Kaléïdo'blog

Blog journalistique à plusieurs mains

28 juillet 2011

Correspondance de guerre –4-

Dimanche le 13.12.1914

Chers parents,

Juste au moment que je viens de recevoir le colis que vous venez de m’envoyer, c’est à dire la chemise, je prends la plume à la main pour vous dire de mes nouvelles. Je vous dirai que nous avons changé de place, nous sommes descendus plus en arrière dans une petit patelin entre Lilles et Arras dont je ne peux vous le dire parce que je ne sais pas comment il s’appelle. Enfin, je sais que nous sommes bien, nos chevaux de l’escouade sont logés dessous le hangar de l’école et nous nous couchons dans le couloir de l’école et puis le soir nous allons nous chauffer au poêle de l’école et donner des instructions à l’institutrice, qu’elle se trouve de posséder un âge inférieur au notre, c’est à dire 18 ans, ce qui peut pas y avoir plus offrable pour nous. Elle nous coud nos boutons et nos tuniques et culottes et enfin tout ce que nous avons à réparer, et puis elle nous raconte ses vers et fables qu’elle sait, ce qui nous intéresse le plus à nous.

Je vous dirai qu’à présent que l’on est au repos, il n’y a pas de retard du tout, j’ai reçu la lettre ainsi que le mandat hier soir et le colis aujourd’hui et je suis bien content de l’avoir reçu quoique, à présent que l’on est au repos, l’on peut faire laver mais quand on est sur le front, que l’on retourne une fois tous les 8 jours pour se reposer, l’on a pas envie de laver du tout.

Je vous dirai qu’aujourd’hui j’ai reçu 5 lettres, une de mon frère, qu’il est toujours bien portant et qui me raconte sa situation, ce qui me plait le plus, et il n’a pas l’air d’être bien malheureux s’il y a 2 mois qu’ils sont retranchés sans bouger, ça n’a rien de sale pour eux. L’autre de Fernand, l’autre de vous et l’autre de Constance qui m’envoie un passe montagne, mais je ne l’ai par reçu encore. J’attends de l’avoir reçu pou lui faire savoir de mes nouvelles. Et l’autre de St Colomb qui m’apprend bien des nouvelles ainsi que vous cette fois-ci. Voilà ce qui me plait et qui me fait passer un moment de contentement, quoique je ne me fais pas de bile, ça n’y fait rien quand on reçoit des nouvelles de chez soi, c’est chez soi, l’on se rappelle du temps jadis et de la vie que je menais quoique jeune encore. Jamais je me repentirai de n’avoir abuser tout ce que j’ai pu, que de soirs que j’ai passé autour de ce pauvre Lauzun, que tant de fois vous auriez voulu savoir où j’étais et que vous en avez jamais rien su, et que vous en saurez jamais rien du tout. Où j’étais et où je passais mon temps, pas un jeune homme de 18 ans n’a jamais passé une si belle période comme votre fils a fait et il ne s’en repend pas, parce qu’à présent il s’en passe pas beaucoup de l’amusement, mais que voulez-vous, il faut un temps pour l’autre.

Je suis toujours en bonne santé et je vous dsire de même.

Votre fils qui ne s’en fait pas

Amédée S

8ème cuirassier

4ème escadron

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25 juillet 2011

Kal’manach de l’été Semaine du 25 au 31 juillet 2011

Le dicton du jour : Si tu veux récolter du miel, ne bouscule pas la ruche.
Le saint de la semaine: Encore beaucoup de saints connus cette semaine et un, plus discret : SAMSON (28 juillet), dont le nom vient de l’hébreu et signifie "soleil" ;
Saint Samson, évêque de Dol en Bretagne, vécu au sixième siècle.
Mais le plus célèbre Samson est un héros biblique dont les exploits sont rapportés dans le Livre des Juges et qui tirait sa force redoutable de sa chevelure. Pour sauver ses frères Dalila le séduisit et profita de son sommeil pour lui couper les cheveux le rendant ainsi inoffensif !
Ce jour-là: Le 27 juillet 1990 la dernière 2CV sort de l’usine de Mangualde, au Portugal. Citroën a décidé d’arrêter la production de la très populaire petite voiture, fabriquée depuis 1949.

Trucs et astuces : Des citrons bien juteux
Pour que vos citrons donnent le maximum de jus, faites les tremper pendant 5 minutes dans de l’eau très chaude avant de les presser.
J’ai testé pour vous (recette de cuisine) :
Haricots verts à la niçoise :Ingrédients pour 4 personnes : 1 kg de haricots verts ; 800 g de tomates ; 4 cuillerées à soupe d’huile d’olive ; une feuille de laurier ; une branche de thym ; une boîte de filets d’anchois à l’huile d’olive ; sel ; poivre.
Equeutez, lavez, égouttez et coupez les haricots verts en deux.
Pelez et épépinez les tomates. Hachez-en grossièrement la pulpe.
Emincez les oignons et hachez l’ail.
Mettez l’huile à chauffer dans une cocotte. Faites blondir les oignons et l’ail, ajoutez la pulpe de tomate, le thym et le laurier. Salez. Poivrez. Laissez cuire une dizaine de minutes sans couvrir.
Incorporer les haricots dans cette sauce. Mélangez, couvrez et laissez cuire 35 mn à feu doux.
En fin de cuisson, si la sauce est trop liquide, retirez le couvercle et augmentez le feu pour que le jus s’évapore.
Au moment de servir, ajoutez les filets d’anchois égouttés.
Le saviez-vous ? Proportionnellement à leur masse, le moineau et la souris avalent dix fois plus de nourriture que le requin et le crocodile !
Origine des expressions : « C’est là le hic »
Dans les temps anciens de l’imprimerie, avant d’imprimer une pièce manuscrite les lecteurs mettaient souvent à côté des endroits remarquables, la monosyllabe « hic », abrégée de « hic sistendum, hic advertendum » ce qui veut dire « Ici, il faut s’arrêter, ici, faire attention »
De cet usage est venu l’expression « c’est là le hic ! » qui signifie « c’est la principale difficulté de l’affaire … »
Jeu : Quelle est la fleur, quel est auteur ?
Noir, très noir, ce roman écrit en 1987 qui a inspiré un film à Brian de Palma. Noire, la fleur qui donne son titre à l’œuvre, car c’est ainsi que les journalistes ont surnommé la malheureuse victime, toujours vêtue de cette couleur funeste. Fiction directement inspirée d’un crime, jamais élucidé, dont a été victime la propre mère de l’auteur…
On a beaucoup parlé de son auteur célèbre qui, 29 après les évènements, a exorcisé le souvenir de ces évènements si douloureux pour lui en créant des personnages à la fois proches et lointains de la réalité… Quel est le titre de cet ouvrage et quel en est l’auteur ?
Solution du jeu de la semaine dernière « Qui se cache sous le titre »: il s’agissait de « La chatte » de Colette

 
Eté : être pour quelques jours le contemporain des roses ;
Respirer ce qui flotte autour de leurs âmes écloses
(Rainer Maria Rilke 1875-1926)

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20 juillet 2011

Correspondance de guerre –3-

Laval sur Tourbe 26 octobre 1914

Chers parents

Ne recevant pas d’autres nouvelles, je viens vous donner des miennes et je vous dirai qu’elles sont toujours excellentes, je me porte toujours très bien, et je pense que vous êtes de même, et je viens par la même occasion vous importuner un peu. Ne pouvant pas dépenser l’argent, l’on ne peut rien acheter non plus et à présent que je suis assez monté pour voir venir l’hiver sans crainte, je serai content que vous m’envoyez quelque chose pour bouffer avec mon pain et si c’était possible de m’envoyer quelques prunes dans un colis ainsi qu’un peu de fromage, et si c’était possible, y mettre au milieu un petit flacon d’eau de vie, si vous aviez quelques boites de conserve de reste en mettre une, et aussi un peu de camphre en poudre pour priser, et en tablette dans un petit sachet, pour mettre sur la poitrine car il parait que ça préserve des épidémies et je vous promets que ça n’est pas étonnant qu’il y en ait car on n’a pas toujours de bonnes odeurs.

Et aussi si vous pouviez y ajouter quelques boites d’allumettes.

Les choses vont toujours la même chose, nous sommes toujours au milieu des bois dans la terre comme les vieux gaulois, et les boches ne sont pas trop récalcitrants depuis une huitaine de jours, à part quelques coups de canons et de fusils de temps en temps et qui ne sont du reste pas dangereux, et c’est tout.

Mais dans le nord ce n’est pas la même chose et il parait que ça barde autant pour ceux qui sont là-bas, que ça le faisait pour nous il y a 3 semaines, mais que voulez-vous, c’est à chacun son tour, et en attendant la classe arrivera.

Il parait qu’il y a beaucoup de poilus qui n’auraient pas donné de leurs nouvelles depuis longtemps et qui ont écrit dernièrement chez eux et leur ont fait savoir qu’ils étaient prisonniers de guerre.

Dans la prochaine lettre, vous me direz s’il y en a tellement qui manquent, que je le souhaiterais de tout cœur pour eux.

Guère rien plus à vous dire pour le moment. En attendant de recevoir le petit colis, votre fils affectionné qui vous embrasse

Gabriel: ce n’est plus que 698 au jus

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18 juillet 2011

Kal’manach de l’été: Semaine du 18 au 24 juillet 2011

Le dicton du jour : A porter ses amis, nul ne devient bossu !
Le saint de la semaine : parmi tous les saints et saintes connus de la semaine (Brigitte, Christine, Victor, Marie-Madeleine…), j’ai choisi ARSENE dont le nom d’origine grecque arsênios, signifie viril.
Saint Arsène était, au IVe siècle, un secrétaire du pape Damase. Il fut ensuite le précepteur des enfants de l'empereur de Constantinople, Théodose II. Lassé de la vie à la cour, il finit par se retirer en Égypte où il mena une vie ascétique. Il devint le meilleur exemple des " pères du désert "
Arsène est un prénom qui reste marqué par la célébrité du héros de Marcel Leblanc, Arsène Lupin, le fameux gentleman cambrioleur dont les premières aventures furent publiées en 1907.
Trucs et astuces : Pour les amis des livres : Comment recoller une page déchirée
A l’aide d’un pinceau fin, déposer un peu de blanc d’œuf sur les bords de la déchirure, lisser ensuite délicatement et laisser sécher. La réparation sera nettement plus discrète que si vous utilisez du Scotch ou de la colle.
J’ai testé pour vous (recette de cuisine) :
Carpaccio de courgettes crues (pour quatre personnes)
Temps de préparation et de repos : 15 mn
Bien laver et essuyer 4 jeunes courgettes longues. Couper chaque extrémité, peler une longueur sur deux et prélever à l’aide d’un couteau économe des rubans jusqu’à la partie des graines. Déposer les rubans dans une assiette en leur donnant du volume.
Arrosez d’un mélange d’huile d’olive et du jus d’un demi-citron. Ajoutez de l’oignon nouveau finement émincé. Salez, poivrez.
Laissez mariner un quart d’heure au réfrigérateur. Avant de servir vous pouvez parsemez les courgettes de quelques pignons de pin, de lamelles d’un fromage à pâte dure (ou de mozzarella) . Excellent aussi avec des feuilles de basilic frais, finement hachées.
Pour un effet de couleur, utiliser un mélange de courgettes vertes et jaunes.
Le saviez-vous ?
Un intrépide : le bourdon est le premier insecte à visiter les fleurs le matin et le premier à sortir après une averse

Origine des expressions :

à l’époque où bon nombre d’entre vous ont les doigts de pieds en éventail, il est grand temps de réhabiliter les arpions.
Contrairement à ce que l’on croit généralement le terme « arpions » désignant, d’une manière plus ou moins péjorative, les orteils, n’est pas une terminologie argotique. C’est un mot d’origine gasconne qui désignait bien les orteils, mais tout particulièrement, ceux des animaux. C’est donc par dérision qu’il fut appliqué par extension aux hommes, comme dans l’expression « faire bailler ses arpions » qui signifie « prendre ses aises ».
Jeu :

Qui se cache dans le titre ?
Le livre qui nous occupe est l’histoire d’une passion et un drame de la jalousie entre un couple qui se déchire et un animal aimé qui lui donne son titre. « Sous ses pouces, Alain percevait les palpitations d’un petit cœur irrégulier et dur et aussi un ronronnement naissant, mal assuré… »
L’auteur a deux prénoms, Sidonie et Gabrielle, mais c’est sous son seul nom (qui est aussi un prénom) qu’elle est connue. Née en Bourgogne, elle a gardé toute sa vie l’amour de la campagne…
Quel animal se cache sous le titre ?
Quel en est l’auteur ?

 
Le champ de blé met sa cocarde
Coquelicot.
Voici l’été, le temps me tarde
De voir l’arc-en ciel refleurir.
L’orage fuit, il va mourir,
Nous irons te cueillir bientôt,
Coquelicot. (Robert Desnos)

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14 juillet 2011

La bête du Palsou

Elle avait eu les honneurs de la presse en 1936. Elle ressurgit de temps à autre et son apparition était prévue dans la soirée de ce 8 juillet. Avec 160 curieux, nous sommes partis à sa découverte… Au crépuscule, personne n’a cru le baudet nous invitant à rebrousser  chemin.                                                                                                                rando-du-palsou-014

La nuit tombée,

 les ombres se font menaçantes.

Cependant,  rando-du-palsou-038

la chauve-sourisrando-du-palsou-027 conforte

                                                                   le braconnier  :

                                                                            rando du palsou 042 

la bête, c’est par là et les chasseurs l’attendent de pied ferme.

             rando du palsou 062 La sorcière et son fagot  

                                                   rando du palsou 022

vous invitent à la prudence. Mais que vois-je ? Je n’y crois pas !

rando du palsou 036rando du palsou 035Le loup-garou vient d’enlever un enfant. Que sonne le cor !rando du palsou 044

A l’arrivée, les organisateurs devront bien compter leur monde. Aucune réclamation n’ayant été formulée, j’en conclus que ce bambin gigotant a su se délivrer de la bête.

D’ailleurs, était-elle si féroce ? Regardez-là avec sa congénère : ne leur donnerait-on pas le Bon Dieu sans confession ?

rando du palsou 084 Quand au Diable, agressant sauvagement

les lavandièresrando du palsou 078 il laisse la vache de marbre

                                                                                                                           rando du palsou 059Ouf ! Nous voilà sortis du cauchemar…

Enfin, revenus à une époque certes ancienne, mais plus raisonnée: les scieurs vous invitent à  tenir ferme un côté du passe-partout.   

                                                          rando du palsou 047 

Cette année encore, le mystère ne sera pas levé sur l’existence de la bête du Palsou.

Une visite du site

http://ns1.cg19.fr/sedieres/2004-2005/QueyssacSioniacNonards/index.htm

vous fera découvrir les enquêtes approfondies des enfants des écoles   sur le sujet. Au passage, je me dois de signaler que l’école de Sioniac, localité dans laquelle était organisée cette sympathique randonnée, est fermée comme dans les communes voisines. Maigre consolation ? C’est en ces lieux que nous seront servis soupe à l’oignon, charcuterie et fromage  en récompense de nos louables efforts et émotions tout au long des huit kilomètres de rando nocturne.

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12 juillet 2011

Correspondance de guerre –2-

Tours le 26 août 1914

Chers parents

J’ai hâte de vous écrire aussitôt pour vous dire que j’ai reçu votre dernière avec plaisir en voyant que vous étiez tous en bonne santé et je désire que la présente vous trouve de même. Je vous dirai que ça marche très mal et très mal et c’est comme je vouas avais dit que nous étions partis au camp du Ruchai, nous avons été rappelés 4 jours après et nous sommes rentrés ce jour et puis il faut bien qu’ils craignent bien quelque chose parce que nous avons touché l’effectif de guerre: le 33 d’artillerie est parti pour la frontière ce matin, le 11 ème de ligne part demain matin et nous, s’il y a pas de nouveau, nous partons vendredi, il faut espérer que ça va changer mais s’il faut partir l’on partira et l’on vaincra.

Je vous préviens de m’envoyer un télégramme bon de poste aussitôt parce que si l’on partait, je me trouverai sans le sou et s’il y a du changement je pars en permission le 3, je l’ai, elle est signée par le colonel, je l’ai vu de mes propres yeux. je vous dirai que je suis très content d’être pas allé en permission pour la première période parce qu’ils les ont tous rappelés et ils rentrent tous cette nuit; parce que si jamais l’on m’avait rappelé en étant chez vous quelle peine que ça m’aurai pas fait à la maison et à moi, pour repartir, et tant que nous sommes l’on y pense pas.

Je termine ma lettre en vous embrassant à tous de ma part et en serrant la main de bon cœur à tous ceux qui demanderont des nouvelles de moi.

Votre fils dévoué qui vous aime et qui pense à vous

Amédée S.

A Berlin directement: l’on est prêts et l’on y va de suite!

un cuirassier qui n’a pas peur

Amédée

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09 juillet 2011

Les oriels de Saint-Gall

St.Gallen 1

Pas beaucoup de texte pour cet article, mais une envie de partager en photos une ballade particulière dans une ville de 72'000 habitants, au Nord-Ouest de la Suisse, Saint-Gall.
J'ai aimé voir de magnifiques types de vieux balcons fermés : des oriels, comme on en voit aussi en Alsace. La fonction de l'oriel était militaire à la base pour mieux voir ce qui se passait dans la rue, mais aussi pour apporter chaleur et lumière du soleil.

St.Gallen 3                  St.Gallen 2

St.Gallen 5St.Gallen 4
St.Gallen 7          St.Gallen 6

St.Gallen 9               St.Gallen 8

St.Gallen 11                  St.Gallen 10

St.Gallen 12                   St.Gallen 11



Chez un luthierSt.Gallen 13

Et pour terminer, comme vous êtes sages, je vous offre de la douceur…
St.Gallen 14

Auriez-vous aussi des oriels à nous présenter ?

Je remercie Manon de m'avoir éclairer ce qu'est un oriel.

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06 juillet 2011

Les bateaux à aubes et à vapeur en Suisse, une suite.

J'ai envie de revenir sur le sujet des bateaux à aubes et à vapeur sur les lacs suisses dont j'avais déjà traité ce sujet ICI 
Je vous montre quelques photos sur le lac de Zurich et une bonne nouvelle pour le lac Léman.

Croisière sur le lac de Zurich

Le Lac de Zurich a une longueur de 42 kilomètres, largeur maximale de 4 kilomètres et la profondeur maximale est de 143 mètres. Il est séparé en deux parties par une presqu’île : le lac principal partant de Zurich jusqu'à  Rapperswil et l'Obersee (Haut-Lac) de Rapperswil à Schmerikon.
Sur les 11 bateaux que la compagnie possède, deux sont des embarcations historiques à aubes et à vapeur.

Le DS «Stadt Zürich» se lequel je vais m'embarquer pour 3 heures de voyage.
1. Stadt Zürich au départ de Zurich

Beaucoup de constructions au bord de l'eau dans la première partie du lac.
2. Beaucoup de constructions le long du lac

Accostage à un des nombreux débarcadères.
3. Les marins lors d'un accostage
Le capitaine donne par haut-parleur ses instructions aux machinistes.
4. Instructions du capitaine
Toujours une merveille de voir cette machinerie en mouvement.
5. Machinerie du Stadt Zürich
Lors de longs arrêts, il y a toujours quelque chose à faire dans l'entretien... comme d'ailleurs sur les locomotives à vapeur.
6. Toujours à faire sur la machine
Nous allons quitter le lac principal pour s'engager sur le Haut-lac en passant sous ce pont.
7. Avant le passage dans l'Obersee

Le mat a été couché et la cheminée rabaissée.
8. sous le pont avec mât et cheminée en bas

Nous longeons les bords sauvages, c’est un autre paysage qu’au début.9. Paysage sauvage au bord de l'Obersee

Arrivée au bout du lac à Schmerikon. Dans une heure le bateau reprendra le chemin de Zurich.
10. Arrivée au bout du lac
Permettez-moi une note un peu privée : ce bateau s'appelle « Ville de Zurich », il a été construit en 1909. Or mon père est né à Zurich... en 1909 !
11. La plaque du Stadt Zürich et une partie d'une roue à aubes
Les bateaux à aubes sur le Lac Léman (ou Lac de Genève selon...)

Je rappelle qu'il y a 8 bateaux-salons à aubes mis en service entre 1904 et 1928, dont 5 sont en état de naviguer. Comme souvent dans ces cas, il y a le risque de mis au rebut en raison d'imposants couts financiers.

Or la bonne nouvelle est tombée le 17 juin dernier : le gouvernement du Canton de Vaud a décidé de classer  monuments historiques les 8 embarcations. Cela signifie qu’il est impossible de démolir ces bateaux. Et les restaurations devront se dérouler au plus prêt de leur origine.

Si ça vous intéresse d'avoir plus de détails, je vous invite à vous rendre sur cet excellent SITE.

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04 juillet 2011

Correspondances de guerre – 1 -

Amédée et Gabriel sont deux frères. Durant la guerre 14/18, ils vont écrire à leur famille.

L’un d’eux, Gabriel, sera blessé par deux fois, et par deux fois il reviendra au front. Après la guerre, il se mariera et aura une fille: ma belle-mère qui m’a fait l’immense joie de m’offrir cette correspondance.

Le second , Amédée, ne reviendra pas des tranchées.

Durant cet été, je vous propose de partager avec moi la lecture de quelques une de ces lettres.

****************************

le 23 août 1914

 

Chers parents,

 

Je vous écris ces quelques mots au lendemain d’une rude journée.

Tout d’abord il faut que je vous rassure, je vous dirai que je suis toujours en bonne santé. Donc pour vous en finir, hier, nous nous sommes rencontrés avec les Allemands et je vous promets que pour la 1ère fois ça a rudement chauffé, tellement même qu’à un moment je croyais  bien y laisser la peau comme ont fait beaucoup d’autres camarades malheureusement, mais enfin dieu merci, j’en suis sorti indemne pour ce coup-ci et faut espérer que ce sera de même pour les prochaines fois car nous avons fait le grand choc attendu depuis le commencement.

Je ne vous en dis pas davantage pour le moment car j’ai hâte de me coucher, depuis 48 heures que nous sommes à cheval, l’on est quelque peu fatigué.

Je termine ma lettre en vous embrassant à tous et avec l’espoir que vous ne vous faites pas de la bile car il faut avoir confiance.

Votre fils

Gabriel

Je n’ai pas reçu de lettre depuis que je vous ai écrit la dernière, envoyez-moi quelques sous si possible mais pas autant comme la dernière fois…

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02 juillet 2011

Il y a balade et balade


J’aime me balader. Je refais rarement les mêmes. J’aime varier et découvrir d’autres sentiers, d’autres régions.
Si je devais les classifier ?
Il y a les balades superbes mais que je n’ai pas envie de refaire.
Il y a les balades sympas mais sans plus
Il y a les balades superbes que j’ai envie de refaire et de faire découvrir à d’autres
Il y a les balades galères
Peu nombreuses mais combien marquantes tant la panoplie des sentiments est vaste ! Passant dans l’ordre par l’émerveillement, la plénitude, puis le stress et une certaine panique, suivis d’un long moment galère et enfin l’apaisement et le retour du guerrier.
Il y a les balades alimentaires
Celles pour détendre mon chien ou pour me déstresser. Balades machinales. Le moindre chemin fera l’affaire ou les quelques balades pas trop loin et pas trop longues que je connais par cœur aux alentours.
Il y a les balades franchement nulles
Tant pis ! On ne peut pas toujours gagner !
Et puis………..
Il ya les balades où la magie s’invite !
Celles là sont rares mais précieuses. Toujours inattendues. Subtile alchimie entre le moment présent, le paysage, le temps et mon état d’esprit. Par définition non reproductibles.
C’est une de ces balades que je voudrais partager. Une balade qui ne devait être qu’« alimentaire ».
Devant la perspective de passer une semaine dans l’Ouest de Paris du lundi midi au vendredi midi enfermée dans une salle à ingurgiter des plans marketings, des stratégies produits et des conditions commerciales, j’avais décidé de partir le dimanche soir.
Mon plan ? Une petite balade de 3 heures le lundi matin. Dans la forêt de Rambouillet, autour de Poigny la Forêt pour être précise. Juste ce qu’il me fallait avant d’aller m’enfermer quelques 40 kms plus loin.


Je ne connaissais pas cette balade et je n’en attendais pas grand-chose, hormis prendre un bol d’air pour la semaine.  
A 8H précises je commençais la balade et là la magie s’est invitée tout de suite….
Ciselé ou brouillé
Dans le miroir des étangs
Le printemps s’invite

 Sous l’œil du guetteur
Tambourinent les piverts-
Un chevreuil aboie

Soudain trois «miroirs*»
Traversant l’allée au loin
En bonds gracieux
(*miroirs = zone de poils blancs érectiles situés sur l'arrière-train du chevreuil)

 

 

 

                                                 Photo du Net

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