hiver.
Animaux et êtres fantastiques du folklore : LA GARGOUILLE
La Gargouille était une sorte de grand serpent qui ravageait la ville de Rouen au 7ème siècle. Elle dévorait bêtes et gens et faisait échouer les navires remontant la Seine. Saint Romain, accompagné du seul homme courageux de la cité, un condamné à mort, affronta la bête qui, docile, suivit le prisonnier jusqu’au centre de la ville où elle fut tuée et brûlée. En souvenir de ce haut fait, tous les ans à l’Ascension, un prisonnier était gracié.
Elle a été représentée sur les églises sous diverses apparences.
Origine de l’expression : C’EST CHOUETTE !
Ce n’est pas dans le règne animal qu’il convient de chercher l’origine de cette expression, mais dans le vieux français. Le verbe « choeter » s’appliquait en effet à une femme (voire à un homme) qui faisait la coquette. De femme chouette qu’elle était, elle devint chouette femme, et le qualificatif servit ensuite à désigner ce qui était beau et élégant, ce qui était digne d’admiration.
Jeu : Quelle est la fleur et quel est l’auteur ?
Lors d’un bal, le héros, saisi de vertige, laisse aller sa tête sur les épaules nues d’une belle jeune femme qui s’enfuit… « J’ignorais le nom de mon inconnue, comment la désigner, où la trouver ? ». Il y parviendra en découvrant un château et « une vallée qui finit à la Loire et qui semble bondir sur ces douces collines… Si cette femme habite un lieu en ce monde, ce lieu, le voici ! » Las, la jeune femme est mariée et elle est vertueuse et comme nous sommes au 19ème siècle tout finira dans le plus noir chagrin.
L’auteur, né à Tours est l’un de nos plus grands écrivains. De ce roman, écrit en 1836, il dit que « ce sera à fondre en larmes ».
Autour du genou
de l'aigrette, l'eau se ride...
frisson du matin.
(Hakyo Ishida)
Solution du jeu de la semaine dernière : L’animal qui se cachait dans le titre était le singe dans le roman « Un singe en Hiver » d’Antoine Blondin et BRAVO à Amanda qui a donné la bonne réponse sur le blog.
26 septembre 2011
Une femme fuyant l’annonce
de David Grossman, traduit de l’hébreu par Sylvie Cohen. 666 pages. Roman. Seuil. 
On plonge dans ce roman comme dans une autre dimension, oscillant entre le désir de se perdre dans la mémoire d’Ora et le besoin de s’en détacher le plus possible, de la fuir pour ne pas être englouti pas ses paroles.
Le livre est comme un sentier que l’on suit jour après jour, il y a des montées épuisantes, des descentes périlleuses et des repos réparateurs au bord d’un ruisseau où le temps s’arrête et nous laisse souffler, à peine, pour affronter le jour suivant.
Ora fuit l’annonce. Son fils cadet est appelé pour une dernière opération périlleuse dans une ville palestinienne, avant la fin de son service militaire.
Ora se persuade que des hommes vêtus de noirs vont venir frapper à sa porte pour lui annoncer la mort de son enfant. Alors elle se sauve, elle refuse cette fatalité. Elle se persuade que si elle n’est pas là, Ofer, son fils sera préservé de la mort.
Elle part pour une longue randonnée en Galilée, sensée durer le temps que son fils rentre à la maison. Elle amène avec elle un ami, Avram.
Avram est lui-même un mort-vivant, qui trimballe avec lui une douleur dont le lecteur aura un aperçu au fil des lignes, par petites touches, tant ses traumatismes sont indicibles.
Ora sait, sent, que si elle parle de son fils Ofer tout au long du trajet, elle le gardera en vie. Alors elle va le faire vivre sans cesse, jusqu’à l’épuisement, à travers ses mots à elle.
Le lecteur suit ces deux amis, qui se connaissent depuis trente ans, sur les sentiers, fuyant les gens, les postes de radios et les infos.
Ora parle et parle sans cesse, par bribes de souvenirs, par chuchotements, par cris, par hurlements, à travers larmes souvent, en souriant parfois.
Tout comme le chemin sur lequel ils progressent, Ora se perd dans sa mémoire, dans les lambeaux d’une vie, dans les ruines de son cœur de mère. Elle nous oblige à l’écouter jusqu’à plus soif, et le lecteur, envoûté par sa voix de femme meurtrie, de mère en souffrance, la suit partout où elle se perd, du berceau de son fils jusqu’à l’horreur d’un conflit entre pierres jetées et bombes humaines.
Avram, son compagnon de route, Avram le silencieux, le mort-vivant, refuse tout d’abord de l’entendre. Rien ne doit pénétrer ses chairs meurtries et son cerveau engourdi:
“C’est ainsi, on prend congé de soi même avant les autres, pour atténuer le coup fatal”
Qu’importe, Ora parle encore et encore.
Avram finira par reprendre sa respiration, Ora lui insufflera un début de vie, en lui faisant toucher des mots qui est Ofer.
Ora et Avram sont des personnages qui hanteront longtemps le lecteur, ils sont de ceux qui ne comptent pas pour du beurre. Dès la fin du roman, on a envie d’aller les retrouver quelque part sur un sentier de Galilée, et de les serrer fort contre son cœur. Envie de leur dire: “restez encore un peu!”
Ne vous laissez pas dérouter par les 50 premières pages, elles sont indispensables à tout ce qui suivra.
Ensuite, laissez vous emporter par la voix d’Ora, faites lui confiance, elles sait où aller et comment y aller.
David Grossman réussit cette prouesse de lire dans les âmes, dans les entrailles d’une mère. Il nous renvoie à la perfection la moindre émotion primitive.
Ora par sa voix nous laisse plonger dans tout ce qui l’anime, la chavire, sans voyeurisme, mais avec une lucidité effrayante.
Et toute la complexité du roman est dans le fait que le conflit israélo-palestinien est omni-présent, sans jamais s’y attarder totalement, sans parti pris, sans jugement aucun.
David Grossman a perdu son fils peu avant de terminer la rédaction de ce livre. Est-ce pour cela que la dernière partie est si intense? si bouleversante?
Si il y a un livre à mettre au dessus de la pile cet hiver, c’est bien “Une femme fuyant l’annonce”
Je crois qu’en le lisant j’y ai gagné un petit supplément d’âme.
19 septembre 2011
Kal’manach de la rentrée
Le dicton du jour : « Qu’il soit noir ou blanc, chaque chèvre aime son chevreau »
Le saint de la semaine : un prénom, peu usité de nos jours, pour une martyre du premier siècle : THECLE (gloire de Dieu en grec). Dénoncée comme chrétienne, elle fut livrée aux bêtes féroces qui se couchèrent tranquillement à ses pieds. Alors on la condamna à périr par le feu, mais elle sortit indemne du milieu des flammes. On croit qu'elle passa le reste de sa vie dans la retraite, et qu'elle mourut en Asie Mineure. La cathédrale de Milan a été placée sous l'invocation de cette sainte.
Ce jour-là : Les premières palmes.
Le 20 septembre 1946, est ouvert le premier Festival de Cannes. Initialement programmé le 1er septembre de l'année 1939, il a été reporté pour cause de guerre. Et c'est encore la guerre qui marque son premier palmarès : le prix du Jury international et le prix de la Mise en scène reviennent à « La Bataille du rail », film de René Clément rendant hommage à la résistance des cheminots.
Trucs et astuces : Pour faire disparaître les dépôts de tannin de vos tasses à thé ou de la théière, frottez-les avec un peu de bicarbonate de soude.
J’ai testé pour vous (recette de cuisine) : TARTE EXPRESS AUX SAINT JACQUES ET AUX POIREAUX
Pour 4 personnes, il vous faut :
- 1 rouleau de pâte feuilletée ;
- 400g de noix de saint Jacques avec leur corail ;
- 2c. à café d’huile d’olive ;
- 500g de poireaux émincés ;
- 4c à soupe de crème fraîche ;
- 3 œufs ;
- 40g de gruyère râpé ;
- 1 tranche de jambon cru ;
- persil, ciboulette, sel, poivre.
♦Préchauffez le four à 180°C.
♦Faîtes revenir les noix de saint jacques dans l’huile d’olive, pendant environ 4 mn sur chaque face. Salez et poivrez.
♦Dans une casserole remplie d’eau bouillante salée, faîtes blanchir les poireaux. Lorsqu’ils sont tendre, égouttez-les et mélangez-les avec la crème fraîche, les œufs battus et le gruyère.
♦Coupez le jambon cru en fines lamelles.
♦Dans un moule beurré, étalez la pâte feuilletée (vous pouvez utiliser le papier cuisson pour éviter de beurrer le moule) et piquez-la avec une fourchette.
♦Couvrez-là de noix de saint Jacques, de lamelles de jambon et versez dessus la préparation aux poireaux. Parsemez de persil et de ciboulette ciselés.
♦Enfournez et laissez cuire de 20 à 25 mn.
Le saviez-vous ? Bien soigné, un poisson rouge peut vivre 30 ans !
Origine de l’expression : TOMBER DANS LE PANNEAU
Le sens de cette expression est évident quand on sait que le panneau dont il s’agissait était, avant l’invention des armes à feu, un piège utilisé par les chasseurs. Dans un premier temps, ils tendaient un filet de soie (donc discret) pour barrer le passage des animaux convoités. Dans un second temps, cet engin, qu’ils commandaient à distance grâce à une ficelle, s’abattait sur le gibier.
Jeu : Quel animal se cache dans le titre ? Et quel en est l’auteur ?
Roman écrit en 1959 qui reçut la même année le Prix Interallié. L’auteur y raconte, sur un ton un peu goguenard, la rencontre et les confidences favorisées par l'alcool ( un élément autobiographique récurrent dans l’œuvre de l’auteur) de deux rêveurs de deux générations différentes, dans le cadre hivernal d’une station balnéaire normande. Une scène d’anthologie interprétée par deux des plus grands acteurs de l’époque, est passée à la postérité grâce au film qu’Henry Verneuil a tiré du roman en 1962 « Immobile, le ventre à toucher le capot, les pieds joints, Fouquet enveloppa d'un mouvement caressant la carrosserie de la voiture qui filait contre lui ; un instant, il donna l'impression qu'il allait abandonner sa veste au flanc hérissé de l'auto, mais déjà celle-ci l'avait dépassé, et, coinçant son vêtement sous son bras, il libéra sa main droite pour saluer à la ronde les spectateurs qui s'exclamaient diversement.
" Ollé ", dit-il... »
Animaux et êtres fantastiques du folklore : MARY MORGAN
Les Mary Morgan se rencontraient au bord des rivages bretons, pleurant amèrement. Leurs pieds couverts d’algues et leur longue chevelure mouillée montraient qu’elles s’étaient échouées là à marée montante. On pouvait faire fortune en les remettant avec précaution à l’eau, car elles étaient reconnaissantes. Mais attention à ne toucher ni leurs mains, ni leurs cheveux, sous peine d’être entraîné jusqu’au fond de leur royaume marin
Ah! que ne suis-je à Zanzibar avec Zénaïde ou Zoé!
J’ai souvent souhaité de vivre en ce paysage de rêve, assis sur le Z majuscule.
Je regarderais mes zouaves chasser le zèbre et le zébu avec la zagaie que l’on voit appuyée au bord de l’image.
Zélateur de Zarathousta, je vivrais là loin des zoïles, loin des zizanies, des zéros, du zona, des zincs et des zozotants zoographes, le poing sur mon zygoma, perdu dans la contemplation du zénith ou du zodiaque, tel un innocent zoophyte.
Ainsi jusqu’au zigzag suprême et jusqu’au zut définitif.
(La "dictée nostalgique" de Georges Duhamel)
Solution du jeu de la semaine du 6 au 12 septembre : La fleur à trouver était l’orchidée puisqu’il s’agissait du roman noir « Pas d’orchidées pour Miss Blandish » de James Hadley Chase.
Solution du jeu de la semaine dernière : L’animal qui se cachait dans le titre était l’oie. Il s’agissait des « Contes de ma Mère l’Oye » de Charles Perrault d’abord intitulés « Histoires ou contes du temps passé avec des moralités »
17 septembre 2011
Exposition César MOLINA
Né en 1976 à Granada (Espagne), César Molina commence son parcours artistique en 1998. Autodidacte, il choisit le métal comme élément de prédilection pour ses œuvres avec pour objectif d’interpréter la réalité selon un regard ludique et créatif, tout en mêlant sa sensibilité.
Engagé pour la défense de l’environnement, César Molina recycle des matériaux de récupération pour la réalisation de ses sculptures.
Il a gagné de nombreux prix et réalisé des expositions en Espagne, en Italie et au Portugal.
La Fête de l'Ail ( suite )

Les fourmis nous arrivent dans les jambes et finalement, en fin de parcours, tout le monde se joint aux danseurs, grands et petits !
Une très jolie fête, un bien joli village, un beau dimanche !
Ne ratez pas la Fête de l'ail à Piolenc ( prononcez " piolin" ) !
Et terminez en beauté en dégustant un gigot "aillé" arrosé d'un petit rosé !
Amanda
Le fête de l'ail à Piolenc ( 1 )
Piolenc, petit village du Vaucluse, situé à 6km au Nord d'Orange, a érigé la Fête de l'Ail en institution la dernière semaine d'août.
Chaque année tout le village ( qui ne compte pas 5.OOO âmes ) se mobilise pour faire la fête. Tout le monde participe, les enfants, les aînés, les institutions et clubs sportifs.
Il s'en passe des choses à Piolenc : le festival de musique Rock'ail, l'élection de Mini-Miss Ail, les étals généreusement garnis d'ail, le marché provençal bien sûr et surtout, le fameux défilé de chars du dimanche qui clôture les diverses activités.
Cette année, une mini-ferme attendait les enfants, des promenades à dos d'ânes étaient organisées.

Mais rien ne dépasse le phénoménal succès des chars. Fabriqués chaque année par des mains imaginatives, les chars, tous différents, tous traitant d'un thème précis avec musique à l'avenant, font la fierté des créateurs et le bonheur des spectateurs.
Combien d'heures passées pour garnir un moulin de centaines de roses en papier ? On n'ose y penser.
Chacun se costume et l'humour garde sa place de choix.
Seule la célèbre Confrérie de l'Ail et ses membres gardent leur costume traditionnels d'année en année et leur Char où trône en maître une énorme gousse d'ail les suit fidèlement.
Je vous laisse regarder d'Elvis Presley à la danse Country, de la pizzeria aux Touaregs, un régal ! Et ce n'est pas Carnaval !
13 septembre 2011
Kal’manach de la rentrée. Semaine du 13 au 19 septembre 2011
Le dicton du jour : Une belle cage ne nourrit pas l’oiseau.
Le saint de la semaine : ÉDITH, prénom d’origine saxonne qui signifie noble, heureuse. Honorée le 16 septembre, Édith ou Edithe était fille d'Edgar, roi d'Angleterre. Elle aurait pu monter sur le trône, mais préféra une vie entièrement consacrée à secourir les pauvres et soigner les malades. Entrée à quinze au monastère de Wilton, elle mourut en 984, à peine âgée de vingt-trois ans.
Ce jour-là : La première carte postale est envoyée le 14 septembre 1870, pendant le siège de Strasbourg. Voyageant en ballon, elle permettait de donner des nouvelles de la ville assiégée.
A cette époque, les cartes postales étaient plus petites que les cartes actuelles. Au recto, on pouvait lire l’adresse du destinataire, le verso étant réservé à la correspondance. La première carte postale illustrée apparaîtra en 1899 avec l'inauguration de la tour Eiffel.
Trucs et astuces : Voilages jaunis.
Pour redonner leur blancheur d’origine aux voilages jaunis par le tabac, les feux dans la cheminée ou simplement le temps, verser trois paquet de levure chimique dans l’eau de rinçage.
J’ai testé pour vous (recette de cuisine) : Le fondant aux pêches.
Pour 4 personnes, il vous faut :
- 6 pêches bien mûres,
- 2 œufs,
- 150g de farine,
- 100g de sucre en poudre,
- 1 c. à soupe d’extrait de vanille,
- 1 c. à café de rhum,
- un sachet de levure,
- 50g de beurre + une noix pour le moule,
- 10cl de lait,
- une pincée de sel.
Préchauffez le four à 200°C
Dans un saladier, battez les œufs et le sucre.
Ajoutez la vanille, le rhum, la farine tamisée mélangée avec la levure et le sel.
Mélangez la préparation au fouet.
Incorporez le beurre fondu et le lait en remuant délicatement.
Épluchez les pêches, coupez-les en tranches épaisses et posez-les sur du papier absorbant.
Beurrez le moule à gâteau, versez la moitié de la pâte, couvrez de tranches de pêches et couvrez du reste de pâte.
Faire cuire au four pendant 40 mn environ.
Le saviez-vous ? : La libellule écarlate mesure environ 6 cm d’envergure. Ses yeux et son corps sont d’un rouge éclatant. Carnivore, elle chasse mouches et moustiques et de mai à août on peut admirer ses acrobaties aériennes sur les rives des mares, des étangs et des lacs. Méridionale, l’espèce progresse vers le nord, ce qui, selon les scientifiques, témoigne du réchauffement de la planète.
Origine de l’expression : Porter le chapeau
Depuis longtemps cette expression s’applique à quiconque sert de bouc émissaire. Son origine remonte, selon toute vraisemblance, aux temps sinistre de l’Inquisition, où l’on envoyait les hérétiques, ou présumés tels, au bûcher coiffés d’un chapeau conique afin que Satan les reconnaisse. Parmi tous ceux qui portèrent ce chapeau-là, bon nombre payèrent sans doute pour d’autres !
Jeu :
La Belle au Bois Dormant, Cendrillon, Peau d’Ane, autant de contes qui font partie d’un recueil célèbre dont on ne mentionne pas toujours le titre exact. L’auteur : Contrôleur Général de la Surintendance des Bâtiments du Roi-Soleil, il eut le talent de mettre en forme, dans une langue magnifique, des récits populaires. Quel animal se cache dans le titre ? Et quel en est l’auteur ?
Animaux et êtres fantastiques du folklore : Croquemitaine.
parfois Moine Bourru ou Bras de Fer sont les noms les plus couramment donnés à un épouvantail qui a hanté les peurs des petits enfants pendant des lustres. Ce géant effrayant, mi-ogre, mi-diable, punissait les enfants désobéissants. De la Flandre à la Touraine ou à l’Auvergne, il a régné en maître. Il est une survivance des mythes anciens, celtiques, romains ou germaniques.
Regarde bien les yeux du chat.
Bientôt tu seras devenu,
Sans le savoir, le chat lui-même,
Les yeux du chat qui te regarde.
(Albert Uriet)
11 septembre 2011
Au Ventoux
Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, voici quelques images glanées il y a peu au sommet du Géant de Provence.
Le grimper à vélo est une performance dont les non-professionnels se font un idéal, Michel Drucker en tête.
Le Mont Ventoux est une quasi incontournable étape pour amateurs de la petite reine mais aussi pour les randonneurs et amoureux de la nature.Les fans de moto en sont tout aussi fous.
Qui n'a pas vu le soleil se lever depuis le Ventoux a manqué quelque chose !
La vue sur les Alpes est sublime par temps clair ( assez rare, le Ventoux est souvent ennuagé ) t

Ces sommets ne sont pas enneigés, c'est l'été, la végétation a été rasée pour éviter les feux de forêt.
C'est ce qui donne à cette montagne son aspect unique et lunaire.
Par contre, tout en haut, rien que des stations météréologiques et des antennes et autres émetteurs. Et aussi les inévitables vendeurs de Tshirts, souvenirs et cartes postales et bonbons...
Si vous montez, munissez-vous d'une petite laine, la différence de température entre le bas et le sommet est de 1O degrés. Une visite à recommander par temps de canicule et à éviter en hiver, l'accès au sommet étant le plus souvent fermé.
On y arrive face Nord via le petit village de Malaucène, dont je vous ai déjà parlé et face sud par le village de Bédoin.
Une station de ski est accessible en montant par Malaucène sur une première face du Ventoux, appelée le Mont Serein.
De l'autre côté, le Chalet Reynard vous accueille à mi-chemin, juste avant le monument à la mémoire du coureur anglais Tom Simpson, décédé à cet endroit lors d'un Tour de France le 13 juillet 1967. Il est courant de voir les courageux cyclistes arrivés à cet endroit, y déposer soit leur gourde, voire une paire de gants de vélo ou tout autre petit objet en hommage.
Et comme la photo, trop petite ne vous permet pas de lire, citons Frédéric Mistral, poète provençal dans " Mireille" ( 1859) " Et le Ventoux, tel qu'un grand et vieux chef de pasteurs qui entre les hêtres et les pins sauvages, accoté à son bâton, contemple son troupeau"
08 septembre 2011
Après-midi d’été
Pratiquant l’entraide, j’ai pu capter quelques images de la récolte du tabac par une belle journée de fin d’été qui s’est terminée sous un orage ponctué de grêle.
Voici le tabac, tête en bas sous la serre
Les pieds séchés seront décrochés à partir de la Toussaint, effeuillés un à un, les feuilles assemblées en balles d’une vingtaine de kilos qui seront livrées à l’organisme qui a remplacé la SEITA pour être transformées en cigarettes , non sans avoir subi des traitements chimiques, agrémentés d’une taxe équivalant à 80% du prix du paquet de cigarettes dont le planteur dit qu’il a pour sa part, droit seulement à la portion congrue…
Tout à côté, les tournesols dédaigneux, semblent bouder le soleil.
Pressentent-ils, dans la chaleur ambiante les prémices de l’orage?
Dans le champ, attendant sagement leur tour, les pieds de tabac ne sont pas inquiets outre mesure… Une fleur oubliée monte fièrement dans le ciel.
Mais tout là-haut, les nuages blancs imitent les moutons, avançant en rangs serrés.
La dernière remorque de la journée rangée comme sur la première image, au souvenir de l’annonce météo, je gare prudemment ma voiture dans le garage.
Subitement le vent se lève, le tonnerre gronde affolant le chien qui court se réfugier sous l’escalier, et arrivent sur nous les premières gouttes de pluie et c’est l’avalanche.
Hors de question de sortir pour disposer d’un meilleur angle de prise de vue: c’est de la porte côté nord que seront prises les images. Sur le panneau d’abri du bois, vous distinguez les grêlons
qui rebondissent comme des balles de ping-pong!
L’accalmie venue, je rassemble sur le muret du jardin quelques uns d’entre eux.
Plus loin, sur deux mètres, j’en rassemble cinq qui atteignent la dimension de nos “cabécous” (fromages de chèvre) .
Je cours vers le champ de tabac pour constater les dégâts …
Demain, il faudra juger si la récolte restante vaut d’être rentrée ou si elle ne mérite que le passage du Giro broyeur. Perte compensée en partie par une indemnisation de l’assurance ?
Sur le retour vers la maison, je m’aperçois que les citrouilles, stoïques, n’ont pas trop souffert, si ce n’est leurs feuilles qui sont hachées.
Et le ciel, comme s’il voulait se faire pardonner cette incartade nous offre un magnifique reflet à l’horizon
et au dessus de nos têtes une belle image sur laquelle on distingue les nuages plus clairs annonciateurs de grêle…
Et voilà ! Ainsi s’achève la 1ère journée de septembre 2011.
06 septembre 2011
Semaine du 6 au 12 septembre 2011
Kal’manach de l’été:
Semaine du 6 au 12 septembre 2011
Le dicton du jour : A la chandelle, la chèvre paraît demoiselle.
Le saint de la semaine : INES, version espagnole et portugaise du prénom Agnès. Honorée le 10 septembre, Inès Takeya est une noble veuve japonaise, ainsi baptisée par les jésuites qui l'avaient convertie. En 1622, elle fut arrêtée et décapitée pour avoir hébergé clandestinement des missionnaires catholiques.
Ce jour-là : Le 6 septembre 1900, naissance, à Paris de l’américain Julien Green. Considéré comme l’un des auteurs majeurs du 20ème siècle, l’auteur de Moïra ou des Pays Lointains sera le premier écrivain, non français, a être élu en 1971 à l’Académie Française.
Trucs et astuces : Pour coller une étiquette sur une bouteille ou un pot de confiture sans colle, trempez-la dans un peu de lait froid, appliquez-la et essuyez avec un linge fin ou une feuille de papier absorbant.
J’ai testé pour vous (recette de cuisine) : pour jouer au boulanger et retrouver la bonne odeur de pain chaud, je vous propose la FOUGASSE au THYMIl vous faut 350g de farine, 20cl d’eau, 25g de levure de boulanger, ½ tasse d’huile d’olive, 5 cuillerées à café de feuilles de thym, ½ cuillerée à café de sel.
>Mélangez l’eau et la levure. Ajoutez la farine, le sel, l’huile et les feuilles de thym. Mélangez bien puis pétrissez vigoureusement pour obtenir une pâte homogène et souple.
>Laissez reposer la pâte pendant 3 heures à température ambiante.
Préchauffez votre four à 240° (th. 8 )
>Quand la pâte est levée, divisez-là en deux parts égales que vous étalerez sur une épaisseur d’environ ½ cm sur la plaque du four préalablement huilée.
> Entaillez l’intérieur de la pâte de quelques coups de couteau. Mettez au four pendant 10 mn.
Le saviez-vous ? Sauterelles et grillons entendent avec leurs : ils ont un tympan sur le tibia.
Origine de l’expression : FAIRE DES GORGES CHAUDES
Issu de l’univers de la fauconnerie, l’expression, qui signifie se répandre en plaisanteries malveillantes, se railler de quelqu’un en le déchirant à belle dents (au sens figuré), fait référence à la voracité dont faisait preuve le faucon quand il se jetait sur la gorge encore chaude et palpitante du gibier qu’il venait de prendre.
Jeu : Quelle est la fleur présente dans le titre de ce livre et quel en est l’auteur ?
« L’affaire débuta un après-midi du mois de juillet, par une chaleur torride, sous un ciel implacablement bleu et de brûlantes rafales de vent et de poussière… » Telle est la première phrase de ce roman « noir » où tout va de mal en pis du début à la fin pour l’héroïne, riche et capricieuse héritière victime d’un rapt.
L’auteur, né à Londres en 1906, a écrit la plupart de ses livres en utilisant un dictionnaire d'argot américain, des cartes géographiques détaillées, des encyclopédies et des livres de référence sur les bas-fonds américains. L'action de la majorité d’entre eux se déroule aux États-Unis, alors qu’il n'y a jamais résidé. A sa mort, en 1985, il avait écrit 89 romans qui furent traduits en 32 langues. Beaucoup ont fait l’objet d’adaptations cinématographiques, à la grande déception de l’auteur qui les trouva toutes mauvaises, estimant que les gens de cinéma n’aient jamais vraiment réussi à rendre l’atmosphère de ses romans. Celui dont il est question aujourd’hui, a été adapté pour le cinéma par Robert Aldrich en 1971.
Animaux et êtres fantastiques du folklore : L’ANKOU
Conduisant, debout, son char, l’Ankou qui sévit en Bretagne jusqu’au début du siècle, est la mort en personne. Squelette enveloppé dans un linceul livide, il tient à la main une grande faux qui lui sert à moissonner les vivants. On l’aperçoit la nuit, car sa faux brille même dans l’obscurité la plus noire. Le grincement des essieux de sa charrette tirée par deux chevaux blancs, s’entend à des lieues à la ronde, à l’instant même où un pauvre humain expire.
Au presque-automne des bruyères
la lande est roussie mauve et rose
les ombelles d'angélique sauvage
qui poussent sur le bord du sentier
sont d'un rose beaucoup plus pâle… (Claude Roy)
Solution du jeu de la semaine dernière: Quel animal se cache dans le titre de ce livre et quel en est l’auteur ?
L’animal à trouver était un chien, car le livre relate l’aventure la plus célèbre de Sherlock Holmes, « Le Chien des Baskerville » d’Arthur Conan Doyle









































