2009

Être sapeur-pompier volontaire, c'est tout d'abord être passionné par les différentes possibilités d'extinction de feu et de sauvetage. C'est un travail qui peut être difficile physiquement et moralement. Il demande de plus en plus d'exigences.

Pourquoi volontaire et pas professionnel? Il n'y a pas assez de moyens pour financer le professionnalisme, notamment dans des régions périphériques comme des zones rurales ou des petites villes. Le pompier volontaire est alors appelé à travailler en étroite collaboration avec les professionnels ou même seuls, selon la structure d'organisation et d'éloignement. Ceci implique donc beaucoup de connaissances et d'expérience, afin de maîtriser les différentes techniques qui deviennent de plus en plus complexes.

C'est que contrairement à ce qu'on pourrait croire aujourd'hui, éteindre un incendie n'est qu'une partie des missions, en général à peine la moitié des alarmes. En effet, leur travail comprend également la lutte contre les inondations, les désincarcérations lors d'accidents routiers, les ambulances ou le sauvetage d'animaux. De plus en plus fréquemment avec l'évolution industrielle, les pollutions dues notamment aux incidents d'hydrocarbures, de produits chimiques ou même la pollution radioactive font aussi partie de cette liste des tâches qui n'est pas exhaustive.

2009

En règle générale, en Europe et selon les régions, les pompiers perçoivent une solde lors d'exercices, de formations ou d'interventions. Cependant ce n'est pas un salaire régulier et ce n'est point pour cet apport financier que l'on s'engage comme pompier volontaire, mais par pure passion. À noter qu'au Chili, le pompier volontaire ne reçoit rien financièrement, au contraire il paie une cotisation pour être membre et il contribue lui-même aux frais de formation. Fait curieux, très souvent, il rejoint une compagnie selon son ascendance coloniale d'origine. Il existe ainsi à Santiago des compagnies de pompiers italiens, allemands, espagnols ou français. Revenons en Europe, pour signaler que 79% des pompiers français sont des volontaires.

Ainsi, pendant ou après une journée d'occupations professionnelles, privées, familiales ou de loisir, les femmes ou hommes pompiers volontaires peuvent être appelés à toute heure de la journée ou de la nuit. L'appel se fait par radio, téléphone portable ou autres moyens en vigueur dans la corporation. Ils se rendent le plus rapidement possible au hangar ou à leur caserne, voire directement sur place. Il existe aussi des "piquets" où les pompiers restent à la caserne pendant 12, 24 heures ou plus selon une planification établie. Toutefois, pour que ce soit possible, ça implique une réelle flexibilité de chacun, avec une continuelle remise à niveau de leurs connaissances et des entrainements réguliers tout au long de l'année.

13

J'ai été pompier volontaire pendant 21 ans dans un centre de renfort suisse. Le centre professionnel le plus proche étant situé à 40 kilomètres, nous avons travaillé d'une manière indépendante. Ce fut une magnifique expérience que je ne regrette pas. Des moments dramatiques certes, mais surtout des instants d'intense satisfaction quand on se rend compte que notre intervention a limité les dégâts. Et tout ça dans une excellente ambiance de camaraderie et de partage d'une PASSION commune.

C'est ça, être un vrai pompier volontaire.

Un exemple de pompiers volontaires dans une ville suisse ici
et le cas typique d'un centre de renfort tenu par des volontaires dans une petite région ici