31 mai 2010
AMANDA DANS LES GROTTES DE HAN
dans la série " Amanda à ..."
Han sur Lesse, dans les Ardennes belges à quelques kilomètres de Dinant....
Ci-joint une vue du pont de Dinant, depuis la Citadelle, bastion défensif contre l'ennemi ( Successivement Français, Néerlandais et Allemands au cours des siècles )
Cette grotte mérite bien ses trois étoiles au Guide Michelin : accès en tram centenaire ( parcours chaotique ), visite guidée, son et lumière et sortie par la rivière souterraine.
J'avais visité la grotte jadis, en voyage scolaire en bateau.
Pour des raisons de sécurité, devenues trop vétustes, elles on été supprimées et la visite se fait à pied (durée 1h3O) par la sortie en aplomb de la rivière ( La Lesse) sur de grandes passerelles.
Le parcours à pied est de 3km mais il faut savoir qu'il comporte 418 marches montantes et descendantes réparties sur tout le parcours, lequel n'est donc pas fatigant.
La température de la Grotte est de 13° toute l'année et l'humidité est de 95%.

Il est donc utile de prévoir un survêtement d'autant plus que régulièrement une goutte d'eau tombe d'entre les fissures, goutte d'eau qui aura mis un an avant de nous atteindre depuis la surface. Nous avons donc eu droit à l'eau de pluie de mai 2OO9.
Les bons vieux trucs mémmotechniques reviennent : les stalactites tombent, les stalacmites montent
et quand les deux se rejoignent, on les appelle des colonnes.
Nous passons de la salle des scarabées à la salle des vignerons, le minaret nous domine ( voir photo ci-dessus ), puis c'est la salle d'armes suivie de celle du Trophée ( copie de la Statue de la Liberté, oui, enfin, si on veut...) et la salle du Dôme
avec spectacle fascinant de lumières sur musique impressionnante ! ( photos ratées, hélàs, flash interdit ...)
Très instructif pour mes Teletubbies et pour Jules, la mascotte de l'école de Théo
qui a fort apprécié la ballade !
Han sur Lesse réserve encore bien des activités pour petits et grands dont le safari dans un grand parc où les animaux sauvages se trouvent en toute liberté ( pas du tout un zoo donc !)
que l'on parcourt à bord d'un petit train où l'on chante joyeusement la petite chanson " Dans les grottes de " Han"...pour la plus grande joie de tous. Les plaines de jeux sont grandes et adaptées à tous âges et le spectacle en 3D où on se retrouve en spéléoplogue est très attractif ! Allez-y ! C'est Amanda qui vous le dit !
29 mai 2010
Erri De Luca
Rencontrer Erri De Luca, même dans une salle de trois cents personnes, pleine à craquer, fut un moment de bonheur. Cela se passait aux Assises Internationales du Roman, les quatrièmes du nom, qui se tiennent jusqu’au 30 mai à Lyon. La journaliste du Monde, Raphaëlle Rérolle l’interviewait.
Erri De Luca est un auteur italien né à Naples en 1950. Plusieurs livres ont été publiés en France: “Pas ici, pas maintenant”, “Trois chevaux”, “Montedidio”, “Au nom de la mère” et le dernier “Le jour avant le bonheur”. Il intervenait sur la thématique de la Bible. C’est un homme qui se dit incroyant mais qui est fasciné par la Bible qu’il lit chaque matin en hébreu! C’est une habitude qu’il a conservée, lorsque maçon, il se levait tôt pour aller travailler sur des chantiers et qu’il se donnait ce bonheur là, avant d’aller construire des maisons. Il a d’ailleurs réalisé plusieurs traductions de textes bibliques. Pour lui, lire la Bible, c’est une manière de “faire contrepoids” et de se “donner des forces contre l’usure des jours”.”Quand je ferme le livre, je sors du désert”.
La rencontre fut chaleureuse. Erri De Luca maîtrise parfaitement la langue française, avec cette couleur italienne dans la prononciation qui me fait chavirer; il a beaucoup d’humour et de simplicité dans son expression. Il ne parle pas de Dieu mais de divinité, qui est la traduction de “elohim”, le mot utilisé dans la Bible. Pour dire Dieu il faut croire. “La lecture de la Bible me permet d’intensifier ma solitude. L’ancien hébreu est une forteresse, où je peux me tenir à l’écart. J’ai besoin de la friction avec cette langue pour me donner de l’énergie. C’est comme un buisson ardent.”, confie t-il dans un article du Monde.
Pour terminer l’entretien dont je dis si peu, hormis cette émotion d’avoir rencontré quelqu’un de valeur si plein d’humanité, il a lu un court extrait de “Il peso della Farfalla”:
“Sa vie, au gré des saisons, était allée avec le monde. Il l’avait gagnée tant de fois, mais elle ne lui appartenait pas. Il fallait la rendre, fripée après l’avoir utilisée. Quel était ce créancier indulgent qui la lui avait prêtée toute neuve et la reprenait usée, bonne à jeter?
Avait-il besoin de croire qu’il existait un contremaître et que le monde était son produit fini?Il n’en avait pas besoin pour lui parler, pour le croire à l’écoute, mais c’était une pensée qui lui tenait compagnie. S’il existait un maître de tout, il n’aurait pas laisser son bien se gâter, il ne l’aurait pas envoyé à sa perte, livré aux mains de l’espèce humaine. S’il y avait un maître, il s’était enivré et avait perdu son chemin. Il valait mieux qu’il n’y en ait pas. L’homme prospérait en son absence. Il avait appris le bien et le mal en se servant tout seul. Un maître de tout, c’était impossible, mais cet impossible lui tenait compagnie. Face au ciel qui, le soir, descendait jusqu’à terre, il aimait dire merci au contremaître.”
28 mai 2010
Connaissez-vous la "Mère des Milliers" ?
De son vrai nom Kalanchoe daigremontiana, « Mother of Thousands »
comme l’appelle les anglo-saxons, est une plante grasse de la famille
des succulentes (rien à voir avec son goût car elle est légèrement
toxique). Décorative, tant qu’elle est de petite taille, avec des
feuilles en forme de spatule, gris verdâtre marbrées de violet. Autre
caractéristique des feuilles, leur bord est échancré et chaque
échancrure donne naissance à une petite plantule, d’où le caractère très
prolifique et même envahissant dont elle tire son nom. En effet, Ces
plantules commencent à développer leurs racines sur la plante
(marcottage naturel) puis s'enracinent en tombant sur le sol. Originaire
de Madagascar, mais naturalisé dans toutes les régions tropicales du
monde, les manuels de botanique insistent sur sa culture très facile de
plante « increvable ». Apparemment, seul le gel (-5°C) peut en venir à
bout. Ils indiquent également que la plante est mature en un ou deux
ans, qu’elle produit alors en hiver, si l'exposition solaire a été
suffisante, de spectaculaires grappes de fleurs de forme tubulaire
d'environ 1,5 cm de long de couleur violet, orange, rouge ou jaune selon
les variétés, enfin que la plante meurt après la floraison, le plus
souvent en raison du poids des fleurs.
Après cette approche de caractère un rien scientifique, laissez-moi vous conter
l’histoire
de « ma » Mère des Milliers. Il y a deux ans, j’ai trouvé sur le
trottoir une petite branche de ce qui m’a paru être un fragment de
plante grasse. Adepte du bouturage en tout genre, j’ai aussitôt ramené
ma trouvaille et l’ai installée, sur mon balcon, dans un petit pot
rempli de bon terreau, en priant Dame Nature de faire son office. Et
puis je l’ai oubliée quelques jours, il faut dire que ledit balcon est
une véritable forêt et que, selon l’expression connue, ce ne sont pas
les plantes qui habitent chez moi, mais moi, qui habite chez mes plantes
…
Un mois après, elle avait doublé de hauteur et j’ai eu la
surprise de découvrir les feuilles bordées de minuscules plantules, ses
filles… Un petit tour chez Monsieur Google et j’ai tout appris sur ma
trouvaille ! 
Dans
le courant de l’été, elle a atteint un bon mètre, les plantules se sont
détachées et ont colonisé le pied de la plante mère et les pots
avoisinants. Sans pitié, j’ai arraché le surplus, car il est bien
spécifié qu’il faut éviter la prolifération incontrôlée de cette plante
envahissante, en choisissant plutôt de la cultiver en pot, plutôt qu’en
pleine terre et qu’il il est déconseillé de la jeter au compost. Un
brusque orage d’été a renversé le pot et cassé une branche, que j’ai
replantée à côté et qui est repartie de plus belle.
Je pensais
qu’elle ne fleurissait que dans son pays d’origine, sous une importante
insolation, mais pourtant, cet automne, j’ai vu apparaître au sommet de
la plante des grappes de boutons… Si seul le froid en venait à bout,
pouvais-je prendre le risque de la laisser geler et ignorer à quoi
ressemblerait la floraison. ? Me connaissant bien, vous savez que non !
J’ai rentré un pot et laissé l’autre dehors, soigneusement enveloppé
dans un douillet voile d’hivernage… Et elle a résisté !
Ce printemps
elle m’offre des grappes de fleurs tubulaires orange qui ont une
longévité surprenante pour une plante grasse. Bien sur, elle n’est plus
du tout esthétique, la tige est tordue car je ne l’ai pas tuteurée et
elle est dégarnie du pied, mais je l’ai camouflée au milieu des autres
plantes et je ne profite que des fleurs.
Il
paraît qu’elle va mourir après la floraison, mais la relève est prête :
j’ai plusieurs petites Mères, à différents stade de développement,
placées sous haute surveillance comme il se doit. Je voudrais éviter de
me retrouver en héroïne d’un classique film d’horreur, envahie, étouffée
par mes protégées…. 
27 mai 2010
Les années
On a dit d'elle:
elle dérange, agace, fascine, ne cédant jamais aux sirènes du business qui domine tant les lois du marché littéraire. Une femme et un écrivain authentiques en somme.
On a dit aussi:
elle ne cache rien, se justifiant par un simple 'Ça s'est passé', même si elle a conscience de sa tendance à vouloir écrire des livres 'qui rendent le regard d'autrui insoutenable ...' C'est de ce paradoxe que jaillit son écriture, épurée de toute fioriture : le verbe éclate dans toute sa crudité.
Non pour se singulariser ; mais pour exprimer les plaies intérieures, de sa difficulté à surmonter le fossé entre ses origines et ses amours littéraires, de ses relations passionnées et complexes avec les hommes et l'amour en général, de la maladie d'Alzheimer, de son avortement illégal bien avant la loi Veil
A moi on a tout simplement dit en m'offrant Les années: " J'ai beaucoup pensé à toi en lisant ce livre. Je suis sure que tu vas aimé." Et ma cousine d'Alba a eu raison.
Pour ne pas paraphraser une autre critique, je vous livre:
Annie Ernaux
s'est lancée dans l'entreprise de saisir le temps qui passe à travers
une fascinante et mélancolique autobiographie à la troisième personne.
Ce livre contient le destin de toute une génération: la voiture, la
télévision, la pilule... Et celui, spécifique, des femmes de cette génération : la maternité, le désir de vieillesse... 
Moi, je vous dit:
Si vous êtes une femme (mais ça devrait plaire à certains hommes), si vous êtes née entre 40 et 60, si vous êtes d'un milieu d'origine non littéraire au départ, si vous êtes intéressée par le phénomène autobiographique, si vous êtes avides de mots (que dis-je? je sais très bien à qui je m'adresse), vous aimerez à coup sur, Les Années.
Je vous souhaites bonne lecture.
25 mai 2010
Les merveilles de la Corse (2) : Bonifacio
La cité des falaises est la ville la plus spectaculaire de Corse, située à l’extrême sud de l’île de beauté, ses fortifications génoises et ses hautes demeures sont perchées au bord d’un plateau crayeux, à 60m au dessus de la mer bleue du détroit de carso-sarde. Découvrir cette perle rare est un moment fort pour qui va à la rencontre de la Corse
Un peu d’histoire maintenant: Les premières fortifications de la ville remontent au IXe s, lorsque Boniface II, marquis de Toscane, fit élever le Torrione, encore visible aujourd’hui.
Les Pisans, maîtres des lieux du XIe au XIIè s, apportèrent leur contribution jusqu’en 1600 . Bonifacio était alors la forteresse la plus puissante de Méditerranée.
La maison du comte Cattaciolo, elle a accueilli Charles Quint en 1541
Napoléon Bonaparte a, lui séjourné juste en face en 1793
dans cette demeure
Les deux maisons se faisant face
Ces petites arches tendues entre 2 immeubles, qui existent dans toutes les rues étroites de Bonifacio, sont des aqueducs domestiques. Elles servaient à recueillir les eaux de pluie et à les acheminer vers les citernes des foyers.
L’église Ste-Marie-Majeure est l’édifice religieux le plus ancien de la ville, située dans la ville haute, elle a été construite par les pisans au XIIe siècle
Il faut aller à la rencontre de la plage de Sutta Rocca en empruntant un escalier qui se trouve au niveau de cette petite chapelle, édifiée en mémoire du dernier pestiféré décédé en 1528.
L’escalier est étroit et s’enfonce sous la falaise. De là on a une vue exceptionnelle de la ville
Ce rocher est nommé le grain de sable .Il se trouve sous la falaise. Les jeunes de Bonifacio s’y essaient depuis toujours au plongeon .
Les escaliers su roi Aragon se situent dans une autre partie de la ville. La légende dit que les 187 marches ont été creusées en une nuit par les soldats du roi Aragon-Alphonse V, lors du siège de 1420.
La réalité est tout autre puisque ce sont des moines franciscains qui auraient taillés ces marches pour accéder à une source d’eau potable en contrebas. Certaines marches ont plus de 50cm de hauteurs et la descente, comme la montée demande un sacré souffle.
Le conservatoire du littoral a aménagé un circuit pédestre qui permet de longer le bord du causse calcaire. Le parcours accumule les points de vue splendides
Les îles Lavezzi à droite, la Sardaigne à gauche
La ville haute de Bonifacio à l’ouest
Vers le cap de Pertusato, à l’est:
L’église Ste Marie, une des rares en Corse a présenter des éléments d’architecture gothique. Bâtie sous les templiers en 1270
D’autres vues de Bonifacio dont l’ancienne caserne
Vue sur la marine
Vue du bastion de l’étendard
Le cimetière marin. On ne peut pas aller à Bonifacio sans visiter le cimetière marin. Perché entre ciel et mer face au détroit de Bonifacio, dans le quartier du Bosco exposé aux vents et aux embruns.
Le cimetière St François est envoûtant, avec ces rues bordées de chapelles familiales 
23 mai 2010
LE TOP 20 DES PHRASES QU'ON AIME ENTENDRE
Nos oreilles aiment Beethoven ou Mika c'est selon, le chant des oiseaux ou le bruit de la mer, le crissement des pneus ou la pluie sous une toile de tente...
Mais, il y a des phrases dont on ne se lasse pas :
- C'est vendredi soir !
- Oui, la promo c'est sur tous les articles !
- T'aurais pas minci, toi ?
- Vous êtes embauché !
- Vous êtes augmenté !
- Vos analyses sont parfaites !
- Je n'ai jamais aimé personne autant que toi !
- Tu veux un massage du dos ?
- J'ai beaucoup entendu parler de vous !
- J'adore tout ce que vous écrivez !
- C'est gentil !
- On te veut dans l'équipe !
- Ils ont annoncé un temps splendide pour ce long week-end !
- Merci !
- C'est encore libre, vous pouvez réserver !
- Tu m'as manqué !
- Vous avez beaucoup progressé !
- Il a l'air heureux, ton chien !
- Je préfère que ce soit toi qui le fasses !
- Vous avez de la chance c'est la dernière !
Il y a en a plein encore...
Envie de compléter ? Lancez-vous !
Au moins, dites-moi celles que vous préférez !
Merci !
Amanda
librement inspiré par le magazine Cosmo avril 2O1O
22 mai 2010
Les merveilles de CORSE (1): Les calanches de PIANA
Sans nul doute l’un des plus beaux sites de l’île.
Il existe entre Porto et Piana un paysage rocheux d’un rouge orangé lumineux, né il y a 250 millions d’années de l’irruption d’un volcan.
Classé patrimoine mondial de l’Unesco, ce site naturel est un des diamants de l'île de beauté.
Ces falaises de 300 m de hauteur, taillées dans le granit rouge, sont sruprenantes de beauté.
On les découvre dès la sortie de Piana, en direction de Porto, en sillonnant une route très sinueuse.
Mais c’est c’est çà pied que l’on peut vraiment se rendre compte du caractère exceptionnel de ces sculptures. Mère nature est sans nul doute le plus grand artiste de l'univers.
La palette de couleur passe du rouge-orangé à l’ocre, parsemé du bleu turquoise de la mer.
Au coucher du soleil, Les calanches s’illuminent pour nous offrir un tableau de maître.
Posé sur ce diamant il y a une émeraude du nom de Piana. Elle garde l’entrée des fabuleuses calanches.
Répertorié comme l’un des plus beaux villages de France, la cité des calanques se caractérise par les montagnes rouge de granit qui se jettent dans la mer au nord ouest,
et par le majestueux promontoire de Capo Rosso au sud ouest.
Son église baroque garde l’entrée de ses ruelles où il fait bon se perdre.

Les vielles pierres nous racontent l’histoire de Piana:
Piana était placé au 15ème siècle sous la tutelle des seigneurs de Leca, qui régnaient alors sur un vaste domaine. S’étant révoltés contre la domination Génoise, les bouillants suzerains furent vaincus et massacrés en 1489 avec tous les hommes de la paroisse. La population, contrainte à l’exil pendant deux siècles, ne put revenir sur les lieux qu’en 1690.
Sources:
Corse, guide évasion. Hachette
Corse, voyager pratique, Michelin
Corse, petit futé 2008
Les photos sont de moi
21 mai 2010
Cartes postales de Tahïti
1 février
Après un voyage moins pénible que ce que je craignais, nous voici à pied d'œuvre. Globalement un pays pauvre, mais une végétation luxuriante qui dépayse beaucoup. Palmiers, manguiers, arbres à pain, hibiscus, toute la végétation est différente. Ce qui est dépaysant aussi, ce sont les oiseaux, qui n’ont rien à voir avec ceux de chez nous.
Première plage et premier coup de soleil le jour de l'arrivée. Et aussi première visite aux poissons tropicaux. Le côté amusant, c'est qu'il n'est pas nécessaire d'aller très loin. On voit toute une population de petits poissons, tout en ayant pied, ce qui n'est pas du luxe, car mon expérience du tuba, des palmes et des masques étant somme toute limitée, on a vite fait de prendre un gorgeon d'eau de mer. Je ne suis pas encore un expert du schnorchel ! Bref, c'est comme si on se promenait dans un aquarium de poissons tropicaux chez un animalier, sauf que là, j'arrive à rentrer dans l'aquarium.
Paradoxalement le décalage horaire s'absorbe assez vite dans ce sens.
Bon, les vacances sont commencées.
2 février
Nous avons été voir T… jouer au rugby. Il y avait un tournoi. Sur les trois matchs joués, trois défaites ; on ne peut pas gagner à tous les coups. Puis, de nouveau baignade et petits poissons. C'est assez sympa. Aujourd'hui, nous avons voulu aller sur la barre de corail à la sortie du lagon, c’est loin. Le problème, c'est qu'au fur et à mesure les coraux s'accumulent, le courant est plus marqué et il est difficile pour un débutant comme moi de trouver son chemin. Il y a quand même trois cent mètres.
Ça, plus le fait que je n'avais pas toujours pied, a rendu l'expérience plutôt désagréable. Sans doute de l'appréhension. J'ai vu un banc de poissons façon petites dorades, c'était vraiment curieux.
Pour le reste, aujourd'hui, il a beaucoup plu. Le côté sympa, c'est qu'ici, c'est comme en Normandie, le temps change vite. Mais quand il pleut, ce sont des seaux. Le style de construction est adapté avec des toits larges qui entourent les maisons.
Encore bu plein de tasses - il y avait un clapotis sur le lagon -, si ça continue je garderai la barrière de corail pour d'autres séjours quand j'aurai quelques milliers d'heure de plongée.
3 Février
T… nous a emmené faire le tour de l'île. Première halte dans un lieu religieux antique avec statues, table de sacrifice – merci pour elles - et une sorte de petite pyramide, le tout dans un cadre très beau et très reposant. Parfois aussi un peu inquiétant.
La route est globalement en mauvais état, alors que les mairies de chaque ville ou village sont de véritables petits palais. L'argent va où les politiques y ont intérêt. Les Dom Tom c’est en tout deux millions de voix ; ça suffit pour faire basculer une majorité présidentielle.
Les fleurs le long des routes sont superbes. Mais un peu comme au cap d'Antibes, il y a des maisons le long de la mer et de temps en temps des accès publics. Le bord de mer est confisqué.
Ceci dit, il y a de très beaux points de vue. Nous avons déjeuné au bord de l'eau avec une amie de T… qui travaille avec sa belle-sœur et lui. La salade de poisson cru, qui est une marinade est très bonne. La banane à cuire est un peu lourde aussi bien que les racines de je ne sais pas quoi. Il y avait un genre d'épinards avec du veau. Bon, comme chez nous.
Après le repas très sympa, nous sommes allés nous baigner sur une plage de sable noir où il y avait des rouleaux. C'était amusant, mais les rouleaux sont assez violents, un peu comme dans les Landes et j'en ai pris un de travers et me suis râpé sur le sable en me mettant un petit coup sur la nuque. Rien de grave, mais on trouvera un coin un peu plus calme la prochaine fois.
Aujourd'hui dimanche, les gens vont au temple. Les églises Pentecôtistes ou Témoins de Jéhovah sont magnifiques, même si elles sont simples. Les portes et les fenêtres sont toutes ouvertes pour ventiler. Tous les fidèles sont en blanc et endimanchés avec chapeaux à fleur, etc...C'est assez curieux. On sent qu'un côté un peu charismatique conforte des croyances ancestrales matinées de superstition. Mais c'est frappant de voir qu'il y a autant de confessions protestantes différentes.
Il a fait très beau toute la journée. Le matin j’avais essayé d’aller à la messe, porte close. On m’a indiqué le chemin de la cathédrale, je suis parti en repérage.
4 février
Matinée à faire du house keeping et chercher des tissus pour les commandes. Puis déjeuner au mess. Superbe. Vue sur la mer, service à table par des marins en tenue blanche et repas européen avec de la salade et de l’ananas, après le steak frite et le fromage. C’est bon de mettre les pieds sous la table. Nous sommes convenus d’y aller tous les jours. Et le soir, nous faisons venir des plats chinois préparés. Ce n’est pas de la grande cuisine, mais cela cale après la mer. Et puis on n’a pas envie de s’embêter à faire la cuisine.
Après-midi au bord de l’eau. J’ai « palmé » jusqu’à la barre de corail et le spectacle est à la fois très beau et un peu effrayant. A…. a vu un banc de poisson, ce qui est un beau spectacle. Petit à petit les peurs s’estompent. Je regarde de plus près les coraux et ai vu un bénitier, une colonie d’oursin et tout un tas de petites « plantes vivantes » en plus des poissons maintenant « habituels ». Le soir dîner à la maison.
6 février
Le rythme se prend. La matin, un peu de travaux ménagers et la recherche de tissus. (ça commence à me gonfler, by the way !) J’ai presque fini. L’après-midi à la plage chez L…. Aujourd’hui, j’ai croisé la route d’une raie que j’ai suivie quelques instants dans son vol majestueux. C’est à la fois beau et inquiétant quand on voit cette queue relativement longue. Il paraît qu’elles ne sont pas méchantes.
Vu aussi des ébonites venus faire leur marché dans le lagon. Tout d’un coup tu vois tous les poissons rentrer dans leur trou ; Il n’y a plus personne dehors et les thons se mettent à aspirer dans les cavités. Ils gobent les poissons qui n’ont pas un trou assez profond comme on gobe un œuf. Ça va vite, et ça fait mal. Et puis, une fois le marché fait tout le monde ressort dehors, et il y a quelques appartements à louer !
Ce week-end il devrait y avoir des championnats de pirogues. On voit donc de temps en temps des bateaux de six pagayeurs, et cela avance assez vite.
Aujourd’hui, il faisait très beau, mais la mer était moins belle qu’hier où des orages violents éclataient à l’horizon à deux endroits différents alors que le reste de la lagune était ensoleillé. Et puis, jour après jour, on goutte la beauté de ce paysage. Avec d’un coté la mer, sur le coté l’île de Morea et Tahiti derrière.
Cet après-midi T… ne travaillait pas, il ne travaille pas les mercredi et vendredi après-midi. Il est venu à la plage avec nous et une de ses collègues ; et c’est amusant parce que tout le monde est assis au bord de l’eau à faire trempette, de l’eau jusqu’aux épaules alors que peu de gens prennent un bain de soleil. Et puis on papote, comme des rentiers américains dans leur piscine de Floride !
Finalement, il y a deux ou trois inconvénients ici, la vie est très chère, il y a des tous petits moustiques qui font de grosses piqûres et toute la ville n’est qu’encombrement en permanence avec des heures pires que d’autres. Les tahitiennes ont le visage épais. Je suis un peu déçu. Et puis il n’y a pas toujours que le visage !
Ce soir, j’ai été à la cérémonie du mercredi des Cendres à la cathédrale. Un monde fou, les femmes en blanc avec chapeaux de pailles très fleuris. La cathédrale, c’est une hutte de cent mètres de large sur cent cinquante de long. Les bas côtés sont ouverts et derrière l’autel, une baie vitrée où tu vois la forêt. Magnifique. Des chants bouleversants de beauté. C’est curieux une messe en tahitien et pourtant tu comprends tout. Je veux dire, le rite est le même. Sur l’autel, toutes les corporations représentées. On rigole pas avec la représentation, ici.
7 février
Ce matin montée à pied au Belvédère. Une heure et quart de montée assez raide dans une forêt d’ici. C’est à dire où tous les arbres sont différents. Il y a une espèce de pin, des arbres qui ressemblent à des caoutchoucs ; des arbres fleuris et puis d’autres arbres. C’est pénible, je ne suis pas capable de nommer une seule espèce. A certains endroits quand le couvert est dense, on sent une odeur assez forte qui ressemble à de l’eucalyptus. Une bonne ballade faite à la fraîche avec à l’arrivée le point de vue superbe sur Papeete et sur l’île de Morea. Bref une belle promenade, stimulante physiquement, avec un joli point de vue à l’arrivée dans un environnement sylvestre différent de celui des Vosges.
8 février
On continue les repas au mess. De temps en temps, je me marre. L’uniforme d’été de l’armée de terre, ce sont des petits shorts hyper court et super moulants, avec les rangers. Les garçons sont baraqués. Il y a quelques filles superbes. Les marins frisent le ridicule avec leurs shorts longs, leurs grandes chaussettes et leurs chaussures blanches. On dirait des anglais.
9 février
J’ai oublié le nom de l’atoll. Sortie en bateau à voile, un super catamaran de course recyclé dans la promenade de touristes. Pas de bol, à l’aller, il n’y a pas de vent. On y va au moteur. Intérieurement je hurle de rage. Trois heures de trajet. Au bout d’une heure et demi, le vent s’est levé. On mets les voiles et on arrête le moteur. Miracle ! Le silence et la vitesse. Enfin des sensations que j’aime.
Arrivée sur l’atoll. Il faut passer la barrière de corail en zodiaque. La houle est maintenant bien formée, le vent établi. J’ai un peu la trouille. Le zodiaque surfe sur la vague et ouf, c’est passé ! Mais c’est impressionnant d’arriver plein pot, de voir le mur de la barrière qui s’estompe petit à petit et de se découvrir de l’autre côté. On est trempés. Un peu éraflés. Les courants sont forts dans le lagon assez étroit et on a du mal à se retrouver sur la plage. Il faut escalader le corail, et c’est coupant. Il fait chaud, très chaud, trop chaud. Tu prends le soleil par au-dessus, par en-dessous avec la réverbération de la plage et latéralement par la mer.
Le cagnard. Je peste. Il n’y a pas de poissons dans le lagon. On fait le tour de l’île pour voir des oiseaux. Bon, des mouettes, sauf que c’est pas des mouettes. Mais c’est comme des mouettes. Si, quelques frégates, et ça c’est beau. C’est beau comme les photos dans les dépliants de voyage et inhospitalier comme le bagne à Cayenne.
L’île appartient à Marlon Brando. Moi je veux bien. Sous les palmiers, l’air est étouffant. Il y a des rats. Le temps de déjeuner et on repart. Les atolls de carte postale, c’est chouette sur les cartes postales. Point barre !
Et là, le pied, the panard ! T’imagines pas. Bon vent, toutes voiles dehors, dix huit nœuds, pendant trois heures. Au loin, Tahiti et Morea, devant les poissons volant qu’on a du déranger pendant la sieste. Le bateau fermement appuyé sur la vague. Je me revois avec le vaurien en Normandie quand on faisait les fous. Soleil trois quart arrière. Des gros nuages qui ponctuent le ciel de leur masse impressionnante. Je jubile. Le soir, abrutis de soleil on mange aux baraques. Graillon und graillon, mais bonne ambiance.
10 février
Maison, rangement, lessives. Ça fait longtemps qu’on avait rien fait. Et puis je termine les achats de tissu. J’ai trouvé un Tati à Papeete. Je t’ai acheté une jupe paréo toute faite, super moche, mais ça servira de patron pour le reste.
12 février
Départ de Papeete pour Morea par le premier ferry à 06 :00. Cinquante minutes de traversée et nous partons pour le camping de Morea où on fait du sharp fooding. Les requins ne sont pas énormes mais c’est amusant de voir des requins nager à cinquante centimètres de soi. Recevant des sardines, il y avait beaucoup d’agitation dans l’eau. Un peu plus loin, on va voir les raies, toujours avec des sardines.
Paradoxalement, c’est plus impressionnant que les requins. D’abord, elles sont plus imposantes, pour certaines de grande envergure, ensuite, elles n’hésitent pas à chercher le poisson dans la main.
A…. s’est pas mal amusé à les nourrir et moi, je regardais par en dessous avec le masque et le tuba . Bon, le spectacle est sympa, mais je préfère le lagon, même si les gros poissons y sont plus rares.
Puis nous est offert un cocktail de fruits sur la plage. Très frais et très agréable. Noix de coco, ananas, pamplemousse vert d’ici qui est beaucoup plus sucré que le notre et plus doux, pastèque, bananes.
Après un bain d’une heure dans un lagon superbe entre deux îles avec au fond, Morea, nous sommes montés au belvédère. Vue impressionnante sur les excroissances volcaniques. C’est haut comme le Hoggar, mais beaucoup plus escarpé. A partir de là, retour paisible pour reprendre le bateau et retrouver T…. qui rentrait du travail.
Au retour, on voyait les mouettes s’abriter du vent sur le côté du bateau et essayer de piquer tout d’un coup pour attraper les poissons volants chassés par le ferry. Un ballet impressionnant. Et, pas fortiches, les mouettes. Un poisson sur dix plongeons, en moyenne. Et puis une fois qu’il y en avait une qui en avait chopé un, toutes les autres se mettent en chasse pour essayer de le lui voler.
La bataille d’Angleterre en 40, à côté, c’est de la rigolade !
14 février
Aéroport. Tous les militaires sont là pour nous accompagner, c’est hyper sympa, chacun arrive avec son collier de coquillage. Je suis ému de toute cette amitié. Les vacances sont finies. Reste à s’arrêter à Los Angeles, se faire regarder d’un œil mauvais par les officiers de l’immigration américaine et faire la dernière ligne droite.
On arrive, ma douce. Elles étaient pour toi, les cartes postales. Pour que tu profites un peu quand même. Tu m’as manqué. A demain.
20 mai 2010
Sur la trace des Anciens
Trois jours passés en Cévennes Ardéchoise. Une région
sauvage et reculée bien loin de l’engouement touristique des gorges de
l’Ardèche.
J’ai marché au gré de mes envies, saoulée par la burle
sur les hauteurs granitiques de Montselgues, enivrée d’espace et de
reliefs schisteux sur le Serre de Barre.
J’ai arpenté les
villages et les hameaux désertés de la vallée de la Sure. Me posant
encore et toujours la même question : « De quoi les gens peuvent ils
bien vivre ici ? »
Les volets clos, les toits et les fenêtres refaits
à neuf me donnent une partie de la réponse : du tourisme… Habitations
reconverties en résidences secondaires, en gite rural, en gite d’étape…
J’ai
flâné dans les anciennes châtaigneraies de Saint Jean de Pourcharesse.
Plus personne pour ramasser les bogues et les châtaignes qui encombrent
les calades, mettant à rude épreuve les coussinets de mon chien. Hormis
bien sûr les sangliers, trop heureux de cette manne de nourriture à
portée de groin !
Ne vous méprenez pas ! Si les hêtraies de
montagne sont toujours magnifiques de majesté, une châtaigneraie
abandonnée est un véritable capharnaüm, mais où, de la mort renaît
constamment la vie.
Imaginez….
De vieux troncs noueux,
difformes, parfois évidés de l’intérieur, aux branches mortes, comme
crucifiées sur le ciel, et de ces troncs voilà que jaillissent de
nouveaux troncs pleins de vie, droits comme un I, s’élançant d’un jet
vers les nuages.
Beau un châtaignier ? Certainement pas mais une rage de vivre qui force le respect.
Les pas dans les pas des anciens, j’ai cheminé sur
les calades sillonnant les pentes. Partout des constructions en pierre
me rappellent qu’autrefois ces coteaux étaient domestiqués et cultivés.
Ici,
un vieux pont enjambant la Sure. Là, une bâtisse sans toit, encerclée
de végétation. Et partout, tels des lambeaux d’étoffes, de nombreux
murets de schiste plus ou moins éventrés, plus ou moins écroulés, sous
la poussée des châtaigniers.
Comment s’imaginer ces coteaux cultivés et entretenus
? Quel était alors la physionomie du paysage ? Faut-il regretter ces
terrasses de cultures retournées à l’état sauvage ? Jusqu’où faut-il
être passéiste ?
Ce sont les témoins d’un passé pas si ancien que
cela. Au même titre que les usines de textile désaffectées et en ruines
de la rue de La Gère à Vienne.
Un passé rural ici, un passé industriel là. Quelles traces faut-il en garder ? Y a-t-il à en garder une trace ?
18 mai 2010
Un exemple à suivre
Dans « Notre Planète Infos », l’association de
protection animale, basée à Strasbourg, One Voice, se fait l’écho d’une
avancée de la Suède en matière de protection animale.
Actuellement
une révision de la loi de protection des animaux est en débat dans ce
pays où 1,5 million de visons et 2 000 chinchillas sont abattus chaque
année pour l'industrie de la fourrure. Ces animaux « à peaux » sont
élevés dans des conditions déplorables : cages exigües, ouvertes aux
intempéries, absence d'eau pour les animaux aquatiques tels que les
visons !
L'association Djurens Rätt (pour les droits des animaux)
appelle les Suédois à demander l'interdiction de l'élevage d'animaux
pour leur fourrure. Déjà, dans les années 90, des critiques contre les
conditions d’élevage des renards avaient conduit la Suède à durcir sa
loi sur le bien-être animal, durcissement et contraintes qui avait
entraîné la disparition de cet élevage, devenu non viable
économiquement.
L’élevage pour la fourrure a déjà fait l’objet de
lois dans plusieurs pays. L’Autriche et le Royaume-Uni l’ont totalement
interdit. En Croatie, l'un des plus importants producteurs de fourrure
de chinchilla dans le monde, la même interdiction entrera en vigueur en
2017. Les Pays-Bas ont interdit l'élevage de renards en 1995, puis celui
de chinchillas. Ils se penchent aujourd'hui sur l'interdiction de
l'élevage des visons dont ils sont le troisième producteur mondial. Des
discussions sont en cours en Belgique et en Bosnie-Herzégovine. Israël
envisage d'interdire l'élevage d'animaux pour leur fourrure ainsi que
l'importation et la vente de fourrure.
Le Danemark a interdit
l'élevage de renards en 2009, avec une période de transition de
plusieurs années pour permettre aux éleveurs de se préparer à une
reconversion. En Suisse, les dispositions réglementaires sont si
strictes que tous les élevages d'animaux à fourrure ont disparu pour des
raisons économiques. L'Italie s’engage dans la même voie puisqu'elle a
renforcé les exigences de bien-être pour les élevages de visons en 2008…
L’association Djurens Rätt profite de la proximité
des élections nationales au mois de septembre pour sensibiliser le
gouvernement suédois au problème de la maltraitance animale. Si la
pétition, de dimension internationale, mise en ligne est un succès le
vote d'une loi pourrait avoir un grand retentissement et encourager
d'autres pays, voire l'Europe toute entière, à interdire purement et
simplement l'exploitation des animaux à fourrure sur leur territoire.
Pour parvenir à ses fins, l’association espère récolter 100 000
signatures d’ici la fin du mois de mai, dont 20 000 en provenance de
l’étranger.
The petition site
En France où l’on compte une vingtaine d’élevages de visons, le combat est loin d’être gagné. La polémique a été lancée avec la libération dans la nature de 4.200 visons d'Amérique dans la nuit du 15 au 16 octobre 2009 autour du village de Saint-Cybranet en Dordogne. Sans cautionner de telles actions qui mettent en péril l’écosystème local (environ un tiers des 4.200 visons d'Amérique sont toujours dans la nature où ils risquent de prendre la place du vison d'Europe) il est regrettable que la lettre que l’’association Fourrure/Torture avait alors adressé à Bruno Le Maire, ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, lui demandant de mettre un terme aux élevages d’animaux à fourrure soit restée sans effet alors qu’une simple volonté politique suffirait à mettre un terme à cette activité dans notre pays.
"Je crois que l'évolution spirituelle implique, à
un certain moment, d'arrêter de tuer les êtres vivants que sont les
animaux, simplement pour satisfaire des désirs physiques"
Mahatma GANDHI

Vison en cage © One Voice




































