Kaléïdo'blog

Blog journalistique à plusieurs mains

30 août 2010

La chronique de Plume: les tribulations amoureuses de Solenn sur le Net

Pour rappel, voici les liens des épisodes précédents

Episode 1     Episode 2       Episode 3

                                                        Episode 4      Episode 5        Episode 6

                                                                         Episode 7

 

                                                      8ème et dernier épisode

Tranquillement installées sur les quais de Saône, deux femmes regardent la rivière s’écouler lentement. Elles papotent comme à l’accoutumée, la lumière se reflète dans l’eau et tout le tableau respire l’harmonie et la sérénité.
- Ah Plume si tu savais comme je me sens bien en cette fin d’été, je vais attaquer la rentrée avec plaisir et surtout sans angoisse.
- Vraiment, plaisir et sans angoisse, tu es sûre ? Pourtant c’est rarement ce que les gens voient dans la rentrée. En principe, il n’y a que les publicités qui emploient ces termes !
- Ben oui mais d’abord je pars les deux premières semaines de septembre en Croatie. Donc le stress de la rentrée, les cohues dans les magasins, les collègues qui font la tête, le patron qui stresse et vous met la pression sous prétexte de booster son équipe, bref toutes ces joyeusetés de la rentrée, j’y échappe. Quand je rentrerais tout le monde aura repris son rythme et moi j’aurais la forme et de belles images plein la tête.
- Oui, en effet c’est une excellente idée de voir la rentrée comme ça !
- Oui et ce n’est pas tout. J’ai des projets et des envies et surtout je me sens bien.
- Ça se voit ma petite Solenn, ça se voit et, puis-je savoir à quoi c’est dû ?
- Mais oui, pas de problème Plume, en fait tout ceci est dû principalement à moi et au chemin que j’ai parcouru ces derniers mois.
- Euuuh, tu peux être plus précise Solenn ? Je te rappelle que la semaine dernière tu m’as laissée pleine d’interrogations. Tu étais entre Joël et Bernard comme la Presqu’Île entre le Rhône et la Saône et maintenant tu affiches toujours une mine épanouie mais en plus il émane de toi une vraie sérénité.
- Eh Plume, une vraie sérénité émane de moi parce que je suis vraiment sereine. J’ai passé un merveilleux été durant lequel j’ai fait de belles rencontres. J’ai eu des échanges très riches avec des hommes qui étaient tous sincères. J’ai pris beaucoup de plaisir, j’ai renoué avec ma séduction, ma féminité, je me suis découverte aussi.
- Tout cela me fait très plaisir à entendre et encore plus à observer Solenn. Pourquoi tu dis que tu t’es découverte ?
- Je ne sais pas comment dire ça….Peut-être qu’en fait avec chacun de ces hommes, même ceux avec lesquels je n’ai eu que quelques échanges autour d’un verre, oui je crois que dans chaque discussion, dans chaque regard partagé, j’ai découvert des images de moi que j’ignorais ou que j’avais laissé de côté. J’ai appris à entrer en relation de différentes façons, à m’impliquer de manière différente. Petit à petit dans chaque rencontre, dans chaque caresse, dans chaque discussion, dans chaque éclat de rire j’ai appris à partager, à entendre mes différences et celles de ces hommes. Je me suis constitué un patchwork d’émotions dans lequel je suis désormais enveloppée, plus qu’une couverture protectrice j’ai fabriqué mon kaléidoscope de l’amour. Si je me sens perdue, si je me sens incapable d’aimer ou d’être aimée, je n’aurais qu’à regarder au travers pour m’apercevoir que tout est possible, que tout est là en moi.
- Ben là Solenn, je ne sais plus quoi te dire, c’est beau ce que tu dis là. Il me plait bien ce kaléidoscope, je crois que je devrais m’en fabriquer un…Et alors, finalement tu pars avec qui en Croatie ? Vous avez fini par vous engager un peu plus Bernard et toi ?
- Ah Plume, je pars en Croatie avec Charlène, elle a bien besoin de se changer les idées en ce moment. C’est définitivement terminé avec son mari, au bout de 12 ans de mariage même sans enfant, ça n’est pas vraiment pas facile à vivre pour elle.
- Et Bernard, et Joël que deviennent-ils dans cette histoire ?
- Rien, rien de plus avec moi en tout cas. Joël est toujours aussi charmant et plein d’esprit mais sans plus d’échanges affectifs, sans plus d’attentions prêtées à ma personne et sans qu’il me laisse lui donner plus, mon désir s’est émoussé. Il restera un bon copain avec qui faire la fête ou passer un moment de délire. Quant à Bernard, j’apprécie sa sensibilité, j’apprécie son calme et je partage bon nombre de ses valeurs mais je ne peux m’engager avec quelqu’un qui ne se sent pas prêt à cela. Je n’ai pas envie de porter seule la relation et de la faire vivre toute seule, je sais désormais que c’est un leurre alors je ne reverrais plus Bernard. Je suis arrivée trop tôt dans sa vie parait-il. J’ai mis un terme à ces relations et je me suis désinscrite du site. Aujourd’hui j’ai d’autres choses à vivre ailleurs, je sais que je suis capable de plaire et que je suis prête à aimer. L’essentiel est là, j’ai avancé avec plaisir et joie cet été et maintenant je passe à autre chose, autrement.
- Je ne m’attendais pas à ça, je m’étais laissée prendre au jeu de ta romance avec Bernard. Finalement tu as certainement raison, l’essentiel c’est que tu te sentes bien, épanouie et sûre de toi. Et là, il suffit de te regarder pour s’en convaincre. Il ne me reste plus qu’à te souhaiter de bonnes vacances ma petite Solenn.
- Merci Plume et moi je te souhaite une bonne rentrée…

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28 août 2010

L'Étang de la Gruère

Comme promis dans l'article sur les Franches-Montagnes, je vous présente un endroit, où j'aime aller me ressourcer, car c'est pour moi le fleuron de cette contrée: l'Étang de la Gruère (à ne pas confondre avec le lac de Gruyère dans la région de Gruyère célèbre pour son fromage).
L'Étang de la Gruère est un lac avec une surface 600 sur 60 mètres et une profondeur entre 4 et 5 mètres.

Entouré de forêts, il est situé dans une tourbière formée il y a environ 12 mille ans après la fin de la glaciation. Ce lac a été créé artificiellement par une retenue d'eau en 1650 pour actionner un moulin.
Jusqu'au milieu du 20ème siècle, la tourbe était exploitée comme combustible pour le chauffage.
Aujourd’hui, il y a peu de promeneurs ce qui nous permet de goûter à la sérénité des lieux.
Il faut environ trois quarts d’heures pour accomplir le tour, toutefois cela dépend de notre rythme, de nos regards, de nos contemplations.
Je vous invite à me suivre sur un chemin recouvert de copeaux, parer de quelques accommodements en bois, afin de préserver les lieux sans détériorer les alentours.



Silence… on saisit à peine le bruit de nos pas, dissimulé par la vision de l’autre rive.

Sommes-nous vraiment près de chez nous ? On pourrait se croire sur un autre continent, ou même dans un autre monde ; cependant, on ne se pose pas de question, on se laisser aller…


Admirons les reflets sur un miroir impeccable, le plan d’eau étant plat comme un parquet…



Des nageurs profitent de cette eau douce, de couleur noire brune de tourbe, une délicieuse sensation pour le corps.


Les animaux en profitent aussi : des canards, des foulques, des libellules, il y a tant de variétés qui se montrent ou qui se cachent.




Un environnement protégé, que seul des perturbations climatiques bousculent, avec comme résultat une impressionnante œuvre de la nature.

S’asseoir et se caler contre un tronc pour une délicieuse lecture au calme.

Le rayon de soleil de fin de journée en guise de conclusion à notre ronde dans ce paradis.

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25 août 2010

Les Franches-Montagnes

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Il y a en Suisse des sites très connus comme Genève et son lac, Lucerne ou le Cervin. Toutefois, comme dans tous les pays, il y a des endroits peu connus et qui mériteraient de l'être. Tel est le cas du plateau des Franches-Montagnes dans le Jura2n0sh6s suisse.
La région des Franches-Montagnes a une frontière avec la France (Département du Doubs en Franche-Comté). Il s'agit d'un paysage relativement peu habité et situé à 1000 mètres d'altitude.
Une des particularités de ce district sont les forêts de sapins mélangés avec des pâturages, faisant penser parfois à un parc.

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Autre caractéristique, l'élevage du cheval d'une race dite justement Franches-Montagnes. Les habitants en sont très fiers et une fête y est organisée chaque année en août: le Marché-concours de Saignelégier

Ainsi, on voit beaucoup de pâturages où trottent ces chevaux côtoyant les bovins.

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                                      Un ensemble de fermes

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             Un hameau   8

Le village de Saignelégier est le chef-lieu du district des Franches-Montagnes9 10

À noter que dans cette magnifique contrée on y pratique de belles randonnées pédestres ou à vélo. Et bien sur beaucoup de possibilités de ballades à cheval.
En hiver, lorsqu'il y a assez de neige (Plus toujours le cas), la région se prête à merveille pour le ski de fonds.

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Pour en savoir plus sur l'histoire de cette région cliquez ici
Lors d'un prochain article, je reviendrai aux Franches-Montagnes pour vous présenter un merveilleux étang.

Posté par kaleido-blog à 08:44 - Blog_Trotter - Vos réactions [0] - Articles rédigés par :

23 août 2010

La chronique de Plume: les tribulations amoureuses de Solenn sur le Net

Pour rappel, voici les liens des épisodes précédents:

Episode 1       Episode 2       Episode 3

Episode 4       Episode 5       Episode 6

Episode 7

Retour sur la terrasse de Solenn, un thé à la menthe, des makhrouts aux dattes et des cornes de gazelles, le doux soleil d’une fin de journée qui descend sur la Saône et deux femmes ravies de se livrer aux confidences…

- Alors ma petite Solenn, tu en es où dans tes tribulations amoureuses ? Tu as revu Bernard ou Joël ou les deux ?
- Les deux, laisse échapper Solenn dans un léger éclat de rire. Oui, je vais t’expliquer mais laisse moi me resservir une tasse de thé, tu en veux ?
- Oui, je sens qu’on est parti pour un petit moment et au passage donne-moi une corne de gazelle ! Les deux, donc ?
- Oui j’ai revu Joël d’abord. Il m’a envoyé un texto pour me dire qu’il avait quelques heures devant lui et des hypothèses à vérifier avec moi alors si j’étais disponible, il saurait l’être pour moi.
- Des hypothèses à vérifier ? C’est quoi cette histoire ?
- Oh, c’est tout à fait le style de communication du personnage ! La dernière fois qu’on s’est rencontré, il a manifesté une certaine surprise face à l’attirance qu’il éprouvait pour moi. Il a enchainé en se demandant si c’était dû à sa cuisine, ma robe violette, mon parfum ou je ne sais plus quoi d’autre…
- Ah oui effectivement, un brin décalé ce garçon ! ça ne m’étonne pas que tu ais mordu à l’hameçon. Et alors quelles hypothèses avez-vous vérifié ?
- Nous avons testé la cuisine japonaise, je ne portais pas de parfum et j’avais une robe noire.... Et l’attirance fut la même, sauf que j’ai pris un certain plaisir à tempérer ses ardeurs et à faire durer la séquence séduction…
- Ah ah, je te reconnais bien là ! Et ensuite, comment a réagi ce garçon ?
- Oh, très habilement, il s’est prêté au jeu et m’a entrainé là où il le voulait en quelques réflexions pleines d’humour et quelques caresses bien amenées ! Résultat une excellente soirée pleine de rires et de plaisirs avec un goût d’inachevé malgré tout.
- C'est-à-dire ?
- C'est-à-dire que Joël ne me livre rien de lui, ne se laisse pas approcher émotionnellement et que le partage est limité au moment présent. La preuve, je n’ai même pas dormi chez lui ! Il ne m’a pas ouvertement demandé de partir, il est plus subtil que ça mais j’ai bien compris qu’il n’y tenait pas.
- Et tu es déçue ? Tu sais peut-être n’a-t-il rien à t’offrir émotionnellement, ça existe aussi Solenn et ça ne fait pas de lui un goujat ou un monstre.
- Je sais Plume, je sais. Joël n’est pas un monstre, il a même une certaine élégance dans sa façon d’être, il en faut pour ne pas être un goujat et avoir autant de désinvolture. Simplement, je prends peu à peu conscience de ce que je veux vivre et de ce qu’il représente pour moi.
- Ah ben c’est plutôt intéressant ça. Et Bernard dans tout ça ?
- Bernard, je l’ai revu avant-hier. Nous sommes allés manger ensemble dans un charmant petit restaurant traditionnel puis il m’a emmené marcher dans la forêt. Il voulait me montrer des arbres qu’il affectionne particulièrement. Il m’a expliqué les différences dans les essences, ce qu’on peut faire ou non avec chacune et je l’ai écouté sans me lasser. Il m’emmène petit à petit dans son univers et je suis sous le charme.
- Bon alors tout va bien et les jours de ce Joël sont comptés…
- Il ne te plait guère Joël, n’est ce pas ?
- Non, ce n’est pas ça Solenn. Je ne le connais pas, ce que tu m’en dis me fait seulement penser que Joël n’a rien à donner à une femme comme toi. Je pense qu’il n’est tout simplement pas capable d’apprécier ce que tu es, la magie que tu mets dans les choses et c’est dommage pour vous deux.
- Tu as sans doute raison Plume. Bernard lui, il met de la magie dans sa vie et il est attentionné envers moi-même si on ne se voit pas. Joël lui ne me contactera que s’il espère me voir rapidement, c’est rare qu’il m’envoie un petit signe gratuitement. En fait, Joël même si cela ne me plait pas vraiment de le reconnaitre…Oh et puis à toi, je peux bien le dire. Joël, il est encore là juste parce que j’ai peur d’être trop vite amoureuse de Bernard !
- Ah ben nous y voilà ! Tu as la trouille ma petite Solenn, mais pourquoi ? il a l’air très bien ce Bernard.
- Oui, il est très bien, trop même. Non, ne hurle pas s’il te plait. J’ai la trouille parce que je t’ai dit que nous n’avions pas le même rythme et que j’ai peur qu’il n’aille jamais sur le terrain de l’engagement alors que moi je rêve déjà qu’il me dise à quel point il m’aime !
- Et oui ma belle, tu es bien plus pressée que lui c’est sûr, mais fais-toi un peu confiance pour une fois. Laisse le venir à toi à son rythme, apprécie la confiance qu’il te fait et prends le temps de le découvrir et de te laisser découvrir aussi. Il n’est pas pressé parce qu’il sait apprécier le plaisir de la découverte, ce n’est pas un consommateur, c’est plutôt un bâtisseur lui.
- Pfff, tu m’énerves Plume, tu m’énerves parce que tu as raison. Mais tu sais, je crois que j’ai quand même changé un peu à son contact. Maintenant je me dis qu’il ne se passera que ce que nous serons capable de vivre et que de toute façon, je préfère me brûler un peu que de ne rien vivre du tout.
- Waouh, alors là, j’suis bluffée. Ça mérite une autre tasse de thé et surtout j’espère bien que tu vas continuer comme ça. Et si tu dois voir encore un peu Joël pour t’autoriser à savourer ton homme des bois, ne te culpabilise pas, fais juste attention à ce qu’il n’en sache rien. Quelque chose me dit que l’ours ne doit pas être partageur…
- Mais la Sevillana est prudente ! A la tienne Plume

(Dernier épisode le lundi 30 août)

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22 août 2010

I drived in Athena and I survived!

Athènes, capitale de la Grèce.

Athènes, ville de l'Acropole.

Athènes, cauchemar du touriste au volant.

Qu'on se le dise conduire à Athènes relève des douze travaux d'Hercule. C'est une entreprise dantesque.

Des voitures qui surgissent de partout, des motos et des scooters qui se faufilent dans des trous de souris au prix d'acrobaties inouïes, des taxis jaunes qui se croient tout permis et à qui il est d'usage (et plus prudent aussi!) de laisser TOUJOURS la priorité et la voie libre.

Cette ville ne semble jamais dormir et croule sous les flots de véhicules de nuit comme de jour.

La circulation y relève plus du périple en pleine forêt amazonienne que d'une promenade de santé.

Rouler à Athènes signifie se retrouver pris dans un flot incessant de véhicules motorisés, voitures, deux roues, camions, arrivant de toutes parts sans aucune règle apparente.

Rouler à Athènes signifie se retrouver coincé derrière une file de voitures avec à droite comme à gauche des véhicules garés, plus ou moins bien, et des deux roues se faufilant entre les voitures garées, les voitures en marche et celles coincées derrière un tierce véhicule.

Rouler à Athènes nécessite d'avoir des yeux partout, sur le véhicule qui vous précède qui peut à tout moment piler sans prévenir, sur le véhicule qui peut arriver de votre droite ou de votre gauche sans véritable souci de respect d'une quelconque priorité, voire même sur le véhicule qui vous suit pour pouvoir anticiper un éventuel accrochage par l'arrière.

Une signalisation routière a minima et un nombre incalculable de rues à sens unique.

Bien entendu il vous faudra aussi jongler avec les noms de rue, pas toujours très clairement indiqués, pour trouver votre chemin. Les lieux principaux ne sont pas forcément indiqués ou ne le sont qu'à certains moments.

Et une fois la bonne rue trouvée vous découvrirez peut-être au dernier moment qu'elle est en sens unique et qu'il vous faut entamer à l'estime un tour de pâté de maison, dans des ruelles étroites, souvent en sens unique et parfois en cul de sac, pour parvenir au bon numéro de rue.

Poser son véhicule à Athènes.

Vous l'avez deviné, le vœu le plus cher du conducteur non athénien pris au piège de la capitale grecque est de poser sa voiture et de visiter Athènes en utilisant d'autres moyens de transport (ses pieds, le métro, les bus...)Mais c'est là encore se lancer dans un vaste projet, quasi utopique. Vous avez en fait le choix entre un créneau minutieux dans une rue étroite avec des voitures garées des deux côtés (soit un bon quart d'heure de manœuvres au minimum avec en prime le risque de retrouver votre voiture cabossée par un autre conducteur cherchant à se garer ou tout simplement à passer dans la rue entre les voitures garées) et un garage où vous confierez voiture et clé de voiture et où vous profiterez du luxe d'un voiturier garant votre véhicule et le déplaçant éventuellement pour permettre à un autre conducteur de récupérer son bien mais où vous paierez un tarif exorbitant (40 euros pour 48 heures par exemple).

Tout conducteur ayant vaincu la conduite à Athènes peut se prévaloir d'une victoire olympique et mérite d'arborer fièrement une voiture au capot ceint d'une couronne d'oliviers, ou, s'il souhaite être plus moderne, il peut fièrement déclarer:

I did it, and I survived!

Pour ma part je me contenterai de dire: Athènes au volant, une fois oui, mais pas deux!

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20 août 2010

Petit manuel routier de survie grecque.

 

Si vous souhaitez vivre une expérience nouvelle, rafraîchissante et quelque peu effrayante et si en prime vous souhaitez visiter un pays étranger regorgeant de merveilles et de richesses, le plus simple est de programmer un petit séjour en Grèce.

Dès votre arrivée vous serez plongé dans un univers nouveau et dépaysant.

Pour conduire en Grèce, sans risquer d'entendre voler à vos oreilles le doux nom de « malaka » (insulte la plus courante dans ce pays), il vous faut assimiler rapidement quelques règles élémentaires de survie routière, qui, en France, vous feraient enfreindre bon nombre de règles tout aussi élémentaires du code de la route.

· Règle n°1: Les limitations de vitesse ne sont que consultatives.

· Règle n°2: La bande d'arrêt d'urgence est une voie de circulation à part entière, ou presque.

· Règle n°3: Les marquages au sol ne sont que symboliques. N'allez surtout pas vous imaginer que deux lignes blanches peuvent être un obstacle à un dépassement!

Conséquence de ces trois premières règles de base: Lorsque vous roulez en Grèce il est d'usage d'empiéter largement sur la bande d'arrêt d'urgence afin de permettre aux voitures vous suivant et roulant plus vite que vous de vous dépasser sans souci. De plus il est d'usage de se décaler sur la même bande d'arrêt d'urgence ou sur le bas-côté lorsqu'arrive en face de vous un véhicule qui en dépasse un autre. De ce fait une simple route à deux voies devient très aisément une trois voie sur laquelle on peut doubler aisément. D'ailleurs il n'est pas rare de voir un conducteur grec se serrer et vous faire aimablement signe de passer, vous signalant par la même occasion que la voie est libre en face.

· Règle n°4: Le klaxon a avant tout une fonction préventive. Un conducteur désirant vous doubler se signalera par un petit coup de klaxon au moment de déboîter. Si vous voyez une voiture sur le point de s'engager alors que vous arrivez, un petit coup de klaxon amical lui signalera votre présence et évitera qu'elle ne vous coupe plus ou moins brutalement la route.

· Règle n°5: L'usage du clignotant semble réserver aux touristes étrangers. Quant aux feux de détresse ils servent simplement à signaler que la voiture est à l'arrêt, et non pas qu'elle a un quelconque problème.

· Règle n°6: Le Grec se gare à peu près n'importe où, et la double ou la triple file ne lui fait pas peur, loin de là.

· Règle n°7: Le demi-tour à l'arrache semble relever du dogme pour tout conducteur grec.

· Règle n°8: Conduire dans les villes grecques réclame beaucoup de patience, un sang-froid avéré et une attention de tous les instants. En effet, les rues peuvent être étroites et la circulation relève bien souvent de l'anarchie pure et simple, entre voitures garées en double file, camions de livraison posés sur la voie et scooters et motos se faufilant habilement entre tout ce petit monde... Le conducteur étranger ayant survécu à Athènes notamment peut en tirer une gloire qui est loin d'être vaine et exagérée.

Une fois ces quelques règles de base assimilées, et par expérience personnelle je peux vous dire que ça se fait finalement très vite et très bien, vous pourrez découvrir avec joie les merveilles de la Grèce.

Have a good trip!

Kalo ilthate!

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18 août 2010

Une paillote pour bronzer intelligent

14n2d0hqx7zfyA quelques kilomètres de Montpellier, sur la plage de Frontignan, des touristes en maillot de bain se prélassent un ouvrage à la main, dans des transats, installés sur une terrasse ombragée face à la mer.
Les enfants lisent pour la plupart des bandes dessinées, les adultes des journaux, des revues, des livres touristiques mais aussi des romans.
Le concept est simple : une paillote en bois qui comprend un espace couvert où se trouvent les 2000 ouvrages sur des rayonnages et une terrasse ombragée dotée d’une trentaine de transats.
Les touristes viennent, regardent, et sans frais ni inscription, peuvent choisir un ouvrage et s’installer dans un des transats le temps qu’ils souhaitent. Lecture libre mais sur place. Et si un lecteur choisit un livre qu’il ne peut finir dans l’après-midi, il peut le réserver pour le lendemain.

 

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La paillotte est ouverte sans interruption tous les jours pendant les deux mois d’été.
Seule minuscule contrainte indiquée sur un tout petit panneau : « Séchez-vous avant d’entrer » !!!
http://www.herault.fr/2010/07/29/lire-a-mer-paillotes-plein-de-lecteurs-6477

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16 août 2010

La chronique de Plume: les tribulations amoureuses de Solenn sur le Net

Episode 6

Bar de la Ficelle, fin d’après-midi. L’ombre de la terrasse abrite les deux femmes des ardents rayons du soleil …

- Bon cette fois Solenn, tu n’y couperas pas : je veux tout savoir de ta rencontre avec Bernard ! Et d’ailleurs, peut-être y-a-t-il eu plusieurs rencontres ??...
- Attends un peu Plume, il faut que je te raconte ça tranquillement, Bernard c’est un homme calme et pas pressé du tout. Je ne sais pas si c’est de travailler le bois qui lui donne ce côté apaisant mais toujours est-il que face à lui, j’ai un peu l’impression d’être une sorte de petite poupée qui agite vainement les bras à grands renforts de moulinets inutiles. Et lui, il sourit gentiment…En tout cas, je me sens bien à ses côtés, en sécurité et pas uniquement à cause de son mètre 85 et de sa carrure de rugbyman. En plus, il a une voix que j’adore, chaude et basse, il pourrait me lire l’annuaire de Lyon que je continuerais à l’écouter.
- Bref, tu as complètement craqué pour ton homme des bois !
- Ah c’est sûr qu’il m’attire beaucoup par certains côtés, après il faut voir…Je l’ai rencontré pour la première fois il y a seulement deux semaines, nous avons beaucoup parlé. Il est sensible et ça me touche mais il est aussi très prudent et ça me met en alerte.
- En alerte, tu peux préciser pour mon petit cerveau, tu sais bien que moi je ne connecte qu’en bas débit ! Fabien lui, ne te met pas en alerte, alors pourquoi Bernard ?
- Mais enfin Plume, c’est évident ! C’est totalement différent ce que je peux vivre avec l’un et l’autre. La seule alerte que peut déclencher Fabien, c’est celle de mon hémisphère Sud (pour celles qui sont dépassées merci de vous référer au film Sex and the City 2 !) alors que Bernard c’est à toute ma personne qu’il s’adresse du nord au sud en passant par toute la carte du Tendre !
- Du calme, du calme Solenn, s’exclame Plume dans un grand éclat de rire. Aie pitié d’une non initiée post quadra, de surcroit.
- Bernard me met en alerte parce que dès que je l’ai vu, debout sur les quais de Saône, contemplant la rivière comme s’il la voyait pour la première fois, qu’il s’est retourné lentement vers moi pour m’offrir un sourire lumineux ; j’ai senti quelque chose en moi qui se réveillait, quelque chose de très doux comme les premières brumes d’octobre. J’ai eu soudain très envie qu’il me prenne dans ses bras pour poser ma tête sur son épaule très simplement. Il s’est adressé à moi comme si j’étais la personne la plus importante de la terre et nous sommes partis nous promener sur les quais pendant un long moment. J’avais l’impression de le connaitre depuis toujours.
- C’est plutôt bon signe tout ça non ?
- Et bien je ne sais pas, peut-être que nous n’avons pas le même rythme. Il est encore très marqué par sa précédente histoire, il a du mal à faire confiance et ne veut pas se tromper. Et moi, je ne suis pas de concevoir les relations de la même manière. D’un autre côté, je ne suis pas pressée avec lui, je veux bien prendre du temps pour vivre une belle histoire à ses côtés.
- Ah quand même ! Ne commence pas à tout compliquer en notant le moindre décalage entre vous deux Solenn ! Inutile d’élaborer un tableau Excel de vos différences et ressemblances et d’établir une courbe de compatibilité, là tu es dans la vraie vie, ok ?
- Ok, ok madame Plume, je vais essayer le carpe diem amoureux.
- Voilà, c’est une sage résolution ! Et tout en prenant ton temps avec Bernard, continues à prendre du bon temps avec Fabien.
Eclat de rire de Solenn.
- Fabien est moins disponible, je crois qu’il a commencé à rencontrer la fameuse femme dont il m’avait parlé et comme il se déclare fidèle, je vais certainement devoir renoncer à nos rencontres. Mais, il y a Joël…
- Joël ! Ooh là la, mais je vais m’y perdre moi. Il est nouveau celui là !
- Pas tant que ça en fait, je suis en contact avec lui depuis le début de mon inscription sur ce site.
- Ouuh là, alors ça cache quelque chose si tu ne m’en as pas parlé avant !
- Non, pas vraiment. En fait, je ne sais jamais où je mets les pieds avec lui. Il me déstabilise complètement et du coup, il m’attire beaucoup aussi !
- Ben voyons ma petite Solenn, tu as un goût prononcé pour la simplicité ! Si tu développes le même pour le bonheur, tu finiras dans l’extase !
- Rooh Plume tu exagères ! Joël, il dit qu’il ne peut pas se fixer parce qu’il est instable mais qu’il peut se concentrer quelques heures d’affilée, qu’il n’a pas un type de femme mais veut bien être le « type » de toutes les femmes parce qu’on a chacune quelque chose et qu’il ne sait pas comment le définir et il est toujours en contact avec moi 3 mois après…
- Bref, un malin qui te garde sous la main par prudence ou un prudent qui n’a pas envie de se mouiller mais préfère le présenter autrement ! Dans tous les cas un homme intelligent !
- C’est bien ça le problème, il est intelligent, il a un sens de la répartie désopilant et me fait beaucoup rire.
- Alors, il n’y a que les problèmes que tu inventes. Prends ce que la vie t’apporte au jour le jour, fais juste attention à ne pas faire des choses qui ne te ressemblent pas ! Et n’oublie pas de les raconter à ta vieille Plume sage et rangée.
- C’est ça, ma vieille Plume sage et rangée….Elle est bien bonne celle-là

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13 août 2010

Brume et soleil d'un matin d'été

Rappel de mon com matinal 7 aout sur Kaléïdoplumes

6h40
Entre chien et loup
Non, entre nuit et jour,
10,7° selon le thermomètre...
Mais où sont donc passées les chaudes nuits d'été ?
A Moscou, selon la télé !!!
Demandez au potager :
L'été est pourtant là, feuilles flétries, sol zébré de fentes.
J'hésite : arroser ou baguenauder ?
... Dans la campagne avec Salsa , enchantée de l'aubaine
OK ! Allons voir se lever le soleil

Grâce à Feuille en réponse au sujet initial de Sébastien K, me voilà parti, bien chaussé et couvert d'une petite laine, Pentax numérique en poche...

**************
Loin devant, Salsa.
Elle gambade, ignorant le but de la promenade inespérée.
Est-ce le lever du soleil qui la motive...
Fidèle au rendez-vous, il est là,
Juste après l'angélus de sept heures

Et cette brume du matin,
N'est-elle pas le summum du regard ?

Satisfait de sa prestation matinale, le clocher
Bénéficie du premier rayon...

Au loin, abritée par le mont Tantin,
Curemonte et ses châteaux.

Sur la ligne d'horizon opposée,
Cirque de Montvalent, Floirac, La Dordogne …

Et la Lèbre vous observe

protégée par la croix du gendarme. 

Des fois qu'on aurait oublié,
Le tournesol confirme:
Sa fleur est bien orientée soleil levant...

Mais enfin , que faites-vous là ?
Semblent interroger les brebis pas égarées du tout !

Oui, c'est cela, rentrez-chez vous,
Chien et promeneur !
Conseillent les ruminants.

Moi, le chardon,
J'autorise une dernière photo …

Je dédie à Sébastien K et Feuille qui ont, bien involontairement, inspiré ma modeste contribution à notre kaléïdoblog

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11 août 2010

Balade contée au pays du vin paillé

Par e-mail, Georges me prévient qu'il remet en place son activité estivale : les balades contées.
Mercredi dernier, ma moitié et moi, décidons que la soirée est propice pour la découverte de l'activité estivale de notre ami de Garabige. Le nom de son village n'est-il pas déjà une invite à l'étrange ?
Nous voilà donc, à 20h30, au Pilou, point de départ du périple. Magalie, fille du conteur , recueille la modeste participation financière des participants à la soirée. Antoine et Coralie, petits-enfants de Georges sont munies de grosses lampes torche. Poupette attend patiemment que soit enfin donné le départ. Quelque soit l'enfant qui sera juché sur son dos, elle effectuera le parcours d'un pas régulier. Que demander de plus à une brave ânesse ? Si, il serait peut-être judicieux de requérir son avis sur le thème choisi par son maître pour 2010... Mais, nul doute que Poupette est toute acquise au sujet développé: les ânes y occupent une place de choix!

Ce soir, au crépuscule, arrive enfin le conteur. Il s'enquiert des uns et des autres, saluant au passage une « revenante » des années passées.
Il est utile de préciser le cadre naturel du spectacle. Après quelques dizaines de mètres en Limousin, nous abordons la région Midi-Pyrénées sans modification du paysage : chênes truffiers y abondent avec en fond sonore le bruitage des cigales et autres cri-cri. Le balisage naturel est assuré par les lucioles que nous appelons vers luisants ; ici et là, « cayroux » ( tas de pierres patiemment rassemblées par les générations de paysans) et gariottes se succèdent, vestiges d'une activité qui a fait la renommée de Queyssac les Vignes : on y produisait le fameux vin paillé*. Depuis quelques années, il est remis au goût du jour, pour le plus grand plaisir des amateurs de cet apéritif local qu'il est conseillé d'accompagner d'une autre spécialité : les pets de nonne.

                                             Une gariotte
Nous sommes ici sur un coteau de la vallée de la Dordogne, non loin du cirque de Montvalent et si vous grimpez à Queyssac le Haut, par temps clair, vous apercevrez le Plomb du Cantal. Cette situation géographique privilégiée a son incidence sur notre patois local. Je dirais qu'il est « mâtiné cochon d'Inde ». En fait, la proximité de l'Auvergne s'entend au travers de la prononciation des consonnes, mais le Quercy plus proche se refuse à lui céder le pas alors que, de par mon expérience personnelle, je peux dire que l'occitan du Nord du Limousin est fort différent du notre.
Ce sont autant d'originalités qui facilitent le travail de Georges, le conteur. Cette année, le Jeantou et la Marissou - couple de paysans locaux- sont ces héros . Ils sont confrontés à la malveillance de leurs concitoyens. Il convient donc de renouveler une partie essentielle de leur patrimoine; en l'occurrence, comment se procurer un âne susceptible de faire pâlir de jalousie leurs voisins ?
Au fil de la balade, gariottes et cayroux se prêtent volontiers à l'évocation des péripéties de Jeantou et Marissou en quête de l'âne providentiel. Sans déflorer l'histoire, je dois avouer ma surprise: selon le conteur, il existe des œufs d'ânesse multicolores. Le hic, c'est qu'au grand dam de nos héros, malgré une patiente incubation, l'ânon se refuse parfois à l'éclosion...
Bref, par touches ponctuelles, c'est toute une époque qui nous est contée, émaillée de quelques savoureuses expressions occitanes qui, pour la plupart sont comprises par l'auditoire grâce à la gestuelle du conteur. Puis, l'obscurité nous encercle. Complicité de ses petits-enfants, bruiteurs talentueux par ailleurs … et mise en scène aidant par le concours des lampes torches, le physique du conteur est mis en valeur : ses chevelure et barbe poivre et sel s'y prêtent à merveille …
La balade ne saurait se terminer sans que Georges se raconte, lui et sa vie d'enfant et de jeune adulte. Mêlant rêve et réalité, la fin du conte est désopilante !Georges, récemment producteur des délicieux cabecous et autres fromages de chèvres a là une jolie reconversion pour sa retraite... pour le plus grand bonheur des spectateurs d'un soir, petits et grands !



Paysage : au fond , la vallée de la Dordogne
http://www.vin-paille-correze.com

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