22.jn.2003 012

Politique fiscale 2002-2009 :
La contre-réforme
Par Daniel Vasseur, économiste, et Thomas Chalumeau, coordinateur du pôle économie et finances de Terra Nova.

Cette note de “Terra Nova” est fort intéressante. Elle peut-être consultée à : http://www.tnova.fr/images/stories/publications/notes/fisca1.pdf

J’en retiens quelques idées force :

“Il n’y pas eu de baisse d’impôts en France depuis 2002”.

“La politique fiscale est marquée par une forte baisse des impôts au profit des ménages les plus aisés.”

“Cette redistribution au profit des plus aisés a été financée par des prélèvements équivalents sur les classes moyennes. Ces prélèvements ont notamment transité via la fiscalité locale et les prélèvements sociaux.”

“La politique fiscale a été orientée vers la rente (c.a.d les revenus du patrimoine), en contradiction avec l’objectif affiché de revaloriser le travail.” Les revenus du patrimoine sont de moins en moins taxés.

Je ne vois pas comment on pourra revenir en arrière sur la non fiscalisation des heures supplémentaires, sur le bouclier fiscal, sur la déduction des intérêts d’emprunts, sur la TVA réduite dans le bâtiment ou la restauration, sur la suppression des droits de mutation. Il faudrait se déjuger et ce n’est pas le genre du monde politique.

En matière de hausse de la TVA, les marges de manœuvre son faibles à cause de nos concurrents immédiats et de la dimension inflationniste de la mesure.

Il est probable que le trou se bouchera par toute une série de petites mesures qui finiront par rogner un peu les avantages octroyés depuis 2002 et par une imposition plus forte des classes moyennes. Un saupoudrage comme il se pratique aujourd’hui autour de la Sécurité Sociale dont le financement devient de plus en plus illisible. Nous n’en avons pas fini avec les déficits !

J’avais voté pour Sarkozy en 2007. Je ne renouvellerai pas cette erreur en dépit de la gestion de la crise et de l'adoption du traité de Lisbonne, deux actions politiques que je porte à son crédit.

Les riches sont scandaleusement plus riches, il y a treize millions de pauvres, les quartiers défavorisés sont ghettoïsés, le chômage s’étend.

Damned ! On n’est pas sorti de l'auberge !!!