neige17d_c09_017Les premiers flocons de neige ont fait leur apparition tant en France qu’en Belgique, transformant complètement le paysage en une nuit, mais rendant aussitôt les routes difficiles, ralentissant la circulation pour cause de verglas, conviant les voitures à des valses de patineuses malgré elles. Les températures sont descendues au dessous de zéro depuis déjà quelques jours, les saleuses sont entrées en action.
L’hiver qui débutera officiellement au solstice d’hiver (le 21 décembre) semble s’installer déjà, décidé à colorer de blanc les paysages pour la fête de Noël prochaine. Décidé peut-être à faire mentir les prévisions pessimistes de réchauffement de la Planète… On peut toujours rêver !

S’agirait-il donc d’un retour aux Noëls blancs de jadis ? Dont beaucoup portent en eux la nostalgie ? Qui font partie de l’imaginaire collectif, évoqué si joliment dans les contes de Noël que l’on racontait aux enfants, qu’on leur raconte peut-être encore aujourd’hui? De ces Noëls qui voyaient les gens se rendre à l’église à minuit, emmitouflés chaudement dans leurs écharpes, bonnets et gants de laine, chaussés de bottes fourrées, glissant dans le noir, sur la neige immaculée ? Combien de cartes postales anciennes ne nous montrent-elles pas ces images d’Epinal ?

Et puis au retour, la famille réunie se serrait autour d’un vin ou d’un chocolat chaud, d’une bûche de Noël que l’on mangeait religieusement et joyeusement, tandis que chantait dans la cheminée un bon feu de bois ?
Un Noël d’autrefois, quand le sapin mais aussi la crèche occupait la place d’honneur, même chez les incroyants et dans laquelle au retour de la messe de minuit, le plus jeune plaçait l’enfant Jésus.

Aujourd’hui le Père Noël a remplacé l’enfant Jésus né à minuit « entre le bœuf et l’âne gris ». Les flonflons d’un réveillon arrosé ont remplacé la « douce nuit, sainte nuit » que les enfants chantaient avec des voix d’anges.

Aujourd’hui, des débauches d’aliments luxueux ont remplacé le repas familial goûteux mais simple. Et ne parlons pas des cadeaux inutiles, achetés sans discernement, que d’aucuns se hâtent de revendre sur Ebay.
De plus le Père Noël, s’il n’est pas une ordure, est très certainement boulimique, eu égard à son gros ventre. Étrange en ces temps de "cinq légumes et fruits", précepte obligatoire, proclamé par tous les diététiciens pour rester en bonne santé! Comment faire passer aux enfants le message qu’il vaut mieux manger des carottes, des épinards et des brocolis, plutôt que des bombons, des chips ou des paquets de chocolat, quand le Père Noël n’a apparemment pas l’air de s’en priver ?