30 septembre 2010
Ma balade quotidienne
Selon
de nombreux médecins, il est recommandé de marcher au moins trente
minutes par jour. Outre les bienfaits pour notre corps, la marche joue
un rôle considérable sur notre mental. 
C’est un de mes loisirs préférés, dès que je le peux … je marche !
J’ai
créé une habitude. Je prévois dans mon emploi du temps à quel moment je
peux y intégrer une marche. Cela devient un besoin de m’aérer et de
vider mon esprit surtout après une journée de travail.
Parmi toutes
les balades qui s’offrent à moi, j’aime particulièrement celle qui me
fait traverser la rivière pour longer un lac merveilleux.
Je termine toujours ma promenade en passant par le vieux bourg de ma ville.
Je ne me lasse jamais de cette marche que je connais parfaitement et qui est toujours différente selon les saisons. 
29 septembre 2010
Petit Quiz Québecois
Et si on jouait ?
Spécialement sélectionnées pour ce blog par votre chroniqueuse, envoyée spéciale au Québec, voici quelques prises de vue hors du commun ( c'est-à-dire ) que l'on voit rarement chez nous...
Certaines ne nécessitent pas d'explication...Par contre d'autres.....
Cherchez, passez-y le week-end si nécessaire ! Bon amusement !
27 septembre 2010
Coup de gueule : ces forfaits qui tuent la relation !
Elle a évalué, comparé, soupesé le pour et le contre et elle a décidé
: « Je résilie ma ligne de téléphone fixe et je n’utilise plus qu’un
portable ! »
C’est sécurisant un téléphone portable ! C’est vrai,
c’est sécurisant. Elle peut prévenir d’un retard, appeler si elle a un
problème en voiture ou en randonnée.
C’est génial un téléphone
portable ! Elle peut joindre n’importe qui n’importe quand ! Y compris
en plein alpage par une belle après midi d’été. Eh oui ! Il était vital
qu’elle joigne cette personne là pour discuter de choses et d’autres. Et
non ! Ce n’était pas urgent mais ce n’était pas reportable !
C’est
économique un téléphone portable ! Elle apprend à gérer ses
communications. Pas trop longues, juste le temps nécessaire. Ben oui !
Elle ne dépasse pas le forfait, cela coûte trop cher.
Ça rend
astucieux un téléphone portable ! Elle apprend des tas de petits trucs !
Allez tiens ! Là, un sms remplacera bien une conversation téléphonique.
En limite d’unités ? (comme environ tous les 20 de chaque mois).
Pas grave ! Elle appelle l’autre et lui demande de la rappeler. Tant
qu’à faire ! Autant que ce soit l’autre qui paye ! Et l’autre, le pigeon
(moi en l’occurrence) et bien le pire c’est qu’il la rappelle.
Et de son fixe ! Fixe sur portable : doublement pigeon. Bon j’avoue,
j’avoue, maintenant elle m’a mise en numéro illimité.
Et quand une
amie commune est malade, comment faire pour prendre de ses nouvelles ?
Cette amie, elle a le téléphone gratuit par internet mais… que vers des
fixes ! Et Elle, elle n’a presque plus d’unités sur son portable (comme environ tous les 20 de chaque mois)
! Et pas question de dépasser son forfait pour prendre des nouvelles de
la malade ! Mais ne croyez pas ! Elle est pleine de ressources ! Elle
lui passera un petit e mail du travail. Cela ne lui coûtera rien et
l’autre verra qu’elle s’inquiète pour elle. Peut-être même qu’elle
l’appellera du téléphone du travail…
Bref, je HAIS ces forfaits castrateurs de relations
25 septembre 2010
Dialogue Québecois
" Je pensais que ta blonde allait se joindre à nous..."
Jocelyn :
" Elle devait venir, mais elle passe la soirée avec sa cousine Lise
qui vient d'apprendre qu'elle est en balloune !"
Diane :
" Lise en famille ! Ca alors ! Tu lui donneras deux beaux becs de ma part"
Jocelyn :
" Sans faute ! Je te jure qu'elle et son chum n'ont pas perdu de temps : accotés depuis à peine deux mois et elle qui attend un petit !"
Diane :
" Deux mois, oké, mais ça a cliqué entre eux dès le départ ! Ils font une belle paire !"
Jocelyn :
" Faut dire qu'il avait pas mal crousé avant ! Il a déniaisé plus d'une blonde !"
Diane :
" N'empêche qu'avec lui, Lise a intérêt à mettre ses culottes ! S'agirait pas qu'il s'remette à sauter la clôture !"
Jocelyn :
" Arrête de m'achaler ! Ce que tu peux être baveuse !"
Diane :
" Ecoute, lô ! On jase, c'est tout !
Jocelyn :
"Te sais-tu pas que lui qu'était ben branleux, l'est correct et fin avec Lise !"
Diane :
" Oké. Mettons .
Bon, ben, je m'en vais magasiner au Dépanneur.
Jocelyn :
"Oké ! Tu veux-tu pô m'acheter deux pets de soeur ? Ce sera parfait après la Poutine ! Et pas trop dispendieux !"
Diane :
" J'chauffe mon char ! All set !"
Jocelyn :
" Wô la ! Sans pied pesant, lô, hein ?"
Diane :
" C't'assez ! Bon, ben l'Bonjour !"
24 septembre 2010
« Problème des droits politiques de la femme suisse »
Malgré que c'est une des démocraties les plus avancées au monde et de
longues dates, il est à noter que la Suisse fut un des derniers
bastions à accorder le droit de vote sur le plan national qui n'eut lieu
qu'en 1971. Pourquoi un tel retard si déshonorant ?
La Constitution
mentionnait « Tous les Suisses sont égaux devant la loi », mais il
n'était pas précisé que les femmes peuvent donner leur avis par les
urnes, elles étaient « justes bonnes pour la cuisine ».
Depuis le
19ème siècle, des mouvements pro-féministes, soutenu par des politiciens
mâles tentèrent de défendre leur cause pour changer cette mentalité que
« la politique c'est une affaire d'hommes »! Hélas, toutes ces
manifestations furent vaines et ce n'est qu'en 1958 que le gouvernement
suisse et le parlement acceptèrent que le droit de vote soit étendu aux
femmes (Déjà d'être obligé de l'écrire sous cette forme est choquant).
Mais voilà, tout changement de Constitution en Suisse doit être approuvé
par le peuple, et comme en l’occurrence seul les hommes pouvaient se
rendre aux urnes, seuls eux pouvaient dire oui ou non pour ce droit
légitime des dames. Et c'est ainsi que le 1er février 1959, deux hommes
sur trois vont scandaleusement refusé ce droit !
Je me souviens, à
cette époque, la honte que j'avais en entendant des réflexions lancées
par mes camarades étrangers, notamment en vacances: il y avait chez ces
jeunes une incompréhension tout à fait justifiée. Seule avancée dans le
projet, quelques cantons et communes vont timidement accepter les années
suivantes ce droit fondamental pour les votations régionales.
Toutefois,
il faudra attendre plus de dix ans pour qu'une nouvelle votation ait
lieu et que ces messieurs daignent bien vouloir donner enfin cette
égalité de droit aux dames: ça c'est passé le 7 février 1971.
Attention,
pas tout était encore acquis. En effet, même si sur le plan national,
l'égalité était inscrite, ce ne fut pas encore le cas dans tous les
cantons pour des votations locales. Cependant, les hommes donneront dans
chacun des cantons un avis positif afin que l'on puisse vraiment dire
que les Suissesses et Suisses sont égaux devant la loi... sauf en Appenzell Rhodes-Intérieures . Malgré de nombreuses tentatives dans ce canton, chaque votation a été « anti-femme »!
Cependant,
en 1990, le Tribunal Fédéral (la haute Cour de justice suisse), jugeant
cet état de fait anticonstitutionnel, réussit à imposer le droit de
vote aux Appenzelloises.
Donc ça ne fait que vingt ans, que TOUTES
les femmes suisses peuvent voter. Il y a depuis, de plus en plus de
femmes qui siègent dans les différents législatifs et exécutifs suisses.
La bonne nouvelle en conclusion
La Suisse d'origine
macho, a été un des derniers pays à accordé le droit de vote aux femmes.
Mais elle a maintenant une Présidente suisse, et ce 22 septembre 2010
restera une journée historique: elle est un des rares pays au monde,
dont l'Espagne, à avoir une majorité de femmes ministres au
gouvernement. En effet le parlement a élu la quatrième conseillère
fédérale (Ministre) sur sept, et là nous pouvons en être fiers. Et je
peux vous assurer que ce choix ne s'est pas porté sur le « phénomène
femme », mais bien sur la qualité des candidates proposées : c'est
principalement ça l'égalité des droits, même si on ne partage pas les
mêmes avis politiques.
22 septembre 2010
Mont Lozère
Il existe sans doute de tels lieux par milliers disséminés aux quatre coins des songes. Chacun a le sien qu’il lui faut rejoindre de temps à autre. Comme une évidence. Pour ma part c’est ici. Sur ce géant de granite aux formes arrondies et aux crêtes dénudées, sur ce royaume des sources, de la bruyère et des chaos de pierres.
Son point culminant est le pic Finiels (1699m) où un souffle permanent caresse ou balaie, selon l’humeur, l’herbe rase. De là on contemple un panorama à 360 degrés qui me ravit et m’apaise à chaque visite. Il y a aussi le pic Cassini au pied duquel le Tarn prend sa source dans une large combe granitique. De cette source, on descend tranquillement au travers d’une lande à callune et airelles qui, en cette saison est d’une couleur chaude à nulle autre pareille. On accompagne les premiers méandres du Tarn, on le suit dans sa fuite, on paresse près des vasques esquissées où le regard s’immerge dans des reflets d’où l’on ressort un peu chancelant.
La lumière est saisissante lorsque couché sur une large pierre de granite on n’est que regard: on sent soudain comme une réalité d’être. Quelques enjambées plus bas, ce sont droséras et sphaignes qui captent l’attention. Et si on lève les yeux on se noie dans des dégradés de mauve, rouges, jaunes et verts qui s’étalent à perte de vue.
Sur le carnet du vent, on note quelques vers, une semence recueillie dans les strates d’une mémoire fragile:
debout sur le Lozère
décapité de vent
les yeux dans les bruyères
et la main sur le temps
On continue le chemin pour rejoindre Mas Camargues où s’étale une plaine et le Tarn continue sa course. Il rejoint Pont du Tarn, cet endroit un peu magique pour moi, où je peux rester des heures, assise sur un rocher à ne rien faire d’autre que regarder le mont Lozère.
On prend alors quelques photos pour ne pas oublier. On pense au cerf, renard, chevreuils, croisés pendant ce séjour et l'on essaie de garder en mémoire ces boursouflures de l’éphémère.
17 septembre 2010
Les « hommes statues »
Après les barefooters de Brigou, les locavores de Nerwen, voici les « hommes statues ».
Des
hommes et des femmes capables de se figer de longues minutes, simulant à
merveille une statue d’argile, de bronze ou d’étain.
Une prouesse technique qu’il convient de saluer !
Affaire de yoga ? De concentration ? De méditation ? Peu importe. Le résultat est là : EPOUSTOUFLANT !
Un art, (le mot n’est pas de trop), courant semble t’il dans le centre ville de Madrid, où j’ai pu ainsi croiser :
Une femme au lavoir
Mais aussi, un balayeur en bronze, un GI en étain, et un malheureux habitant de Pompéi pétrifié par la lave.
Alors ! Comment reconnaitre un « homme statue » d’une véritable statue ?
La
première fois, vous n’y comprenez rien. Vous vous demandez pourquoi un
tel attroupement autour de ce qu’il semble n’être qu’une simple et
vulgaire statue. Vous trouvez les gens idiots à tourner autour, à
presque coller leur visage dessus, épiant vous ne savez quoi.
Et puis, lorsque des gens laissent tomber quelques pièces de monnaie dans un petit récipient que vous n’aviez pas remarqué, une lueur de compréhension commence à poindre !
Mais vous ne comprenez vraiment qu’au retour, lorsque vous revenez,
et que vous voyez votre statue debout en train de discuter avec
quelqu’un !
La curiosité aiguisée, vous vous installez
confortablement en attendant que « l’homme ou la femme statue » reprenne
position. Et pour votre plus grand plaisir, la magie opère de nouveau !
L’œil exercé, vous repérez alors ces « hommes statues » sans aucun
problème. Une bouteille d’eau à proximité, un petit récipient récoltant
les pièces de monnaie, parfois un attroupement…
Il y a une
impression étrange lorsque certains de ces « hommes statues » s’animent
quand une pièce de monnaie tombe dans leur calebasse :
Deux yeux qui
s’ouvrent brusquement et qui vous fixent, inquiétants points blancs et
noirs dans un corps d’argile, puis qui se referment aussitôt.
Une main qui se lève lentement, vient toucher le cœur puis reprend sa position initiale, aussi immobile qu’avant.
Un
dernier conseil ! Quand votre guide vous dit « il est coutume de
toucher cette statue. La fesse gauche pour les femmes, la fesse droite
pour les hommes », assurez vous qu’il s’agisse bien d’une vraie statue
et non d’un « homme statue » !
15 septembre 2010
Les 15èmes Cafés Littéraires de Montélimar
Ce premier week-end d’Octobre comme tous les premiers week-ends
d’Octobre depuis 15 ans, auront lieu les Cafés Littéraires de
Montélimar.
Les Cafés Littéraires de Montélimar, c’est d’abord une
association de passionnés du livre, de la lecture et de l’écriture.
Certains membres sont des professionnels du livre mais d’autres viennent
d’univers autres (enseignants, journalistes…) c’est peut-être pour cela
que cette manifestation est si particulière et que sa programmation
vaut tant par sa qualité que par son éclectisme….
Durant tout un
week-end Montélimar accueille des auteurs qui viennent parler de leur
livre et plus généralement de leur rapport à l’écriture, de leur vision
du thème abordé par leur œuvre. Cela se passe dans des lieux qui n’ont
pas forcément l’habitude de recevoir des écrivains et c’est là le pari
et la force des Cafés Littéraires de Montélimar. En effet, toute la
ville (et depuis plusieurs années maintenant de nombreux villages
alentours) participent et ce sont de multiples cafés et restaurants (et
même d’autres lieux plus insolites comme le hall de la gare ou une
chapelle, si si !) qui ouvrent leurs portes aux différents auteurs.
Aucun droit d’entrée, aucune obligation de consommation même si celle-ci
encourage les participants à la manifestation et soutient donc
l’action. La volonté de l’association a toujours été d’offrir une
manifestation conviviale, capable de toucher le plus large public
possible tout en privilégiant la qualité.
Le festival a grandi au
fil des années, son succès va croissant et c’est en moyenne une
vingtaine d’auteurs qui sont désormais accueillis dans la capitale du
nougat. Les festivités débutent dès le jeudi dans les villes et villages
environnants, toujours plus nombreux. Dès le mois de septembre, des
comédiens sont présents dans les bibliothèques et médiathèques de Drôme
et Ardèche pour lire des extraits d’œuvres des auteurs invités.
Tisser
des liens entre différentes formes d’expressions artistiques est
également l’objet de l’association. La photo, la peinture, le cinéma
sont également à l’honneur, soit par les auteurs invités (par exemple
Olivier BELLAMY et son livre Martha ARGERICH ou Yves HENRY et Jean-Yves
PATTE pour leur livre LES ETES DE FREDERIC CHOPIN A NOHANT ou encore
Jean-Claude SEINE et Lionel BOURG pour Un prolétariat rêvé).
Des
projections de films, des expositions, des tables rondes et des
rencontres avec les artistes sur des faits de sociétés ou sur leur
travail constituent également les temps forts de la manifestation.
Le
jeune public n’est pas oublié, les cafés grenadines sont faits pour lui
et des spectacles sont organisés en sa direction. Tous les genres
littéraires sont représentés, roman policier, beau livre, livres
jeunesse, monographie, poésie, nouvelles…..
Bref, tous ceux qui
aiment les livres et l’écriture, à petites ou fortes doses peuvent
trouver leur bonheur durant les Cafés Littéraires et avoir le plaisir de
rencontrer un auteur, d’une façon simple et détendue. Alors ne vous
privez pas et pour en savoir plus sur le programme ou l’organisation
pratique, rendez-vous sur le site en cliquant ICI
13 septembre 2010
Le stade des eaux vives
PAU, porte des Pyrénées, se devait de posséder un des plus grands stades d’eau vives de France.
C’est chose faite depuis 1 an.
Quelques photos des équipements
A la convergence des communes de Pau, Gelos, Bizanos et Mazères-Lezons, la Communauté d’Agglomération "Pau Pyrénées" a entrepris de concrétiser un projet d'exception. 60 hectares de friches circonscrites entre Gave et gare de Pau ont été défrichés afin de créer un vaste parc urbain où se mêlent équipements publics et privés dans un environnement de Nature régénérée, partiellement réservé à la faune et à la flore locales.
C’est dans ce cadre verdoyant qu’a été construit le stade des eaux vives.
Il accueille le siège du Pôle Elite France Kayak qui s'y entraîne.
Le stade d'eaux vives comprend :
-
un parcours de compétition de 300 m de long, 15ml de largeur moyenne, et 5ml de dénivellation avec une pente moyenne de 2%
-
un bassin d’arrivée de 1800m2. Ce bassin permet soit de remonter au bassin de départ via le tapis roulant, soit de rejoindre le Gave de Pau, par un canal dit de restitution aménagé et navigable, sur une distance de 200m
Nota : les dimensions et la profondeur de ces deux bassins permettent l'organisation de trois aires de kayak-polo, donc l'organisation de compétitions internationales. Le bassin inférieur permet de surcroît l'accueil de 1600 personnes environ, grâce à son amphithéâtre. 
-
un parcours de transition et d’entraînement , sur le canal d'alimentation du parcours de slalom

Les différentes activités d'eaux vives :
HYDROSPEED, sorte de planche très large pour le haut de corps, palmes aux pieds 
RAFTING, entre 4 et 6 personnes par équipages
De l'initiation à l'excellence, les parcours s’adaptent à tous les âges et tous les niveaux.
Je vous propose une petite visite guidée grâce à mon fiston qui a testé (avec plaisir) les installations.
Les enfants, comme les adultes raffolent de ce sport. Il faut compter 24 euros par séance d’une heure et demi, avec un moniteur, et équipement fourni. Et 180 euros environ l’abonnement pour 10 séances. Et croyez moi, à voir la tête de mon fils chaque fois qu’il y va, on en a pour son argent!
Je vous promets que la prochaine fois, c’est moi qui teste ;o)
Si vous voulez en savoir plus c’est Ici que ça se passe.
11 septembre 2010
Des profondeurs de la mer à nos assiettes
Si vos pas vous amènent dans le sud du Finistère, surtout ne manquez pas de vous arrêter au Guilvinec.
Nulle
intention de ma part de vous abreuver de chiffres et d’informations sur
ce port de pêche qui est quand même le 3ième de France et le 1er port
de pêche artisanale. Vous trouverez toutes ces données sur le site
internet suivant :
http://www.leguilvinec.com/public/pages/lequartiermar_leportdepeche.php
Je ne souhaite que vous faire partager le plaisir que j’ai eu à
flâner sur ses quais. Vous dire mon excitation, et celle de tous les
estivants massés sur la plateforme d’Haliotika, à l’arrivée des bateaux
côtiers chargés de langoustines.
Ils ont pris la mer tôt, vers 5
heures du matin. Le soir pas de trainards ! A 17 heures, moteur à fond,
ils se massent à la queue-leu-leu à l’entrée du port.
Tout va alors très vite. La valse des bateaux commence. Ils entrent,
virent sec, s’adossent aux quais. En une dizaine de minutes leur
cargaison de langoustines est déchargée et ils repartent aussitôt pour
se mettre à quai plus loin. Quant aux langoustines elles passent
immédiatement à la pesée pour être vendues dans la foulée au marché au
cadran.
Dès 17H30 rentrez dans n’importe quelle poissonnerie du Guilvinec. Achetez des langoustines encore toutes frétillantes et que l’on vous cuira à la vapeur sur place.
Après… silence… on déguste…
Mais ne croyez surtout pas que l’activité du port se résume à l’effervescence de la pêche côtière et aux langoustines !
Le Guilvinec abrite aussi une pêche hauturière, sans doute plus discrète mais très intéressante.
Baladez
vous sur le quai à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.
Gageons que vous y croiserez un hauturier de retour au port après une
quinzaine de jours en mer. Ils sont allés loin, vers les côtes
anglaises, pêcher en
hauts fonds sur leur petit chalutier, véritable coque de noix face à d’autres tankers des mers.
Ils
ont appelés le port, pour annoncer leur jour et leur heure d’arrivée
ainsi que le tonnage de poisson ramené. Le port met alors à disposition
le personnel adéquat pour gérer le débarquement et le tri des poissons
par espèce et par taille. Nous sommes ici avec du frais glacé, et non
avec du congelé comme ces énormes chalutiers industriels qui restent des
mois en haute mer.
Ça discute, ça brasse, ça rigole mais ça bosse. Là aussi pas question de trainer. Tout doit être trié et prêt pour la vente au cadran (à enchères descendantes), dès 6 heures du matin.
Si la criée n’a plus l’ambiance d’antan avec l’arrivée de l’informatique et l’arrêt des crieurs, il est cependant très intéressant d’assister à une criée hauturière pendant laquelle on vous montrera les différents poissons.
Je ne résiste pas au plaisir de vous présenter mes deux préférés !
En tout premier lieu : la baudroie !
Dans
votre assiette, c’est la queue ou la joue de lotte. Dans la mer, c’est
la baudroie. Votre guide choisira sans doute le plus gros spécimen pour
vous la montrer.
Effet toujours garanti ! Une tête monstrueuse qui fait reculer les plus courageux et qui fascine les photographes. 
La baudroie c’est comme le cochon. Rien ne se perd, tout est utilisé. La tête cartilagineuse, séchée et broyée, donnera une poudre qui sera utilisée dans les cosmétiques, dans l’industrie automobile pour les plastiques, et aussi plus surprenant, dans ces bonbons gélatineux très prisés des enfants.
Mon deuxième coup de cœur est le Saint Pierre.
Sous des dehors débonnaires, c’est un vrai carnassier ! Il peut
rester des heures, immobile, à surveiller les poissons qui défilent
autour de lui. 
Mais gare aux imprudents qui l’approchent de trop près ! Le Saint Pierre ouvre alors brutalement sa « gueule ventouse » créant une dépression lui permettant de les engloutir d’un coup.
Rascasses, raies fleuries, raies manta, sébaste, rougets… Des poissons il y en a plein d’autres mais je vous laisse les découvrir par vous-mêmes au Guilvinec



















































