J’ai récemment assisté à un spectacle très original que je voudrais vous faire découvrir si vous ne le connaissez pas. Il s’agit du Barbershop Quartet, quatuor vocal assez extraordinaire qui reprend un style très prisé dans les pays anglo-saxons.

En effet, au début du XXème siècle aux USA, les clients des échoppes de barbiers, pour tromper leur attente, entonnaient des chansons à la mode ou improvisaient à plusieurs voix qui se superposaient selon les subtiles harmonies de ce qui allait devenir le style « barbershop ».
Quand en 1994, Bruno, comédien/musicien, auteur et animateur du groupe, crée le Barbershop Quartet, ce style, qui n’a jamais rencontré un grand succès dans les pays latins, est tout à fait inconnu en France.
Après des succès de « proximité » auprès des amis et collègues, le succès est au rendez-vous et les propositions affluent. Le tournant se produit en 2008 avec une tournée nationale qui remporte un grand succès et en 2010 les choses sérieuses commencent avec, plus d’une centaine de spectacles à travers la France et une escapade à Chicago et au Canada. De temps à autre le groupe revient, le temps d’un spectacle, sur les terres de ses origines, la Gironde.


Le Barbershop Quartet, « Groupe vocal jubilatoire », est formé de deux hommes, Bruno Buijtenhuijs, ténor en casquette et Bertrand Antigny, baryton, bruiteur, auxquels viennent se joindre deux chanteuses : Marie Cécile Héraud, soprano lyrique qui semble tout juste sortie d’une émission de radio des années 40 et Isabelle Drault, alto, qui conjugue les talents de comédienne avec ceux de chanteuse.
La variété des timbres et des tessitures, alliée au talent de chacun leur donne une très large palette de sonorités. Il faut y ajouter les bruitages vocaux et la capacité de Bertrand à imiter divers personnages (l’animateur de jeux télés abruti et survolté, le rappeur de base, le présentateur de radio new-yorkais...). Le répertoire navigue entre l’univers des mélodies américaines d’antan et les créations personnelles humoristiques où, satyre, dérision et parodie font bon ménage, le tout soutenu par de véritables performances vocales.
La complicité avec le public s’établit dès le premier morceau et quand arrive la fin de la soirée, les spectateurs ont du mal à laisser partir les artistes, d'où de nombreux rappels exécutés avec le même humour qui a présidé à tout le spectacle.
Pour vous donner une idée plus précise, rendez-vous sur:
http://www.barber-shop-quartet.com/