Kaléïdo'blog

Blog journalistique à plusieurs mains

29 novembre 2010

Le pompier volontaire.

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Être sapeur-pompier volontaire, c'est tout d'abord être passionné par les différentes possibilités d'extinction de feu et de sauvetage. C'est un travail qui peut être difficile physiquement et moralement. Il demande de plus en plus d'exigences.

Pourquoi volontaire et pas professionnel? Il n'y a pas assez de moyens pour financer le professionnalisme, notamment dans des régions périphériques comme des zones rurales ou des petites villes. Le pompier volontaire est alors appelé à travailler en étroite collaboration avec les professionnels ou même seuls, selon la structure d'organisation et d'éloignement. Ceci implique donc beaucoup de connaissances et d'expérience, afin de maîtriser les différentes techniques qui deviennent de plus en plus complexes.

C'est que contrairement à ce qu'on pourrait croire aujourd'hui, éteindre un incendie n'est qu'une partie des missions, en général à peine la moitié des alarmes. En effet, leur travail comprend également la lutte contre les inondations, les désincarcérations lors d'accidents routiers, les ambulances ou le sauvetage d'animaux. De plus en plus fréquemment avec l'évolution industrielle, les pollutions dues notamment aux incidents d'hydrocarbures, de produits chimiques ou même la pollution radioactive font aussi partie de cette liste des tâches qui n'est pas exhaustive.

2009

En règle générale, en Europe et selon les régions, les pompiers perçoivent une solde lors d'exercices, de formations ou d'interventions. Cependant ce n'est pas un salaire régulier et ce n'est point pour cet apport financier que l'on s'engage comme pompier volontaire, mais par pure passion. À noter qu'au Chili, le pompier volontaire ne reçoit rien financièrement, au contraire il paie une cotisation pour être membre et il contribue lui-même aux frais de formation. Fait curieux, très souvent, il rejoint une compagnie selon son ascendance coloniale d'origine. Il existe ainsi à Santiago des compagnies de pompiers italiens, allemands, espagnols ou français. Revenons en Europe, pour signaler que 79% des pompiers français sont des volontaires.

Ainsi, pendant ou après une journée d'occupations professionnelles, privées, familiales ou de loisir, les femmes ou hommes pompiers volontaires peuvent être appelés à toute heure de la journée ou de la nuit. L'appel se fait par radio, téléphone portable ou autres moyens en vigueur dans la corporation. Ils se rendent le plus rapidement possible au hangar ou à leur caserne, voire directement sur place. Il existe aussi des "piquets" où les pompiers restent à la caserne pendant 12, 24 heures ou plus selon une planification établie. Toutefois, pour que ce soit possible, ça implique une réelle flexibilité de chacun, avec une continuelle remise à niveau de leurs connaissances et des entrainements réguliers tout au long de l'année.

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J'ai été pompier volontaire pendant 21 ans dans un centre de renfort suisse. Le centre professionnel le plus proche étant situé à 40 kilomètres, nous avons travaillé d'une manière indépendante. Ce fut une magnifique expérience que je ne regrette pas. Des moments dramatiques certes, mais surtout des instants d'intense satisfaction quand on se rend compte que notre intervention a limité les dégâts. Et tout ça dans une excellente ambiance de camaraderie et de partage d'une PASSION commune.

C'est ça, être un vrai pompier volontaire.

Un exemple de pompiers volontaires dans une ville suisse ici
et le cas typique d'un centre de renfort tenu par des volontaires dans une petite région ici

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27 novembre 2010

Le meilleur reste à venir

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“Le meilleur reste à venir” est le premier roman de Sefi Atta publié en 2005 (janvier 2009 dans la traduction de Charlotte Woillez aux éditions Actes Sud) et, même si la couverture choisie par l’éditeur n’est pas à la hauteur du livre, on découvre là une histoire qu’on n’oublie pas facilement.

Quatre grands chapitres , avec à chaque fois une indication de date: 1971, 1975, 1985, 1995, où l’on parcourt à la fois la vie d’une jeune nigériane Enitan et les bouleversements d’un pays africain. Plus de vingt ans de la vie de cette jeune fille que l’on voit devenir adulte et mère. Elevée dans une famille aisée mais déchirée, son père est  avocat, sa mère dans les mailles d’une secte religieuse, elle fera des études en Angleterre puis reviendra au Nigeria pour y exercer le métier d’avocate  dans un pays en pleine mutation. On la voit évoluer entre ses amitiés avec Sheri, une demi-caste, pas toujours bien acceptée par son entourage, ses amours , son mariage avec Niyi (et la famille de ce dernier), la naissance tant souhaitée de son enfant et sur la fin du roman la rencontre avec une journaliste engagée dans la cause des femmes.

Quand j’avais une vingtaine d’années, les gens disaient que j’étais une tête brûlée. Dans mon souvenir je n’ai jamais été une tête brûlée. Ce dont je me souviens, c’est que j’ai fait entendre ma voix. Dans mon pays, les femmes sont encensées lorsqu’elles renoncent à leur droit de protester. Finalement il arrive qu’elles meurent en ne léguant rien d’autre à leurs filles que leur altruisme; un héritage surprenant, comme un filet de larmes dans une gorge desséchée.”

Révolte chez Enitan, coincée entre les contraintes données par la société où elle évolue et les contradictions qu’elle a du mal à accepter, qui fait écho aux révoltes qui courent dans le pays, aux coups d’état militaires, à l’insécurité permanente, aux arrestations arbitraires. On est emporté par le récit et par le cheminement de cette femme qui refuse d’être enfermée dans sa cuisine.

Ma connaissance de la littérature africaine est pratiquement nulle; je suis donc avide de conseils en ce domaine. N’hésitez pas à glisser quelques noms d’auteurs et de livres…

Posté par Bruyere à 08:00 - Lectures - Vos réactions [7] - Articles rédigés par :

24 novembre 2010

Nos amis les animaux dans la langue française

Que vous soyez fier comme un coq, fort comme un boeuf,  têtu comme une mule, malin comme un singe, chaud lapin ou fine mouche, vous êtes tous, un jour ou l'autre, devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche...

Vous arrivez frais comme un gardon à votre premier rendez-vous et là, pas un chat !

Vous faites le pied de grue, vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin. Le type qui vous a obtenu ce rancard avec qui vous étiez copain comme cochon, vous l'a certifié !
" Ce n'est pas une oie blanche, elle  a du chien, Une vraie panthère ! "

C'est sûr, vous serez un crapaud mort d'amour.

Elle vous traite comme une mouche écrasée.

Vous êtes prêt à gueuler comme un putois, mais non, elle arrive...

Bon, dix minutes de retard, il n'y a pas de quoi casser trois pattes à un canard.
Sauf que la fameuse souris, avec sa crinière de lion, est en fait plate comme une limande, myope comme une taupe, soufffle comme un phoque et rit comme une baleine.

Vous restez muet comme une carpe.

Elle essaie bien de vous tirer lesvers du nez.
Mais vous sautez du coq à l'âne et finissez par noyer le poisson !
Vous avez le bourdon, envie de verser des larmes de crocodile.
Vous finissez par vous inventer une fièvre de cheval qui vous permet de filer comme un lièvre.

.Vous avez beau être doux comme un agneau, faut pas vous prendre pour un pigeon !

Je ne suis, en vérité, point l'auteure de ce texte. Mais j'avais envie de vous faire un peu sourire dans ces temps de grisaille météorologique, socio-politique et multiculturelle.

J'espère avoir réussi !

Posté par Amandannie à 08:27 - Blabla - Vos réactions [4] - Articles rédigés par :

22 novembre 2010

Yoko Ogawa

 

Je me demande de temps en temps ce qui a disparu de cette île en premier.

 

_ Autrefois, longtemps avant ta naissance, il y avait des choses en abondance ici. Des choses transparentes, qui sentaient bon, papillonnantes, brillantes… Des choses incroyables, dont tu n’as pas idée, me racontait ma mère lorsque j’étais enfant.

 

_ C’est malheureux que les habitants de cette île ne soient pas capables de garder éternellement dans leur coeur des choses aussi magnifiques. Dans la mesure où ils vivent sur l’île, ils ne peuvent se soustraire à ces disparitions successives. Tu ne vas sans doute pas tarder à devoir perdre quelque chose pour la première fois.

 

_ Ca fait peur? lui avais-je demandé, inquiète.

 

_ Non, rassure-toi. Ce n’est ni douloureux ni triste. Tu ouvres les yeux un matin dans ton lit et quelque chose est fini, sans que tu t’en sois aperçue. Essaie de rester immobile, les yeux fermés, l’oreille tendue, pour ressentir l’écoulement de l’air matinal. Tu sentiras que quelque chose n’est pas pareil que la veille. Et tu découvriras ce que tu as perdu, ce qui a disparu de l’île.”

 

Ce sont par ces phrases de Yoko Ogawa que l’on pénètre dans le roman “ Cristallisation secrète”. Et que l’on n’en sort plus , emporté par le phrasé si particulier de cette auteur japonaise. Sur une île donc, des objets, des choses disparaissent , sortent de la mémoire des gens et sont aussitôt oubliés: les oiseaux, le parfum, les roses, les calendriers…Le personnage principal est une femme écrivain qui évolue dans cet univers un peu étrange. Nous suivons en parallèle le roman qu’elle tente d’écrire, mais les livres sont amenés à disparaître eux aussi…Cependant il existe aussi des personnages qui conservent les souvenirs et qui, de ce fait, sont  en danger, traqués par une sorte de milice “les chasseurs de mémoire”. La narratrice va en cacher un, son éditeur.

 

Ce roman reprend un thème cher à Yoko Ogawa, déjà exploré dans “Le musée du silence”( sans doute mon préféré,mais je n’ai pas encore tout lu d’elle!): l’obsession de garder la trace des souvenirs et du passé. Dans ce texte ci , on ne peut pas ne pas voir également une métaphore des régimes totalitaires, des dictatures  avec la peur qui les accompagne. On peut y lire aussi un plaidoyer pour la nécessité de l’art, la force du créateur, écrivain ou autre. Durant la lecture , on a cette étrange impression d’être au-dessus du vide mais toujours soutenu par la prose très poétique de Yoko Ogawa. L’univers décrit est fait avec des mots simples qui laissent apparaître en toile de fond une atmosphère très particulière avec une dimension poétique constante, une attention permanente aux objets, à l’autre.

 

Yoko Ogawa , née en 1962 ,est l’auteur de nombreux romans et nouvelles. Ce livre a été publié au Japon en 1994 et a été traduit par Rose-Marie Makino et publié chez Actes Sud en 2009.

 

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Posté par Bruyere à 08:00 - Lectures - Vos réactions [3] - Articles rédigés par :

20 novembre 2010

Diversité automnale

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Après plusieurs journées de pluie soutenue, le soleil refait une apparition généreuse avec incidence positive sur la température, 16° à 15 heures en ce 13 novembre. Il n'en faut pas plus pour décider quatre randonneurs à explorer le circuit récemment balisé par nos soins sur notre commune.
Aujourd'hui, il s'agira pour nous de traquer l'insolite en guise d'images à donner en partage. Lumière aidant, Saint Thomas, enfermé dans son oratoire, se transforme en apparition diffuse . Ne dirait-on pas qu'il a quelque homélie à prononcer ?

Peut-être se souvient-il de cette fin de 19ème siècle quand le curé de la paroisse formulait une demande auprès de son évêque qui faisait la 2sourde oreille. Il s'agissait pour le brave prêtre d'obtenir le droit de confesser ses ouailles dans son presbytère du village du Laurent au motif que le trajet église – presbytère s'avérait particulièrement ardu en raison de la montée séparant le lieu de culte de l'habitation du confesseur. Invité à partager le repas du curé après une messe dominicale, le prélat, gravissant la pente prononcée, s'épongeant le front couvert de sueur par l'effort consenti, donnait enfin droit à la revendication de l'abbé :
Faites donc , mon brave. Dieu, votre maitre et le mien, ne saurait vous demander un tel effort. Pécheurs et pécheresses, en quête d'absolution, viendront donc à votre rencontre dans votre presbytère.3

Plus loin, deux belles normandes dissertent paisiblement. A leurs yeux de bovins, l'irruption sur le marché encombré de la téléphonie d'un nouvel opérateur, plagiant couleur et consonance de la concurrence, est-il une priorité ? Quoique au titre de l'économie d'énergie...

   

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Il est vrai que dans ce quartier , l'innovation est de rigueur : n'ouvre-t-on pas un portail comme une boite de sardines ?

Partant du Mareau, un joli chemin étroit vous conduit vers les deux cours d'eau sillonnant la vallée . Manifestement, les riverains ont pensé à l'alimentation des oiseaux pendant l'hiver: cette curieuse boule et ces baies feront la joie des moineaux toutes catégories confondues .

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Plus loin, nous accomplirons la B.A. de la journée en dégageant l'entrée des buses , sorte de conduites forcées, sur le parcours du Maumont avant qu'il ne consente à se jeter dans la Sourdoire qui ne tardera pas à finir sa course dans la Dordogne. De contentement, l'eau se pare de la plus belle mousse...

Le soleil vient d'enjamber le pylône; avant de terminer notre circuit, il est temps de capter l'image de cette marguerite qui doit se tromper de saison . Pour la plus grande joie du bourdon (?) hésitant entre butinage de la fleur des prés et de cet arbre dont nous ignorons le nom exact , portant en cette mi-novembre des belles grappes de fleurs , prometteuses de fruits dont j'ignore forme et goût. Puisse Monseigneur Hiver se montrer assez clément afin de satisfaire notre curiosité.

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18 novembre 2010

Ne pouvait-il pas faire ça ailleurs ?

« Ne pouvait-il pas faire ça ailleurs ? » C’est la stupide réflexion entendue maintes fois après un suicide en se lançant contre un train à pleine vitesse. Même les cheminots se fâchent. Toutefois peut-on le leur reprocher ?

Il faut comprendre que c'est terrifiant pour un mécanicien de conduite de vivre de tels évènements. Il se sent impuissant en voyant cette personne désespérée, car impossible d’empêcher le choc, la distance de freinage étant très longue pour un train. Certains de ces professionnels en sont traumatisés à vie en revivant la scène, malgré un intense soutien psychologique. Plusieurs d'entre eux m'ont dit que c'est leur hantise de vivre un tel suicide. On en parle très rarement et pas souvent mentionné par la presse.

Cet été, lors d'une manœuvre (Je suis membre actif bénévole d’un train touristique), j'ai sifflé une marche arrière et pendant la marche, je ne pouvais pas voir un chien âgé qui est mort en se faufilant entre les wagons. Croyez-moi, je n'étais pas bien, le mécanicien non plus. Pourtant nous avions respecté toutes les procédures d'usage et aucune faute ne nous a été reprochée. Grâce à plusieurs débriefings; je m'en suis bien remis. Je n'ose imaginer ma réaction, si c'était un être humain, bien que j'aie autant de respect pour une vie animale, qu'humaine.

Ce n'est point une excuse de dénigrer la personne dans le désespoir ayant choisi de passer à l'acte fatal; cependant, ayons aussi une pensée pour les cheminots lors de tels drames.

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16 novembre 2010

Musée Rodin

Il y a , même sous une pluie qui perdure et ronge parfois d’obscurité les quartiers  traversés, une manière de bonheur à marcher dans Paris. Des kilomètres à découvrir ou redécouvrir - car on n’en a jamais fini – des rues, des perspectives soudain dévoilées, des jardins, des bâtiments, des sculptures ou simplement le long défilé du fleuve, sorte de colonne vertébrale d’une ville, qui délimite les rives où l’on oscille.

 

Le séjour commence par le musée Rodin, rue de Varenne, déjà maintes fois arpenté, mais où j’ai plaisir à revenir et ce malgré la foule – gratuité du premier dimanche du mois oblige – . J’aime cette maison , l'hôtel Biron, les jardins, les imposantes sculptures ou les plus discrètes, la vue captée par les fenêtres, les boiseries, les miroirs où se reflétèrent Matisse, Cocteau, Rilke, Camille Claudel et Rodin bien sûr.

 

Ma thématique photo pour cette visite est les mains. Avec “L’homme qui marche” ( sans bras…) dans la première salle, je me dis que cela commence bien!

 

La suite de la découverte permet de respecter, avec quelques déviances, le choix du jour.

 

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Je déambule dans les salles, posant le regard, le détournant, revenant sur mes pas, avec une envie, refrénée comme il se doit, de caresser les bronzes, serrer une main tendue ou poser délicatement la mienne sur une chevelure…Le plan que j’ai pris à l’entrée avec les explications culturelles reste au fond de ma poche:  c’est mon oeil qui me guide.  Je reconnais les classiques “Le baiser”, “Le penseur”, “Balzac” , “Les trois ombres” que j’affectionne. Comme toujours dans un musée ou une exposition je me demande en fin de visite l’oeuvre que je préfère, celle qui ce jour a fait vibrer quelque émotion, a su m’entraîner dans un univers dont j’ai du mal à revenir.  Sans hésitation, c’est “La valse” de Camille Claudel devant laquelle je suis  restée un long moment à  regarder jusqu’ à me sentir emportée par la puissance du mouvement qui l’anime. Je n’oublie pas “Le cri” pour qui j’ai une passion depuis la première fois que je l’ai vu et que je retrouve toujours avec beaucoup d’émotion.

 

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Je ne fais qu’un court passage dans les jardins, la pluie prenant toutes ses aises, et ne saisis que quelques gouttes au bord du vide.

 

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14 novembre 2010

La Journée des déménagements, les Dépanneurs et bien d'autres curiosités...

La Journée des Déménagements

C'est l'une des particularités de Montréal que la grande majorité des baux résidentiels y viennent à échéance le 1er juillet !

Pour une proportion importante de Montréalais, cette journée ( fériée puisqu'elle coïncide avec la fête de la Confédération canadienne ) est donc traditionnellement consacrée au déménagement : le leur ou alors celui d'un parent ou ami à qui l'on donne un coup de main. Un évènement à voir, ne serait-ce que pour observer comment les Montréalais s'y prennnent pour faire passer frigos, cuisinières et autres gros meubles à travers les redoutables escaliers extérieurs.Canada_1_Annie_386Tire-bouchonnants, ils sont construits pour réduire les frais de chauffage et maximiser l'espace habitable.A la fin du 19e siècle, les promoteurs immobiliers ont commencé à doter les immeubles de ces marches en fer forgé, que nous considérons comme " escaliers de secours " ! Ils constituent l'une des prticularités architecturales de Montréal et de Québec City. Et dire qu'entre 194O et 198O leur construction a été interdite pour des raisons esthétiques !

Le DépanneurCanada_1_Annie_102

Le Dépanneur ( aussi appelé " Dép'") est l'épicier du coin, quoique pas nécessairement situé à cet endroit. On le trouve aussi à l'entrée des Higways ou Routes Principales.

C'est là que presque à toute heure du jour ou de la nuit, ojn peut trouver des objets de première nécessité les plus divers, des denrées alimentaires aux fusibles pour la cuisinière, en passant par la bière et le vin ou tout simplement pour une conversation amicale entre voisins.

Plus sympa que l'incontournable supermarché qui remplace le boulanger, le boucher et même le pharmacien !

Le Magasin GénéralCanada_1_Annie_350

Vestige d'un passé pas si lointain, où dans le village ou la petite ville les premiers colons venaient au ravitaillement. On y trouvait de tout. Aujourd'hui, plutôt des antiquités, mais ces magasins ont du caraCanada_1_Annie_352ctère :Canada_1_Annie_353

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Le people watching

Les Québecois sont des gens comme nous. Ils adorent donc s'asseoir à une terrasse et regarder passer les gens en faisant des commentaires et plus sympa en n'hésitant pas à entamet une causette avec lerus voisins de table.
Oui mais voilà : des terrasses, ça n'existe pratiquement pas, sans doute à cause du climat.

Alors, la solution trouvée à Montréal est originale et permet, en été, de respirer  un brin entre tous ces buildings.Canada_1_Annie_160

Ils ont mis les terrasses sur les toits des gratte-ciels !

Super !

Attention, si vous commandez une liqueur, vous serez surpris ! Liqueur désigne toute boisson NON alcoolisée ...

Les routes

La courtoisie est une règle au Canada. Pas question de claxonner, ni de vous coller au train encor moins de faire une queu-de-poisson...Quel contraste avec l'Europe une fois rentrés, c'est la consternation !

Les routes sont propres, bien entretenues, sans ordures ni canetttes qui traînent.Canada_1_Annie_312

Les camions sont beaux...come un camion et astiqués. Nickel !Canada_1_Annie_076

Les routes sont larges mais surprenantes. Par exemple si on prend l'autoroute du Nord vers le lac St Jean au Québec, ( vitesse max. 1OO km/h et min. 6Okm/h) tout à coup apparaissent des panneaux 5O km/h et puis 30 km/h .

On comprend très vite pourquoi, l'autoroute se retrécit et traverse une petite ville voire un village.

Ensuite, elle s'élargit à nouveau et redevient une autoroute. Il est donc recommandé de surveiller sa vitesse !

Les maisons en bois

Contrairement aux immeubles dans les villes, les maisons en bois ont un charme incomparable. Sur pilotis, avec une petite terrasse à l'avant et deux rocking-chairs....image d'Epinal, certes.

En cours de route, je photographie un de ces jolies maisons. Un vieux Monsieur en sort et je lui demande  la permission de photographier. Il sourit tristement et me raconte son récent veuvage. Il me montre les fleurs qu'Elle a mises, Elle décédée d'un Avc. Mon coeur se serre et je reste un long moment à l'écouter.

Les apparences sont parfois trompeuses. Et le bonheur pas là où on croit...

Voici sa maison et quelques autres aux couleurs chatoyantes. Je vous laisse regarder...Ciao ! Ciao !

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10 novembre 2010

La grammaire est une chanson douce

La grammaire est une chanson douce

clip_image002d’Eric Orsenna.

J’ai lu cette semaine ce petit livre de 151 pages. En allant à la bibliothèque, je l’ai aperçu et je me suis décidée à le lire parce qu’il m’intriguait. Le titre était drôle et la quatrième de couverture assez étonnante :

"Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue : je t'aime.

Trois mots  maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps.

Il me sembla qu'elle me souriait, la petite phrase.

Il me sembla qu'elle  nous parlait :

- je suis un peu fatiguée. Il paraît que j'ai trop travaillé. Il faut que je me repose.

- Allons, allons, Je t'aime, lui répondit monsieur Henri, je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide. Quelques jours de repos et tu seras sur pied.

Monsieur Henri était aussi bouleversé que moi.

Tout le monde dit et répète "Je t'aime". Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s'usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver"

L’histoire est la suivante :

Jeanne et Thomas voyagent sur un bateau pour retrouver leur père de l’autre côté de l’Atlantique. Ils font naufrage et se retrouvent rescapés sur une île magique.

Ils sont accueillis par Monsieur Henri et se laissent guider par ce dernier. Ils vont découvrir la ville des mots, son marché et ses magasins, sa mairie dans laquelle s’accordent les articles, mots et adjectifs, son hôpital et son usine qui fabrique des phrases.

Un extrait :

« Les habitants : pas d’hommes, ni de femmes, aucun enfant. Les rues n’étaient parcourues que de mots. Des mots innombrables, radieux sous le soleil. Ils se promenaient comme chez eux, ils étiraient dans l’air tranquillement leurs syllabes, ils avançaient, les uns sévères, clairement conscients de leur importance. …. Les autres beaucoup plus fantaisistes, incontrôlables, voletaient, caracolaient comme de minuscules chevaux fous… »

Ce libre est un texte plein de poésie, une sorte de conte dans lequel les mots sont bien vivants : ils se promènent, se lient d’amitié, peuvent tomber malades. L’histoire n’a rien d’extraordinaire mais c’est la manière d’écrire, d’imaginer cette île, ce Monsieur Henri, de voir vivre les mots, les phrases, les adverbes, etc. qui en font un régal de lecture. Cette chanson douce d’Erik Orsenna est donc un joli conte chantant qui ne parle pas que des mots et de la grammaire, il y a la relation frère-sœur qui n’est que très peu exploitée mais qui est bel et bien présente et qui nous ramène souvent à la réalité.

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08 novembre 2010

Apple et sa tablette iPad

Un peu de culture geek

Depuis quelques années Apple a investi la scène médiatique en lançant une multitude de nouveaux produits. Alors que la marque investissait plutôt le domaine des ordinateurs avec ses portables Mac Book, ordinateurs iMac et Mac pro, on peut dire qu'elle est devenue la coqueluche des médias depuis l'arrivée des baladeurs iPod et surtout depuis le lancement du téléphone mobile iPhone. Il ne se passe pas un mois, voire une semaine sans un article sur cette pomme miraculeuse. Elle a même réussi à effacer quelques échecs, tel que le Newton (1993 - 1998) précurseur du iPhone ou une console de jeu appelée Pipp!n (1996).

L'un des points forts de Apple est, pourtant sans conteste, la capacité à lancer et surtout populariser de nouveaux concepts, l'iPhone à son époque et maintenant la tablette tactile iPad. Cette dernière est à peine sorti qu'elle promet un nouveau succès commercial dans un domaine, jusque là, complètement délaissé par ses concurrents.

refaloPourtant toute la technologie utilisée existe depuis longtemps. L'écran tactile est apparu en 1987 avec la calculatrice Casio IF-8000 et en 1991, au Japon, dans un agenda, le Kyocera Refalo (en photo, crédit Pocket Computing). Il apparait chez Apple seulement en 1993 sur l'assistant personnel (PDA) Newton qui y expérimente ses premières versions de reconnaissance d'écriture (2007 pour l'iPhone et l'iPod touch).

IBM et Nokia fusionneront ces PDA avec les téléphones mobiles en 1994 (IBM Simon) pour le premier et 1996 pour le second (Nokia 9000 Communicator), bien avant l'iPhone.

Un des premier écran tactile sur un ordinateur portable date de novembre 2002, HP Compaq Tablet PC TC1000, c'est aussi le premier ordinateur à être qualifié de tablette avec un écran pivotant, premier de la lignée des HP TouchSmart, ou encore les Dell Latitude Tablet. Quelques tablettes ont fait une apparition fugitive tel la Dynabook en 1972, prévue pour faire découvrir la programmation aux enfants elle ne sera pas pas commercialisée.

tablet computer Go Corporation

D'autres tablettes, (construites par Go Corporation en 1992, NCR Corporation en 1991, Sony ou Toshiba), existent dans le monde professionnel à destination de certaines catégories de techniciens de maintenance, par exemple ou leur faibles poids et encombrements réduits sont des avantages, sans pour autant intéresser le grand public.
(crédit photo Computer History museum)

De toutes ces évolutions, il en reste une qu'on ne peut enlever à Apple, celle d'avoir créé des produits se voulant les plus agréables et intuitifs à utiliser. Là ou tous les concurrents se cantonnaient à un marché de niche quand ils n'avaient pas complètement abandonné, Apple et sa puissance médiatique ont réuni tous les ingrédients pour déclencher l'attrait si ce n'est le besoin, si ce n'est l'addiction, autour de ces produits. Aussi incroyable que cela puisse être, le monde professionnel s'est très vite emparé de ce nouvel outil, bien plus vite que les smartphone. On en trouve jusque dans les hôpitaux, à Arras par exemple (photo ci-dessous, source réseaux & telcoms). Il faut admettre que la technologie a beaucoup évoluée et l'offre logicielle couvre tous les besoins, sans oublier un prix devenu abordable contrairement à l'offre des années 90.

la tablette pc dans un hopital de arras

 

Depuis la sortie de l'iPad, tous les constructeurs s'y mettent avec plus ou moins de bonheur. Des plus improbables comme Archos (ci dessous) ou Tabbee aux plus attendus, Blackberry, Dell ou Samsung, ils proposent tous un produit reprenant plus ou moins le concept d'Apple. En sommes nous arrivé au point ou sans la pomme, il n'apparaitrait jamais de nouveaux produits ou concept ?

archos_tablettes

Sources : Wikipedia, ZDNet, iMusée via Pocket Museum, Computer History, Accessoweb, Réseaux & Telecoms.

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