Kaléïdo'blog

Blog journalistique à plusieurs mains

30 juin 2010

Vive la fibre écolo

La prise de conscience écologique et la recherche de nouvelles matières influencent le prêt à porter. La fibre synthétique perd du terrain et les industriels se tournent vers les éco-textiles. La mode se met au vert !

Depuis quelques temps de nouveaux tissus font leur apparition aux côtés du coton bio pour réduire l’impact environnemental de l’industrie textile, très polluante. Outre leur intérêt écologique, ils améliorent souvent notre confort.

Après le bambou, on connaît désormais les qualités esthétiques du Soja.

La fibre de soja est obtenue à partir des protéines de sa graine. Elle permet de fabriquer une matière très douce, fluide et soyeuse au toucher. Elle sèche rapidement et possède une élasticité supérieure à celle de la laine du coton dont elle a toute la finesse. C’est une matière très saine car anti-transpirante : adieu les odeurs !

Autant de raisons pour prendre plaisir à réserver une place de choix dans nos tiroirs et nos placards à cette nouvelle fibre !

Quelques liens :

www.ateliersdelamaille.com
www.lesfeesdebengale.fr

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29 juin 2010

Des cloîtres

 

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J’aime les cloîtres. Les minuscules comme les grands, les romans comme les gothiques. Mais je les aime entiers, non amputés d’une travée, afin d’en faire le tour, plusieurs fois, changer de sens et poser mes pas là où tant d’autres avant moi ont marché, médité, prié, rêvé.

J’aime cette enclave où l’épaisseur des silences donne toute sa résonance.

J’aime cet espace à la fois “dehors” et “dedans” où la lumière verticale se déploie et s’infiltre mais laisse toujours des zones d’ombres et d’incertitudes.

J’aime poser mes doigts sur les vieilles pierres et sentir sur ma peau la caresse granuleuse qu’elles y déposent.

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J’aime cette géométrie travaillée, ce carré qui n’est pas un rond et qui permet de caler mon dos dans un des angles et laisser le regard s’écarteler dans les obliques, embrasser l’espace clos.

J’aime les arcs formés par les piliers, simples ou travaillés et les oculus parsemés  accrochant des vues parcellaires d’un ciel dont on sait si peu.

J’aime ce coeur , le jardin, où règne souvent un puits d’eau et de lumière et où l’on soupçonne qu’une vérité pourrait s’y cacher.

J’aime ce vacillement qu’ils m’inspirent et les silences du silence qu’ils me lèguent.

J’aime le cloître Saint Trophime, celui de Sénanque, de Fontfroide, du Thoronet, de Cavaillon, de Saint Ghuilem du désert…

J’aime découvrir des  cloîtres inconnus dont j’espère toujours une révélation, et me laisser traverser par la lumière qui habille la pierre.

 

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De haut en bas: cloître de l’abbaye de Fontfroide (11), le Thoronet (83), Saint-Emilion (33)

Posté par Bruyere à 08:00 - Culture - Vos réactions [11] - Articles rédigés par :

28 juin 2010

Les renards sont entrés dans Londres

GetAttachmentSi les loups d'un certain Reggiani sont entrés dans Paris, Goupil a fait sont entrée dans Londres depuis belle lurette. Avec d'autres animaux qui s'acclimatent à la vie moderne, leurs habitudes changent en même temps que celles des hommes. Les mouettes font maintenant leurs emplettes sur les décharges publiques plus souvent que dans le sillage des chalutiers pigeons et étourneaux trouvent de plus en plus leur bonheur en ville; j'ai même vu un écureuil finir une boite de Mc Do dans un parc.

Depuis quand les renards font-ils parti de la vie londonienne? Je n'y aurait sans doute jamais réfléchi si Cassy ne m'en avait pas parlé. Or, la semaine dernière c'est un fait divers qui a rappelé les Londoniens à l'ordre que ces bêtes de plus en plus apprivoisées demeurent sauvages. Deux fillettes jumelles de sept mois ont été attaquées dans leurs berceaux au premier étage de leur maison pendant que leurs parents regardaient tranquillement la télévision et que leur frère ainé dormait dans une autre chambre. Il faisait chaud, la porte du jardin arrière avait été laissé ouverte et les femelles sont paraît-il attirées par les sons émis des bébés.

Londres aurait été colonisé par les renards depuis les années trente, voire avant et partout en général, il y a plus de renards urbains que campagnards. Bien sur, il y a la théorie que le renard étant l'enjeu des chasses à courre encore pratiquées par la noblesse anglaise, il aurait trouvé refuge hors de portée des territoires de chasse. Une belle théorie que mon esprit poétique favorise.
En fait, le renard est par nature opportuniste et paresseux; omnivore et carnassier, il peut se nourrir de tout, pourquoi donc chasser des proies insaisissable quand il peut récupérer nos ordures. Son ancien régime de vers, insectes, rongeurs, oiseaux, lapins fait donc place à nos épluchures, repas à moitié consommés ou avariés et,… retenez vos sensibilités, aux couches de nouveaux nés. Ce serait donc la théorie la plus plausible pour les fillettes blessées: le renard ne les aurait pas attaquées (leurs blessures auraient été autrement plus graves) mais aurait cherché à les retourner pour avoir accès au contenu de leurs couches, consistance idéale paraît-il pour de jeunes renardeaux.
Ce qu'on avait donc considéré comme une sorte d'apprivoisement, les renards osant de plus en plus être vu prêt des maisons d'habitations n'est du qu'à nos changements dans le traitement des ordures ménagères.
Je me souviens de la première fois où j'en ai vu un dans le faisceau de mes phares très tard une nuit de gel il y a tellement d'années. Il a marqué une pause, une patte avant relevé, m'a regardé droit dans les yeux avant de se fondre dans la nuit en direction du parc le plus proche.
Souvent, si on se trouve dehors tard le soir, on croit apercevoir un chien à la démarche un peu plus féline, puis le regard se focalise un brin sur une queue plus touffue et un museau plus pointu, mais déjà il a traversé la rue et disparu dans une ruelle dont on ignorait jusqu'alors l'existence.
Les glapissements sont semblables à un aboiement grave. Il y a quelques mois, certains m'ont réveillée. Même ici, près d'un carrefour très empruntés et plutôt bruyant, ils s'enhardissent. Mme Goupil, remarquez, c'était peut-être Mr, s'était retrouvé prisonnière du petit enclos qui fait office de jardin pour mes voisins du rez-de-chaussée. Son partenaire l'attendait dans l'allée du petit parc en sandwich entre l'immeuble et le carrefour. Finalement elle (ou il) a trouvé une issue et ils se sont rejoints sous les arbres pour repartir aussitôt en quête d'autres poubelles.
Un des poème moderne les plus célèbre de Ted Hughes (ex-mari de Sylvia Plath qui a figuré dans certains écrits du printemps des poètes pour vous le situer), s'appelle The thought-fox qui se traduit par le Renard-pensée ou le Renard-esprit selon les traducteurs, un des poèmes les plus étudié par les élèves anglais.
Il y compare la relation de l'écrivain avec le processus d'écriture avec la présence de plus en plus perceptible d'un renard. Je n'ai pas trouvé de traduction en ligne satisfaisante, je vous laisse donc la mienne.
(Ci-joint, recommandé à l'écoute, une vidéo du texte lu en anglais par l'auteur)
http://www.youtube.com/watch?v=WHclDG71OlA)

La Pensée-Renard

J'imagine cette forêt du moment de minuit
Quelque chose d'autre est en vie
A part de la solitude de l'horloge
Et de cette feuille vierge où se meuvent mes doigts.

A travers la fenêtre je ne vois aucune étoile:
Quelque chose de plus près
Et pourtant plus profond au sein des ténèbres
Pénètre la solitude.

Froid, délicat comme la neige sombre,
Le nez d'un renard effleure brindille, feuille;
Deux yeux servent un mouvement, ce maintenant
Et encore maintenant, et ici, et encore là

Imprime des traces nettes dans la neige
Entre les arbres, et avec précaution une ombre estropiée
S'attarde près d'une souche et dans le creux
D'un corps qui vient en effronté

A travers les clairières, un œil,
Une verdeur qui s'élargit, s'approfondit
Brillamment, en se concentrant,
Apparu comme par sa volonté
Jusqu'à ce que, soudain
avec une chaude puanteur vivace de renard
Cela pénètre le trou noir de la tête.
La fenêtre demeure sans étoiles; l'horloge fait tic-tac
La page est imprimée.

Non seulement le Renard appartient profondément à la littérature française depuis Le Roman de Renard, il fait également parti des cartes médecines de Jamie Sams et David Carson. Elles sont supposées nous transmettre une méthode de divination unique et puissante, issue de la Roue de Médecine des Amérindiens. Elle nous enseignerait à reconnaître plus clairement notre chemin sur la Terre-Mère, à partir du symbolisme animal. La médecine dont il est question ici favoriserait la guérison du corps, des émotions, du mental et de l'esprit, en améliorant le lien qui unit chaque être humain au Grand Mystère et à tout ce qui vit.
Les Cartes Médecine constituent à la fois un instrument de connaissance et un jeu passionnant où puiser de précieuses leçons de vie engendrant pouvoir personnel, force et compréhension.

Donc si le Renard apparaît dans votre vie d'une manière ou d'une autre, c'est qu'il est temps pour vous de devenir comme le vent qu'on ne voit pas mais qui est capable de se faufiler et de se sortir de toutes sortes de lieux et de situations. Il serait sage d'observer les actes des autres plutôt que d'écouter leurs paroles. Utilisez votre nature rusée d'une manière positive; demeurez silencieux sur le 'qui' et 'quoi' et 'pourquoi' de vos observations. En apprenant l'art du camouflage, vous testez vos habilités d'invisibilité. Imaginez que vous vous déplacez avec grâce et agilité, sans être remarqué ou empêché par autrui. Vous développerez ainsi l'habileté de savoir instantanément ce qui vient après chaque événement, le moindre soit-il. La médecine du Renard vous apprend l'art de la perception de l'Unité de toutes choses.
Il y a donc beaucoup à prendre ou à laisser en méditant sur le renard, qu'il soit de ville ou bien des champs. Je vous laisse avec

chaleur de solstice -
une rousseur se faufile
au cœur de la nuit

sprite June 2010

Posté par kaleido-blog à 07:11 - Fait divers - Vos réactions [0] - Articles rédigés par :

26 juin 2010

Un passionné

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René Tordo le dit lui-même, c'est un passionné.
Sa passion, vraiment particulière, est peu commune et plutôt encombrante,
car il a depuis toujours une passion pour un arbre.
Oh ! Pas n’importe quel arbre, non !
L’arbre de Minerve, selon les romains,
celui dont les rameaux ornent le drapeau des Nations Unies,
symbole de paix depuis l’antiquité ;
cet arbre au feuillage gris, au tronc noueux et tourmenté,
en un mot, l’Olivier.

400px_Roquebrune_Olivier_MillenaireUn olivier millénaire
Source Wikimedia Commons


Cet arbre est aussi symbole de longévité,
même s’il est assez difficile d’en déterminer l’âge avec exactitude,
mais il n’est pas rare de voir des oliviers multi-séculaires voire millénaires.
Ne dit-on pas ici qu’«à cent ans, l’olivier est encore un enfant »?

Ainsi, en 1931, des fouilles ont permis de mettre à jour à Athènes l'école Académos,
et là parmi les vestiges, un olivier encore vivant mais en piteux état
fut identifié comme étant celui à l'ombre duquel,
quatre cents ans avant notre ère, Platon enseignait que la philosophie à ses disciples.

On dit même que cet arbre serait éternel, ce qui est en partie vrai.
En vieillissant, celui-ci émet des rejets à partir de la souche et ainsi ne meurt pas.

C’est cette faculté qui a permis à René Tordo de développer sa passion.
Durant des années il a parcouru la région niçoise à l’affut des chantiers
où hélas trop souvent les oliviers furent massacrés.2n6t2lu
Récupérant, chaque fois que c’était possible, le moindre éclat vivant,
quelle qu'en soit la taille, de quelques dizaines de centimètre à plus d’un mètre,
pour le remettre en terre et par là-même, lui donner une seconde chance.
A ce jour, ce sont des centaines d’arbres qu’il il a sauvé et fait revivre de cette façon.
S’il s’était simplement contenté de cela,
il serait aujourd’hui à la tête d’une fort belle collection lui permettant,
selon son souhait, de faire connaître l’immortalité de cet arbre.


Mais il est allé beaucoup plus loin que cela.
Non content de les faire revivre,
il les a sculptés avec amour,
dégageant de chacun un caractère particulier
et en faisant à tout jamais des œuvres d’art uniques au monde.

29elmpxLa main de l'artiste à coté d'un olivier qui a "brûlé".

Son site : http://www.r-tordo.com

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23 juin 2010

LE « CHE… »

DANS LA SERIE : « Amanda au Ventoux : RENCONTRES INSOLITES :

De toutes mes rencontres inattendues dans cette douce Provence, Celui qui m’a vraiment sidérée, est incontestablement le « Che », surnom que je lui ai ironiquement attribué !

Le « Che » c’est mon voisin, de son vrai nom Chédécal, prénom René…
Chédécal, aussi surnommé par d’aucuns « Le Chacal » à cause de son physique à la Gargamel, peu avenant ( non, vous n’aurez pas de photo. Je n’en possède pas et à moins d’un téléobjectif à la paparazzi, je n’en aurai jamais !)…

Dans les années soixante-dix, Chédécal et son épouse furent parmi les premiers à acquérir une propriété dans le Hameau et à y vivre en permanence ( sauf quand ils partent avec une caravane datant de Mathusalem, sévir dans un camping qui ne doit pas être ravi de les voir arriver !)
Dans les années soixante-dix, un règlement de co-propriété fut établi, répartissant les charges diverses ( piscine, communs etc) entre les différents résidents ainsi que l’engagement d’un couple de gardiens ( voir mon article précédent « Les Combin » )
Ce règlement subit au cours des années, forcément des modifications diverses, auxquelles le couple Chédécal refusa d’emblée d’adhérer et débuta dès lors une série de procès et d’attaques judiciaires en règles ( leur fille est avocate à Valence ) débouchant de référés en appels et ayant pour résultat que le couple doit une forte somme à la communauté depuis des années…ainsi que le départ des Combin…

Ceci ne vous intéresse sans doute absolument pas, mais cela dépeint déjà un peu la mentalité des personnages qui sont mes voisins ( heureusement bien cachés par des arbres et à distance de ma terrasse )

Au physique le « Che » est un petit bonhomme à lunettes, chafouin et perpétuellement en colère ( particulièrement quand on l’entend s’adresser à son épouse), vêtu d’un bout de l’année à l’autre d’un vieux « bleu » de travail ( = salopette de garagiste ). Sa femme, cheveux gris en bataille et lunettes de vieille institutrice porte à l’identique un « bleu », avec quelquefois un grand tablier de bonne femme à fleurs ( une folie ! ). Tous deux ont à présent 8O ans bien sonnés.

La première année de notre arrivée ici, nous poussons la témérité jusqu’à aller nous promener à l’arrière de notre maison dans la Garrigue et c’est ainsi qu’à notre grande stupéfaction, nous tombons sur l’arrière de la propriété voisine, ceinturée de fils de fer barbelé, avec une grande pancarte ficelée dessus :
« Propriété Privée – Passage Interdit sous peine de balles dans le c… ! »
Et quand nous remontons vers la route, devant sa maison, nous découvrons qu’il a tendu une large corde piquée de fil barbelé (et oui, encore ! ) devant la descente vers sa maison et son garage, corde à laquelle pendouillent des morceaux de tissus rouges, le tout entourant une espèce de pyramide en fer blanc bardée de piques. De temps en temps il y suspend aussi une pancarte sous plastique sur laquelle il a griffonné toutes les revendications, inégalités et soi-disant infractions commises en ce lieu).
Il a arrêté, car à chaque fois, mystérieusement, sa pancarte finissait sa vie soit dans la Garrigue, soit en mille morceaux sur la route. Bizarre…

Réaction de tous « C’est un fou ! »
D’accord, un fou dangereux en plus car un enfant de passage pourrait s’y blesser. A quoi il répond ( comme la fois où il a failli en écraser un…) :
« Je m’en fous, j’ai une bonne assurance… »

Mais le jour où la coupe déborde, c’est quand nous recevons en même temps deux plis recommandés envoyés à notre adresse en Belgique, mais avec un mauvais numéro, donc jamais reçus là-bas, ainsi qu’une assignation au Tribunal de Valence pour le lundi suivant pour « non-abattage d’arbres mitoyens excédant une hauteur non légale de 5 mètres ! »
Mon sang ne fait qu’un tour, cette fois, il va m’entendre. On verra bien s’il sort son fusil…
Avec rage ( et précaution ) je passe sous son fil et je le trouve sur sa terrasse en compagnie de Madame. Je l’apostrophe :
« Monsieur, (jamais je n’aurais dû lui donner ce nom-là !) Je ne sais pas pour vous, mais dans mon pays, on se parle entre voisins et si mes arbres vous gênent, venez me trouver au lieu d’écrire et on trouvera une solution. »
Il m’interrompt d’un geste brutal :
« Depuis que vous êtes là, vous ne vous êtes pas présentée devant moi. ( ! !) Vous parlez avec des gens hors-la-loi et même les recevez chez vous ! Vous faites donc partie du Clan Ennemi. Sortez de chez moi et coupez-moi ces arbres illico »

Les arbres sont coupés.
Le Che est toujours là, seul avec sa triste épouse et sa vie de rat.

Je ne le plains pas. Je n’ai jamais connu quelqu’un d’aussi mauvais. La méchanceté à l’état pur, je vis à côté. Il ne m’ennuie pas, il continue ses procès en douce et va les perdre les uns après les autres.
Comme il a déjà perdu sa fille qui ne vient plus le voir.

Rassurez-vous ! Je suis entourée de gens charmants partout ailleurs, le ciel est bleu ( enfin presque tout le temps !) et la Provence me charme toujours autant…
C’est juste pour dire…
Que le Chédécal n’entre pas dans cette image d’Epinal !

Posté par Amandannie à 08:00 - Blabla - Vos réactions [4] - Articles rédigés par :


22 juin 2010

Etre parent ça pourrait s'apprendre ??!

Connaissez-vous l’Ecole des Parents et Educateurs ou EPE ? Oh, j’entends déjà certaines réflexions :
  — Qu’est ce que c’est encore que ça, une école pour devenir parents, parce que ça s’apprend d’être parent ?
  — Non mais qu’est ce qu’on ne va pas chercher maintenant, de nos jours on complique tout ?

Et bien tout d’abord l’Ecole des Parents et Educateurs n’est pas un mouvement récent, pas du tout même, elle fut créé par Marguerite Vérine-Lebrun en 1929, reçut le premier agrément du ministère de la Jeunesse et des Sports en 1949 et fut reconnu d’utilité publique en 1956….
Ce n’est donc pas une simple tendance de la société actuelle que de s’interroger sur le rôle et la fonction de parent. Aujourd’hui l’EPE couvre tout le territoire, elle est implantée dans 45 départements et 17 régions.
Etre parent, c’est une source de joies intarissables soit mais….de moments difficiles en tout genre aussi! Sans compter que parfois tout se passe très bien avec le premier, voire le second puis arrive un troisième qui s’emploie à vous démontrer que vous n’êtes pas le parent parfait que vous imaginiez et là, c’est bon de pouvoir en parler avec d’autres parents et des bénévoles bienveillants !

Les principales missions de ces structures sont :

  • D’accompagner tout parent et au-delà toute personne impliquée dans une situation éducative afin de l’aider à trouver ou retrouver sa place, le postulat de base étant que chaque parent a les ressources en lui pour assumer cette responsabilité mais qu’être parent c’est difficile et ça demande beaucoup de remise en question et d’abnégation

  • De participer à des actions favorisant le lien entre les parents et les différences institutions s’occupant de l’enfance et la jeunesse

  • D’accompagner des projets d’action en faveur de l’éducation et de la jeunesse et de participer à la formation des professionnels et acteurs de l’éducation et du champ sanitaire et social.

Concrètement, comment ça se passe ?
Et bien chaque structure a une grande liberté d’action afin d’adapter au mieux ses actions à son propre environnement.
On retrouve dans la plupart des Ecoles de Parents et Educateurs, des actions similaires :

  • Le Café famille ou café des Parents, lieu d’accueil et d’écoute

  • Les groupes de parole, lieu de rencontre et espace de parole et d’échange

  • Les conférence-débats thématiques animés par un spécialiste d’une thématique et permettant l’échange et le débat

  • Des actions de formation autour de la parentalité, de la communication non violente, du conseil conjugal et familial sont mises en place, certaines proposent également des consultations de soutien psychologique et animent des actions de médiation familiale.

Il faut également savoir que les EPE fonctionnent avec l’apport de nombreux bénévoles.
Ainsi chaque structure s’enrichit de l’expérience de ses membres , renouvelle son dynamisme et évolue au fil des années. La parole est toujours libre, tant celle des personnes accueillies que celles des membres, salariés et bénévoles.
Alors, en fonction des connaissances et compétences de chacun des membres, des besoins repérés sur le terrain, des moyens mobilisés et des ressources matérielles, chaque structure met en place des actions différentes :

  • C’est ainsi que sur l’EPE de la Drôme, en plus du Café des Parents, s’est mis en place le Coin des Aidants. Il est destiné à toute personne qui s’occupe à titre non professionnel d’un proche, malade, dépendant ou handicapé et qui souhaite pouvoir exprimer ses difficultés, ses souffrances.

  • Des actions sont également mises en place avec la maison des adolescents de Valence afin de mettre en place une synergie entre les différents intervenants et de permettre une continuité d’accueil.

  • Enfin la Drôme est un département rural, s’étirant sur plus d’une centaine de kilomètres du Nord au Sud, alors des cafés itinérants commencent à se mettre en place dans différentes localités pour aller au devant de ceux qui souvent ont besoin d’être entendus mais parfois n’osent pas faire la démarche….

Alors si d’aventure vous avez envie d’échanger et partager vous expériences de parents ou de soignants dans le cadre d’une activité bénévole, n’hésitez pas à pousser la porte d’une EPE, vous trouverez le lien vers le site national des EPE et celui de l’EPE de la Drôme.
De même si vous vous posez des questions sur votre rapport à vos enfants ou adolescents, si vous êtes un aidant en proie à des doutes, des moments de découragements, si tout simplement vous avez besoin de parler de vos liens avec votre famille, allez vite pousser la porte d’un Café Famille ou Parent, vous y serez toujours bien accueilli. L’accueil chaleureux, dans le respect des différences c’est la première des spécialités d’une Ecole des Parents et Educateurs.

http://www.ecoledesparents.org
http://www.epedrome.org

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21 juin 2010

Le maître du safran

Dans cette fin du quinzième siècle, une nouvelle activité est venue bouleverser la vie des habitants d’un petit village qui surplombe les gorges de l’Aveyron : la culture du crocus.
Les marchands "tudesques" de la Compagnie de Ravensburg ne l’ont pas choisi au hasard, Bruniquel se trouve sur la route qui relie Valence à Nuremberg en passant par Constance.
Bientôt tout le village succombe à cette fièvre du crocus et transforme le moindre carré de jardin en safranier.

« Mais ses espaces n’avaient pas suffi à satisfaire la folie du safran. On en avait aussi planté sur les causses qui, pourtant réputés improductifs et stériles et comme tels abandonnés à la grisaille des cailloux, se couvraient désormais au printemps d’un tapis violet que le vent d’ouest venait faire frisotter. Cette fine brise, tiédie par son passage au-dessus des pays de la mer, plus douce et moins cruelle que le redoutable souffle de l’autan, venaient délicatement sécher les plants. Leur couleur changeait en quelques jours, passant de la teinte violine la plus crue au mauve, qui se dégradait peu à peu vers le gris. Ce vent, magicien des tons et des coloris, annonçait la période de la récolte »

Tout le village a fini par s'habituer à ces grands changements et la vie aurait pu continuer ainsi, si un matin, pour la deuxième fois en quelques jours, un homme n’était retrouvé mort au pied du château.
Le village est bouleversé et le Seigneur Maffre-Roger, lui est plus que furieux.
Joan, jeune apprenti tailleur de pierre, ne se doute pas un instant que les deux meurtres qui viennent de secouer le village, vont aussi bouleverser sa vie.
Aux côtés de son Maître, sur la piste des criminels, il entreprend un voyage qui va le mener bien loin de son village natal. Cette route du safran, nouvelle richesse suscitant envie et pouvoir, crimes et passions, sera pour lui l’occasion de découvertes qui vont au-delà du simple art de la construction.

Jean-Jacques Rouch, né en 1950 à Toulouse, est journaliste à la Dépêche du Midi.
Excellent conteur, Jean-Jacques Rouch nous emmène ici dans l’univers de cette épice, sur les traces de ces hommes, érudits et humanistes, qui savent, même en ces temps troublés, voir au-delà des apparences.
Le maître du safran, est le quatrième ouvrage historique qu’il publie, en 2008 aux éditions Privat et pour lequel il se verra attribuer, lors du IVe salon des Gourmets de Lettres, le Grand Prix littéraire de la Ville de Toulouse,.

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19 juin 2010

Une vie ordinaire ...

Selon l'éditeur, Publibook, « Aimer, souffrir, c'est vivre » est le récit émouvant d'une femme qui revient avec tendresse sur son existence, les instants les plus marquants et ses étapes les plus importantes, que ceux-ci soient joyeux ou sombres. Comme dans la chanson de Jeanne Moreau, Mimène pose un regard apaisé sur le passé, une vie entière à tourner, seule ou enlacée.

Ainsi, tout pourrait être dit sur ce témoignage de Mimène Cluzeau. On comprendra que pour moi, c'est beaucoup plus que cela...

Mimène est une de mes grandes sœurs, et à ce titre, dès son aveu de se jeter à l'eau : écrire son livre, je lui proposais de l'assister dans cette tâche. Tous deux néophytes en matière d'écriture d'une longue histoire, en quelque sorte, nous avons mis en commun notre passé, nos souvenirs.

Et ce n'est pas si facile car issus de la même fratrie, pour l'un et l'autre, les conditions de vie sont fort différentes. Elle quittait le foyer quand j'avais deux ans, en 1948, sept des neuf enfants étaient encore à la maison, alors que dans mes souvenirs d'enfant, il ne subsiste guère que les trois derniers nés. Cependant, nos chemins se sont croisés plus tard, quand, adolescent encore, jeune ouvrier de dix-huit ans, elle proposait de m'héberger . Nous cohabiterons ainsi tous les cinq (après son divorce, elle était seule avec ses trois enfants) dans son logement HLM de la cité gaillarde comprenant trois chambres.

Les HLM … Mimène y habitera quasiment vingt années consécutives, après avoir vécu les premières années de son mariage en plein centre-ville de Brive la Gaillarde dans un logement totalement insalubre. Rappeler la vie d'après-guerre, la construction des premières cités sur des espaces restreints où seront entassées des centaines de familles permettra sans doute aux lecteurs de mesurer l'évolution de la société. Idem pour la possession d'articles ménagers (p.90). « Maman s'était aperçue que nous ne disposions que de deux fourchettes : mardi prochain, je t'en apporterai une troisième... »

Incontestablement, les lieux de vie tiennent une grande place dans ce livre. Mimène accorde une grande place au village, à la maison qui l'ont vu naitre : le tiers de l'ouvrage est consacré à l'enfance et l'adolescence, en pleine campagne corrézienne. A seize ans, refusant de se plier sous l'autorité paternelle, elle quittera le cocon familial pour se « débrouiller » seule, assumant en totalité les besoins de son existence.

Et là aussi, on peut comparer la vie d'après-guerre en ce début du 21ème siècle. Certes, ce n'était pas l'opulence, mais une jeune fille de seize ans pouvait se nourrir et se loger grâce aux fruits de son travail -vendeuse à Monoprix- tout en bénéficiant des loisirs de l'époque... Une jeune fille pourrait-elle aujourd'hui agir ainsi ?

Ce livre, c'est aussi le courage de Mimène face aux adversités de la vie. Non sans humour, l'auteure dit avoir eu une demi-douzaine de vies, se comparant aux matous. Elle , dont la grand-mère disait à la naissance «c'est un chat écorché »...

Bref, en conclusion, je dirais que ce témoignage est révélateur d'une tranche de vie sur 77 années de vie en Limousin, de la campagne à la ville pour une femme à qui les coups durs n'ont pas été épargnés, notamment en matière de santé, depuis plus de trente ans que son handicap de hanches et difficultés à marcher se sont révélés cruellement.

« Aimer, souffrir, c'est vivre » est distribué par les Editions Publibook http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/BOOK/cluzeau-mimene/aimer-souffrir-c-est-vivre,31401693.aspx

On peut aussi se le procurer auprès de certaines librairies, ou par MP à catsoniou.
Prix de vente : 25 euros.

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18 juin 2010

Le ferrovipathe ou la passion des trains

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Ambiance de ferrovipathes au Train à vapeur des Franches-Montagnes de La Traction

Connaissez-vous les fous du rail? Et bien c'est nous. Nous pouvons être photographes, actifs dans des chemins de fer historiques ou tout simplement des voyageurs.

Nous nous retrouvons à diverses occasions comme lors de voyages spéciaux, des commémorations, inaugurations de nouvelles lignes, etc. La passion du train ne concerne pas que les TGV ou trains à vapeur, mais aussi les chemins de fer à voie étroite, de montagne à crémaillère, les réseaux de tramways, tous des plus récents aux plus anciens. Il faut aussi mentionner les modélistes, qui sont toujours d'une grande précision et d'une infinie patience.

Être ferrovipathe bénévole actif dans une société de chemin de fer touristique ou historique implique une formation bien spécifique selon la fonction occupée car il ne s'agit pas d'un jeu,la sécurité des voyageurs en dépend. Les pilotes et chauffeurs pour le feu sont soumit à un examen qui délivre un certificat d'aptitude, des règles très strictes sont appliquées. Au plaisir de rouler s'ajoute celui de l'entretient du matériel, des machines, des voitures de voyageurs et des wagons qui doivent au possible rester dans l'état d'origine.

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Enfin une autre part de notre passion ferroviaire est l'historique avec des collections de vieux documents, tel que cartes, livres ou anciens horaires.

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Lors de l’inauguration en décembre dernier d'un nouveau tronçon de tramway à Genève,
les ferrovipathes se mêlent aux journalistes.

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Un club de modélisme ferroviaire.
(source Club APPAR de Pau - Un grand merci à Alexandre, auteur de la photo, qui a donné son aval à la publication ici-même )

Et des vidéos de ce club ICI

D'autres liens:
Liste des chemins de fer touristiques de France
En Belgique
Un réseau bien intéressant en Suisse
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Posté par kaleido-blog à 08:48 - us et coutumes - Vos réactions [0] - Articles rédigés par :

17 juin 2010

Au théatre ce soir...

Un samedi soir sur la Terre... on s'apprête à passer une soirée-télé tranquille, un match de foot se profile à l'horizon télévisuel... soupir !
Et puis non ! Un coup de fil inattendu, et me voilà embarquée à l'improviste par ma belle-sœur : elle m'emmène au théâtre.

CaptureÇa fait des années que je n'ai pas mis les pieds dans un théâtre. J'y vais heureuse ; à la limite, je me fous un peu de ce que je vais aller voir : l'important, c'est de sortir ! La joie, c'est la surprise de ne pas savoir du tout à quoi m'attendre ; je ne sais pas de quoi parle la pièce, ni si elle va me plaire, j'en connais juste le nom :
Cendres de Cailloux,
de Daniel Danis.

Le spectacle est présenté par la troupe de l'École départementale de théâtre de l'Essonne, ils sont treize élèves (sur les seize du cours) à se partager les 4 rôles de la pièce.

Je me demande comment ils vont bien pouvoir faire, pour rendre le tout suffisamment facile à suivre, comment ils vont se partager le texte et puis...
je ne me demande plus rien : j'écoute.

C'est l'histoire de Clermont, homme brisé depuis le meurtre de sa femme. De Pascale, sa fille de onze ans au début du récit, que l'on va voir éclore peu à peu en femme fragile et forte à la fois. Clermont a rompu les amarres depuis le drame, a brûlé sa maison, comme on brûle une peau de chagrin, et veut tenter de reconstruire une vie pour lui et sa fille. Il soigne ses plaies en déblayant la cave de sa nouvelle demeure des cailloux qui l'encombrent, s'enlevant à chaque pierre un peu du poids qui pèse sur son âme...
C'est l'histoire de Shirley, amazone improbable, seule fille d'un clan d'adolescents de trente ans, paumés dans une profonde cambrousse, qui rêve d'amour et de vibrations de vie. Et enfin de Coco, homme-enfant brutal, à la fois victime et bourreau, interdit d’espérance, condamné à se rendre digne de l’inconcevable.

Sur scène, aucun décor. Seule la troupe meuble l'espace, habille l'histoire qui coule comme un ruisseau sauvage. L'absence de décor, de costumes particuliers renforce l'impact des mots : rien ne vient distraire l'attention du texte, et quel texte ! Une flamboyance simple, à la limite du langage de la rue, ponctué par quelques mots à la saveur québécoise (tiens, l'auteur serait-il canadien ?)
De retour à la maison, je ferai une recherche sur le Net, pour en savoir plus sur l'auteur, et j'apprendrai que cette pièce fut jouée dans le noir le plus complet, avec un succès retentissant ! (théâtre La Rubrique, centre culturel du Mont-Jacob à Jonquière, Quebec, en 1993)

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Les acteurs se refilent les rôles, sans tenir compte du sexe des personnages : tour à tour, une femme et un homme tiennent le rôle de Shirley ou de Clermont. On s'habitue très vite à cette gymnastique, elle ne gène en rien la narration...
Je dirais même qu'elle la sert, elle la rend universelle et intemporelle.

Eh oui, peu importe le lieu, ou le temps. Il n'y a ni espace lieu, ni espace temps, ici.
D'ailleurs, au début de la pièce, on sait que tout a déjà eu lieu. Le drame s'est déjà joué, et les quatre personnages racontent à tour de rôle ce qu'ils savent, ce dont ils se souviennent, comme ça leur vient. Ils sont à la fois les conteurs de leur histoire commune et les témoins les uns des autres.

Peu à peu, on distingue une... intention. Il est question de dire, de transmettre, de raconter. Aucun jugement, juste la narration brute d'évènements qui vont mener au drame.

Le temps de la représentation se révèle le seul moyen temporel à travers lequel se déroule la mémoire des protagonistes. Situés dans un temps d’après la catastrophe, les personnages prennent enfin la parole, transcendent l’impossibilité du dire pour aller vers l’autre, grâce au récit. Et du coup, le spectateur est partie prenante de la représentation, puisqu'il devient réceptacle de ces récits qui s'entrechoquent.

L’intrigue se construit, petit à petit, par un phénomène d’écho, de réverbération. L’entrecroisement de monologues successifs propose des points de vue multiples sur une même réalité, reçue ou vécue diversement par les quatre protagonistes.
Aucune chronologie, ni passé ni présent, tout se mêle : homme ou femme, adulte ou enfant, mort ou vivant... les personnages nous livrent leur mémoire, et ça fonctionne incroyablement bien. Comme si ce méli-mélo de mots, de sons, servait uniquement le fait de dire, de livrer à l'autre. Fascinant !

Peu à peu, je suis gagnée par une exaltation jouissive. J'étais venue me distraire, me sortir de mon train-train ennuyeux, et voilà que je me prends une claque de premier ordre ! Je suis comme une incorrigible gourmande, face à un étal alléchant de friandises, et qui a le droit de gouter à tout ! Je m'empiffre !

La fin de la pièce me tire des larmes. Pas que ce soit d'une tristesse inconvenante, non, loin de là ! Mais je vis un écho intense, entre cette histoire, ces mots que j'entends, et d'autres, entendus il y a longtemps... la dernière phrase de la pièce est à elle seule un trait d'union inattendu, entre cette représentation et mon propre passé : où Coco le fantôme apostrophe Pascale, la fille-femme qui possède encore un avenir :

"Heille ! Pascale ! Danse !
Danse, danse avec la vie !"

Si d'aventure cette pièce se joue dans votre région, allez, que dis-je, courez la voir ! Et lisez le livre, juste pour le plaisir des mots !

CaptureCendres de Cailloux, de Daniel Danis : aux Éditions Actes Sud-Papiers, Paris, 1992 et 2000.

Prix du meilleur texte original de la Soirée des Masques (Montréal), le premier Prix du Concours International de Manuscrits du Festival de Maubeuge et celui de Radio-France International.

Posté par patitouille à 00:08 - Culture - Vos réactions [5] - Articles rédigés par :


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