Kaléïdo'blog

Blog journalistique à plusieurs mains

28 février 2011

Voyage au Népal (21) : Fête du Teej

Notre périple au Mustang est terminé. Nous redescendons sur Pokara puis Katmandou. Et là quelle surprise ! Nous revenons juste à temps pour assister à la fête du Teej.
Fête du Teej = Fête des femmes. Ce jour là, toutes les femmes descendent en ville toutes de rouge vêtues. Un vrai raz de marée !
Elles viennent honorer Shiva, demandant longue vie et protection pour leurs maris.
Une fête à la fois décriée et encensée ! Les journaux regorgent d’articles pour ou contre ! Féministes contre traditionnalistes ! Je vous laisse aisément imaginer la teneur des articles.
En tout cas, pour nous touristes, les rues grouillantes de saris rouge est un vrai régal.

Femmes par milliers
Dans les rues de descendre
Toutes de rouge vêtues

Trempées jusqu'aux os
Pressées l'une contre l'autre
Ciel déchainé

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26 février 2011

Voyage au Népal (19) : Un dernier regard sur le Mustang et ses habitants

Le trek au Mustang touche à sa fin. Ne pas partir sans évoquer une dernière fois ses habitants. Une population de cultivateurs - éleveurs dont la préoccupation principale est d’assurer sa subsistance au jour le jour. Une vie de labeur, courbé en deux dans les champs de sarrasin ou de blé. Il y si peu de temps pour assurer semis et récolte. Si peu de temps et tant de champs ! C’est toujours frappant d’observer un village du haut d’un col. Il semble si petit et si perdu au milieu des terrasses qui se déploient tout autour sur une immense superficie. C’est qu’il en faut des récoltes pour nourrir toute une famille !
Les trois outils qui accompagnent tout mustangui dans les champs : la binette, la serpette courbe et le doko (panier en osier porté sur le dos par une ceinture enserrant le front).
Vous connaissez la pénibilité de la binette ! Chez nous on lui préfère bien vite un petit motoculteur.
Quant au doko ! Essayez donc d’en porter un rempli de fumier de chèvre ou d’herbe ! Les premières secondes vous semblent faciles. Vous ne sentez aucun poids sur le dos. Normal ! Toute la charge se porte sur la nuque. Et puis brusquement une douleur intense irradie votre nuque. Vous avez l’impression qu’on vous l’arrache ! Le doko enlevé prestement, c’est un mal de crâne qui vous suit pendant encore un certain temps. Et pourtant vous n’aurez porté le doko que… 5 secondes à tout casser !
Comment s’étonner alors de ces corps prématurément vieillis, des douleurs dans le dos, de l’arthrose dans les genoux et les coudes !
Pas d’amchi (médecin) dans les villages traversés. Nous n’en rencontrerons qu’à Lo-Mantang (capitale du Mustang). Une médecine à base de plantes et de potions. Une médecine qui ne peut que soigner des maux bénins. Pour des problèmes plus sérieux, il faut descendre sur Jomoson voire Pokara.

Souvenir :
En haut du col
Au-dessus de Tangbe
Une vieille femme allongée
Sur les pierres
Au pied d’un chorten
Visage ridé, yeux fermés, jambes en ciseaux
A coté d’elle
Une jeune femme
Deux hommes
Un doko coupé en deux dans le sens de la longueur
Un sac de couchage ouvert à l’intérieur
La vieille femme est malade
Ils l’ont amené à Jomoson
A l’hôpital
Les médecins ne l’ont pas guérie
Ils la ramènent à Gering
Deux à trois de jours de marche
En la portant dans le doko

Une vie difficile que nous admirons, sans doute parce qu’elle nous parait « authentique », mais que l’on ne voudrait surtout pas vivre ! J’aurais cependant aimé passer quelques jours avec eux à travailler dans les champs. Apprendre et comprendre comment ils cultivent, irriguent ….
On peut aussi se demander, à juste titre, à quoi sert l’argent payé pour rentrer au Mustang ? Tous les randonneurs payent un droit de passage au Mustang. Une taxe versée à Katmandou. Quel pourcentage sert réellement à la population du Mustang ?


Pas ou peu d’amchis mais des écoles un peu partout. Des instituteurs souvent présents que pendant la belle saison. En effet, l’hiver beaucoup de mustangui redescendent à Jomoson ou dans la vallée de Pokara. Car si le Mustang a été fermé pendant de longues années aux étrangers, il n’est pas pour autant inaccessible géographiquement.
Lo-Mantang se vide alors d’une grosse partie de sa population. Ceux qui restent ici ou dans les villages ont accumulé les bouses de vaches pour se chauffer l’hiver. Un précieux combustible ! Car le bois empilé sur les toits ne sert pas au chauffage. Il sert à protéger les murs (faits d’argile) des infiltrations d’eau. Il serait aussi une indication de la richesse du propriétaire de la maison.
Souvenir :
Lo-Mantang au petit matin
Calée dans un coin
Assise contre un mur
J’écris
Sous les cris d’un homme
Des vaches se pressent dans la rue
Se bousculent pour passer le porche
Impatientes d’aller dans les pâturages
Quelques minutes plus tard
Le manège d’une femme m’intrigue
Elle ramasse une à une
Les bouses fraiches
Laissées par le troupeau


Tous les treks au Mustang empruntent le même itinéraire, font escale aux mêmes villages. Je me suis souvent demandé ce que les villageois pensaient de nous. On arrive chez eux, on leur squatte moyennant finances une pièce pour manger, un toit pour planter nos tentes, la cuisine pour que nos guides préparent le repas. C’est un défilé permanent de groupes de randonneurs d’avril à septembre. 1500 à 2000 randonneurs par saison pour une population estimée à 7000 mustangui.
La plupart des villageois nous ignorent purement et simplement. La barrière de la langue étant sans doute pour beaucoup. Nous avons pu discuter en anglais avec un instituteur dans un village et avec une amchi à Lo-Mantang.
Mais les mustangui ont bien compris tout ce que le tourisme pouvait leur apporter ! Des lodges se construisent un peu partout. Des boutiques de souvenirs se pressent les unes contre les autres dans une rue de Lo-Mantang.
Pas de mendicité mais la valeur de base semble être 100 roupies. 100 roupies pour toute visite de monastère, 100 roupies pour visiter des grottes, 100 roupies pour une douche, 100 roupies pour….
Sauf que l’on voit nettement se dessiner une fracture entre les mustangui. Il y a des villages pauvres et des villages qui semblent plus riches. Dans un même village il y a ceux qui manifestement tirent profit du tourisme et les autres, les oubliés. Cela a été particulièrement flagrant à Lo-Mantang.
Un voyage où j’ai tout aimé. Aussi bien la vallée de Katmandou que le Mustang. Mais c’est le premier trek où je me suis posé autant de questions existentielles sur ma condition de touriste, sur le rapport du touriste avec la population locale….
Questions sans doute accrues par le fait que dans notre groupe il y avait une femme connaissant très bien le Népal. Nous lui devons beaucoup. Elle nous a permis d’un peu mieux appréhender ce pays et surtout sous tous ses aspects. Indignée par la pauvreté du pays, par la corruption qui sévit à tous les étages du gouvernement. Elle nous expliqué le mouvement maoïste et nous a montré leurs slogans peints sur des pierres à 4000 m d’altitude. Elle nous a aussi mis en face d’incohérences. Une population pauvre, pas d’amchis, mais des programmes de restauration des fresques des monastères sollicités par le « roi » du Mustang et financés par des étrangers (souvent des italiens).
Il était temps aussi d’aller au Mustang. Dans quelques années gageons que des touristes arriveront à Lo-Mantang en 4X4 ! En effet, le gouvernement népalais a la volonté de construire une route ralliant Jomoson à Lo-Mantang. Sa construction est rapide et en 2009 elle allait déjà bien au delà de Kagbeni. 
J’ai eu la chance de réaliser ce trek dans un petit groupe. Nous n’étions que 4 filles ! Avec les guides, les porteurs, le cuisinier, notre groupe montait à 10 personnes. Plus les mules bien sûr.
A Kagbeni, sur le chemin du retour, nous avons croisé un groupe de trekkeurs russes. 37 trekkeurs ! Avec les guides, les porteurs, les cuisiniers, cela faisait 85 personnes !! Plus 47 mules !!
J’avoue avoir eu du mal à imaginer leur arrivée dans les villages mustagui. Ce n’est plus du tourisme, c’est une invasion !

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24 février 2011

Histoire à la noix

Rien de plus normal de chuter sur l’herbe tendre quand on est une noix et que l’automne vient d’arriver.   

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Mon Dieu ! Que m’est-il arrivé ? Me v’là bien … mais je vais prendre froid sans ma coquille. De quoi, j’ai l’air, découpée en morceaux, qu’on dirait un tas de cerveaux dans ces caisses… Ah ? Des cerneaux ? Si vous y tenez , nous sommes des cerneaux.

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Le beau panneau  là au bord de la route, tournez à droite ? OK, on y va ! Mais qu’est-ce qu’il fait l’André ?

                                                 

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Sauve qui peut ! On va nous réduire en miettes. Que dis-je, écraser, malaxer. Non, mais vous avez vu l’instrument de torture ? Coincés entre la pierre et la fonte, aïe, ça va faire mal, de passer sous la meule !                                          

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Non, mais j’y crois pas ! Vous voulez nous cuire à la poêle ? Je vois, je vois, Vous allez alimenter le feu  avec mes habits brisés en mille morceaux. Elles sont belles mes coquilles! Ca chauffe bien et à la demande ? A quelque chose, malheur est bon…

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Douce chaleur, voyez comme je suis bien, j’en fume d’aise, et je sens bon, mais bien sûr l’image n’est pas fidèle question odorat. Oh ! Oh ? L’André ? Je commence à cuire ! Je ne suis pas encore à 85° ? Mais je  “crame” !

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Non, Non, pas la presse ! Je veux pas devenir un tourteau !  150 bars, que vous allez me mettre sur la g…  Vous y allez pas avec le dos de la cuiller, vous à Martel ! Indispensable pour obtenir l’huile de noix ? Bien sûr, mon avis est tout à fait superflu !

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Et voilà, comment, moi la noix qui ne demandait rien à personne  sauf de me laisser donner naissance à un petit noyer, je vais finir ma vie à accommoder  le pissenlit en salade. C’est vraiment une histoire à la noix !

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J’allais oublier. Alors que j’attendais mon tour, j’ai pu visiter les lieux . Le moulin à huile est prolongé d’une auberge. Pourriez-vous éclairer ma lanterne, c’est quoi

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ces bouquets la tête en bas, des manoques mais de quoi ?

et ce truc rond, c’est un chapeau ou un panier à tourte ?

Du vin de noix ? Ah, les coquines qui nous ont quitté au milieu de l’été, encore vertes, elles sont tombées dans le vin ! Hic, Hic …huile-de-noix-2011-018

Et  il y a des chanceuses en sacher sachet: 4 euros le kg, dame , c’est pas donné, s’embête pas le meunier …

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22 février 2011

Associations, chiffres et réalités

En ce début d’année, la plupart d’entre nous va répondre à la convocation d’une Association, voire de plusieurs pour assister à la traditionnelle Assemblée Générale. Nous nous y acquitterons de notre cotisation annuelle et nous pourrons participer aux activités pour lesquelles a été crée la ou les associations dont nous sommes membres. Nous pourrons également prendre part aux décisions concernant le fonctionnement et le choix de telle ou telle activité.

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Responsable d’une Association de qualité de vie, loisirs et environnement, simple adhérent dans d’autres: randonnées, clubs d’anciens, réseau d’arrosage, et encore vivre à L., j’ai voulu en savoir un peu plus sur ce que représentait en France le secteur associatif.

Cette liste me classe donc parmi les cumulards en la matière ! Heureusement que je ne suis pas sportif,  chanteur dans une chorale,  à moins que ce soit chasseur ou écolo … Il y  a pléthore d’Associations à vocations multiples couvrant tous les genres d’activités de l’être humain.

Selon un chiffre du Net, 20 millions de personnes, âgées de plus de 14 ans, seraient membres d’une Association…

IMGP1691

La loi de 1901 ouvrait la voie à cette diversité. Auparavant, y compris après la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, rien n’avait été prévu pour les Associations. La Constitution Française de 1848 avait autorisé la création d’associations mais l’avait interdite une année plus tard.

Dans son principe, la loi de 1901 dit que “en général, une association est la réunion de deux ou plusieurs personnes, ayant un but, un intérêt commun autre que de partager des bénéfices”.

Cependant si l’on en croit les chiffres du site

http://www.associations.gouv.fr

Le budget cumulé des associations représentait en 2005 2006, 60 milliards d’euros, sachant toutefois que le budget annuel moyen d’une des 928 000 associations sans salariés était de 11 715 euros,  atteignant 282 000 euros pour celles qui sont classées “employeurs (172 000)…

L’étude que vous pourrez consulter avec le lien ci-dessus, répartit les 1 100 1000  associations essentiellement entre sport (24,1%), culture, loisirs et vie sociale, action sociale et santé(11,3%), intervenant plutôt sur la commune pour 53% d’entre elles que sur le territoire national (5%). Sur cet aspect de l’intervention limitée  de la commune, on peut également citer le nombre d’adhérents par association, inférieur à 50 pour 40% d’entre elles.

Cette citation fastidieuse de chiffres est, selon moi, utile pour mesurer l’importance de la vie associative dans la démocratie. Notamment au niveau local. En effet, qu’en serait-il s’il n’y avait pas dans les communes rurales ou citadines ce tissu d’organisations structurées localement, comprenant en leur sein des personnes qui peuvent avoir des opinions politiques parfois radicalement différentes ?

Personnellement, je me demande même si l’économie, les institutions, les services pourraient fonctionner sans ce bénévolat .

Bénévolat ! Le mot est lâché … il y aura le 5 décembre un “forum du bénévolat et de la vie associative” au Parlement Européen de Strasbourg. Voilà ce qu’il en est dit sur le site cité plus haut:

Plus de 14 millions de bénévoles en France  permettent au monde associatif d’en faire une véritable force au niveau national, en même temps qu’une réelle nécessité au niveau local. Mais à l’heure actuelle, la question de la professionnalisation semble poser problème. En effet, il devient de plus en plus difficile de trouver des gens prêts à donner leur temps sans aucune contrepartie financière. A terme, c’est l’ensemble du monde associatif qui pourrait se retrouver pénalisé et avec lui, les territoires qu’il anime.

Je m’excuse par avance pour une conclusion pessimiste: n’est-ce pas là un vœu pieux qui masque les coupes sombres que l’Etat effectue par ailleurs, pénalisant les Associations, notamment du point de vue subventions et financement des emplois dont 40 000 pourraient, selon des sources syndicales, disparaitre ?

Cependant, la vitalité des Associations, leur pugnacité à maintenir leur niveau d’activité peut contraindre à d’autres choix …

repas 20 11 2010 018

Posté par catsoniou à 08:00 - Vos réactions [2] - Articles rédigés par :

20 février 2011

Le Ricochet

...ou

" Quand le Silex fait des ricochets..."

Il y a des gens bénis des dieux qui naissent avec une cuillère en argent dans la bouche et un Quotient intellectuel au-dessus de la moyenne.

Soit on les qualifie de "riches", soit de "surdoués" et parfois ils sont les deux.

Et puis, il y a des gens, qui sans que l'on puisse déterminer exactement pourquoi, viennent au monde avec un petit quelque chose qui manque dans leur cerveau, un petit chromosome de rien du tout, mais qui va, qui peut, qui pourrait leur pourrir l'existence et celle de leurs proches.

Eux, ils ont un quotient intellectuel "en-dessous" de la moyenne. On les appelle des " trisomiques" parfois, mais ils ne le sont pas tous !

Ce qui est sûr, c'est qu'on les appelle vulgairement des " handicapés mentaux" ou plus poliment des personnes " différentes"

Tous ces termes me font hurler, car ne sommes-nous pas tous et toutes " différents" les uns des autres ? Qu'est-ce qui est normal et qu'est-ce qui ne l'est point ?

Trève de bla-bla, il fallait poser des actes.

Il y a 4O ans, une poignée de courageux amis,alors encore étudiants ou tout fraîchement sortis de l'école, décidèrent de louer une maison et d'en ouvrir grand les portes à tout le monde.

Tout le monde au sens large du terme comprenait personnes souffrant d'un handicap mental léger et personnes dites " non-handicapées".

La maison devint un centre de rencontres et de loisirs où on partageait pêle-mêle un spaghetti, une partie de ping-pong, une soirée dansante ou un goûter crêpes après une marche dans la forêt.

Très vite, les amis furent débordés car jusque-là, personne dans ce coin de Bruxelles, n'avait pensé qu'un ou une " handic" pouvait avoir envie de se distraire, de rire, de chanter sans que l'on ne la regarde comme un phénomène de foire.

Les proches, la famille ou même les institutions applaudirent à cette initiative, pas seulement parce que le centre de loisirs prenait le relais d'une charge souvent lourde mais aussi parce qu'ils notaient un changement, une joie de vivre, une meilleure prise en charge.

Ainsi naquit au fil du temps et avec l'appui des autorités compétentes l'association " Le Silex", solide comme un roc.

En décembre dernier, plus de 4.000 sapins furent vendus au profit de cette association avec l'aide de pas moins de 2OO bénévoles. Le Silex compte à ce jour plus de 3OO membres, des ateliers créatifs journaliers, des sorties en week-ends encadrées par des assistants sociaux et des voyages organisés.

Lien : www.lesilex.be ( ne manquez pas pas les témoignages sur le diaporama !)

Mais la pierre a roulé, le Silex a généré d'autres associations dont " Le Huitième Jour" du nom du film de Jaco Van Dormael, association gérée par la maman de Pascal Duquenne lequel joua formidablement bien dans le film avec Daniel Auteuil.Il fut césarisé...

Et enfin, il y a 15 ans, après quelques voyages au Québec, le Ricochet vit le jour.

Les Canadiens ont le bénévolat dans le sang et à l'école secondaire l'obligation de l'inclure dans leur horaire à raison de 2h semaines. Pour eux, cela fait partie intégrante de leur vie que de consacrer d'une manière ou d'une autre quelques heures de leur temps aux autres.

Au Québec existe depuis longtemps le Parrainage Civique.

Le Ricochet en a repris l'idée. Le Silex, c'était bien. Mais quand certains membres vieillissaient ou n'étaient pas partant pour des activités de groupe, il manquait un contact plus personnel, plus rapproché, plus intime.

Ainsi  peu à peu est venue l'idée du parrainage. Un Homme ( appelé le Parrain - le terme n'est sans doute pas toujours approprié ) ou une Femme ( La Marraine) noue une relation d'amitié au fil des rencontres ( Un par mois ) avec une personne du Silex qui le demande.

La liste d'attente est longue car chez nous en Belgique, le bénévolat n'est pas entré dans les moeurs surtout chez les hommes.

Et puis, il y a encore et toujours cette peur du handicap, malgré toutes les formations qui sont organisées pour les bénévoles.

Je dis et redis : "N'ayez pas peur ! Il/elle ne va pas vous mordre, elle ne va pas se rouler par terre ou vous faire honte dans la rue. Sauf si vous ne supportez pas qu'un imbécile se retourne parce qu'il/elle a ri un peu trop fort ou n'est pas tout à fait habillée selon la dernière mode !"

Parce que ces" gens-là"  sont des êtres fragiles, attachants comme des petits enfants dont ils ont parfois les réactions....

En plus de ces relations d'amitié, un autre pas a été franchi par la création d'appartements dans deux maisons proches l'une de l'autre où vivent des personnes ayant un handicap mental dit" léger", autonomes mais soutenues dans les mille et une difficultés du quotidien et les paperasseries par une équipe solide à qui ils peuvent faire appel en cas de besoin.

C'est un grand pas vers l'intégration dans la société, un soulagement pour des parents parfois vieillissants qui désirent éviter le placement en institution.

Lien : www.lericochet.be ( choisir dans Google sous la rubrique parrainage civique et là aussi les films sont parlants !)

J'ai voulu vous donner ce témoignage pour vous prouver que la solidarité, l'entraide et "l'acte gratuit" existent encore dans ce monde de brutes....

Et peut-être suciter chez certains l'envie d'en faire autant dans votre coin...

" N'ayez pas peur !"...

Mais cela quelqu'un l'a dit avant moi !

Posté par Amandannie à 08:09 - Fait divers - Vos réactions [5] - Articles rédigés par :


18 février 2011

Voyage au Népal (18) : Pûjâ

Nous aurons l’occasion d’assister à plusieurs pûjâ, cérémonies bouddhistes célébrées par des lamas. On peut dire qu’il y a autant de type de pûjâ que de pûjâ !
Là aussi deux m’ont plus particulièrement marquée. Une pûjâ privée demandée par notre hôte à Lo-Mantang et une autre pûjâ sur laquelle nous sommes tombées par hasard dans un vieux monastère ne payant pas de mine.
Pûjâ privée à Lo-Mantang
Litanie de mots maintes et maintes fois répétés.
Ils coulent sans à coups
Presqu’à l’insu du vieil homme
Dont le regard se perd par moments au loin
Parfois les mots butent, s’éraillent dans une déglutition involontaire
Raclement de gorge, lampée de beurre salé, frottement des yeux
La litanie reprend
Ponctuée de coups de gongs et de cymbales
Concentré le Lama ? En état de transe ?
NON !
Ses yeux sont vifs et fouillent la petite pièce
Il surveille l’encens, la flamme des lampions
Il nous regarde arriver, nous installer
Un bruit au-dehors ? Des cris ?
Sa tête se tourne vers la fenêtre
Nous sommes tout en-haut de la maison,
Il ne peut rien voir mais écoute un instant
Tandis que ses lèvres continuent de déverser
Leur psalmodie lancinante
Les mots, la voix me bercent
Mon esprit vagabonde
Combien de temps avant que l’ennui ne pointe son nez ?
Avant que nous ne tentions de soupeser le temps qu’il reste
A l’épaisseur des feuilles qui s’amoncellent devant le lama
Peine perdue. Les mots roulent et roulent encore. Rien ne semble pouvoir les arrêter. Nous finissons par partir.
Ce n’est que dans la soirée que le vieil homme redescendra. Un bol de beurre salé, quelques roupies en poche et il quittera la maisonnée dont il vient d’en assurer protection et prospérité.

Pûjâ dans le monastère de …
Journée en cheval dans la vallée de Lo-Mantang. Visite des nombreux monastères qui la jalonnent. Une overdose qui nous fera hésiter à nous arrêter au dernier, juste avant notre retour.
Finalement nous entrons dans l’enceinte du monastère. Vieux de 700 ans il ne paye pas de mine mais une atmosphère particulière se dégage de ce lieu. Un sentiment d’authenticité.
Un lama nous accueille, il nous amène à l’entrée d’une petite pièce sombre dans laquelle 5 lamas, dont nous ne distinguons même pas le visage, récitent une pûjâ qui doit durer 5 jours et apporter paix et richesse à tous les villages alentours.
Ambiance messe noire, à la Harrison Ford !
Pénombre
Tels des mages noirs
Lancinante mélopée
Bougies vacillantes
Coups de gongs et de cymbales
Divinités invoquées
La trompette sonne
Destruction d’un mauvais esprit
Torma jeté au dehors
Le lama nous guide dans une autre pièce où il confectionne les tormas utilisées pour cette pûjâ. Ce sont des petites statues faites en sampa (farine de blé) ou en beurre et qui symbolisent les mauvais esprits. C’est lui qui, lorsque la trompette sonne, vient chercher le torma dans la pièce sombre et va le jeter au dehors.

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16 février 2011

Voyage au Népal (17) : Encens

Dans un coin de la place
Un mortier collectif
Encastré dans le dallage
Et son pilon
Poli par des milliers de mains
Assis à même le sol
Jambes en tailleur
Le vieil homme pilonne
Lever bien haut le pilon
L’abattre au centre du mortier
Très vite le souffle devient court
Tant le pilon est lourd et dense
Peu à peu
Les rameaux de genévrier deviennent poudre
Une odeur agréable se dégage
Futur encens

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14 février 2011

Voyage au Népal (16) : Battage du blé

Les doigts pressent doucement l’épi de blé
Les grains roulent dans la paume
C’est bientôt le moment

Femmes et hommes préparent l’aire
Dans les enclos, la terre est grattée, mouillée
Puis damée par les pieds nus
Carré de jute par carré de jute

Sous le soleil la terre damée sèche
Formant une surface plane et lisse
Où se devine encore
Le dessin des toiles de jute

Le battage du blé peut commencer
Pas un grain ne se perdra

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12 février 2011

Voyage au Népal (15) : Yara

Sous la direction d’une femme
Le petit groupe se dépêche
Il faut ramasser l’herbe
Poussée sur les bordures des terrasses
Pas de temps à perdre
La nuit va bientôt tomber
Les serpettes s’activent
Les langues aussi
Discussions animées
Musique à l’oreille
Jeune homme à demi allongé
Les autres au travail
Poignée d’herbe dans la main gauche
De la main droite, coupe franche avec la serpette
L’herbe s’amoncelle en petit tas
Peu à peu le doko se remplit
Une fois plein
La femme le charge sur son dos
Le haut de son corps
Disparait sous l’épais volume d’herbe
D’elle, on ne voit que ses jambes
Qui longent les champs de sarrasin
Dans le village l’herbe est étalée par terre
Sur les toits, dans les cours
Partout où il y a une place
Jusqu’à tutoyer nos tentes
Qui ont envahi la cour de nos hôtes
Le lendemain
Une agréable odeur de fenaison
Emplit nos narines
1 jour, 2 jours
On peut alors ramasser le foin
En petites bottes

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10 février 2011

Voyage au Népal (14) : Drapeaux de prières

Ils claquent au vent
Au sommet des cols
Aux abords des monastères
Entre deux chortens
Emportant vers le ciel
Les prières des hommes
Un col au loin et ses drapeaux de prières
Tout un symbole
La fin d’un effort
La promesse d’une autre vallée
Une halte toujours appréciée
Rester un moment assis
Se restaurer, boire, admirer le paysage
Sous les claquements des drapeaux
Giflés par le vent
Au plus haut col du trek
Etoffer à notre tour la chaine des drapeaux
Y laissant une petite part de nous-mêmes
Anonymes parmi les anonymes

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