benin10M. a 6 ans quand elle quitte le Bénin pour une destination inconnue. Elle devient à son tour une petite « vidomégon ». Il est de tradition dans ce pays comme dans d’autres pays africains, de confier l’éducation d’un enfant à une autre famille, en échange de services domestiques.

Ainsi confiée à un « oncle » pour être scolarisée en France et pouvoir étudier, le rêve des parents de M. va bientôt se transformer en cauchemar pour l’enfant : tâches domestiques tôt le matin jusqu’à très tard le soir auxquelles s’ajoutent humiliations, coups et abus sexuels. Une vie cloitrée et épuisante à l’opposé de la vie des enfants dont elle a la charge.
M. est arrivée en France autour des années 80, elle a maintenant 30 ans et désire dénoncer ce trafic d’enfants qu’elle a subi malgré elle.

Mère de famille nombreuse, elle s’efforce de donner à ses enfants ce dont elle a été privée pendant plusieurs années et qu’il lui a fallu reconquérir jour après jour : l’envie et la joie de vivre malgré les blessures du passé.

Le droit à l’enfance des petites « vidomégons » est souvent bafoué et si la justice condamne les dérives de cette tradition, le combat ne fait que commencer et le non-lieu reste souvent la règle en matière de justice.

M. a écrit un livre, c’est son récit de vie !

"Du Bénin à la France, Rêves de parents... Cauchemars d'enfant". à paraître