Je connais Valérie grâce à son blog qu’elle a tenu plusieurs années assidûment. J’aime son écriture et je n’ai pas été étonnée quand elle m’a dit vouloir publier un recueil de nouvelles.
Sur la 4e de couverture on peut lire :
« Elle voyage. En solitaire. Petite, elle a dû magnifier la couverture d’un cahier d’écolier pour en obtenir un passeport sans visas vers les existences qu’elle pressentait ne jamais pouvoir vivre toutes. image
Elle plurielle, qu’on croise centenaire le matin et qu’on retrouve adolescente le soir, tantôt folle, tantôt amante, percluse de douleurs, lascive, vieillard au bord du gouffre, animale.
Elle emprunte les corps, visite les âmes. Elle est votre frère, votre époux, la femme que personne ne remarque au coin de la rue, celle qui allume les regards, le sien…  et le vôtre…
Elle est reflet dans le miroir que ses propres mains tendent à ses lecteurs au réveil, avant le café matinal ou au comptoir du « Bar des Copains » où fume sa tasse. Enfin une tasse ? Elle y a un bol à son nom. « Patron ! un autre… ».
S’il est dix heures, elle a mille ans ; naîtra vers onze ; mourra à treize ; séduira à une inconnue entre dix-sept et dix-huit et voudra, lecteur, que tu la consoles à la nuit tombante ».
Son livre contient 26 histoires, toutes différentes, on passe de la tristesse à la légèreté, de la mélancolie à la douceur, de la tendresse à la surprise. Certaines sont aussi plus personnelles. Mais dans chacune on retrouve la tonalité de l’écriture de Valérie.
Dans l’une des nouvelles et qui se nomme « Celle qui écrivait », Valérie raconte qu’à douze ans elle possédait un petit classeur rose qu’elle remplissait de mots, lycéenne elle écrivait déjà quelques nouvelles, fictions… Adulte les carnets existent encore. Elle aime y noter des anecdotes, des tranches de vie. Ils lui sont précieux.
Pour finir Valérie nous écrit qu’elle ne va pas s’arrêter à ce recueil, elle envisage déjà à un « autre chose » qu’il lui tarde de commencer !!