08 septembre 2011
Après-midi d’été
Pratiquant l’entraide, j’ai pu capter quelques images de la récolte du tabac par une belle journée de fin d’été qui s’est terminée sous un orage ponctué de grêle.
Voici le tabac, tête en bas sous la serre
Les pieds séchés seront décrochés à partir de la Toussaint, effeuillés un à un, les feuilles assemblées en balles d’une vingtaine de kilos qui seront livrées à l’organisme qui a remplacé la SEITA pour être transformées en cigarettes , non sans avoir subi des traitements chimiques, agrémentés d’une taxe équivalant à 80% du prix du paquet de cigarettes dont le planteur dit qu’il a pour sa part, droit seulement à la portion congrue…
Tout à côté, les tournesols dédaigneux, semblent bouder le soleil.
Pressentent-ils, dans la chaleur ambiante les prémices de l’orage?
Dans le champ, attendant sagement leur tour, les pieds de tabac ne sont pas inquiets outre mesure… Une fleur oubliée monte fièrement dans le ciel.
Mais tout là-haut, les nuages blancs imitent les moutons, avançant en rangs serrés.
La dernière remorque de la journée rangée comme sur la première image, au souvenir de l’annonce météo, je gare prudemment ma voiture dans le garage.
Subitement le vent se lève, le tonnerre gronde affolant le chien qui court se réfugier sous l’escalier, et arrivent sur nous les premières gouttes de pluie et c’est l’avalanche.
Hors de question de sortir pour disposer d’un meilleur angle de prise de vue: c’est de la porte côté nord que seront prises les images. Sur le panneau d’abri du bois, vous distinguez les grêlons
qui rebondissent comme des balles de ping-pong!
L’accalmie venue, je rassemble sur le muret du jardin quelques uns d’entre eux.
Plus loin, sur deux mètres, j’en rassemble cinq qui atteignent la dimension de nos “cabécous” (fromages de chèvre) .
Je cours vers le champ de tabac pour constater les dégâts …
Demain, il faudra juger si la récolte restante vaut d’être rentrée ou si elle ne mérite que le passage du Giro broyeur. Perte compensée en partie par une indemnisation de l’assurance ?
Sur le retour vers la maison, je m’aperçois que les citrouilles, stoïques, n’ont pas trop souffert, si ce n’est leurs feuilles qui sont hachées.
Et le ciel, comme s’il voulait se faire pardonner cette incartade nous offre un magnifique reflet à l’horizon
et au dessus de nos têtes une belle image sur laquelle on distingue les nuages plus clairs annonciateurs de grêle…
Et voilà ! Ainsi s’achève la 1ère journée de septembre 2011.























