31 juillet 2010
AMANDA A DIGNE-les- BAINS
Dans la série « Amanda à… »
Digne-les-Bains, 600 m d’altitude, 17.868 habitants, capitale de la lavande, chef-lieu des Alpes de Haute-Provence, petite ville touristique et thermale, située au confluent de trois vallées, me dit le guide Michelin.
Direction centre ville via le boulevard Gassendi : c’est jour de marché sur la Place du Général de Gaulle et moi, je ne résiste pas à un marché en Provence. Certains les trouvent tous pareils, moi pas. De Vaison-la-Romaine à Nyons, de Bédoin à Apt, ils ont chacun un cachet personnel. Celui-ci n’échappe pas à la règle et présente des spécialités montagnardes bien alléchantes, des confits de cerf, des cassoulets de marcassin et autres saucissons bien secs. Hum, Amanda, prends garde à ta ligne ! 

Résistant à la tentation je grimpe la ruelle en direction de la Cathédrale St Jérôme.
Sur la façade d’une maison, cette plaque :
Un passant m’apostrophe « Et oui, le temps de déjeuner et d’avoir une crise de foie ! »
C’est vrai, Digne se situe sur la route Napoléon qui va de Grenoble à Golfe Juan en passant par Gap, Sisteron, Digne, Castellane, Grasse et Cannes.
Le centre ville regorge de boutiques de couleur dont les appellations retiennent mon regard et ma curiosité :
Humour omniprésent !!!
En quittant la ville, des rencontres inattendues
et une légende, celle des Pénitents des Mées :
Les moines en procession près de la Durance virent passer un cortège de courtisanes mauresques capturées par les Sarrasins. Ils y prirent un plaisir si évident et si sacrilège que Saint Donat, depuis son ermitage les pétrifia sur place. Ainsi restèrent-ils figés pour l’éternité sous leur capuchon de bure…
Barles et ses Clues valent aussi le détour !
Un train touristique, le train des Pignes ( locomotive à vapeur datant de 1925) relie Digne à Nice : durée du trajet 3h3o avec arrêt dans certains villages « de caractère » A faire absolument ! Hélàs, aujourd’hui, je n’ai pas prévu cette excursion et comme de bien entendu, en Provence, il y a toujours des imprévus : la ligne est en travaux, alors il faut faire une partie du trajet en autobus ! Avec ma veine, je serais à Nice demain…
Le pays Dignois, entre Alpes et Provence abrite son plus haut sommet, la tête de l’Estrop ( 2.97O m) dominant les champs de lavande des Duyes et de l’Asse. Avec plus de 3OO jours de soleil par an ( les veinards !!!), le climat y est très sain et sec ( parfois il y a des exceptions, lire plus loin…)
3OO millions d’année d’histoire de la Terre sont présentes dans la plus grande Réserve Géologique d’Europe.
L’eau y est omniprésente : cours d’eau, torrents permettent de pratiquer des activités diversifiées ( kayaks, parapente, escalade..) et l’eau des sources thermales offre des cures de bien-être.
J’opte pour le Musée-Promenade
qui va me permettre de faire une belle ballade (pas trop épuisante) en forêt ( montée Bernard Dellasasagrande) et de comprendre d’où vient l’eau ( source St Benoît ) et de mieux comprendre son fonctionnement.
Au fil de l’eau des artistes ont installé des œuvres inspirées par elle ou son environnement.
Et puis il ya aussi le Jardin des papillons où l’on peut en dénombrer plus de 1OO espèces différentes !
Absolument génial, le silence, le bruit de l’eau qui ruisselle, la vue sur la ville…
De l’eau partout, même tombant du ciel car un orage violent s’abat sur la ville.
Pas question de s’abriter sous les arbres, règle numéro un en cas d’éclairs…
Alors, courir, courir, redescendre vite, attention, ça glisse, mes vêtements sont trempés…
Fin provisoire de la visite....On y reviendra !!!
29 juillet 2010
Tour de France: envers du décor
Tour de France. Pau. Jour de repos. Envie de découvrir l’autre côté du décor. Me voilà partie à la recherche d’indices. Facile. Ils sont partout: les coureurs, les suiveurs, les touristes, les japonais, les déjantés. Un petit aperçu ici:
Rabobank: l’équipe à qui parler:
Les vélos sont à la révision, et les coureurs seront bien gardés.
Il y a des japonais partout. Ils prennent des photos tout le temps
Des drôles de constructions fleurissent au milieu du parc Beaumont
Juste à côté de mastodontes en rang d’oignon.
Un village départ vide, c’est très reposant.
A propos de repos, certains s’en donnent à coeur joie.
D’autres préfèrent la pétanque
Le tour déjanté prend le relais
Et moi je rentre trempée.
28 juillet 2010
Rencontre inattendue
Rencontre inattendue
Le Tour de France suscite bien des passions
tant de la part de ses fans que de ses détracteurs. Au-delà de toute
polémique, ce qui me plait dans cet événement sportif ce sont ses
à-côtés
.
Il y a plusieurs années en arrière, j’ai aimé observer
la vie qui peu à peu animait la montée à l’Alpe d’Huez. Chaque jour un
peu plus de camping-cars amassés aux bords des épingles à cheveux.
Chaque jour de nouvelles banderoles ou de nouveaux dessins à la craie à
même le bitume, à la gloire de tel ou tel champion.
Cette année, je me suis trouvée à emprunter un col des Alpes le lendemain du passage du Tour de France.
J’ai
croisé nombre de ces coureurs amateurs qui font leur propre boucle dans
l’ombre des grands. J’ai dépassé quelques camping-cars esseulés au bord
de la route.
C’est alors que je me suis retrouvée nez à nez avec le maillot jaune, le maillot vert, le maillot à pois et le maillot blanc !
J’ai continué à monter au col épiant à chaque virage les bas côtés. Espérant une nouvelle rencontre de ces champions de bois.
Il n’y en a pas eu d’autre. Dommage…
26 juillet 2010
La chronique de Plume: les tribulations amoureuses de Solenn sur le Net
Épisode 3
[Plume, il faut que je te raconte tout !
-
J’y compte bien Solenn, je ne suis pas assise à la terrasse de ce
bouchon, en face d’une assiette de cochonnailles (choix très inhabituel
pour moi) pour t’entendre parler macro économie !!! Il va bien falloir
que tu me livres quelques bonbons acidulés pour alléger tout ça !
-
Ben déjà, ce site c’est un peu comme un supermarché à la veille des
fêtes de Noël quand tu as perdu ta liste ! Tu ne sais plus où donner de
la tête, tout te tente et au final tu repars avec des tas de sacs aux
articles inutiles dont tu ne te serviras jamais et dont tu jettes la
moitié en rentrant chez toi après avoir regardé le contenu d’un peu
plus près !
- Oui, je vois, un peu comme le premier jour des soldes
aussi, tu oublies l’article que tu avais repéré depuis des mois et tu
te laisses tenter par les offres super alléchantes ! Evidemment de
retour à la maison, tu te rends compte que tout ça ne rime à rien mais
c’est trop tard pour regretter. Et c’est quand même super agréable de
se laisser griser par toutes ces offres de plaisir bon marché, non ?!
-
Ah oui Plume, c’est même tellement agréable que j’y prends goût et je
ne me suis pas privée ! C’est en tout cas incroyable ce qu’on peut se
dire par écran interposé !!! Y en a qui se lâchent sacrément…En tout
cas moi je ne sais plus où j’en suis avec tous ces contacts, ces mails,
ces chats. Et oui, la plupart des hommes te donnent leur adresse msn
pour pouvoir chatter plus facilement. Faut dire que si tu ne t’abonnes
pas, tu ne peux entrer en contact qu’avec les membres Premium.
- Les membres Premium ??? Et ils sont premiers en quoi les Premium sur ton site ?
-
En rien, peut être en ouverture de porte monnaie ! (rires) C’est ceux
qui paient l’abonnement le plus cher pour pouvoir être contacté même
par les femmes qui ne s’abonnent pas…Et oui c’est gratuit pour les
filles mais en fait tu ne peux pas faire grand-chose sans abonnement et
les hommes ne peuvent rien faire sans, donc ils paient ou quittent le
site! lol. Ben oui Plume, c’est un business aussi ! Oh et puis les
agences matrimoniales aussi étaient payantes !!!
- Tu as raison,
même les petites annonces du Chasseur Français étaient payantes et
elles ont permis bien des mariages, alors….Bon tu me racontes ???!
-
Oui, alors figure toi que j’ai été contacté par un certain Epicéa, ah
et ne commence pas à rigoler comme ça ! Il a choisi ce pseudo parce
qu’il aime les arbres et en plus il sculpte le bois pour en faire des
petits meubles décoratifs, par exemple il fabrique des tables basses et
des portes plantes en forme de champignons. Un homme qui aime les
arbres et travaille le bois en guise de loisirs, ça ne peut que me
plaire…
- Si tu le dis, Solenn, si tu le dis… Et…tu l’as rencontré cet artiste en phase avec la nature ?
-
Rooh, ne commence pas à te moquer !!! Non, je ne l’ai pas rencontré,
avec lui je prends mon temps, je le garde comme un dessert…
- Ah, donc tu en as rencontré d’autres ?
- Oui…
- Comment ça oui ?! Et tu crois que je vais me contenter de ça !!!
- Lol, non je ne le crois pas et puis de toute façon, j’ai bien envie de te le raconter !
- Ben, j’y compte bien, je t’ai dit, l’assiette de cochonnailles, il faut que tu trouves un truc pour me l’alléger !
-
Et bien parmi tous les contacts que j’ai eu, j’ai eu envie d’en savoir
plus sur 2 autres, enfin pour l’instant parce que je ne vais peut-être
pas m’arrêter là !
- Eh, Una Sevillana ne s’arrête pas si vite… !
-
Donc, figure-toi que j’ai été en contact avec Felechat. Non, ça ne veut
pas dire fais le chat, mais F et le tchat ! F pour Fabien. Le jour de
mon inscription j’ai envoyé quelques petits mails à plusieurs hommes
dont celui-ci. Il m’a répondu très vite pour me souhaiter la bienvenue
et me dire qu’il était content que j’aie décidé de franchir le cap, que
j’avais raison de ne pas m’arrêter aux idées reçues. C’était sobre mais
plutôt bien tourné, ça m’a plu.
- Et donc tu as souhaité poursuivre l’échange voire l’approfondir, c’est ça ?
- Disons que j’ai été déconcertée, voire décontenancée par cet homme.
- Waouuh, décontenancée toi Solenn, ne me dis pas que tu t’es retrouvée sans savoir quoi dire ?!!
-
Ben si, mais rassure toi, j’ai rapidement eu mieux à faire ! En fait,
très vite Fabien m’a dit qu’il avait un contact sympa mais pas encore
très concluant et que donc….
- Que donc quoi ? Je suis sûrement un peu lente d’esprit mais ça ne me parait pas très clair ton histoire ?
-
Et bien, il m’a dit qu’il ne verrait pas cette personne avant
longtemps. Il a ajouté qu’il était un vrai coquin et qu’il aimait les
plaisirs sensuels et qu’on pouvait se rencontrer une première fois pour
voir si le courant passait bien entre nous. Et qu’il n’était pas contre
l’idée d’une aventure à court terme pour partager des moments de
plaisirs sans complexes et en toute simplicité…
- Et alors, tu l’as rencontré ?
-
Ah oui, je l’ai rencontré !!!! On s’est vu une première fois autour
d’un verre une fin d’après-midi, près de la Tête d’Or. Il n’est pas
bavard Fabien mais il dégage une telle honnêteté que je me suis sentie
immédiatement en confiance. Et puis, il faut dire qu’il est plutôt pas
mal avec ses cheveux poivre et sel, ses épaules bien dessinées et….
- Et quoi, arrête de faire ta fausse pudique !
-
Tu as raison parce que pudique je ne le suis pas restée longtemps ! Il
est technicien de maintenance et crois-moi Plume, le technicien, c’est
orienté vers la simplicité et l’efficacité ! En tout cas, deux jours
plus tard, je suis allée le rejoindre et je n’ai pas été déçue du tout
! Outre de très belles épaules, il a une peau dorée et de superbes
fesses, puisque tu veux tout savoir ! Il a raison de dire qu’il est un
vrai coquin et je peux te dire que le technicien coquin je ne connais
rien de mieux pour décoller immédiatement et sans retenue vers de très
longues plages de sable chaud ! C’était….comment te dire Plume,
c’était, je ne sais pas….
- Disons qu’en même temps, tu t’es sentie
délicieusement féminine, totalement comblée avec juste une petite
pointe d’inachevée qui te donne une irrésistible envie d’y revenir….
- Ben c’est tout à fait ça Plume, tout à fait ! A croire que tu as rencontré Fabien avant moi !!!
- Ah, c’est toi qui raconte Solenn, moi j’écoute….et tu racontes tellement bien que j’ai envie d’en entendre encore plus...
24 juillet 2010
Villages perchés
Ils sont nombreux en France, à nous regarder de haut, à nous toiser de leur superbe, et à s’inscrire dans le paysage comme des phares en terre qui guideraient des Don Quichotte d’un soir. Certains sont très connus – Gordes, Bonnieux, Roussillon, Oppède, pour ne citer que des provençaux – et occupés par une population de choix, d’autres le sont moins car situés loin de circuits touristiques; ils n’en ont pas moins de charme et attirent toujours le regard. On ne fait pas toujours le détour pour les découvrir et l’on a tort!
Dans les départements de la Loire et de la Haute-Loire, ces villages perchés m’interpellent et j’ai toujours envie d’aller fouler leurs ruelles, pénétrer leurs secrets, goûter à la fraicheur de leurs chapelles et églises, caresser les pierres qui les bâtissent, dénicher un angle de vue sur les lointains et sentir un passé enserré dans quelques traces à déchiffrer. La litanie de leurs vocables est déjà chemin de songes: Saint-Romain-le-Puy, Montverdun, Montarcher, Marols, Saint-Bonnet-le- Château, Chalencon…
Ce dernier m’est cher car incrusté dans l’enfance: il est à la fois perché et dominé car sis dans une vallée que l’on peut surplomber. Entre Velay et vallée du Rhône , ce bourg médiéval de Haute-Loire ( commune de Saint André de Chalencon) perché à 666 mètres d’altitude sur un promontoire au-dessus de la rivière l’Ance, possède un château dont subsistent un donjon rond à la cime de créneaux et des murs d’enceinte, une chapelle du XI ème siècle et quelques belles maisons. Du silence aussi car les voitures n’y ont pas accès. Au-dessus de la rivière, au bas du promontoire, un magnifique Pont du Diable avec sa légende accolée. Les chemins pour accéder au bourg sont pittoresques – surtout l’un d’eux car il part de mon village d’enfance (!) – un peu caillouteux mais qui permet une rupture vers ce lieu hors du temps.
Si vous passez dans cette région, faites le détour et racontez-moi!
Pour d’autres photos et informations, voir ici.
23 juillet 2010
Infrarouge - de Nancy Huston
Lu cet été :
J’avais déjà lu deux livres de cette Canadienne, installée à Paris : « Lignes de faille » ( Prix Femina 2006) et « Passions d’Annie Leclercq »
Ces deux ouvrages m’avaient passionnée et j’avais trouvé son style original et innovant par rapport à l’approche traditionnelle de l’écriture.
En lisant « Infrarouge », je n’ai pas été déçue, bien au contraire. Elle déploie dans ce « roman » ( qui n’en est pas vraiment un, mais un enchevêtrement de faits passés et présents ) une verve et une audace à faire frémir les âmes bien-pensantes. Si les scènes de sexe vous font rougir, si des mots un peu crus vous insupportent, alors ne lisez pas ce livre. Car du sexe elle en parle « comme un mec » et il est omniprésent chez son héroïne depuis l’âge de 5 ans.
Rena est reporter-photographe, elle a sillonné le monde et a eu trois maris, deux Noirs et un Asiatique, tous sortis de sa vie. Elle a deux grands fils, noirs eux aussi qui vivent loin d’elle mais auxquels elle voue un amour infini. Rena a un amant ( elle en a eu une flopée !), un journaliste « beur » issu de la banlieue qu’elle aime à la folie.
Le livre raconte les quelques jours de voyage à Florence et en Toscane que Rena offre à son père, Simon, chercheur juif pour ses 7O ans et à sa belle-mère hollandaise Ingrid. Elle met un point d’honneur à leur faire découvrir les merveilles de la Renaissance mais ce sera un flop total. Simon est trop vieux, Ingrid trop bête et Rena se retrouve avec Subra, son double, son invisible confidente ( ce qui donne une écriture neuve, un dialogue avec elle-même ) à remuer le passé et à en faire jaillir les souvenirs les plus dramatiques comme les plus érotiques et surtout les plus comiques.
Car ce livre est drôle, certains passages; assez irrévérencieux si vous êtes croyants, m’ont bien fait rire :
- San Lorenzo ! Il paraît que tandis qu’il grillait en martyr sur des braises, il a voulu qu’on le retourne pendant sa cuisson !
- Sainte Agathe ! Nombreuses sont les représentations de la jolie Sicilienne qui porte ses seins coupés sur un plateau. Au IIIème siècle, elle aurait lancé à son tortionnaire Quintianus « Homme cruel, ne te souvient-il plus de ta mère et des seins qui t’ont nourri pour me mutiler de la sorte ? » Mauvais calcul, se dit Rena. La dernière chose à faire quand on est menacée par un macho, c’est de lui parler de sa mère car c’est là que le bât blesse.Si on espère s’en sortir vivante, il faut lui parler de la pluie, du beau temps, de la politique, du sport- de n’importe quoi sauf de sa mère….dans la tête d’un macho, la mère est un nerf à vif. Dès qu’un homme me proclame fièrement pour me familiariser avec sa culture « Ici la mère est sacrée » je sais avec certitude que les nanas trinquent. Quintianus a disjoncté et Agathe traînée sur des charbons ardents jusqu’à ce que mort s’ensuive !
- Pourquoi ils ont la peau blanche tous ces angelots ? Jésus, Marie et Joseph et les apôtres étaient des Palestiniens, que je sache ! Des basanés, des beurs, quoi ! C’est scandaleux, c’est de la propagande sociale !
- J’ai toujours préféré, et de loin, Marie–Madeleine ( « il lui sera beaucoup pardonné parce qu’elle a beaucoup aimé « ) à Marie la Vierge. Du reste, les vierges adultes me donnent de l’urticaire, qu’il s’agisse de la déesse Athéna, de Jeanne d’Arc ou du Pape. Chaque fois que je pense aux innombrables rues, bâtisses, quartiers, villes et villages, rivières et montagnes de par le monde, affublés de noms de saints c’est-à-dire de vierges c’est-à-dire d’êtres humains ayant jugés sale et vil l’amour physique et aux milliers d’enfants ( dont mon frère) abusés par des prêtres en manque de tendresse et aux millions de morts infligées par de preux chevaliers chastes du christianisme, je blêmis et frémis de rage.
N’allez pas penser à la lecture de ces extraits que le livre remet en question la religion catholique ! Il remet pratiquement tout en question, l’éducation, le racisme, la lâcheté des hommes et leur faiblesse aussi.
Rena se bat pour toutes les femmes qu’elles a photographiées, les Afghanes en burka humiliées au quotidien par un époux qui a tous les droits, les prostituées qu’elle a prises en photo avec à la main une photo de leur enfant non désiré et de père inconnu.
Rena est une passionnée et je lui laisse la parole pour expliciter le titre du livre :
- Le beau avec l’infrarouge, c’est que ça se passe ailleurs, dans une autre réalité. Il faut imaginer à quoi la chose cadrée ressemblera une fois développée. L’infrarouge fait apparaître une lumière délicatement déformée qui semble venir d’un passé oublié. Des chapitres vifs et brefs mêlent ainsi présent et passé, révolte en banlieue parisienne ( on est en oct.2OO5),retours à l’enfance et à l’adolescence, conflits familiaux, codes féminin et masculin, vérités inavouées et finalement retour à l’amour du Père…
Un livre comme je les aime… Actes Sud : 21,80
21 juillet 2010
Le métro de Paris a 110 ans
source http://en.wikipedia.org/wiki/Paris_M%C3%A9tro
Tout
le monde sait que Paris est une des plus grandes agglomérations du
monde, qu'il y a des monuments, édifices et lieux très célèbres dans le
monde entier, comme la tour Eiffel, le Louvre, l'Opéra Bastille, la
place de la Concorde, etc. Toutefois qui n'a pas également entendu
parler du légendaire métro de Paris, une pièce maîtresse de cette ville ?
Cette semaine, on fête le 110ème anniversaire de la première ligne
allant de la Porte de Vincennes à la Porte Maillot. L’inauguration eut
lieu en toute discrétion le 19 juillet 1900 (Année de l'exposition
universelle). Ce n'est que quelques jours plus tard, que les citadins
eurent connaissance de ce nouveau moyen de transport urbain. Le succès
arriva alors sans tarder et les mois et années suivantes, le réseau se
développa rapidement.
Plan du réseau en novembre 1900
Source: http://carto.metro.free.fr/histoire/
Et aujourd'hui
Publié par carto.métro en exclusivité pour Kaléïdo'blog
Il est assez impressionnant de constater que les plans établis par Fulgence Bienvenüe et Edmond Huet à la fin du 19ème siècle, sont encore aujourd'hui le maillon de base du réseau.
Plongeons-nous dans le passé.
Une station typique vers 1930
source http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Metro_de_Paris_-_Ligne_9_-_Porte_de_Montreuil.jpg
…Et la cabine de conduite de l’époque (Rame Sprague)
Aujourd'hui le confort est amélioré, toutefois on va de plus en plus vers la conduite automatique sans conducteur.
Document vidéo de la 2ème guerre mondiale sous l’occupation allemande.
Document vidéo des débuts du métro sur pneu.
Savez-vous qu’il y avait des places de première et de deuxième classe ? Ce n’est que depuis 1991 que la classe est unique.
Pour tout connaître sur le métro de Paris.
L'historique et le développement sur le site du Musée des Transports Urbains Amtuir et Wikipédia
Si vous voulez tout savoir sur le plan en détail avec les voies, y compris les raccordements, les voies de dépôts, etc., alors ici c'est pour vous sur le site carto.metro
Justement,
merci à Franklin, le concepteur du site carto.métro, pour son aide,
notamment pour son aimable autorisation de disposer de ses plans.
Pour conclure.
Ambiance rétro:
voyage spécial historique avec une rame Sprague
Et musique:
la célèbre chanson de Serge Gainsbourg, Le Poinçonneur des Lilas.
Comme pour Londres, New-York, Moscou ou Tokio, peut-on s'imaginer Paris sans métro ?
19 juillet 2010
La chronique de Plume: les tribulations amoureuses de Solenn sur le Net
Episode 2
Juin 2010, sur la terrasse d’un
bel appartement lyonnais. L’air doux effleure délicatement les épaules
des deux femmes confortablement installées sur une balancelle. Elles
échangent leurs confidences autour d’un thé à la menthe et dégustent
quelques pâtisseries orientales.
- Plume, ça y est, je l’ai fait !
Silence…juste
le bruit d’une bouche qui savoure chaque grain d’un makhrout aux
dattes. Deux paupières se soulèvent lentement et un menton se redresse
légèrement pour manifester à Solenn un certain intérêt.
- Je l’ai fait et tu ne me bombardes pas de questions !!!!
-
Pas la peine, tu vas me raconter dans le détail et si j’ai envie
d’avoir des précisions, alors je te poserais des questions. Et cette
fois j’ai les yeux et les oreilles grands ouverts.
- Ben en fait j’ai
découvert que Valérie, la contrôleuse de gestion de ma boite, Thierry
mon plus ancien partenaire de flamenco et même Maeva, la petite jeune
canon de la compta y étaient !
- Ben tu vois, ce n’est pas réservé aux vieux, moches et dépressifs !
-
Exactement ! Et vu comme je rame toute seule dans ma galère, coincée
sur les quais de Saône depuis mon histoire avec Xavier, je me suis dit….
-
Tu t’es dit que l’été approche, que tu n’as pas envie de le passer
toute seule, qu’il faut bien que tu trouves un moyen pour passer à autre
chose et en femme moderne et autonome, tu as franchi le pas !
- Ben oui, c’est ça ! Comment tu as deviné, Plume ?!
-
Oh, je n’ai rien deviné du tout, Solenn. Par contre ça fait plus de 6
mois que je t’écoute, une à deux fois par semaine ! Allez raconte-moi la
suite.
- Alors pour t’inscrire, tu dois choisir un pseudo. Il parait
que c’est super important le pseudo. Remarque c’est vrai parce que les
hommes avec des pseudos du genre : « leserpent31, Nounours du soir,
Perdu sans toi… », je n’ai aucune envie de les rencontrer. Après ça, tu
as l’épreuve de la photo et celle de l’annonce, un vrai parcours du
combattant à moins que ce ne soit un parcours initiatique…d’autant que
tout ça doit être validé par une équipe de modérateurs. C’est dans le
but d’éviter les photos pornos et les textes obscènes. D’ailleurs c’est
bien précisé sur ce site que les gens qui ne cherchent que des relations
sexuelles du genre « one shot », n’ont rien à faire là. Si tu veux
juste un partenaire pour la gaudriole, tu t’inscris sur les sites faits
pour ça, il en existe pour tous les goûts !
- Ok, ok. Je vois, en
fait tu t’es inscrite pour faire une rencontre sérieuse et pas pour
enchainer les petites aventures sans lendemain. Du sérieux, du solide,
du consistant dans la durée, sinon rien pour mon amie Solenn ! Tu n’es
pas d’humeur badine, point de frivole légèreté pour une respectable
responsable de formation !
- Oh, Plume ! Tout de même un peu de fantaisie et de croustillant ne sont pas fait pour me déplaire, tu me connais quand même !
- Ben, disons que j’ai eu un peu peur pendant quelques instants !
-
Alors, j’ai mis 3 photos de moi. Une seule, je trouve ça caricatural,
j’ai plusieurs facettes alors autant le montrer tout de suite. J’ai
choisi une photo de profil au bureau, comme ça on me voit dans mon
quotidien et en même temps, je montre ma crinière bouclée…Une autre plus
récente, c’est une que Raphaël a prise à ta soirée le mois dernier, tu
te souviens ?
- Oui, celle où je t’ai trouvé un air épanoui et mutin, quand tu rejettes la tête en arrière, c’est celle là ?
-
Oui, je l’aime bien moi aussi. Et pour finir, j’ai mis une photo où on
me voit debout, dans une tenue de flamenco. Celle que je préfère bien
sûr, la robe blanche à pois rouge et volants assortis, avec bien sûr la
traditionnelle rose rouge sur l’oreille et la mantille ! Comme ça, je
trouve qu’on voit tout de suite qui je suis, mes différentes facettes.
Et d’ailleurs, mon pseudo, c’est Sevillana !
- Eclat de rire de
Plume. Super, et sur ton annonce tu as indiqué : « pasionaria cherche
hombre caliente pour noches de fuego » ! Ah Solenn, je t’adore !
-
Roooh, pas du tout ! Tu es incroyable toi ! J’ai dit que j’étais une
femme épanouie, pleine de vie et d’énergie qui voulait partager ses
passions avec un homme ouvert et généreux, pour vivre une histoire forte
qui sortira des sentiers battus. D’ailleurs ma page a déjà été visitée
de nombreuses fois, j’ai reçu plusieurs mails et beaucoup de flashs !
- Ça ne m’étonne pas Solenn, pas du tout même, mais c’est quoi un « flash » dans ce genre d’endroit ?
-
Eh bien, c’est un signe que t’envoient les hommes qui visitent ta page,
pour te montrer qu’ils ont trouvé ton profil intéressant et chercher à
t’éblouir en quelque sorte.
- D’accord, d’accord. En tout cas c’est
certain qu’une femme épanouie qui veut vivre une histoire sortant des
sentiers battus, avec un homme généreux et ouvert, je ne doute pas que
tu vas avoir beaucoup de succès ! Tous les espoirs sont permis pour ces
messieurs…
- Mais Plume, c’est quoi ces sous-entendus ? Ils sont très bien les hommes qui me contactent.
-
Mais, je n’en doute pas Solenn, je n’en doute pas. D’ailleurs tu vas me
raconter la suite de tes aventures la semaine prochaine. Je suis
certaine que tu vas bien t’amuser et c’est l’essentiel Solenn, l’es-sen-tiel. Et moi j’aime partager avec toi, les bons moments et les petits (ou grands) plaisirs de ta vie !
Edit de l'équipe de rédaction: cet article est le 200 ème de Kaléïdo'blog!!!!!!!!!!
18 juillet 2010
Il ne faut pas confondre macarons et mascarons
Les gourmands connaissent les macarons, spécialité de Saint Emilion , mais connaissez vous les mascarons de Bordeaux ?
C’est
l’article de Sprite sur le Green Man qui m’a fait penser à ces «
veilleurs de pierre » qui, partout dans la ville, appellent le regard
des passants curieux au détour des façades. Il suffit de lever les yeux
pour les découvrir. J’emprunte les termes « veilleurs de pierre » à une
plume Bordelaise, Michel Suffran, auteur d’un ouvrage qui porte ce titre
et qui est consacré aux mascarons de Bordeaux.
En architecture,
un mascaron est un ornement représentant généralement une figure
humaine parfois effrayante dont la fonction était, à l'origine,
d'éloigner les mauvais esprits afin qu'ils ne pénètrent pas dans la
demeure. Ils sont le plus souvent sculptés sur la clef de voûte des arcs
des fenêtres ou des portes ou sur les linteaux. Certains mascarons
apposés sur une fontaine crachent de l'eau.
Nés en Italie, (le mot vient de l'italien mascharone, lui-même emprunté à l'arabe mascara
signifiant bouffonnerie) les mascarons sont entrés dans Bordeaux dès le
XVIe siècle, mais c’est surtout pendant la période classique qu’ils
connaîtront un immense succès et décoreront les façades des premiers
hôtels particuliers. Au XVIIIème siècle les mascarons prendront plus de
place dans la décoration et foisonneront pour embellir la cité, sur les
places et dans les rues voulues par l’Intendant Tourny. Les siècles
suivants continueront, mais dans une moindre mesure, à utiliser les
mascarons comme accessoire décoratif, symbole d’un brillant passé.
Bordeaux
n'a pas l'exclusivité des mascarons en France. On peut en admirer à
Nancy, Aix, Paris ou Versailles. Mais la capitale girondine en possède
plus de 3000 disséminés sur des centaines de façades.
A y
regarder de près (et l’on se prend vite au jeu) ces figures hors du
temps ne sont pas de simples masques c'est-à-dire des simulacres, des
trompe l’œil, ce sont de véritables visages. Jamais deux mascarons ne
sont identiques. Beaucoup de soin est apporté par les tailleurs de
pierre (artistes reconnus ou artisans locaux) au regard, à la finesse
des traits, au dessin des lèvres. Les expressions sont parfois
innocentes, coquines, narquoises, grimaçantes, les regards perçants, la
bouche grave ou animée d’un grand sourire.… Les chevelures et les barbes
sont traitées avec un réalisme fascinant ou simplement stylisées...
Les inspirations sont multiples : aux traditionnelles figures mythologiques,
Neptune, Bacchus ou Cybèle
S'ajoutent des animaux fantastiques, 
des visages du carnaval, des anges joufflus, des fauves grimaçants ...
Ils reflètent aussi l'histoire de la ville avec les portraits de notables ou des visages africains
en référence à la traite négrière qui contribua à la richesse de la ville.
Les
détails des coiffures, des bijoux, des accessoires reflètent souvent la
mode de leur époque. Certains mascarons intègrent des symboles
maçonniques, chrétiens ou juifs…
C’est
un plaisir pour le photographe amateur de partir, au hasard des rues ou
des quais, à la découverte de ces témoins du passé et d’imaginer quelle
histoire pourrait nous conter la jeune délurée,
Le faune rieur,
la matrone satisfaite 
17 juillet 2010
D’étranges créatures
Ceux qui sillonnent les petites routes de France ont sans doute remarqué ces étranges créatures au milieu des champs.
De
preux chevaliers du 21ième siècle avec leur cape en film de plastique
noir flottant au vent, leur heaume-bidon en guise de visage et une épée
de bois au travers de leurs bras. Un genou à terre, ils veillent sur les
semis de maïs et de tournesol.


Des épouvantails nouvelle génération, bien loin de ceux des Anciens fabriqués en paille ou en osier et revêtus de la chemise à carreau du grand-père et du fichu de l’arrière grand-mère.
Au-delà de la beauté qu’ils m’inspirent, ces Don-Quichotte des temps modernes sont bien le signe du désarroi des agriculteurs face aux dégâts occasionnés par les corvidés dans leurs cultures.
Qui n’a pas vu une troupe de corbeaux freux s’abattre dans un champ fraichement semé et déterrer méticuleusement une par une chaque graine, ne peut se rendre compte de l’importance des dégâts.
Qui ne les a pas vus suivre les lignes de semis tirant les jeunes plants de maïs à la recherche de la graine, provoquant le sectionnement de la partie végétative et sa mort, ne peut comprendre les problèmes engendrés qui peuvent aller jusqu’au resemis de la culture.
Les problèmes deviennent si importants que les organisations professionnelles ont lancé une enquête afin de dresser un état des lieux national. Car tout est affaire d’équilibre.
« Un corbeau c’est beau ! Trois corbeaux, bonjour les dégâts »
Savez-vous comment les Anciens prévenaient les dégâts des corbeaux ? Par des épouvantails certes, mais aussi parce que le garde chasse du village tirait au printemps sur les nids des corbeaux au sommet des arbres. Méthode brutale mais efficace, (sans doute pour cela que l’espèce se raréfiait… et comme j’ai dit plus haut, tout est affaire d’équilibre), et maintenant strictement interdite.
Il y avait aussi une autre méthode. Rien de mieux qu’un corbeau vivant attaché par une patte à un pieu planté dans le champ. Ses cris de détresse découragent tout autre corvidé de se poser dans le dit champ ! Méthode barbare il faut le dire et dénoncée par la SPBECFMT (Société Protectrice du Bien Être des Corbeaux Freux dans les Maïs et les Tournesols) et donc interdite.
Comment faire pour que corbeaux freux et agriculteurs vivent en bonne harmonie ?
Les mesures de régulation autorisées ne sont malheureusement pas assez efficaces. Alors si j’étais un haut fonctionnaire, j’aurais deux propositions supplémentaires :
J’instituerais une caisse d’indemnisation. Sur l’exemple de la Fédération de la Chasse qui indemnise les agriculteurs des dégâts occasionnés par les sangliers ou les chevreuils dans leurs cultures.
Mais pour les corbeaux, qui va payer ??
C’est tout un chacun qui
participerait à cet effort, au travers d’impôts locaux. Après tout nous
sommes tous pour la diversité écologique et cela a un coût. Pourquoi
seuls les agriculteurs devraient ils l’assumer à leurs frais.
J’organiserais un concours annuel de preux chevaliers. J’en serais le juge et je sillonnerais les campagnes à la découverte de ces Don Quichotte des temps modernes !
Mais avec des « si », on mettrait Paris en bouteille…




























