03 juin 2011
Luigi Lucheni
Connaissez-vous Luigi Lucheni ? Si non, lisez cet article, vous en saurez plus, et peut-être que certains d'entre vous seront surpris.
Cet anarchiste naît à Paris le 22 avril 1873 et se suicide en prison le 19 octobre 1910 à Genève où il fut condamné à perpétuité pour meurtre. « Longue vie à l'anarchie et à mort l'aristocratie », C'est ainsi que Luigi Luccheni réagit au verdict de la sentence.
Sa mère, d'origine italienne, avait 18 ans lors de la naissance et avait honte de la grossesse. Raison pour laquelle il passe une enfance difficile, notamment dans un orphelinat. Valet de chambre, puis transportant des traverses pour les chemins de fer italiens, c'est ainsi que depuis l'age de 10 ans il doit péniblement gagner de quoi subsister jusqu’à qu’il rentre dans l'armée italienne. Trois années, pour lui, passées à l'abri de la misère, car il reçoit à manger et des habits. Puis il vient émigrer en Suisse. Il développe alors une culture anarchique, opposée à toutes les aristocraties et monarchies. Son but est d’assassiner un personnage célèbre et riche, afin de choquer la société. Il se prépare alors à commettre son méfait auprès du prince Henri Philippe Marie d'Orléans, Comte de Paris, qui doit venir à Genève. Toutefois, l'objectif échoue, car le prince renonce à son séjour.
C'est alors que Luigi Lucheni a vent d'une rumeur par la presse locale: une grande dame de la monarchie, logeant actuellement au-dessus de Territet près de Montreux pour se soigner, est en visite le 9 septembre chez la baronne de Rotschild, à Genève. Le lendemain, le samedi 10 septembre 1898, après avoir visité le matin quelques magasins, cette haute personnalité, qui se cache sous un faut nom, ressort vers 13 heures 30, de l'hôtel Beau-Rivage, en bordure du quai du Mont-Blanc, pour reprendre le bateau qui va la ramener à Territet. Elle est accompagnée de sa dame de compagnie. Sur le quai, Luigi Lucheni l'attend et c'est là qu'il va lui enfoncer une lime allongée et triangulaire au cœur.
source wikipedia
La victime trébuche, se relève, soutenue par sa dame de compagnie, réussit à gagner l'embarcadère, où l'attend le vapeur SS Genève.
Le vapeur SS GENÈVE à cette époque (document personnel)
A peine l'ancre levée qu'elle s’évanouit, son état semble alarmant. Aussitôt le SS Genève regagne la rade, la monarque est débarquée pour être reconduite à l'hôtel Beau-Rivage où elle rend son dernier soupir à 14 heures 50. Entre temps, Luigi Lucheni, après que des passants le poursuivent, est arrêté. Pendant l’interrogatoire il clamera « un Lucheni tue une impératrice, jamais une blanchisseuse».
L’hôtel Beau-Rivage aujourd’hui
C'est ainsi que meurt Élisabeth de Wittelsbach, épouse de François-Joseph I de Habsbourg, impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, surnommée Sissi, dont Romy Schneider a porté son célèbre rôle à l'écran.
Le quai du Mont-Blanc dans la rade de Genève avec une plaque souvenir

Le vapeur SS GENÈVE aujourd'hui hors service dans la rade géré par une association à but social.
Un lien pour plus de détails sur cet évènement historique, «L'acte d'accusation».
Une statue du souvenir érigée en 1998 pour marquer le centenaire de l’évènement
01 juin 2011
Communiquer autrement (2)
L’observation :
Dans un premier temps, pour toute situation qui pose problème, la première étape consiste en une observation des faits et seulement des faits, sans interprétation, sans y mettre tout de suite de l’émotion. Il est urgent d’attendre et de bien prendre conscience qu’il y a là une émotion qui se manifeste (colère, peur, tristesse….) et qu’il s’agit donc d’un message à entendre. En effet les principes de la Communication Non Violente, s’ils sont très intéressants et efficaces, ne sont pas vraiment innés. La faute à notre éducation sans doute et à une ambiance générale actuelle sans aucun doute mais justement, il est préférable de différer le moment où on va tenter les premières communications en mode CNV. Et il vaut mieux commencer sur des faits et situations pas trop graves, pas vraiment conflictuels et qui ne nous affecte pas au plus profond de nous.
Commençons plutôt par l’observation des faits sans généralisation. Par exemple plutôt que dire à son concentré d’ado, voire à son conjoint : « tu laisses traîner tes affaires partout, y en a ras le bol, si tu continues je vais tout jeter à la poubelle !» tentez plutôt : je constate qu’il y a tes Converses éparpillées dans l’entrée, ton sac à dos en vrac sur le canapé, ton MP3 sur la table basse et de la nourriture un peu partout sur la table de la cuisine.
La différence me direz-vous ? Ainsi on se base sur des faits irréfutables et on n’accuse pas l’autre de tous les maux. On ne le rend pas responsable de toute notre colère et de tous les dysfonctionnements de la maison. Autre avantage pendant qu’on pose ce constat on prend le temps d’observer ce qu’on reproche à l’autre et donc d’être plus objectif, enfin autre bénéfice non négligeable, on prend conscience des faits et de notre ressenti et on distingue les deux.
En fait dans l’observation la difficulté réside dans la séparation entre l’observation de faits concrets et la notion d’évaluation et jugement.
Observation mêlée de jugement ou évaluation :
• Ma fille traine dans son travail, elle y met de la mauvaise volonté
• Tu es trop gentil avec tes amis
• Ce gosse est un menteur
• De toute façon quoique je dise tu ne m’écoutes jamais
Traduction en observation sans jugement: ma fille commence ses révisions la veille de l’examen.
• Quand je te vois donner tout ton argent de poche à tes amis, j’ai peur que tu sois trop généreux
• Il m’a dit qu’il était malade mais je l’ai vu jouer au football avec ses copains le jour même
• Hier soir, j’ai voulu te parler de l’organisation de nos prochaines vacances mais tu ne m’as pas écouté et tu es parti écouter de la musique
Ensuite viendra le moment de repérer ses émotions et sentiments puis d’identifier ses besoins pour formuler une demande précise, réaliste et surtout élaborée avec l’autre dans un moment de calme !
Ce sera l’objet des prochains articles très prochainement

















