Entre le moment où je pose les orteils au sol et celui où je les couche en éventail sous la couette, j’oscille entre différentes lectures. Tenter d’en faire l’inventaire sur une journée ordinaire ,  de celles que je vis actuellement, sera donc mon propos.

Après le petit déjeuner, mais avant la douche, je feuillette messagerie et blogs favoris – cinq ou six – pour prendre l’humeur du jour. Je ne commente pas mais m’imprègne d’ici, de là, je finis toujours par L’autofictif, le blog d’Eric Chevillard, car il est généralement tonifiant! Aurais-je besoin de préciser que Kaléidoplumes et son petit frère Kaléidoblog font bien sûr partie de ma virée matinale!

Dans la matinée je lis des choses un peu plus denses, poésies toujours et études littéraires: actuellement je suis plongée dans un livre sur Pierre Bergounioux, dont l’écriture m’envoûte, et qui se définit comme une lecture introductive à la production narrative de mon auteur fétiche. Il s’appelle “Fiction narrative” de Marie Thérèse Jacquet, il date de 2006 et dormait sur les rayonnages de la Bibliothèque Universitaire de ma ville sans avoir jamais été emprunté…

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Je fais prendre l’air aussi à des livres de poésies de cette même enceinte: André du Bouchet, Jean-Loup Trassard, Claude Esteban…Le matin est aussi le moment où j’écris – lecture écriture toujours intimement liées -  des articles pour les différents blogs où je sévis, des textes pour moi, la préparation de mon atelier d’écriture, du courrier électronique….J’alterne stylo noir et clavier. Vers 10 heures, je pense à préparer le repas pour me débarrasser de la corvée et être ensuite libérée pour lire , écrire encore, ou  écouter les émissions littéraires que j’ai podcastées.

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Après le repas, ce sera la lecture en diagonale des journaux, jamais aussi attentive que je le souhaiterais car j’arrive de moins en moins à me passionner pour la vie politique qui me désole! Je m’arrête souvent à la page des mots croisés ….

L’après-midi me voit partir pour l’hôpital au chevet de mon père avec un livre dans mon sac pour les moments de somnolence ou de soins. C’est Irène Nemirovsky avec “Le vin de solitude” qui m’a accompagnée ces jours derniers: cela retrace le destin d’une famille russe réfugiée à Paris au début du vingtième siècle et la construction d’une petite fille contre ce qui l’entoure. Récit d’une douloureuse libération que je lis à petites doses.

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De temps à autre je regarde par la haute fenêtre l’immensité d’un ciel où je ne sais  déposer la détresse qui est en moi. Je rentre toujours un peu perdue de ce lieu, me précipite sur l’ordinateur où j’erre quelque temps sur internet, à nouveau sur des blogs favoris et d’où je me laisse me perdre dans un labyrinthe d’écritures que je ne connais pas, simplement pour oublier.

Un peu apaisée, je m’empare d’une revue littéraire, Le Matricule des anges ou le Magazine littéraire, ou d’un livre qui traine en attente sur la pile des livres à lire, feuillette quelques pages, passe à autre chose…

Le soir, c’est un autre livre qui m’attend. Actuellement , c’est le le Journal de Charles Juliet “Lumières d’automne” qui couvre la période de 1993 à 1996. Je me laisse emporter par ses anecdotes, ses pensées,  ses questions, ses récits de voyage. J’ai déjà lu tous ses autres Journaux et y trouve toujours quelque chose pour me faire avancer.

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N’étant pas insomniaque, je ne lis plus la nuit! Et  vous l’aurez compris, je ne travaille plus….! Je ferais sans doute  aussi remonter les sondages du nombre de livres lus par an …si j’étais sondée!

Et vous, comment lisez-vous?