28 juin 2011
Le Causse Aveyronnais et ses bergers entrent au patrimoine mondial de l’UNESCO
"Roda que rodaras, totjorn al païs tornaras"
[voyage tant et plus, toujours au pays tu reviendras]
Aveyron mon pays, toi si discret, avec tes immenses étendues de causse qui t’habillent,
Avec ton Larzac qui te coiffe,
Aveyron mon amour, témoin de mes premiers mots, de mes premiers pas,
Aujourd’hui, tu es honoré, aujourd’hui tu es reconnu.
Aujourd’hui tu deviens une étoile, au sein du patrimoine de l’humanité.
Tes vastes étendues, tes plateaux pelés, tes massifs granitiques, seront inscrits sur la prestigieuse liste de l’Unesco.
Aveyron mon amour, tes bergers, qui ton tracé au fil des saisons tes sentiers, construit tes ponts pour mener les bêtes d’un pacage à l’autre, ces hommes rudes à la tâche, chevillés à leur causse, arpentant le Larzac d’un bout à l’autre, ne tomberont pas dans l’oubli.
C’est aussi eux que l’Unesco met en valeur, car sans berger, point de vie en ses terres arides.
Aveyron mon amour, si riche en paysages, en beautés sauvages, et pourtant si peu peuplé, je suis fière de t’appartenir.
Aveyron mon amour, toi que j’ai arpenté durant mon enfance, d’un bout à l’autre de ton causse, tu m’as envoûtée quand j’étais gosse, et je n’ai cessé de retourner vers toi, pour boire à ta source, et repartir vaillamment encore.
Aveyron mon amour, je suis fière de savoir que parmi tes bergers il y eut un temps ma mère, quelques années durant la guerre. Et que quelque part, l’Unesco, en te protégeant, laisse son souvenir hanter encore pour longtemps une immense étendue rocailleuse, près d’une croix, aux quatre vents.
Enfant j’ai vécu dans une maison qui portait bien son nom : Beauregard, c’est bien ce regard que poseront sur toi les visiteurs qui oseront s’aventurer en ton sein, pour découvrir un diamant inscrit au patrimoine de l’humanité.
Sources ICI


















