28 janvier 2012
Maldives Jour J ( texte et photos suite)
Suite à un problème technique, voici la suite de l'article du 27/1/2O12
Sur les photos suivantes, vous remarquerez le luxe, la canette de bière Heineken, la chambre de prière dans l'aéroport etc....
Mais, ,malgré l'aquarium géant, nous nous avons hâte de quitter cela
:
Car nous voulons aller là-bas, à Malé et au-delà...
Pour arriver ici :
27 janvier 2012
Carnet de bord d'un voyage aux Iles Maldives –2-

L'avion d'Etihad airlines est plein mais le personnel nombreux, veille au confort de tous. Les hôtesses sont de toutes nationalité, les repas délicieux et le vin ( eh oui, cher fils n°2 !) excellent !
Plus ou moins 1Oh de vol jusqu'à l'escale d'Abou Dhabi. Sommes partis à 21h 3o, heure de Bruxelles et nous retrouvons à prendre un petit déj' dans l'aéroport, pour nous il est déjà 1Oh du mat', là-bas..tant pis on verra.
Le prix du croissant est proportionnel au gigantisme de cet aéroport de luxe, où Chanel cotoie Dior et Vuitton. On se demande pourquoi, au vu que hommes comme femmes portent le costume traditionnel...
Sans doute ces dames se promènent-elles en tailleur Chanel dans leur cuisine !

25 janvier 2012
Carnet de bord d'un voyage aux Iles Maldives....-1-
Jour J -1
Fils n°1 :
" Mais 'zêtes complètement fous d'aller si loin, juste pour bronzer ! Et en novembre encore !"
sous-entendu : " Qui va garder les petits en novembre ?"
Fils n°2 :
" Comment vous partez avec Etihad, la compagnie des Emirats Arabes Unis ! Ah, vous allez le regretter, hein ! Pas d'alcool à bord, vous pouvez faire une croix sur votre petit verre de vin !"
sous-entendu : " Les veinards, c'est une des meilleures compagnies au monde ! 'z ont trop de chance!"
Amie très proche :
" T'as pas fait de vaccins ? Pas nécessaire ? T'es sûre ? Et avec ce climat tropical, toi qui attires déjà ici le premier moustique venu ! Ma pauvre !"
sous-entendu : " La vache ! Elle va être malade, c'est trop de bol , tout ça ! Qu'est-ce que j'aimerais être à sa place !"
Petit-fils Benji ,:
" Mamy ! Pars pas s'il te plaît, les requins vont te manger !!!!!J'ai trop peur !"
Pas de sous-entendu....
23 janvier 2012
Kal’manach d’hiver : Semaine du 23 au 29 janvier 2012
Le dicton du jour : « Une étincelle peut engendrer un grand feu. »
Le prénom de la semaine : ANGELE
Prénom d’origine grecque (Angela) qui signifie « messagère ». Ce prénom désigne plusieurs saintes chrétiennes. Celle honorée le 27 janvier est une italienne née entre 1474 et 1478, elle est la fondatrice de l’ordre des Ursulines.
Ce prénom était en vogue autour des années 1900 où il fut donné à 1 fille sur 120. Il connaît aujourd’hui un regain de succès.
Le 27 janvier est aussi La journée de la mémoire de l'holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité.
Ce jour-là : Que de bulles !
Tout avait commencé en 1972 avec une exposition intitulée « Dix millions d’images » Devant le succès remporté, la municipalité décide la création d’un Salon. Le 25 janvier 1974 a lieu la première édition du Festival International de la Bande Dessinée. Hugo Pratt (le « père » de Corto Maltese) signe l’affiche.
Depuis cette date, le succès ne s’est jamais démenti et le 9ème art compte parmi les formes d’expressions les plus vivantes de notre époque.
Trucs et astuces : Vos ciseaux coupent mal ? Prenez une feuille de papier d’aluminium et pliez-la en quatre. Coupez-la pendant une bonne minute avec les ciseaux, qui retrouveront immédiatement leur tranchant !
J’ai testé pour vous(recette de cuisine) : Petits pots de crème au citron.
Pour 4 personnes, il vous faut : 4 œufs ; 200 g de sucre ; 15 cl de jus de citron ; 12,5 cl de crème liquide ; un morceau d’écorce d’orange confite.
>Préchauffez le four à th. 5 (150°C) et installez-y un plat à demi rempli d’eau pour avoir un bain-marie prêt.
>Cassez les œufs dans un saladier, ajoutez le sucre et mélangez au fouet à main, sans trop faire mousser. Lorsque le mélange est homogène, répartissez-le dans des ramequins ou des tasses en porcelaine.
>Posez les ramequins dans le bain-marie et comptez 15 à 20 mn de cuisson. La crème doit être prise, mais rester très souple. Sortez les ramequins du bain–marie et laissez refroidir.
>Servez les crèmes à température ambiante, ou fraîches après les avoir placées quelques heures au réfrigérateur. Elles peuvent être préparées la veille. Au dernier moment, décorez les petits pots de crème avec de fines lamelles d’écorce d’orange confite.
Le saviez-vous ? Le houx est une plante dioïque, c'est-à-dire qu’il existe des pieds femelles et des pieds mâles. Pour obtenir de belles baies en hiver, il faut impérativement planter des pieds femelles et, non loin d’eux, un pied mâle. Selon la légende c’est l’arbuste qui abrita la Sainte Famille lors de sa fuite en Egypte pour échapper au roi Hérode qui avait ordonné la mise à mort de tous les nouveau-nés. Marie promit que le houx resterait toujours vert.
Origine de l’expression : « Damer le pion »
Cette locution est inspirée d’une des règles du jeu de dames, laquelle veut qu’un pion qui arrive à la huitième case se transforme en dame, pièce qui a toute latitude pour se déplacer et devenir un artisan de la victoire. En langage courant cela signifie acquérir un avantage décisif sur son adversaire, au point de lui ravir une victoire que tout laissait prévoir. En d’autres termes c’est renverser une situation.
Jeu : Quels insectes se cachent dans le titre de ce roman écrit en 1954, dont l’action se situe durant la seconde Guerre mondiale ? Quel en est l’auteur ?
Un avion s’écrase sur une île du Pacifique. Il transportait des collégiens britanniques. Pas un seul adulte n’a survécu. Rescapés de ce désastre, les enfants décident de s’organiser et d’abord d’élire un chef. Mais, petit à petit les tensions naissent et les jeux de pouvoir se mettent en place « La marée montante ne laissait plus qu'une mince bande de sable dur entre le bord des vagues et le sol friable et blanc, proche du plateau couvert de palmiers. Ralph choisit ce sentier de sable ferme parce qu'il voulait réfléchir sans faire attention à ses pas. C'est alors que, marchant au bord de l'eau, il eut une révélation soudaine. Il comprit tout à coup le caractère fastidieux de la vie où tout sentier représente l'imprévu et dont une part importante se passe à surveiller ses pas… ».
Roman sombre et pessimiste qui montre que la civilisation n’est qu’un vernis qui ne tient pas à grand-chose : dès que les humains sont livrés à eux-mêmes, leur liberté prend le visage de la sauvagerie, de la superstition et de la violence.
L’auteur est né en 1911 en Cornouailles. Engagé dans la Navy en 1940, il participera au débarquement de Normandie. Le succès du roman, objet du jeu de cette semaine, lui permettra de se consacrer entièrement à l’écriture. Il recevra le Prix Nobel de littérature en 1983.
Solution du jeu de la semaine dernière : Bravo à Cassy qui a trouvé la gentiane. Il s’agissait en effet du roman « La colline aux gentianes » d’Elizabeth Goudge
Animaux et êtres fantastiques du folklore : Le CULARD
Le culard était bien connu autrefois dans toute la province champenoise. C’était un lutin qui habitait près des eaux stagnantes. Mais, contrairement à ses nombreux congénères, il était toujours malfaisant. Il ne songeait qu’à s’attaquer, de nuit, aux passants pour les entraîner au fond de l’eau. Ce fut pendant des siècles l’un des nains les plus maléfiques que l’on ait connu en France.
Si je dors dans la barque lisse
Qui fait office
De berceau
C’est pour être la reine des eaux
Pour que la flûte du crapaud
M’accompagne et me soit propice…
(Catherine Paysan)
16 janvier 2012
Kal’manach d’hiver: Semaine du 16 au 22 janvier 2012
Le dicton du jour : « Avec de la patience, le verger devient confiture. »
Le prénom de la semaine : MARCEL, ancien prénom latin, Marcellus, signifie voué au dieu Mars. Porté par une vingtaine de saints, dont celui qui est honoré le 16 janvier, et qui fut pape au 4ème siècle. C’est aussi le nom d’une trentaine de communes en France. Le prénom MARCEL a connu un succès considérable de 1900 à 1920 où il fut donné à 1 enfant sur 22.
Ce jour-là : Le 18 janvier 1689 naissance à La Brède près de Bordeaux de Charles-Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu. Issu d’une famille noble de magistrats, celui que l’on a coutume d’appeler tout simplement Montesquieu, a comme parrain un mendiant car ses parents, bien que nobles et riches, étaient très attachés à ce que leurs enfants soient tolérants. Après des études de philosophie, il partage sa vie entre sa charge de président du Parlement de Bordeaux et son intérêt pour la société et la politique. Il multiplie les voyages à travers l’Europe et observe minutieusement chaque pays visité. Penseur politique, philosophe et écrivain du siècle des Lumières, il fut un précurseur de la sociologie et a notamment travaillé sur la répartition des fonctions de l'État entre ses différentes composantes, appelée postérieurement « principe de séparation des pouvoirs ». Ne s'accommodant pas de l'idée d'esclavage, il ridiculisa les esclavagistes dans son œuvre capitale « De l’esprit des lois ».
Trucs et astuces : Pour éviter que les glaçons ne collent entre eux après les avoir démoulés, arrosez-les tout de suite d’eau gazeuse.
J’ai testé pour vous (recette de cuisine) : Gratin de purée.
Pour 6 personnes, il vous faut :1 kg de pommes de terre à chair farineuse (bintje ou kerpondy) ; 20 cl de lait ; 3 carrés de fromage frais ; 50 g de gruyère râpé ; 50 g de beurre ; 6 brins de basilic ; 1 c. à soupe de muscade ; sel poivre.
>Lavez les pommes de terre et placez-les sans les éplucher dans une grande casserole d’eau froide salée (vous pouvez aussi les faire cuire dans un cuit-tout vapeur). Portez à ébullition et laissez cuire 25 mn. Lavez et séchez le basilic. Faites chauffer le lait dans une casserole.
>Egouttez les pommes de terre et laissez-les tiédir avant de les éplucher. Placez-les au fur et à mesure dans un saladier et écrasez-les grossièrement en purée à l’aide d’une fourchette. Mettez la purée obtenue dans une casserole placée sur feu doux. Incorporez le fromage frais ainsi que le lait chaud. Saupoudrez de muscade. Salez, poivrez, mélangez bien.
Répartissez la purée dans 6 ramequins assez grands. Ajoutez le gruyère râpé et parsemez de noisettes de beurre.
>Placez sous le gril du four pendant 10 mn jusqu’à ce que la surface soit bien gratinée. Décorez avec les brins de basilic et servez aussitôt.
Le saviez-vous ? La prêle, qui vit dans les lieux
humides, poussait déjà aux premiers âges de la Terre. Des gisements de houille ont relevé des empreintes de prêle qui prouvent que son aspect n'a pas changé : tige creuse, droite et élancée, pourvue à intervalles réguliers de nœuds, bagués d'une gaine découpée, d'où jaillissent des couronnes de feuilles, segmentées elles aussi, ressemblant à de longs poils; mais au lieu de mesurer de 30 à 120 cm comme aujourd'hui, ces tiges atteignaient alors la taille d'un sapin ! Elle ne fleurit pas et se reproduit par des spores, comme les champignons, les fougères et les mousses.
Origine de l’expression : « Mener une vie de bâton de chaise »
L’expression qui signifie avoir une vie désordonnée, et agitée, pleine de plaisirs et de débauche, nous fait remonter à l’époque de l’ancêtre du taxi, la chaise à porteur, laquelle était équipée de barres de bois amovibles. Ces bâtons ôtés, replacés, pliant tout au long de la journée sous la charge et, si l’on en croit Molière, servant aussi d’armes pour rosser les mauvais payeurs, avaient donc une existence mouvementée, sens actuel de la locution.
Jeu : Quelle est la fleur cachée dans le titre de ce roman et quel en est l’auteur ?
"Par une claire soirée d'août, la flotte entrait à Torday, portée sur l'haleine légère d'un vent favorable. C'était un spectacle si enchanteur que les pêcheurs des villages groupés autour de la baie le contemplaient émerveillés ; délaissant sa tâche coutumière et abritant ses yeux de la main, chacun d'eux s'efforçait, consciemment ou non, d'imprimer en lui cette vision assez profondément pour qu'elle demeure un trésor jusqu'à la fin de sa vie." Ainsi commence ce roman qui se déroule dans un petit village anglais au temps des guerres napoléoniennes. Il nous conte l’histoire de Zachary, un déserteur de quinze ans et de Stella, l’enfant-fée, fille adoptive d’un couple de paysans. Lorsque ces deux enfants se rencontrent, une étincelle jaillit tout de suite entre eux, mais il leur faudra de nombreuses épreuves avant d’être réunis.
L’auteur est une romancière anglaise, née en 1900 dont les œuvres sont un mélange de douceur, de réalisme, de magie et de poésie, .... Au moment où parurent ses romans, c'est à dire juste avant et juste après la seconde guerre mondiale, elle fut comparée à Emily Brontë. A l'image de leur créatrice qui vivait retiré du monde, ils sont peu à peu tombés dans l'oubli. Phébus Libretto les a récemment réédités. Un auteur à découvrir ou à redécouvrir…
Solution du jeu de la semaine dernière : l’oiseau à trouver était le corbeau dans le titre du roman policier médiéval « Les ailes du corbeau », d’Ellis Peters.
Animaux et êtres fantastiques du folklore : MOURIOCHE
Génie malicieux du pays breton, il prend le plus fréquemment la forme d’un jeune poulain tout fou et tout hirsute, mais il peut se change former en bien d’autres animaux domestiques. Il aime à jouer de mauvais tours aux humains, jamais de manière réellement méchante mais assez pour qu’on le craigne. Les parents en ont même fait un croque-mitaine pour effrayer les enfants désobéissants.
Hiver

« En ouvrant la porte ce matin, il y avait tout autour de mon moulin un grand tapis de gelée blanche. L’herbe luisait comme du verre. Toute la colline grelottait… les pins frangés de givre…les touffes de lavandes épanouies en bouquet de cristal. » (Alphonse Daudet, Les Lettres de mon Moulin »)
09 janvier 2012
Kal’manach d’hiver: Semaine du 9 au 14 janvier 2012
Le dicton du jour : « Chaque chose en son temps, en hiver comme au printemps. »
Le saint du jour : Rémi, honoré le 15 janvier est né en 438dans une grande famille gallo-romaine de la région de Laon. A 22 ans, il est choisi comme évêque de Reims et son activité missionnaire s'étend jusqu'à la Belgique. Il crée tout un réseau d'assistance pour les pauvres et joue un rôle de médiateur auprès des Barbares. Quand le chef franc Clovis prend le pouvoir, et avant de jouer un rôle historique dans sa conversion, Rémi lui envoie un message « Secourez les malheureux, protégez les veuves, nourrissez les orphelins… Que votre tribunal reste ouvert à tous et que personne n’en sorte triste ! Toutes les richesses de vos ancêtres, vous les emploierez à la libération des captifs et au rachat des esclaves. Admis en votre palais, que nul ne s’y sente étranger ! Plaisantez avec les jeunes, délibérez avec les vieillards ! »
Ce jour-là : Voyage vers l’inconnu
Le 14 janvier 2005 Après un voyage de sept ans et sa séparation de l'orbiteur Cassini à Noël, la sonde européenne Huygens se pose sur la mystérieuse Titan, la plus grande lune de Saturne. Construite au début des années 1990, la sonde Huygens a survécu à sa descente et à son atterrissage, étape ultime pour laquelle la sonde n'avait pas été conçue initialement. Plus inattendu encore, Huygens a continué à fonctionner pendant au moins cinq heures. Seule ombre au tableau, l'ensemble des données « excédentaires » n'a pas pu être relayé par Cassini qui avait continué son chemin autour de Saturne. Ces données sont-elles perdues à jamais ? Peut-être pas : plusieurs radiotélescopes terrestres ont pointé leurs antennes vers Huygens afin de capter le très faible signal émis par la sonde. Affaire à suivre…
Trucs et astuces : Pour avoir de belles plantes :
Les eaux de cuisson des légumes, comme les tisanes ou les fonds de théières sont riches en aliments nutritifs. Versez le précieux liquide, froid, sur la terre de vos plantes d’appartement
J’ai testé pour vous (recette de cuisine) : Tartines paysannes
Pour 6 personnes, il vous faut :
12 tranches de pain de campagne ; 12 rondelles de fromage de chèvre ; 3 gousses d’ail, un bocal de tomates séchées marinées à l’huile ; 6 oignons ; 20g de beurre ; 1 c. à café de sucre ; 1 filet de vinaigre (de Xérès de préférence) ; 1 filet d’huile d’olive ; sel, poivre du moulin.
>Epluchez les gousses d’ail. Egouttez les tomates séchées et détaillez-les en lanière. Pelez et émincez les oignons.
>Faites chauffez le beurre dans une poêle. Ajoutez les oignons, saupoudrez-les du sucre et laissez-les confire tout en remuant. Ajoutez les tomates. Salez légèrement et poivrez. Continuez la cuisson pendant 5 mn, puis versez le vinaigre. Mélangez et prolongez la cuisson encore 5 mn.
>Faites griller le pain de campagne. Frottez généreusement les tranches d’ail. Déposez-les sur la plaque du four tapissée de papier sulfurisé. Répartissez la préparation aux oignons et tomates sur les tartines. Déposez sur chacune d’elle une rondelle de fromage de chèvre. Arrosez d’huile d’olive.
>Placez les tartines au four, préchauffé au th 6/7(200°) pendant 5 à 10 mn, jusqu’à ce que le fromage soit fondu. Servez aussitôt avec une salade verte.
Le saviez-vous ?
Le verbe « agacer » vient du nom populaire de la pie au cri désagréable, tel qu’on l’entend encore dans certaines régions (agace, ageasse, agache...). Ce terme en ancien français (agasser) voulait dire « crier comme une agace ». Il a pris aujourd’hui le sens que l’on connaît.
Origine de l’expression : « Trier sur le volet »
L’origine de cette expression qui signifie aujourd’hui « opérer une sélection avec une grande rigueur » n’a rien à voir avec nos actuels contrevents. Au Moyen Âge, le volet est un morceau d’étoffe légère utilisé, entre autres, pour fabriquer les tamis dont se servaient les vanneurs pour trier les graines. Au XVe siècle, le volet désignait l'assiette en bois dans laquelle les femmes triaient les pois et les fèves. Un peu plus tard, Rabelais a d'ailleurs écrit : "Elus choisis et triés comme beaux pois sur le volet".
Jeu : Ou court l'inquiétant prêtre qui, par une nuit de décembre, franchit la première enceinte, les manches gonflées de vent… ? Le lendemain, on le retrouve mort, noyé dans l'étang mais le coupable qui n'est jamais celui qu'on pense…
Trouvez l’oiseau qui se cache dans le titre de ce roman qui nous entraîne, au 12ème siècle, à la suite d’un célèbre enquêteur imaginé par un écrivain britannique passionnée du Moyen Âge, décédée en 1985.
Solution du jeu de la semaine dernière : le roman à deviner était « Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran » d’Éric-Emmanuel Schmitt
Animaux et êtres fantastiques du folklore: Les MAMURS
Lutins de très petite taille, peut-être les plus petits lutins connus, vivant en Vasconie (Pays Basque). Ils portent une culotte et un chapeau rouge, et sont si minuscules qu’il en rentre quatre dans un étui à épingles (taille d’une boîte d’allumettes actuelle). D’ailleurs c’était là autrefois censé être la meilleure manière d’en capturer un : en posant un étui à épingles, ouvert, sur un buisson. Détenus par un humain, les Mamurs travaillent pour lui. 
Le soleil
se prend les rayons
dans les nuages
et
dégringole.
Rouge de honte
il se cache
derrière la terre.
(Daniel Lacotte)
04 janvier 2012
Bruegel, le moulin et la croix
C’est un film comme je les aime, avec suffisamment de silence et de mystère, pour que l’on puisse se tapir sur le bord et glisser entre les images insensiblement. On est là, comme en un musée, à regarder un tableau qui s’anime avec dextérité sous notre regard. “Bruegel, le moulin et la croix” est un film polonais de Lech Majewski qui base toute sa mise en scène sur un seul tableau de Pieter Bruegel “ Le portement de croix”, réalisé en 1564 pendant l’occupation des Flandres par les espagnols.
De tous les personnages peints sur ce tableau, au moins cinq cents, le cinéaste a focalisé son attention sur une douzaine que l’on suit au long d’une terrible journée. Les récits s’entrelacent entre le moulin perché, mais tellement haut que l’on note bien l‘impossibilité pratique, le travail du peintre au sein du tableau, les habitants qui se réveillent, vont au marché, les enfants qui se bagarrent, les soldats à la couleur de sang et qui le font couler et puis la Passion du Christ là au coeur des guerres de religions qui occupent cette époque. Tout est dans tout. Le silence, la lenteur, le décor d’êtres vivants même s’ils paraissent inanimés….Il y a l’histoire, mais il y a la peinture, le velouté, le tremblé, l’incertain, les fenêtres, l’arrière-plan, la lumière… Peu de paroles, juste ce qui est nécessaire à la compréhension. La métaphore de l’araignée pour soutenir la toile du film.
Il faut longtemps avant de pouvoir parler à nouveau, revenir dans la réalité et, bien sûr, se poser les questions qui surgissent après , signe que le film poursuit son travail en nous, longtemps après. Chercher à savoir où donc est ce tableau (musée des Beaux Arts à Vienne), et ne plus jamais regarder une roue sans penser à Bruegel et à ce film.
“Bruegel, le moulin et la croix” de Lech Majewski ( 2011- 1h32) avec Rutger Hauer, Charlotte Rampling,Michael York…
02 janvier 2012
Kal’manach d’hiver Semaine du 2 au 8 janvier 2012
Le dicton du jour : « Mieux vaut compter sur son âne que sur la jument de son voisin. »
Fête de la semaine: le 6 janvier nous fêtons l’Epiphanie. Mot d’origine grecque qui signifie « manifestation » ou « apparition » et dont l'utilisation est antérieure au christianisme. Les Épiphanes sont, dans la culture grecque, les divinités qui apparaissent aux hommes, comme Zeus, Athéna, Hermès… Dans la tradition chrétienne, l’Epiphanie célèbre la visite des mages à l'enfant Jésus, en quelque sorte sa révélation au monde. Mais son origine est à chercher dans les célébrations païennes de la Lumière. Le 6 janvier est le moment où les jours commencent à s'allonger de façon sensible, on célèbre alors l'Épiphanie, la manifestation de la Lumière. La galette symbolise par sa forme ronde le soleil.
Quant aux mages, la Bible ne parle que de savants venus d'Orient, mais la coutume en a fait des rois, d’où le nom « Fête des Rois ». En Espagne, au Portugal et dans les pays d’Amérique Latine, ce sont eux qui apportent les cadeaux aux enfants, « el Día de los Reyes Magos », plutôt qu’à Noël.
Ce jour-là : Le Daguerréotype
Le 7 janvier 1839, à la séance de l’Académie des sciences, Arago, enthousiasmé, rend compte des étonnants résultats obtenus par Daguerre : il a découvert dit-il " des écrans particuliers sur lesquels l’image optique laisse une empreinte parfaite ; des écrans où tout ce que l’image renfermait se trouve reproduit jusque dans les plus minutieux détails, avec une exactitude, avec une finesse incroyable."
La photographie venait de naître !
Trucs et astuces : Si vous avez conservé votre miel trop longtemps ou s’il appartient à une variété qui cristallise facilement, vous lui redonnerez une belle consistance en plaçant le pot sur feu très doux au bain-marie.
J’ai testé pour vous (recette de cuisine) : Galette des Rois à la noisette
Pour 6/8 personnes il vous faut :
2 rouleaux de pâte feuilletée ; 160g de beurre ; 150g de sucre en poudre ; 160g de noisettes entières ; 2 œufs ; 1 fève.
>Préchauffez le four (th.7, 200°C).
>Mixez les noisettes.
>Mélangez le beurre ramolli avec le sucre.
>Ajoutez les noisettes, 1oeuf et le blanc du second. Mélangez bien.
>Etalez un rouleau de pâte feuilletée. Répartissez la crème à la noisette sur le disque de pâte. Placez la fève (si elle supporte la chaleur, sinon vous la glisserez dans la galette une fois qu’elle sera cuite). Recouvrez avec l’autre rouleau de pâte et faites adhérer les bords avec un peu d’eau. Tracez des rainures pour former un quadrillage sur le dessus de la galette.
>Délayez le jaune d’œuf restant avec une cuillerée à soupe d’eau et dorez le dessus et les bords de la galette.
>Mettez au four pendant 20 à 30 mn.
Voici à quoi ressemble la mienne:

Le saviez-vous ? La tradition de la fève dans la galette des Rois remonterait à l’Antiquité romaine. Lors des Saturnales, fêtes qui avaient lieu tous les ans en décembre, elle servait de jeton pour désigner le roi du festin. Aujourd’hui les fèves sont remplacées par des petits sujets en porcelaine ou en plastique, objets de collection pour les fabophiles.
Origine de l’expression : « Faire un bœuf »
On doit cette expression, qui désigne une improvisation par des musiciens, au cabaret « Le Bœuf sur le toit » situé à Paris, rue de Boissy. C’est là que se retrouvaient Jean Cocteau et les musiciens du Groupe des Six.
Charles Trenet, Mouloudji, les Frères Jacques ou encore Léo Ferret y débutèrent. La tradition voulait que les musiciens s’y rencontrent en fin de soirée pour y donner des concerts improvisés, d’où l’expression actuelle.
Jeu : Le mot « fleurs » apparaît dans le titre de cette très jolie fable sur le thème de l’amitié et du passage à l’âge adulte qu’il vous faut trouver cette semaine, ainsi que le nom de son auteur.
L’histoire : à Paris, dans les années soixante, un petit garçon juif, devient l'ami du vieil épicier arabe de la rue Bleue. Entre ses deux êtres isolés vont se créer des liens très forts au cours des années. « … quand je dis que c'est un truc de gens riches, le sourire, je veux dire que c'est un truc pour les gens heureux.
- Eh bien, c'est là que tu te trompes. C'est sourire, qui rend heureux. »
Mais les apparences sont trompeuses : l'épicier, n'est pas arabe, la rue Bleue n'est pas bleue et l'enfant n'est peut-être pas juif…
L’auteur, réputé pour être l'un des auteurs francophone les plus lus et le plus représenté dans le monde est né le 28 mars 1960 à Sainte-Foy-lès-Lyon. Dramaturge, nouvelliste, romancier il s’est d’abord fait connaître par le théâtre où il a écrit de nombreuses pièces connues dont Le Visiteur, en 1993 qui a été traduite et jouée dans le monde entier. Il vit à Bruxelles.
Solution du jeu de la semaine dernière : il s’agissait de trouver " Voyage avec un âne dans les Cévennes "de Robert Louis Stevenson.
Animaux et êtres fantastiques du folklore: Les DRACS
Génies des eaux douces, vivant notamment dans de verts palais sous le lit du Rhône : la ville d’Arles fut par le passé souvent visitée par les Dracs. On racontait qu’en laissant flotter sur l’eau des coupes ou des anneaux d’or, ils attiraient les humains qui se baignaient au bord des rivières, afin d’en faire leur serviteurs — ou pire.
Si la lune tombe
Comme un fruit
Sur la paille
N’aie pas peur
Approche-la
Doucement
En glissant dans la nuit
Berce-la dans tes bras
Et donne-lui
La couleur de tes rêves
(Jean-Pierre Siméon)
01 janvier 2012
Bonne année
30 décembre 2011
Evian et le village des flottins
Il était une fois….
Il était une fois un pin à crochets arcbouté à une falaise dominant une gorge profonde et étroite, si sauvage, si perdue au milieu des montagnes qu’aucun homme ne l’avait encore découverte. L’arbre était vieux. Il ne comptait plus les hivers qu’il avait vu passer ni les aigles tournoyant au dessus de sa cime l’été. Il savait que ses jours étaient comptés. Sa sève avait perdu de sa vigueur et les rochers où s’ancraient ses racines se fendillaient imperceptiblement année après année.
Un soir d’été une violente tempête déferla sur le massif. Les coups de vent se succédèrent sur notre pin à crochets, sapant ses bases, le faisant vaciller de plus en plus. Bientôt il n’eut plus la force de lutter et dans un craquement sombre il tomba de la falaise emportant avec lui des blocs de rochers.
En milles morceaux il git maintenant au bord du torrent qu’il avait dominé depuis tant d’années. Pendant de longs mois il servit de refuge et de nourriture à de nombreux insectes avant qu’au printemps suivant, lors de la fonte des neiges, le torrent qui avait grossi n’emporta avec lui une partie de ses branches.
Très vite les branchages emportés furent séparés les uns des autres, chacun suivant son propre chemin. Intéressons nous à ce morceau de souche. Pourquoi ? Parce que c’est grâce à lui que le monde des flottins vit le jour mais chuuut… n’allons pas trop vite. Laissons l’histoire se dérouler.
Emporté par le flot tumultueux du torrent, notre morceau de souche rebondit de rochers en rochers, perdant dans ces chocs successifs son écorce et tout ce qu’il y avait de plus tendre en lui. Parfois il entrait dans un tourbillon d’eau à en prendre le tournis, parfois il stagnait dans une anse plus calme avant qu’un nouveau coup de boutoir de l’eau ne l’en délogea, le rejetant au centre du torrent et l’obligeant à reprendre sa descente éperdue.
De torrent impétueux en torrent fougueux, de torrent fougueux en rivière tumultueuse, notre morceau de souche finit par arriver dans le Rhône. Sa descente infernale n’en fut pas finie pour autant car le Rhône est à cet endroit là un fleuve en formation plein de fougue et de jeunesse.
Sa course folle ne s’arrêta qu’arrivé au Bouveret, localité suisse, là où le Rhône se jette dans le lac Léman. Il put enfin respirer et se laisser flotter au gré du léger courant. Le voyage l’avait épuisé. Il n’était plus que l’ombre de lui-même. Nu comme un vers il avait perdu toute aspérité mais en même temps, son corps n’avait plus rien de tendre. Au contraire il était devenu dur et sec comme de la pierre dont il avait la couleur grise.
Bercé par le léger clapotis de l’eau, réchauffé par le soleil, il put enfin lever la tête et regarder autour de lui. Il n’était pas seul ! Comme lui, de nombreux autres bois flottés se laissaient balloter au gré du courant qui peu à peu les fit se rejoindre et s’agglomérer. Ils provenaient de tous les coins du massif alpin, coté suisse ou coté italien. Morceau de hêtre ou de pin, débris de chêne ou de mélèze, chacun y allait de sa propre histoire, racontant son vallon secret, sa descente aux enfers.
Qu’allaient-ils devenir maintenant? Notre morceau de souche ne voulut pas y penser préférant savourer à sa juste valeur ces instants de calme.
Répit de bien courte durée ! Des mâchoires d’acier vinrent rapidement les extirper de l’eau et les balancer sur un tas de bois flotté qui grandissait de plus en plus. Bientôt de nouvelles mâchoires les bennèrent de nouveau sans ménagement à l’arrière d’un camion. Destination l’Italie ! Pour être transformés en granulés de bois, voués à alimenter une chaudière. Funeste destinée pour tous ces bois qui avaient vu tant de choses, qui connaissaient tant de secrets.
Ce triste cycle aurait pu durer la nuit des temps si notre morceau de souche ne s’était pas révolté. Pas question qu’ils finissent ainsi ! L’homme leur devait plus de respect, l’homme devait écouter ce qu’ils avaient à dire ! Emporté par le camion, son cri « Indignez-vous ! » se répercuta dans tout le massif alpin, rebondissant de falaises en falaises, se démultipliant sans fin en échos successifs qui s’entrechoquèrent, se télescopèrent, pénétrant au plus profond des bois et des cavernes, rejaillissant sur les plateaux. « Indignez-vous ! Indignez-vous ! Indignez-vous…. »
Et si notre morceau de souche finit sa triste vie dans une chaudière à granulés de bois, sa révolte ne fut pas vaine. Son cri fit réfléchir le monde des arbres et les bois flottés décidèrent de prendre leur destinée en main et de montrer à l’homme tout ce qu’ils pouvaient apporter au monde.
Tous les Evianais présents se souviendront longtemps de cette après midi de décembre. Ils ne se lasseront pas de la raconter encore et encore à leurs enfants, petits enfants et arrière petits enfants qui à leur tour la raconteront à leurs enfants, petits enfants, arrière petits enfants…
Goélands, mouettes, poules d’eau, tous les oiseaux avaient fui le lac à grands renforts de battements d’aile. L’air était étrangement calme. Il y régnait comme une attente, quelque chose d’indéfinissable qui avait amené les Evianais à se masser sur les bords du Léman. L’eau se rida d’abord doucement puis de plus en plus profondément. Un maelstrom se forma au centre du lac et tous les Evianais présents virent s’élever des eaux « GOULAMAS - le mangeur de terre », immense créature de bois flottée. Bouche bée ils durent lever la tête pour apercevoir son visage et s’écartèrent en silence pour le laisser aborder le rivage. L’eau ruisselait sur son corps, ses pieds pesants faisaient trembler le sol. Il marcha ainsi jusqu’au centre de la place, se retourna face au lac et s’écria d’une voix profonde et grave : « Voici la naissance du premier village des flottins ! ».
A ces mots, sous les yeux éberlués des Evianais, une multitude d’êtres de bois flottés jaillirent du lac dans un joyeux désordre. Lutins, farfadets, oiseaux, animaux préhistoriques, dahu, tout un monde merveilleux vint emplir le village.
« RAPDES – le pteropherocis » s’installa face à l’Est, ses pieds fermement campés sur le pavé, tandis que « NABIS – le lutin » préférait la cime des arbres.
Quant à « LEO LEONIS – le félin », il sauta d’un bond sur le toit d’une maison et dressé sur ses jambes musclées passera son temps à haranguer la foule, se frappant la poitrine à intervalles réguliers.
La nouvelle de la naissance du premier village se propagea dans tout le monde des bois flottés. De nombreux flottins voulurent être de la fête. Tous les moyens de locomotion leur furent bons ! A ski, en barque, en kayak ou en traineau ils arrivèrent de tous les pays.
Ici et là, les flottins construisirent des tables et des chaises, des cahutes, des manèges pour le plus grand plaisir des enfants des hommes. La nuit venue, le village s’éclairait et s’animait. Et alors que les enfants grimpaient sur leur dos ou pénétraient dans leur gueule grande ouverte, les flottins leur racontaient l’histoire secrète de leur combe, les nuits glacées, la première neige, le passage des oiseaux…
Un monde merveilleux et enchanteur où tout allait pour le mieux ? Oui mais un village ne serait pas un village s’il n’y avait pas son lot de désespoir et de tristesse.
Ceux qui déambulaient dans les ruelles de la ville n’ont pu manquer de croiser cette sirène échouée à l’écart de la place du village des flottins. Sur quoi pleurait-t-elle ? Regrettait-elle les profondeurs du lac où elle vivait heureuse ? Pleurait-elle son amour perdu ? Et son amour était ce lui, cet homme harassé, au visage creusé et aux cotes saillantes qui n’en pouvait plus et dont les jambes s’étaient dérobées sous lui ? Il avait jeté ses dernières forces dans la bataille et tentait de ramper mais même cela lui devenait impossible. Personne pour l’aider, personne pour entendre son cri silencieux.
Les seuls flottins qui auraient pu l’aider étaient tournés vers le lac. Immobiles depuis des heures, ne sentant même pas les goélands qui les avaient pris pour des perchoirs, ils gardaient les yeux fixés sur l’eau et sur les montagnes au loin. Faits de bois recomposés, faits d’origines différentes, ils étaient là en quête de leur histoire, à la recherche de leur identité, sous l’œil indifférent d’un rêveur solitaire.
Hé oui ! En marge de la joyeuse fête qui régnait au centre du village il y avait ces
ruelles à explorer, ces rencontres furtives dans l’embrasure d’une porte, au détour d’un square ou d’un escalier.
La baleine de Moby Dick, le joueur de luth, un dromadaire, un oisillon lové dans son nid, un flottin si saoul qu’il s’était avachi le long d’un sapin de Noël illuminé, une autruche, et sur un petit muret, proche des toilettes, les incontournables commères du village : Maurice et Mauricette.
La nuit est bien avancée. Il est temps de laisser le village des flottins s’endormir.
Merci à la ville d’Evian, à ses partenaires, aux sculpteurs professionnels et amateurs qui m’ont fait rêver le temps d’une soirée…






























