Kaléïdo'blog

Blog journalistique à plusieurs mains

30 mai 2011

Communiquer autrement (1)

Durant ces derniers mois, j’ai participé à des ateliers d’initiation à la Communication Non Violente, l’objectif était de communiquer autrement, plus efficacement et surtout dans le respect de soi et de l’autre.
Mais encore me direz-vous, c’est quoi communiquer autrement ? Les participants avaient des objectifs différents mais tous voulaient communiquer sans violence, éviter les conflits à répétition avec leurs enfants, leur conjoint, leurs collègues ou leur directeur.
Comment faire pour communiquer sainement, se créer un espace de liberté intérieure dans lequel on peut inviter l’autre, pour qu’à son tour il communique plus librement et que se dénouent les tensions relationnelles ?
Ici pas de recettes magiques à appliquer à toute situation et toute personne mais une sorte de synthèse de différentes pistes explorées et des différents outils utilisés par l’Ecole des Parents de la Drôme www.epedrome.com qui réalise cette initiation, pistes et outils issus principalement du mouvement de la CNV (communication non violente selon les bases de Marshall ROSENBERG et Thomas GORDON les fondateurs) et de l’IFMAN (Institut de recherche et de formation du mouvement pour une alternative Non-Violente). Chacun s’est largement inspiré des réflexions de Carl Rogers http://fr.wikipedia.org/wiki/Carl_Rogers, psychologue humaniste américain, père de l’approche centrée sur la personne (ACP) et de la non-directivité.
Avant de vous présenter les principales étapes de cette méthode et de ces outils, je vais rappeler quelques repères pour faciliter la communication :
S’affirmer sans agresser c’est :
• Donner des informations sur des faits concrets, si possible datés, en nommant les différents acteurs et en évitant d’asséner une étiquette
• Donner des informations sur le cadre dans lequel on se trouve (je n’ai pas le droit ou les moyens, je me suis engagée à…)
• Prendre le temps d’observer son attitude et celle de l’autre, le non verbal a également son importance et il est courant de voir une communication qui « ne passe pas » parce que le regard ou le ton de la voix est en contradiction avec les paroles (par exemple : je t’écoute mon chéri, je suis là pour toi en levant les yeux au ciel ou tapotant du doigt sur la table avec fébrilité !)
• Donner des informations sur soi, son ressenti (j’ai peur de, je me sens blessé, je suis étonné de…) ses besoins personnels et ses limites (j’ai besoin d’être entendue, je me sens capable de gérer cette situation…)
• Se positionner dans le conflit quand il y en a un : (en tant que responsable de, je vous demande, je refuse de cautionner cet acte… en tant référent éducatif de cet enfant, je propose que…)
• Ecouter le point de vue de l’autre en essayant de comprendre comment il vit la situation, ce qui est important pour lui.
• Ecouter ne veut absolument pas dire être d’accord et il est important de reconnaitre que parfois il n’y a pas de solution trouvée immédiatement, selon l’intensité émotionnelle de la situation, il est parfois préférable de remettre la décision à plus tard et de prévoir un temps d’échange ultérieur où chacun pourra être plus en capacité de prendre du recul par rapport à la situation génératrice de tensions et/ou conflits.
Les quatre points principaux sont :
• L’observation
• L’identification des besoins
• Nommer le sentiment
• Formuler une demande
Je détaillerais chacune des étapes dans de prochains articles pour celles et ceux que ça intéresse.

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